Le Nombre d’Or Egyptien

Nous savons que les mesures de la Grande Pyramide de Gizeh que l’on attribue à Khéops sont basées sur le Nombre d’Or, mais nous ignorons que le nombre d’or fût utilisé pour l’ensemble du plateau de Gizeh :

Que signifie le Nombre d’Or :

Pour les artistes, qu’ils soient peintres, sculpteurs, dessinateurs ou architectes, le nombre d’or est défini ainsi :

"Pour qu’un espace divisé en parties inégales apparaisse agréable et esthétique, il devra exister entre la plus petite et la plus grande partie la même relation qu’entre cette dernière et l’ensemble"

Euclide ( -325à -265 à Alexandrie), mathématicien de la Grèce antique, auteur des Éléments l’exprime par cette formule :

"Une droite est dite coupée en extrême et moyenne raison quand, comme elle est toute entière relativement au plus grand segment, ainsi est le plus grand relativement au plus petit".

Pour obtenir le Nombre d’Or, il faut établir la formule suivante :

Soit un segment [AC] et un point B plus proche de C que de A. Alors B sépare le segment selon le nombre d’or lorsque AB/BC = AC/AB, et alors le nombre d’or est la valeur de ces rapports.

On dit que la première utilisation connue du nombre d’or est due au sculpteur grec Phidias (490 – 430 avant JC), qui a décoré le Parthénon.

Mais est il vraiment le premier quand on sait que les Pyramides sont bien plus ancienne que la naissance de Phidias.

Pour certains, le Nombre d’Or est une illusion que l’on pourrait aussi qualifier illusion d’optique.

Autour de nous, beaucoup de rapports s’en approchent, de nombreux artistes l’ont utilisé dans leur oeuvre. On ne peut donc pas nier que, esthétiquement parlant, ce nombre se distingue des autres.

Mais reproduire le Nombre d’Or sur une sculpture, en bas-relief s’avère plus difficile, en effet, on peut toujours gommer un dessin, si on a raté un trait, mais avec la pierre, une fois, qu’elle a été sculptée, il est impossible de parvenir à la précision du Nombre d’Or.

zodiaque-et-spirale

Pourtant, les créateurs du Zodiaque, nous démontre encore, que leur génie est sans limites, prenons la forme géométrique complète du nombre d’Or et superposons-la sur le Disque céleste en nous basant sur la spirale du Cancer :

Nous observons si on part précisément de la moitié du zodiaque dans sa verticalité que la boucle du Nombre d’Or vient se positionner entre les représentations du Cancer et du Lion, ce qui indique la date de la nuit du 21/22 Juin, soit le solstice d’Eté, continuons notre développement est rajoutons la forme géométrique du Nombre d’Or dans la seconde moitié mais à l’envers de la première, cette fois-ci :

Nous remarquons que les deux boucles sont décalées l’une par rapport à l’autre, et tant mieux, car ce décalage est nécessaire pour la suite du développement, notons que ce décalage exprime aussi celui qui s’opère lorsqu’on franchit l’équinoxe d’Automne, les jours deviennent plus courts, c’est à dire que la clarté du soleil vu de la Terre, diminue pour atteindre son point le plus bas au Solstice d’Hiver mais contrairement à la spirale du Cancer, le soleil à partir du Solstice d’Hiver va commencer à se déplacer dans une direction ascensionnelle, c’est à dire que les jours vont rallonger, que la clarté va augmentée.

Traçons une ligne d’une boucle à l’autre pour mieux observer ce phénomène :

Cette ligne bleue coupe le zodiaque précisément en deux, c’est à dire d’égale moitié, elle traverse le Capricorne ( Solstice d’Hiver ) et le Cancer ( Solstice d’Eté ), nous constatons que les créateurs du Zodiaque de Denderah se sont basés sur la trigonométrie pour sculpter le bas-relief des personnages, c’est à dire que ceux-ci n’ont pas été sculptés au hasard.

Continuons le développement avec le nombre d’or, car il faut écarter toute coïncidence, nous allons en tenant compte de la verticale du milieu, voir si le nombre d’or se répète :

Nous observons que le Nombre d’Or, non seulement se répète bien mais qu’il continue d’indiquer la région du Cancer et du Lion, voyons si le Nombre d’Or se répète encore :

Nous observons que le Nombre d’Or se trouve par 3 fois indiqué sur le Zodiaque, tout hasard ou toute coïncidence est donc exclue, les créateurs du Zodiaque de Denderah ont donc réalisé avant de commencer à sculpter le bas-relief, un plan géométrique se basant sur le Nombre d’Or, ce qui démontre déjà que les Grecs ne sont pas les seuls à s’être servi de la trigonométrie.

Les Anciens Égyptiens se sont surpassés vis à vis des Grecs, puisque l’Ancienne Egypte s’est servie de la trigonométrie dans un contexte astronomique, ce qui pour l’époque Antique est unique, car nous étions habitués à l’utilisation du Nombre d’Or principalement dans un contexte architectural comme en témoigne les Pyramides et le Parthénon.

Continuons notre analyse et voyons si nous pouvons découvrir autre chose, car vous aurez remarqué que la forme du Nombre d’Or des deux côtés du Zodiaque, évoque un symbole que nous connaissons tous mais pour mieux, remarquer ce symbole, il nous faut rajouter un cercle de chaque côté et changer de couleur :

Nous obtenons le hiéroglyphe ou symbole du Signe du Cancer, mais certains nous dirons, ce symbole est à l’envers, ils ont raison de le préciser, mais ce sens est le résultat d’une lecture verticale, alors que le Zodiaque a une lecture circulaire, cela signifie que les hiéroglyphes astrologiques et astronomiques sont tous tournés vers le centre du zodiaque comme le sont les personnages du zodiaque de Denderah, superposons un zodiaque des 12 Signes/ Constellations afin de mieux observer l’explication :

Nous remarquons que les deux moitiés formant chacune la forme géométrique du Nombre d’Or forment en réalité le hiéroglyphe du Signe du Cancer comme nous l’observons sur le petit Zodiaque superposé.

Si nous traçons à nouveau une ligne bleue reliant les deux boucles du Nombre d’Or, nous observons qu’elle traverse aussi le Signe/Constellation du Cancer et le Signe/Constellation du Capricorne, nous remarquons que pour se faire, les créateurs du Zodiaque ont tenu en compte la Précession des Équinoxes qui a décalé de quelques degrés, mais cette ligne bleu coupe toujours parfaitement en deux moitiés égales le zodiaque de Denderah :

Si la ligne Bleue coupe le Capricorne presque vers la fin de celui-ci, c’est parce que le Nouvel an se fête aux environs du 19 Juillet, de fait, il est logique que la ligne bleue soit plus proche du Verseau car le Verseau est l’opposé du Lion, le Signe du Lion qui apparaît le 23 Juillet suit bien le Cancer.

Afin de mieux observer le cercle formé par le Nombre d’Or du Solstice d’Eté et du Nouvel An Égyptien, agrandissons cette partie du Zodiaque et nommons chaque personnage par le nom actuel de la constellation qu’il représente :

Voici la même configuration mais avec la version du logiciel d’astronomie Stellarium :

Les Constellations sont identiques et aux mêmes places, ainsi, la spirale du Cancer et le Nombre d’Or du Zodiaque insiste bien sur un seul sens de lecture.

Pour obtenir la forme géométrique du Nombre d’Or, nous avons du nous baser sur un seul sens du Zodiaque de Denderah, celui où le Cancer doit être à l’Est, c’est à dire à droite, avec les pinces vers le bas.

Pourtant le Musée du Louvre transmet ces explications en se basant sur le sens contraire vertical et horizontale comme en témoigne le panneau explicatif du Zodiaque Égyptien exposé.

Pour en savoir plus sur la Geométrie Egyptienne, cliquez sur la vidéo ci-dessous )

Pour découvrir le Zodiaque de denderah encore plus en détails, cliquez sur la couverture du livre ci-dessous :

Khépri est il réellement le Signe du Cancer ?

Selon le livre : "LE FABULEUX HERITAGE DE L’EGYPTE ANCIENNE" de Christiane Desroches Noblecourt ( inspecteur général des musées de France, conservateur en chef du Département des Antiquités égyptiennes au musée du Louvre et professeur d’épigraphie, puis d’archéologie égyptienne à l’École du Louvre, on peut lire : " Le cancer qui est à l’origine le scarabée kheper, symbole du milieu de l’année à la période la plus chaude, l’éclosion des petits du bousier contenu dans la boule d’excréments qu’il pousse est en lien avec l’éclosion de l’astre solaire, le retour à la vie d’Osiris."

Malgré que l’Egypte Antique doit beaucoup à cette illustre egyptologue, analysons ensemble ce qu’il en est du dieu Khépri et sa relation éventuelle avec le Signe du Cancer :

Khépri et le Cancer :

Khépri vient de kheperer qui signifie scarabée , et du verbe kheper "venir de ou à l’existence".

Le dieu qui le représente est soit indiqué sous la forme d’un scarabée ou soit par homme dont la tête est coiffée d’un scarabée ou dont le visage est remplacé par un scarabée.

Mais on connaît aussi des scarabées à tête humaine, à tête de bélier ou de faucon.

kepri visage humain

Aucun attribut particulier ne lui est dévolu en dehors des traditionnels sceptre ouas et croix de vie ânkh.

Ses animaux sacrés sont le scarabée, mais aussi le bélier en raison de son lien avec Atoum.

Ses éléments sont la terre, l’eau et le feu et sa couleur est le noir, dans ses nuances métal (comme celles des scarabées).

On connaît Khépri depuis au moins la 5ème dynastie (2494-2345 av J-C) grâce aux  Textes des Pyramides, où l’on ordonne au soleil d’apparaître sous la forme de Khepri.

Selon les époques et les lieux, il prit de l’importance pour ensuite être assimilé à d’autres dieux, c’est la représentation matinale du dieu-soleil.

Khépri renaît tous les matins avant de devenir Rê, le soleil à son zénith puis Atoum lors du coucher du soleil, ce sont les représentation du cycle du soleil incarné par Amon.

L’astre grandissait d’heure en heure; parvenu à son Zénith, pouvait alors être associé à un taureau ou un homme dans sa force, il était Rê, la gloire de midi.

Le soir, sa stature s’affaiblissait, jusqu’à atteindre la posture courbée du vieillard, appuyé sur son bâton : on l’appelait alors Atoum de la racine verbale "ITEM" : "Parvenir à son terme". Le nom d’Atoum décrivait verbalement la fin du cycle diurne du Soleil.

La boule d’excréments était considérée comme le symbole du soleil que le scarabée pousse devant lui.

Ainsi fut consacré le dieu Khepri-Rê-Atoum, dieu "trois en un" qui résume en sa personne les trois moments essentiels de la vie de l’astre du jour.

Khépri est représenté comme un dieu autogène, qui est venu au monde de lui même, le voici sculpté et visible dans le temple de Karnak :

Malgré l’importance du culte du scarabée, Khépri n’est pas le seul dieu à être assimilé à ce coléoptère, en effet, la déesse Iousaas ( ou Iousâas ou Ioussas ou Iusaas ) est aussi représentée avec un scarabée sur la tête ou une tête de scarabée symbole de renaissance éternelle comme le dieu Khépri :

La voici représentée ci-dessous sous la forme d’une femme à part entière dans le temple de Sethi à Abydos, dans l’un des 7 sanctuaires :

Son iconographie est aussi proche de celle d’Hathor, c’est-à-dire une femme, la tête surmontée des cornes lyriformes enserrant le disque solaire.

Iousaas se traduit de plusieurs manières : " Elle est (ou elle vient) quand elle est déjà grande" ou encore " Quand elle vient, elle est déjà grande".

Elle est nommée aussi "Main du dieu", titre qu’elle partage avec Hathor pour avoir stimulé le démiurge Atoum lors de la création, en l’incitant à se masturber et ainsi faire apparaître le premier couple divin, Shou et Tefnout).

Son culte très ancien fut rendu à Héliopolis et elle est aussi citée dans les Textes des Pyramides.

Iousâas était considérée à Dendérah comme une manifestation d’Hathor.

A l’époque Ptolémaïque, on trouvait de nombreux bijoux et amulettes représentant un scarabée, pourtant, si le zodiaque de Denderah date de la période des Lagides, aucun scarabée ne figure dessus.

Si le scarabée peut être à la fois le dieu Khépri ou la déesse Iousaas, il n’est certainement pas un crabe, pourtant c’est bien un crustacé qui est représenté entre le Lion et le Gémeaux sur le Zodiaque de Denderah.

Le Crabe Egyptien :

Affirmer que les Anciens Égyptiens se sont servis du scarabée Khépri pour illustrer le Crabe ou inversement, est aller trop vite en besogne, car évidemment ils savaient distinguer ces deux espèces comme en témoigne la maîtrise anatomique du bestiaire égyptien, mais découvrons ensemble, le crabe du Zodiaque de Denderah.

Si on observe bien la constellation du Cancer sur le Zodiaque de Denderah, on constate que ce crustacé à été sculpté à l’envers, c’est à dire que l’on voit son ventre et non pas sa carapace.

En effet, si on observe les pattes d’un crabe réel, elles sont en général tournées vers l’arrière :

Mais le Crabe du Zodiaque de Denderah a les pattes tournées vers l’avant, pourquoi ?

Parce que le crabe du zodiaque egyptien est sur le dos contrairement à tous les autres personnages :

Le crabe retourné du zodiaque est évidemment voulu, car astronomiquement, il faut savoir que quand le soleil est visible et entre dans la constellation du Cancer, l’astre solaire commence à se déplacer à "reculons" , en effet, lorsque le solstice d’été est franchi, le soleil vu de la Terre, cesse de monter ainsi les jours perdent en clarté, c’est à dire, que la durée de la lumière diminue progressivement.

On peut se demander pourquoi les Anciens Egyptiens ont représenté un crabe avec une carapace ronde, en effet la plupart des crabes ont une carapace dont la forme n’est pas forcément circulaire, sauf pour le crabe potamon niloticus, qui vit comme son nom l’indique dans le Nil :

Le crabe Potamon Niloticus a bien une carapace de forme ronde contrairement aux autres espèces de crabes.

Certes, le Potamon Niloticus a des pattes plus longues que celui du zodiaque, mais nous nous servons du Potamon Niloticus à titre d’exemple, non pas en affirmant qu’il s’agit des mêmes crabes.

D’autant que les espèces apparaissent et disparaissent, mais ne confondons pas Astronomie et Zoologie, il ne s’agissait pas pour le créateur du zodiaque de reproduire précisément un crabe, mais de se baser sur la forme de la constellation du Cancer qui évoque seulement un crustacé.

Il se peut aussi qu’il s’agisse d’une araignée de mer ou crabe araignée dont visiblement cette espèce a toutes les pattes tournées vers l’avant et la carapace presque ronde :

Araignée ou crabe araignée

N’écartons pas le fait que le zodiaque a subit une usure du temps et de son nettoyage, il est donc fort probable que certains détails du zodiaque ont disparu ou en tout cas se sont "homogénéiser" à cause du grès dont est constitué le zodiaque.

Une dernière précision, est ce que le sculpteur s’est servi d’un crabe mort ou vivant comme inspiration ? Cela expliquerait pourquoi les pattes du crabe du zodiaque a les pattes tournées dans le même sens…

 

Khépri est il aussi un crabe ?

Comparativement aux autres zodiaque Égyptiens, notamment ceux d’Esna de l’époque Ptolémaïque, on constate que le crabe tel que sculpté sur le zodiaque de Denderah n’y apparaît pas, il faut s’aider du Lion et des Gémeaux pour situer le crabe nommé Cancer :

Ce qu’on y voit ressemble plutôt à une sorte de scarabée mais ce n’est pas là la seule bizarrerie, car si ce drôle animal que l’on identifie à Khépri représente le crabe du zodiaque, il devrait se trouver derrière le Lion et non devant le félin.

En effet, l’ordre immuable de l’Écliptique ou du Zodiaque est toujours le même, il commence avec le Bélier suivi du Taureau, suivi des Gémeaux et ensuite du Cancer précédant le Lion qui lui précède la Vierge.

Mais étrangement nous observons sur ce détail provenant du plafond du Temple d’Esna, que les gémeaux sont suivis directement par le Lion et non pas par le Cancer.

Ce que donc nous prenons pour la Constellation du Cancer égyptien est en un avatar du Soleil en association avec le Lion, le scarabée étant comme l’avons vu, un symbole solaire.

Mais comment expliquer dans ce cas, que sur ces deux zodiaques datant de la même dynastie, celle des Ptolémée, sur l’un on y voit un crabe et sur l’autre un scarabée ?

Seul le Zodiaque circulaire de Denderah nous montre un véritable crabe en rapport avec le Cancer, si les Anciens Égyptiens ont représenté l’un et l’autre, c’est qu’il y a forcément une différence entre eux :

Voici la liste de tous les Zodiaques que l’on a découvert en Egypte, afin de comparer les anatomies entre elles :

On constate bien qu’aucun scarabée ne se ressemble complètement, pourtant nous avons vu que les Anciens Egyptiens savaient représenter à la perfection le scarabée comme on a pu en juger sur le corps du dieu Khépri mi homme-mi scarabée mais aussi sur d’autres sculptures et bas-reliefs.

Mais il est vrai qu’on pourrait supposer qu’il y a une sorte de superposition entre le scarabée et le crabe, notamment en ce qui concerne les pinces mais c’est là un détail très mince…

Le Zodiaque de Denderah est non seulement un vestige unique parce qu’il est circulaire, mais il l’est aussi, parce que c’est le seul zodiaque égyptien qui arbore un crabe pour illustrer la Constellation du Cancer.

Mais alors pourquoi, le Zodiaque de Denderah est il le seul Zodiaque a arboré un vrai crabe ?

Certains diront : " Parce que le Zodiaque de Denderah a été sculpté plus tard" mais on peut leur répondre que tous les Zodiaques que nous connaissons datent d’avant l’invasion romaine en Egypte.

D’autres nous diront : "C’est parce que le Zodiaque de Denderah est basé sur l’astronomie et l’astrologie Mésopotamienne ! "

Mais on peut leur répondre que l’on a jamais retrouvé d’artefact mésopotamien représentant le Cancer sous forme de crabe, qui d’ailleurs ne connaissaient même pas la constellation de la Balance.

D’autant que certains disent que c’est la tortue qui qui ferait office de Crabe en Mésopotamie, c’est une théorie mais non une certitude car la Tortue est sensée aussi représentée  la Constellation de la Lyre, voyons voir ci-dessous sur ces artefact mésopotamiens, si nous pouvons observer un crabe :

On voit bien, une tortue au-dessus d’un scorpion mais si celle-ci est sensée représenter le Crabe, elle ne devrait pas se retrouver dans le voisinage du Scorpion, car nous savons que le Cancer symbolise le Soleil du solstice d’été, alors que le Scorpion, lui symbolise la fin de l’automne, par contre, si nous retenons que la Tortue représente la constellation de la Lyre, celle-ci se trouve bien dans le voisinage du Scorpion.

D’autres encore nous diront : "C’est grâce aux grecs qui ont partagé leur culture ! " mais les Grecs sont sensés avoir empruntés leur savoir aux Anciens Égyptiens et aux Mésopotamiens ( y compris la Chaldée ), on pourrait aussi rajouter que si le Zodiaque de Denderah était un mélange de plusieurs cultures, pourquoi arbore t’il uniquement des personnages egyptiens et qui plus est, des personnages remontant à une époque précédant celle de la Dynastie des Ptolémées ?

Si le Zodiaque de Denderah est aussi récent que le prétend le Musée du Louvre, pourquoi est ce un crabe et non pas un scarabée qui est représenté sur le zodiaque circulaire alors que sur le Plafond de la salle hypostyle du même Temple, on observe bien un scarabée même si il n’est pas à la bonne place  ?

Cela reste pour l’instant un mystère qu’aucun archéologue, ni égyptologue n’a su expliquer, bien qu’il suffirait simplement de se dire que les deux zodiaques ne datent pas de la même époque, que le zodiaque circulaire semble plus ancien que le style greco-egyptien facilement reconnaissable des bas-reliefs du plafond de la salle hypostyle du Temple de Denderah.

Le Crabe à travers les Âges :

On sait grâce au sarcophage de Soter qui date du second siècle de notre ère  que le Cancer était encore assez approximatif dans sa représentation mais on se rapproche déjà plus du Crabe :

Pourtant on nous dit que le mot Cancer vient du mot grec : "karkinos" qui signifie Écrevisse et non pas Crabe, certes ce sont tous les deux des crustacés mais leur forme diffère beaucoup :

Mais l’anatomie de l’écrevisse semble bien plus convenir à la Constellation du Cancer que le Crabe :

On peut observer sur le Globe trouvé à Mayence, en Allemagne qui date de la moitié du 2 ème Siècle, que le Cancer représenté à côté du Lion est bien une écrevisse :

Mais l’étymologie du mot Crabe n’a pas que la Grèce comme origine, ce terme est apparu aussi dans la France médiévale au dix-septième siècle environ.

En effet, emprunté par les pêcheurs du nord de la France au mot néerlandais crabe, il s’employait alors au féminin: on disait « la crabe ». Ce mot d’origine germanique désignait tous les crustacés avec des pinces qui serrent : le homard, l’écrevisse, le crabe.

Analyse de l’Ecrevisse : 

L’Ecrevisse est un petit crustacé d’eau douce qui habite les rivières, les lacs, les ruisseaux et les étangs et aussi la Mer ( c’est pourquoi, l’Élément du Signe du Cancer est l’EAU ).

Cependant elle ne s’éloigne pas du lieu de sa naissance ( La Naissance est le terme premier pour désigner les caractéristiques des personnes nées sous le Signe du Cancer , naissance ayant l’extension de la famille, de la mère).
La chair est blanche ( ton chromatique astrologique du Signe du Cancer en analogie avec la Couleur de la Lune ).


L’automne est la période de reproduction des écrevisses, les oeufs ne sont pondus qu’au printemps et ils éclosent environ huit semaines plus tard ( c’est à dire au total, 9 mois de la conception à la naissance comme pour la mère d’un enfant toujours en analogie avec le symbole de la famille du Signe du Cancer ).
Elle ne quitte son refuge qu’à la nuit ( Symbole de la Lune ) tombée pour partir à la recherche de nourriture.

En résumé, le Cancer ( crabe ou écrevisse ) est régi pour l’astrologie par la Lune et non le Soleil contrairement au Scarabée solaire.

Il est donc hâtif d’affirmer que les Anciens Égyptiens voyaient dans le Scarabée notre constellation du Cancer, en effet, il faut retenir pour l’instant que l’Egypte Antique ne pratiquait pas l’Astrologie comme nous la connaissons et que pour eux, le Solstice d’été était symbolisé par l’Étoile de Sopdet la déesse Vache que l’on nommera bien plus tard la Licone, même si certains considèrent à tort que Sopdet représente l’Etoile Sirius du Grand Chien ( Canis Major ), il suffit d’observer sur le Zodiaque de Denderah que Canis Major est identifiée à la Déesse Neith l’Archère :

Si nous observons dans une vision d’ensemble l’entourage du Cancer du Zodiaque de Denderah, nous reconnaissons la déesse Neith ( Canis Major) et au-dessus de celle-ci, la vache Sopdet :

Mais les Egyptologues nous disent que la Vache Sopdet est aussi représentée sous les traits d’une femme avec une étoile au-dessus de la tête, c’est sans doute, elle que l’on peut voir sur le plafond de la salle hypostyle du Temple de Denderah devant le Lion :

Comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, le Cancer ou plutôt le Scarabée Khépri faisant office de Soleil naissant sort du con ou de l’entre-jambe de la Déesse Nout, ce qui symbolise aussi le Solstice d’été dans cet ordre selon les personnages du zodiaque rectangulaire, si on tient compte de l’emplacement de Khépri au delà du simple phénomène du lever, zenith et du coucher du soleil accordé au Scarabée.

La déesse Sopdet selon les époques incarnait tantôt une vache, dont certes le lait est blanc comme la Lune, tantôt une femme, qui, certes, symbolise la Mère qui est aussi la symbolique lunaire du Signe du Cancer.

Le Cancer serait donc représenté par Sopdet sur le plafond de la salle hypostyle du Temple de Denderah

Anlayse du  Crabe :

Le crabe lui est considéré durant l’Antiquité comme animal protecteur, sa réputation change au Moyen Âge, comme celle de l’ensemble des créatures marines. Il est même devenu maléfique, symbole des monstres marins marcheurs ; ce rejet est sûrement aggravé par ses habitudes nécrophages.

C’est un représentant de l’ordre des Décapodes, créatures, qui portent 4 paires de pattes thoraciques et deux pinces.
Cet arthropode porte des antennes dont la première paire d’appendices buccaux s’est transformée en mandibules.
C’est pourquoi il fait partie du groupe des Mandibulate, tout comme le Scarabée fait partie de ce groupe.

La carapace peut être ronde, triangulaire ou carrée, les crabes présentent donc des formes très diversifiées et chaque année, on découvre une dizaine d’espèces nouvelles dans les fonds marins.

La démarche du crabe est caractéristique. Ils se meuvent sur le côté. Cela ne les empêche pas d’être très rapides, certaines espèces peuvent atteindre une vitesse de 2 m à la seconde.

Le crabe a la capacité d’adapter l’état de ses pigments en fonction du fond sur lequel il vit (homochromie) : blanc, noir, bleu, rouge …

Le crabe mue régulièrement pour pouvoir grandir. Ce mécanisme, très complexe, permet le renouvellement périodique de l’exosquelette et d’une partie du squelette interne.

Les crabes marins sont des carnivores dont le menu principal est constitué de mollusques gastéropodes, y compris les écrevisses.

Certains crabes peuvent provoquer, chez l’homme, des dérèglements graves, voire la mort, parce qu’ils sont vénéneux, c’est sans doute pour cette raison qu’au moyen âge, on les maudissaient quand il y avait un décès alors qu’en général leur chair est délicieuse.

Le crabe est ovipare. Les orifices génitaux sont situés ventralement, entre les pattes marcheuses. Le mâle retourne la femelle sur le dos et dépose une masse de sperme près de ses orifices génitaux. La ponte a lieu quelques heures après, les ovules sont fécondés au fur et à mesure de la ponte. A l’éclosion, c’est une petite larve qui apparaît; elle nage en pleine eau, passe par plusieurs modes larvaires, avant d’acquérir la forme et le mode de vie adulte.

Les dates de fécondation et fécondité varient selon la température et le milieu, un début de développement ovarien apparait en juillet. Il se poursuit jusqu’en mars de l’année suivante, c’est à dire 9 mois en tout comme pour la période de grossesse d’une maman.

Crabe ou Écrevisse, la forme dans le Ciel de ces deux crustacés, nous donne comme seul point commun entre eux, leurs Pinces.

C’est sur base de ces pinces, que nous allons maintenant aborder après cette introduction culturelle, le lien entre la Constellation du Cancer et le Nombre d’Or.

Vous souhaitez en savoir plus sur le zodiaque de Denderah ainsi que par extension sur l’astronomie égyptienne, n’hésitez pas à cliquer sur la couverture du livre ci-dessous :

La Constellation de la Balance, Egyptienne ou Mesopotamienne ?

La Constellation en rouge visible en bas à gauche indiqué par un L désigne : Libra, la Balance, c’est grâce aux Égyptiens que nous connaissons cette Constellation devenue aussi un Signe du Zodiaque Astrologique c’est pourquoi, cette constellation de l’Écliptique apparaît sur ce montage, du fait de son exclusivité égyptienne ( la Mésopotamie n’avait que 11 Signes, car pour cette civilisation du Tigre et de l’Euphrate, les Plateaux de la Balance étaient représentés par les pinces du Scorpion.

La Balance Égyptienne :

Certains auteurs affirment que la Constellation ou/et le Signe de la Balance est apparu grâce aux Romains et d’autres disent que c’est grâce aux Mésopotamiens. Mais au vu du Zodiaque de Denderah, nous pouvons observer qu’aucune de ses affirmations ne s’avère probable, en effet, si ce sont les Romains à qui nous devons la représentation de la Balance, comment expliquer qu’elle soit présente sur le Zodiaque circulaire égyptien ? Nous savons que Rome a envahi l’Egypte Antique à la mort de Cléopâtre VII, c’est à dire précisément le 12 Août -30, avant cette date, certes Jules César s’était déjà rendu en Egypte, mais d’après les historiens, ce serait juste après juin -48 lorsque son ennemi Pompée se réfugia et mourut au Pays d’Osiris. Ce fait est confirmé par la réforme julienne du Calendrier Romain de l’an 46 av. J.-C, c’est à Alexandrie que Jules César rencontra Sosigène l’astronome grec qui l’aida à appliquer le calendrier Égyptien au Calendrier Romain. Nous constatons avec ce détail concernant Sosigène, que les Romains n’apparaissent pas du tout comme des astronomes ou des personnes instruites des "choses du ciel", puisqu’ils n’ont fait qu’adapter une invention égyptienne, les egyptiens n’avaient donc pas besoin des romains, pour enrichir leur savoir, c’est bien le contraire qui eut lieu. Avant la venue de Jules César en Egypte, les rapports entre Rome et Alexandrie était sporadique, mais en cela concernait principalement et uniquement des relations commerciales, en effet, l’Égypte sous la dynastie Ptolémaïque revendait son blé aux Romains, entre autre. Mais leurs relations s’arrêtaient là, du commerce sans plus, et ce à partir de l’an -250, car auparavant Rome n’avait jamais mis les pieds en Egypte, elle ne le fît que lorsque la Macédoine intervint dans les affaires entre Grèce et Rome, après la mort de Ptolémée II ( -246 ) mais il fallut attendre la naissance et la mort de Cléopâtre VII pour que Rome commence à s’immiscer dans la culture égyptienne mais principalement d’un point de vue politique. Nous pouvons constater en visitant le Temple d’Esna, dont la restauration fût ordonnée par Ptolémée III Évergète II ( -144 à -116 ) mais dont la construction fût ordonnée par Ptolémée Philométor qui règna de -181 à -144, qu’il y figure aussi un zodiaque sur lequel on peut y voir la représentation de la Balance quasiment au milieu de celui-ci près du Scorpion sur la bande inférieure :

Dont voici une photo afin de l’observer conformément à la réalité :

On observe bien juste à côté du Scorpion, une femme portant une balance, cette femme et sa balance seront appelées bien plus tard sous Claude Ptolémée l’astronome Vénus et sa Balance. Mais les Anciens Égyptiens nous le savons la nommaient Maât, la Déesse de la Justice, de l’Harmonie, dont la Balance servait à peser le coeur du Défunt afin qu’il soit juger sur ses actes positifs ou négatifs. Il y a donc une référence très nette et historique entre la Balance en tant que Constellation et la Balance en tant qu’instrument de la Déesse à la Plume. La Maât par extension, signifie conserver l’harmonie entre le Cosmos et la Terre, c’est à dire faire en sorte que la vie d’une personne soit mesurée afin de conserver l’équilibre cosmique. Harmonie, Justice sont des références astrologiques précisément attribuées au Signe de la Balance.

Maat est le concept fondemental de la société égyptienne. La Maat, c’est le monde organisé, l’ordre, la stabilité, la justice. Le principe de Maat c’est l’équilibre entre les forces antagonistes et contraires qui gouvernent le monde. L’univers pour les Anciens Egyptiens est comme une structure harmonieuse réglée selon des lois dont la Déesse Maât est la garante, ses lois établissent un équilibre entre les dieux et les hommes dont Pharaon a la responsabilité. Cette réciprocité est fondamentale dans la culture de l’ancienne Egypte. Présente dans les textes des pyramides ( -4 500 ans ), Maât peut aussi incarner l’avatar de Maât-Tefnout et son frère Shou, les enfants du dieu créateur Atoum-Rê, le Soleil. Cette dualité ou plutôt ce couple que forme la Déesse Maât avec le Dieu Shou, accentue davantage la notion des deux plateaux dela Balance, ce couple de frère et soeur, enfants de Atoum-Ré le soleil semble avoir été repris par les Mésopotamiens pour le culte du dieu du Soleil Shamash et ses assistants Kittu et Misharu apparu dans la seconde moitié du IIe millénaire dont nous reparlerons plus loin. Ci-dessous, on voit la représentation de la Déesse Maât et sa Plume sur la Balance :

Les Anciens Égyptiens accordaient une importance considérable à cette notion de l’Harmonie nommée Maât, au point qu’ils superposèrent la Déesse Maât à la Balance, la Balance devenait donc la Déesse et réciproquement mais il arrivait aussi que l’on représente deux Déesses Maât comme les deux plateaux d’une balance de chaque côté du Défunt , comme ci-dessous dans le sanctuaire d’Amon-Sokaris-Osiris dans le temple d’Hathor près de Deir el Medineh :

La Déesse de la Justice à même un Temple, nommé Temple de Maât à Karnak. Le Culte de la Déesse Maât remonte aux origines de la civilisation Egyptienne, de fait, on est bien forcé d’accepter que si l’Egypte Antique avait crée un seul Signe du Zodiaque, c’est bien celui de la Balance. Voici un exemplaire d’une balance moins sacrée que celle de Maât mais qui était utilisée pour le pesage des denrées dans le quotidien des anciens Égyptiens, datant de la 18ème dynastie ( -1550/-1292 ), elle fut découverte en 1906 par Arthur Weigall et Ernesto Schiaparelli dans l’hypogée de Thèbes :

Elle semble correspondre assez bien à la Constellation de la Balance et du cercle qui y est rattaché comme on peut l’observer sur le Zodiaque de Denderah :

Voici les accessoires de la Balance, des poids trouvés à Uronarti au Soudan ( qui faisait alors partie de Égypte Antique ) datant de la XII ème Dynastie ( -1991 /-1786 ) et qui portent le hiéroglyphe de l’or :

Si il existe des poids, c’est qu’il existe une balance, il ne fait aucun doute que cet instrument de mesure mais aussi instrument divin était fort utilisé dans l’Égypte Ancienne.

deben et poids

Nous observons bien sur la photo ci-dessus, que les anciens Égyptiens étaient habitués à utiliser des poids dans leur quotidien, les poids utilisés avaient diverses formes et diverses unités de mesures et ce depuis l’Ancien Empire.

Le Deben, unité de mesure de poids : 

Le deben (ou tabonon) étaut l’unité de mesure de poids, Deben signifie littéralement anneau de métal.

DEBEN ANNEAUX

À l’époque de l’Ancien Empire, le deben pesait 13,6 grammes, puis, au Moyen et Nouvel Empire, sa valeur est définie entre 90 et 91 grammes. Le deben était subdivisé en 10 qité (1 qité = 9,1 grammes) ou en 12 sénious (ou shâts).

balance-egyptienne

La Balance selon Antoine-Jean Saint-Martin

antoine-saint-martin

Après cette approche matérielle à propos de la Balance, retournons dans les étoiles, et voyons ce que dit Antoine-Jean Saint-Martin ( 1791 à 1832), orientaliste, dans son livre "Notice sur le Zodiaque de Denderah" paru chez Delaunay, en 1822, à propos de la Balance : "L’origine du nom de la balance, dont l’antiquité a été l’objet de tant de discussions, ne remonterait donc, selon nous, guère plus haut que l’an 1172 avant notre ère, et nécessairement elle assignerait une époque plus moderne à tous les monuments de l’Égypte, qui en offrent la représentation. Il ne faudrait cependant pas conclure , de ce que je viens de dire, que la division actuelle du zodiaque n’aurait pas à cela près une origine plus ancienne; quoi qu’il en soit sur ce dernier point, étranger selon nous à la question, nous sommes bien persuadé que le planisphère de Denderah est postérieur au 12 siècle avant notre ère.

L’abbé Testa, comme nous l’avons déjà dit, et M.Visconti, se prononcèrent fortement contre la haute antiquité que l’on voulait assigner au planisphère de Denderah ; ils employèrent, pour combattre ce système,des raisons plus ou moins solides; mais au fonds, elles ne sont que spécieuses, et n’ont rien en elles-mêmes qui puisse amener la conviction d’un lecteur, qui, sans s’embarrasser du résultat, cherche simplement la vérité. On voit qu’ils tiennent trop à ce que le monument soit moderne. Selon l’abbé Testa, il ne peut être antérieur au 3e siècle avant notre ère; Visconti, plus hardi, le rabaisse jusqu’au Ier siècle après notre ère, au temps de la domination romaine, en Égypte. Ils tirent, comme nous, leur plus fort, ou même leur seul bon argument, de la présence de la balance parmi les signes du zodiaque. Le signe de la Balance, disent ils, ne fut connu que vers le temps d’Auguste, antérieurement il était remplacé par les serres du Scorpion; si donc le monument était plus ancien, on y verrait la représentation primitive, et non un signe d’une origine plus moderne.

BALANCE astronomique

Toute spécieuse qu’est cette raison, elle est mauvaise: pour l’écarter, il suffit d’une distinction. C’est dans le zodiaque grec qu’on voit les serres occuper la place de la Balance; pourquoi ne verrait-on pas une autre forme sur un monument égyptien , si ce monument est vraiment égyptien ? L’abbé Testa et M. Visconti croyaient que le planisphère de Denderah avait une origine grecque : mais sur quelles raisons se fondaient-ils eux-mêmes ? La plus forte qu’ils pussent alléguer, était la présence du signe dont l’antiquité est contestée, celui de la Balance. Si l’usage de la Balance, pour désigner la constellation qui porte actuellement ce nom, ne remontait pas plus haut que le règne d’Auguste, il faut convenir que les astronomes, auteurs de cette innovation, auraient été assez mal avisés de la faire, à une époque où le point équinoxial avait déjà abandonné cette constellation.

La présence de la Balance sur le planisphère de Denderah ne peut donc, selon nous, fournir un solide argument contre l’antiquité de ce monument, et contre son origine purement égyptienne, si on peut prouver que cette manière d’indiquer le signe, qui répondait aux serres du Scorpion chez les Grecs, était particulière aux Égyptiens. La forme de la Balance, donnée à la constellation voisine de l’équinoxe d’automne, était donc particulière aux Égyptiens. Il nous semble qu’il est bien facile de concevoir maintenant comment son emploi devint presque universel vers le temps d’Auguste; ce fut une conséquence de la réforme du calendrier romain et de l’établissement de l’année julienne."

Voilà qui est clair, la Constellation de Balance, dans la forme que nous lui connaissons actuellement, est bien d’origine Égyptienne.

Zodiaque et Sarcophage :

Voici aussi une représentation de l’intérieur d’un sarcophage datant de la période Ptolemaïque où l’on constate bien que la Balance ( à la droite de la Déesse Nout au niveau de sa cuisse droite ) était connue bien avant les Romains :

Cette représentation du zodiaque dans ce couvercle de sarcophage est plus ancienne ( car si on observe le Sagittaire, on constate que celui-ci a encore deux têtes ) mais qu’aussi y sont représentés des scènes purement astronomiques comme celle-ci :

Ce genre de scène se retrouve par exemple dans la Tombe de Senenmout, l’architecte de Hatchepsout( XVIIIe dynastie : -1550/-1292 ) :

Ou dans le Ramesséum de Ramsès II ( XIXe dynastie -1304 / -1213 ), Ainsi nommé par Champollion, le « château de millions d’années », il constituait l’endroit où le renouvellement de l’essence divine de pharaon était célébré. Vaste domaine, ceint d’un haut mur d’enceinte, en son centre se trouvait le temple, entouré de bâtiments pour les célébrations des fêtes, des bureaux administratifs, maisons de prêtres, atelier, entrepôts et un palais où résidait Ramsès lors de sa venue sur le site. :

Ce détail à toute son importance, car il ne s’agit pas juste d’un sarcophage zodiacal mais bien astronomique. Selon Karine Gadré, Docteur en Astronomie de l’Université de Toulouse : "Diverses fouilles, menées au cours du XXème siècle sur les sites d’Assiout, Thèbes, Gebelein, Assouan, etc., ont mis au jour vingt fragments de sarcophages de bois datant de la Première Période Intermédiaire et du Moyen Empire, dont l’intérieur du couvercle est décoré d’une semblable imagerie céleste : des tables qu’Alexander Pogo a été l’un des tous premiers, dans les années 1930, à assimiler à de véritables horloges stellaires. Ces fragments font à présent partie des collections égyptiennes du British Museum, du Musée du Caire, du Musée du Louvre, du Musée de Turin, de l’Institut Archéologique de l’Université de Tübingen, du Musée d’Hidelsheim, etc. " Il semblerait d’après l’archéologie russe, que le British Musueum abrite des douzaines de couvercles astronomiques de différentes époques, mais que ce sujet a été jugé "non intéressant", c’est pourquoi il est très rare d’en voir… Certains sarcophages comme celui d’Idy offre même des tableaux astronomiques d’une précision telle qu’on s’étonne encore de la place si importante de l’astronomie pour la civilisation de l’Ancienne Égypte.

D’autres sarcophages contiennent une simple représentation de la Déesse Nout ou de la Déesse Mout sans les Signes du Zodiaque, d’autres mêlant les deux. Celui en bois de Heter trouvé par l’Égyptologue Heinrich Karl Brugsch ( 1827-1894 ), est très particulier et vraisemblablement date du début de l’époque Ptolémaïque, car de nombreux détails ne sont pas du tout repris à l’époque Romaine, les détails astronomiques sont en effet totalement absents des couvercles "romains", seuls apparaissent la déesse Noût stylisée à la romaine ainsi que les douzes Signes du Zodiaque comme par ex, dans celui de Soter, son aspect ressemble davantage à une sorte de décoration qu’à un cours d’astronomie comme dans celui en bois de Heter.

Voici un bref résumé de ce qu’on trouve dans le Sarcophage de "Brugsch": Les 4 Points cardinaux aux 4 extrémités. Les 24 heures divisées en 2 paires de douze heures, celle du jour et de la nuit. La représentation de Orion comme on la trouve dans les tombeaux de Sethi 1 er, de Senenmout, … 5 Planètes sont indiquées en hiéroglyphes à côté de certains signes du Zodiaque. La représentation de certains personnages tel que le Phénix ( ou Héron ) Les 4 personnages symbolisant les 4 vases de Canope Les 12 Signes du Zodiaque dont la Balance dont certains disent que ce sont les Romains qui ont crées cette constellation/signe sur base de l’astronomie mésopotamienne mais alors comment expliquer la présence de la Balance dans le Temple d’Esna ? Et détail important, le couvercle est riche de hiéroglyphes.

Bref, tous ces détails ne se retrouvent plus dans les couvercles de sarcophages de l’époque romaine. Selon "Zeitschrift der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft volume " le magazine de 14 écrit : C’est le 6 décembre 1857, qu’accompagné par son ami Mariette, l’égyptologue Français que l’égyptologue allemand Heinrich Karl Brugsch découvre le fameux couvercle, sur le toit ensablé du toit du temple de Amenophis III, à Thèbes (aujourd’hui Louxor), parmi une grande quantité d’autres sarcophages en bois. Par comparaison avec le sarcophage de "Brugsch", voici celui bien plus simple de Soter :

Mais ce qui est intéressant avec ces deux versions, c’est que même si le sarcophage de Soter date de l’époque gréco-romaine, l’inspiration de l’iconographie, elle est bien égyptienne, comme nous l’avions déjà vu avec le Zodiaque d’Esna ( dont la construction remonte sous Ptolémée Philométor (-181 à -144 ). Comparaison des sarcophages : Il est aussi intéressant de se baser sur le style graphique représentant la Déesse Nout, non pas celui de Soter qui est de style grec avec un tendance byzantine, mais plutôt celui de Brugsch, on a pas l’habitude de voir un tel graphisme chez les Anciens Egyptiens qui nous ont habitués à plus de beauté chez une femme, bien que selon les dynasties, le graphisme diffère selon le pharaon. Comparons le style graphique du sarcophage de Brugsch avec celui du sarcophage de Isetenkheb qui date du début de l’époque saïte, XXVIe dynastie, vers -664 à -500 :

Certes, n’y apparaissent pas les Signes du Zodiaques, mais ce qui est intéressant c’est un "petit" détail entre la Déesse Noût du sarcophage de Brugsch et celui de Isetenkheb :

Ce détail graphique c’est celui des seins de la Déesse du Ciel, en effet, on remarque sur les deux sarcophages que ces seins sont représentés d’une manière très particulière, comme si ils étaient fixés sur les aisselles de la Déesse, pourtant les Anciens Egyptiens savaient dessiner des seins dans une posture logique :

Cette représentations de la poitrine de la Déesse s’explique sans doute par une sorte de "nourriture divine", comme si la déesse était perçue avant tout comme une mère nourricière plutôt qu’une "simple" femme. C’est aussi un fait que la déesse Noût pouvait aussi être représentée par une truie, c’est à dire la femelle du porc, qui nourrit ses petits mais qui est aussi capable de les dévorer, mais cette désignation porcine est tardive, puisqu’elle date du début de la dynastie des Ptolémées. Soulignons au passage que le Sarcophage de Isetenkheb est sensé dater d’une époque plus ancienne que le sarcophage de Brugsch, pourtant il est beaucoup moins élaboré astronomiquement et astrologiquement parlant…

Conclusion sur la Balance Égyptienne :

Yves Lenoble, historien de l’astrologie, a donc tort d’écrire ceci à propos de la Balance :

"Il faut rendre à César ce qui est à César. Il m’est agréable de dire ici, sur cette terre italienne, que ce sont les Romains qui, en remplaçant « les Pinces » par la Balance, vont constituer définitivement notre zodiaque. Il a donc fallu les génies conjugués des grecs et des romains pour que se fixe définitivement le zodiaque des douze signes. La formule grecque « zôdiakos kuklos » fut traduite en latin « signifer circulus » (cercle porteur de signes), « zodiacus circulus » (cercle zodiacal) ou « signorum circulus » (cercle des signes). Par la suite, l’adjectif zodiacus devint également un nom et c’est de ce nom que provient ce terme si utilisé de « zodiaque ».

Mais qu’en est il au juste de la Balance des mésopotamiens ?

La Mésopotamie et la Balance :

Les Mésopotamiens quant à eux, ne connaissaient pas la Balance astronomiquement parlant, pour eux, les plateaux de la Balance représentaient les Pinces du Scorpion, l’origine du Zodiaque astrologique remonte donc aux Anciens Égyptiens, du moins pour son iconographie et aussi son nombre, car un zodiaque sans la Balance, cela fait seulement 11 Constellations pour l’Écliptique pour les Mésopotamiens. Cependant, il existe une théorie, qui consiste à penser que les dieux Kittu et Masuru assistaient Shamash, le dieu Soleil Shamash et que ce sont ces deux assistants qui représenterait symboliquement chacun, un des plateaux de la Balance. Mais cette affirmation est spécieuse d’autant que la balance en tant qu’instrument de mesure est d’origine égyptienne aussi loin que l’on remonte dans le temps, comme l’atteste, les métrologues.

Voyons voir qui est donc ce Shamash et ce qu’il en est de cette balance dite mésopotamienne :

Shamash, en plus d’être le Soleil pour les Mésopotamiens, est aussi le garant de la justice mais dans un sens différent des Anciens egyptiens, en effet, la célébration du dieu Shamash porte sur le fait que rien n’échappe à sa lumière, car il parcourt chaque jour la Terre mais selon la cosmologie mésopotamienne, la surface la Terre est plane et finie, entourée par une mer puis des montagnes situées au bout du monde ! Ce détail de la platitude de la Terre nous fait observer que la Mésopotamie ne connaissait pas la rondeur de notre planète, contrairement aux Anciens Égyptiens. C’est de ces montages qui limitent le Monde, qu’apparaît Shamash le dieu Soleil, Kitu et Masuru eux, symboliserait plutôt l’Est et l’Ouest, qui représente la trajectoire du Soleil qui se "lève" et qui se "couche" vu de la Terre. Shamash est loué, souvent aux côtés de ses assistants, sa parèdre Aya, son vizir Bunene, et Kittu et Misharu, ce qui fait deux plateaux de trop, si on suppose que Kittu et Misharu ont inspirés les plateaux de la Constellation de la Balance… L’instrument qui servait à mesurer la Justice de Shamash était une sorte de scie recourbée et non pas une balance telle que nous la connaissons :

Le culte de Shamash dans les sanctuaires de Larsa et Sippar s’éteint entre le IVe siècle et le IIe siècle avant notre ère avec l’effacement des anciennes traditions religieuses mésopotamiennes et des structures qui assuraient leur pérennité. Durant les trois premiers siècles de notre ère, le culte de Shamash connaît néanmoins un dernier essor plus au nord, dans la ville de Hatra dont le Dieu-Soleil est la divinité tutélaire. Dans les inscriptions en alphabet araméen qui y ont été mises au jour, son nom y apparaît sous la forme šmš (cette écriture ne notant pas les voyelles comme les autres alphabets sémitiques), et est souvent appelé par l’épithète Maran, « Notre maître ». Celui-ci présente alors des particularités par rapport au Dieu-Soleil de la tradition ancienne puisque sa parèdre est alors la déesse appelée Martan, « Notre maîtresse » (qui ne semble pas correspondre à Aya même si son identité exacte reste indéterminée), et que son animal-attribut est l’aigle (Nishra).

Dans les inscriptions locales en alphabet romain, il est assimilé au Sol Invictus par des soldats de la légion stationnant dans la ville durant la première moitié du IIIe siècle. Shamash dispose d’un temple dans la partie centrale de la ville, qui est un vaste sanctuaire enclos dans une muraille, et témoigne là aussi de fortes influences gréco-romaines. C’est donc seulement à partir du III ème Siècle que les Romains incluent la Constellation de la Balance Égyptienne, par le biais de la Justice de Shamash le dieu Soleil, il est intéressant de savoir que le tout nouveau Calendrier de Jules César ou plutôt de Sosigène ne s’est pas imposé aussi vite qu’on le pense, en effet, le Calendrier Romain primitif d’avant le dictateur esclavagiste romain était lunaire ! Revenons à cette théorie concernant la Balance de Shamash dont il existe juste un seul dessin qui en plus n’est pas d’époque, puisqu’il a été réalisé en 1992, qui représenterait Shamash et ses deux acolytes Kittu et Masuru, cette reproduction, si elle est basée sur un vestige officielle, montre en effet, ce qui ressemblerait à une balance :

Ce dessin provient en fait, du dictionnaire illustré : “Gods, Demons, and Symbols of Ancient Mesopotamia” publié en 1992 et écrit par Jeremy Black and Anthony Green, avec des illustrations de Tessa Rickards. C’est à partir de ce dessin que l’ouvrage “Representing Justice : Invention, Controversy, and Rights in City-States and Democratic Courtrooms” écrit par Judith Resnik et Dennis Curtis et publié en 2011, qui traite de l’histoire de la Justice à travers les âges, que certaines personnes avancent l’idée que la Mésopotamie connaissait la Constellation de la Balance. C’est aller un peu vite en besogne, car cette image représente une balance dont la symbolique exprime avant tout la Justice rendue par Shamash mais peux t’on sérieusement à partir de cet instrument de Justice, conclure que les Mésopotamiens connaissaient la Constellation de la Balance ? Évidemment que non, d’autant qu’il est reconnu que les Mésopotamiens ne visualisaient que le Scorpion et ses pinces en lieu et place de la constellation de la Balance… Dans le livre de Judith Resnik et Dennis Curtis, il est indiqué que la tablette d’où est tiré le dessin date des environs de -2350 à -2100, mais ce n’est pas la Tablette qui porte précisément cette date, c’est l’époque supposée à laquelle elle pourrait correspondre, ce qui est très différent, quand on sait que dater la civilisation mésopotamienne n’est pas évident d’un auteur à l’autre…

Selon le dictionnaire de Jeremy Black et Anthony Green traitant des dieux, démons et symboles mésopotamiens, il n’est pas indiqué non plus de manière précise la date de ce dessin, ce dictionnaire indique juste que la tablette d’où est issu le dessin de la Balance daterait de la période Akkadienne, période qui va du XXIVe siècle au début du XXIIe siècle avant notre ère, il s’agit donc pour l’instant de pure spéculation d’autant que cette tablette n’a pas été photographiée, ainsi pour seule preuve archéologique, nous devons nous contenter de ce dessin. Sans aller jusqu’à l’affirmer, ce dessin pourrait très bien avoir été réalisé sur base d’une autre tablette, comme celle-ci par exemple :

Observer comme le bras du personnage de gauche est tordu quasiment de la même manière que celui du personnage du dessin, remarquez aussi au passage, que sur cette tablette ne figure pas de balance, pourtant c’est bien Shamash qui est représenté sortant des deux montages, tel un soleil. Le doute persiste et ne sera éliminé que lorsqu’on pourra voir cette tablette dont provient le dessin en question, mais même si cette tablette existe réellement, pourras-t’on pour autant comparer une balance de Justice avec celle des Anciens Égyptiens, qui elle symbolise l’harmonie de Maât mais aussi l’égalité des jours et des nuits à partir de l’Equinoxe d’Automne ?

En attendant, voici un fragment plus récent qui provient de l’obélisque de Nimrod, datant de l’époque du Roi Assurnazirpal II ( -883 à – 859 ) qui représente aussi une balance :

Pourquoi se contenter d’un dessin alors qu’existe ce fragment, est ce parce que ce fragment n’est pas aussi vieux que certains l’auraient souhaité pour chercher à nous convaincre que les Mésopotamiens connaissaient la Constellation de la Balance même s’ils ne l’ont jamais représentés dans le ciel ?

En tout cas, il existe un bas-relief plus ancien où figure une balance que l’obélisque de Nimrod, il s’agit de celui-ci datant de la VIe Dynastie ( Mereruka vizir du Pharaon Teti ), soit de la période -2345 à – 2333 :

Mereruka, vizier for King Teti 6th Dynasty.

La Balance fondamentalement Égyptienne : 

Entre ce fragment datant du 9 ième Siècle avant notre ère ou le dessin "datant" du XXIV ième Siècle et la Vignette du chapitre 125 du "Livre des morts" ou du "Livre pour Sortir au Jour" datant de l’Ancien Empire ( – 2700 à – 2200 ) que l’on peut voir ci-dessous, il n’y pas photo :

C’est bien l’Égypte Antique qui a le mieux illustré la Balance et ce bien avant les Mésopotamiens qui n’ont fait sans doute que reprendre la symbolique de Atoum-Ré le Soleil pour en faire leur dieu Shamash influencé par le culte solaire de Akhenaton qui correspond bien à la seconde moitié du II millénaire avant notre ère. En tout cas, cette théorie tient historiquement tant que l’on fera de “la balance de la Justice de Shamash” la Constellation de la Balance, car bien là qu’est la confusion, on se base sur une simple balance et on en conclut que les Mésopotamiens connaissaient et représentaient la Constellation de la Balance…

Conclusion sur la Balance de Mésopotamie :

Retenons en conclusion que le Signe de la Balance est régi en Astrologie par la Planète Vénus alias la déesse Aphrodite, c’est donc bien une femme, certes symbolique et mythologique, qui caractérise le Signe de la Balance. De fait, si c’était Shamash qui est à la base de ce Signe, les Romains “adorateurs” de la Mésopotamie, aurait attribué le Soleil ou au moins un homme comme maître du Signe de la Balance, hors ce n’est pas le cas, sans doute que les Romains ont été influencés sans doute par la Déesse Maât que les Grecs ont superposés à leur Aphrodite. Aphrodite est reconnue par les Grecs comme une divinité sémitique, et plus précisément phénicienne.

De fait, elle correspond très probablement à la déesse Ishtar-Astarté, avec laquelle elle partage de nombreux traits. Ishtar est la déesse des Assyriens et les Babyloniens. Les Sumériens l’appelaient Inanna. Elle doit sa renommée à son activité culturelle et mythologique jamais égalée par une autre déesse du Moyen-Orient. À son apogée, elle était déesse de l’amour physique et de la guerre, régissait la vie et la mort. Astarté est une déesse connue dans tout le Proche-Orient, de l’âge de Bronze à l’Antiquité, elle est l’équivalent de la déesse mésopotamienne Ishtar (pour les babyloniens) ou Inanna (pour les sumériens). Cette filiation mésopotamienne concernant Aphrodite alias Vénus démontre bien que c’est une femme qui accompagne la représentation de la Balance, en tant que déesse de la Beauté, de l’Amour, de l’Harmonie et de la Justice et non pas que Justice comme certains veulent nous le faire croire avec le dessin de Shamash…

Mésopotamie et Astronomie :

L’Astronomie Mésopotamienne n’est donc pas celle dont nous nous servons, car comme déjà écrit, cette civilisation du Tigre et de l’Euphrate n’a jamais représenté le ciel comme l’on fait, les créateurs du Zodiaque de Nitentore, de manière si précise, si esthétique, si astronomique, si figurative, si ressemblante à celle d’aujourd’hui. Voici à quoi aurait pu ressembler l’Astronomie mésopotamienne, selon un kudurru datant vers – 1100, conservé au British Museum de Londres :

Ce kudurru n’est pas un zodiaque. Les représentations animales ne sont que des symboles des divinités dont Ningishzida, Adad, Ninurta ou Nergal, Shamash, Enlil, représentés sur des autels. Selon le musée du Louvre : "les kudurru sont le support d’actes de donation de terrains décidés par les souverains babyloniens en faveur de membres de leur famille, ou envers de hauts dignitaires civils ou religieux. Sur celui-ci, le texte, qui couvre toute une face, indique que c’est à son fils Marduk-apla-iddina, futur "pasteur de son pays", que le roi kassite Meli-Shipak accorde une importante donation de terres, dont la propriété s’accompagne de nombreuses franchises. Les kudurru étaient vraisemblablement déposés dans les temples, où ils étaient exposés au regard des fidèles mais aussi des dieux. Trois d’entre eux ont en effet été retrouvés dans leur contexte archéologique, lors de la fouille de sanctuaires. L’inscription portée sur les kudurru est généralement composée de deux parties. En premier vient la description du contenu de la donation, avec les clauses qui lui sont attachées, suivie d’un texte imprécatoire comportant des malédictions divines destinées à frapper tous ceux qui voudraient la remettre en cause. Ainsi l’acte de donation se voit-il non seulement enregistré et exposé aux yeux de tous, mais de plus placé sous la protection de puissantes divinités, dont chacune est représentée sur la stèle par son emblème." source

On remarque que la forme de ces kudurru n’est pas circulaire et que pour la comprendre, il faudrait savoir lire le langage cunéiforme, les Anciens Égyptiens eux avaient pris soin d’être compris par tous peu importe leur langage, c’est dire à quel point, ils étaient avancés dans la science ou l’Art de l’Astronomie, le Zodiaque de Denderah reste donc accessible même aux analphabètes. Le seul disque "céleste" que la Mésopotamie nous a transmis est celui du Planisphère de la Bibliothèque d’Assurbanipal provenant de Ninive en Assyrie vers -668 à -627, exposé au British Museum de Londres  : Disque Bibliothèque d'Assurbanipal

On voit bien avec ce "planisphère" en argile et non en calcaire sculpté comme le Zodiaque de Denderah que la Mésopotamie n’a jamais atteint la perfection, la géométrie, le degré de finesse de l’Art Astronomique Égyptien Antique comme on peut l’observer sur le Zodiaque de Denderah :

Observez ci-dessous dans ce florilège de représentations officielles de la civilisation Mésopotamienne comme celle-ci n’est jamais arrivé au degré de précision de l’Égypte Antique ( certains dessins circulaires sont des montages récents, en effet la Mésopotamie ne nous a laissé que des Tablettes en terre cuite de format rectangulaires ) :

A part le Scorpion, la Vierge, le Lion, le Sagittaire, le Capricorne, l'"Hydre", l’Aigle et …le Verseau, on ne reconnaît même pas les autres personnages et constatez aussi comme le nombre de constellations est inférieur à celui trouver par les Créateurs du Zodiaque de Denderah et surtout remarquez l’absence de la Balance !

Voici d’autres représentations modernes du ciel rectangulaire mésopotamien, c’est à dire, des montages réalisés au 20 ème siècle, destinés à nous convaincre que les Mésopotamiens savaient aussi représenter la carte du ciel de manière circulaire comme le montre le Zodiaque de Denderah.

Calendrier zodiacal mésopotamien :

calendrier zodiacal du cycle de la Vierge

Ce calendrier zodiacal en argile dit "du cycle de la Vierge" date de l’époque séleucide, ( vers -200 ) provenant de Warka, ancienne Uruk, Mésopotamie du sud, en Iraq. Cette tablette selon le Musée du Louvre nous montre ;: "une partie du personnage de la Vierge figuré par une femme tenant un épi. L’astre radié est identifié par une inscription comme la planète Mercure (« taureau du soleil »), associée à la constellation du corbeau, au-dessus de celle de l’hydre, dont seule la queue est figurée. Une autre tablette (Berlin, VAT 7847), porte l’avant-train de l’hydre, associée au signe de la Vierge et à la planète Jupiter. À chaque mois sont associés des pierres, des plantes et des arbres, des villes et des temples. Le Signe est divisé en douze parties, chaque case correspondant à un mois de l’année". Les tablettes Mésopotamienne datent d’époques différentes, mais en général celle qui évoquent l’astronomie datent de la période du néo-babylonien ( première moitié du premier millénaire avec une influence Chaldéenne, elles indiquent en général des observations reliées aux apparitions périodiques des astres, les phases et les éclipses de Lune. Mais en ce qui concerne, les éclipses, il n’est prouvé nulle part pour l’instant, que les mésopotamiens en maîtrisaient la prévision, on a longtemps cru que le terme « Saros » étymologiquement sumérien désignait une éclipse lunaire, mais selon Patrick Rocher de l’IMCCE, saros ne désigne qu’un nombre de lunaisons équivalent à un certain nombre d’années.

A l’heure qu’il est, seul le Zodiaque de Denderah prouve de manière incontestable tant astronomiquement qu’égyptologiquement, que les anciens Égyptiens seuls maîtrisaient la science de prévision des éclipses. Par comparaison, en Occident, il fallut attendre l’an 1330 pour que le Byzantin Nicéphore Grégoras puisse prévoir avec exactitude une éclipse solaire mais nous savons que lui avait hérité des travaux Grecs d’Hipparque et de Claude Ptolémée qui eux n’avaient pas réussi à prévoir des éclipses.

Voici un extrait de la conférence de Denis Savoie, chef du département de l’astronomie à Paris qui affirme clairement : "La Civilisation Babylonienne ne connaissait rien à la géométrie en astronomie !"

D’après Denis Savoie, l’astronomie babylonienne était purement mathématique.

Voilà qui éclaircit plus notre lanterne sur cette formidable"avancée" de l’astronomie mésopotamienne qui en réalité se cantonne pour son iconographie, à quelques personnages, sans plus et s’exprime davantage dans un un contexte astrologique.

Espérons qu’un jour, les chercheurs et égyptologues s’intéresseront à l’Égypte Antique de la même manière que des « mésopotologues » se sont intéressés à la Mésopotamie, car il ne fait aucun doute, que notre vision de l’Antiquité, tendant à nous montrer les Anciens Égyptiens uniquement comme des « adorateurs de chats » sera devenue obsolète.

 

Vous souhaitez en savoir plus sur le zodiaque de Denderah ainsi que par extension sur l’astronomie égyptienne, n’hésitez pas à cliquer sur la couverture du livre ci-dessous :

Les "36 décans" du Zodiaque de Denderah

Le plafond astronomique de Sénènmout :

Sénènmout, architecte d’Hatchepsout ( environ -1479 à -1483 XVIIIe dynastie ), a imaginé le fameux temple funéraire de Deir el-Bahari. Pour rester à proximité de sa reine, il a fait construire pour son propre usage une tombe (répertoriée TT 353) qui recèle un document historique de première importance : son plafond astronomique, qui livre de précieuses informations sur l’ampleur et l’exactitude des connaissances astronomiques des anciens Égyptiens.

Nous savons que les Anciens Égyptiens bien avant la Dynastie Ptolémaïque, découpaient le mois en 3 tiers, c’est à dire des périodes de 10 jours.

Cette division est aujourd’hui aussi utilisée par les Astronomes pour observer le ciel découpé mais en degrés selon la base de 30° pour chaque Constellation de l’Écliptique.

Nous pouvons observer sur le plafond de l’astronome Sénènmout qu’il s’était servi de la division par 12 d’un cercle, appliquons la même division au Zodiaque de Denderah, mais en choisissant 36 part de dix degrés chacun :

Nous observons que les créateurs du Zodiaque se servaient aussi de cette division en degrés et c’est grâce à celle-ci qu’ils ont pu répertorier les Constellations, en effet dans chaque "couloir" qui converge vers le le centre représenté par Ursa Minor, la Petite Ourse, notre actuelle étoile polaire, nous pouvons constater que s’y trouve la ou les constellations qui se trouve sur le pourtour du Zodiaque circulaire :

La lettre en rose indique la première lettre du nom latin des Constellations que l’on visualise dans l’espace du rayon vert, voici une adresse pour découvrir, au cas où, le nom complet de la Constellation.

Pour indication, les Constellations en bleu sont celles que l’astronome Claude Ptolémée reprit pour son Almageste, la Constellation en rouge désigne : Libra, la Balance, car c’est grâce aux Égyptiens que nous connaissons cette Constellation devenue aussi un Signe du Zodiaque Astrologique ( les Mésopotamiens et Chaldéens n’avaient que 11 Signes, car pour eux, les Plateaux de la Balance étaient les pinces du Scorpion, c’est pourquoi, cette constellation de l’Écliptique apparaît sur ce montage, du fait de son exclusivité égyptienne ), les Constellations en Violet sont celles que l’on découvrit au 17 ième Siècle mais qui existaient déjà, certes sous un autre nom, mais sous la même forme à l’époque de l’Égypte Antique.

Voici le Zodiaque circulaire sans les couloirs afin que vos yeux puissent recréer ces couloirs afin de bien visualiser les constellations dans ceux-ci :

Évitons de penser qu’il n’existe qu’une seule forme pour les Constellations, en effet, chaque constellation est dessinée par les Astronomes sous différentes formes, prenons par exemple, la Constellation Hercules :

On remarque qu’il existe en général, plus de 4 formes différentes mais officielles pour chaque Constellation.

Si vous ne reconnaissez pas une constellation selon la forme que lui avaient donné les créateurs du Zodiaque circulaire Égyptien, il est nécessaire de faire une recherche dans plusieurs sources différentes par exemple sur Internet, pour trouver celle qui se rapproche le plus des Anciens Égyptiens.

Mais rassurez-vous, celles que les Égyptiens avaient dessinées ont précisément servi de base aux Astronomes qui suivirent jusqu’au 20 ième Siècle de notre ère, car sans l’Égypte Antique, l’Astronomie que nous connaissons n’existerait pas, les Grecs s’en sont inspirés et nous, nous nous sommes inspirés des Grecs.

Les Anciens Égyptiens avaient aussi calculé :

-L’orientation de la Grande Pyramide vers les quatre points cardinaux est irréprochable: elle est exacte, à quatre minutes trente-cinq secondes près, le couloir descendant est aligné avec l’étoile polaire.

-La coudée sacrée, soit 0,635 660 m, multipliée par dix millions, égale 6 356 600 mètres, c’est le rayon polaire de la Terre (6 356,8 km).

-La distance de la Terre au Soleil avec un décalage de – 0,8 %

Il est donc erroné d’affirmer que la Mésopotamie est le berceau de l’Astronomie, comme il est erroné d’affirmer que les Grecs ont développés l’Astronomie en Égypte Antique, si cela avait été le cas, les Anciens Égyptiens n’auraient pas crée la Constellation de la Balance.

Nous savons que cette Constellation qui équivaut à l’Équinoxe d’Automne, c’est à dire à la période ou les jours et les nuits sont de durée égale, est primordiale pour l’Égypte Antique, puisqu’elle représente aussi la Balance de la Déesse Maât et par extension l’Équilibre de l’Univers, son importance dans "Le Livre des morts" dont le titre égyptien est : "Livre pour Sortir au Jour" tire ses origines dans une longue tradition scripturale qui remonte jusqu’à l’Ancien Empire égyptien ( -2700 à -2620 ), évoque à quel point son rôle est important dans la Culture de l’Égypte Antique.

Un dernier point et non des moindres est intéressant à développer, il a été dit à plusieurs reprises dans ce travail de recherche que le Zodiaque n’est pas une carte du ciel d’un moment donné comme le prétend Eric Aubourg, mais qu’il s’agit plutôt d’une encyclopédie.

Les 36 Décans du Zodiaque de Denderah :

On peut lire aussi sur le panneau explicatif du Musée du Louvre :

"La voûte céleste est représentée sous la forme d’un disque soutenu par quatre femmes, aidées par des génies à tête de faucon. Sur son pourtour, 36 génies ou "décans" symbolisent les 360 jours de l’année égyptienne."

Nous savons à ce stade de notre enquête, que les Anciens égyptiens étaient des géomètres hors pair, de fait comment concevoir qu’ils aient pu à ce point négliger la division d’un cercle en 36 parties égales, si nous tenons compte de ce qu’affirme le Musée du Louvre à propos de ces "fameux" décans :

Si nous observons bien l’image ci-dessus, on constate qu’il y a des espaces entre les personnages qui différent largement de l’espace ( qui d’ailleurs ne devrait pas exister si on divise un cercle par 36 parts ) qui sépare les personnages de ce que le Musée du Louvre nomme le "cercle des décans".

Ces espaces différents sont visibles en négatif ( couleur bleue ) sur le Zodiaque Circulaire Egyptien.

Pourquoi y a t’il des espaces, pourquoi sont ils de dimensions différentes ?

Et les 36 personnages du "cercle des décans", si ce sont des personnages représentant des décans, pourquoi eux aussi ont ils un rayon de dimension différente les uns par rapport aux autres ?

D’autant que nous avons vu que 3 constellations : Ara ( Autel ), Eridanus ( Fleuve ) et Cetus ( Baleine ) font partie de ces 36 personnages, de fait, il faudrait les distinguer en les ôtant de ce "cercle des décans", ce qui ramène le nombre de ce "cercle des décans" à 33 et non 36.

33 ne correspond plus au système des décans, puisque on nous précise que chaque décan correspond à un tiers d’un douzième du cercle grâce au calcul suivant : 1 douzième divisé par 3.

Certes, il ne faut pas confondre décade ( période de 10 jours ) avec décan ( un période d’un tiers ), mais rappelons que le calendrier nilotique est basé sur un cycle de 360 jours, et que chaque semaine égyptienne comptait 10 jours.

Ce "cercle des décans" n’en donc pas un, d’après l’egyptologue Antoine Gigal, il s’agirait d’un cercle indiquant des heures, non pas en tant qu’horloge mais en tant qu’indications suivant les levers et les couchers du soleil.

Le Nombre 33 correspond à :

-Le nombre d’or (phi=33=or)

-C’est nombre dodécagonal

-C’est le nombre de vertèbres d’une colonne vertébrale humaine normale

-C’est la quantité de lunes orbitant autour de la planète Saturne.

-…

et aussi :

-Le grade le plus élevé de l’ordre des Francs Maçons.

Astronomiquement : la déclinaison 33° indique la position de la Constellation Hydra ( l’Hydre Femelle ), sur laquelle est "posée" la Constellation du Lion comme on peut le voir sur le Zodiaque Égyptien et l’ascension droite 33° semble indiquer la Constellation du Bélier, soit l’Équinoxe du Printemps.

Géographiquement : le 33e méridien Est indique entre autre le tropique du Cancer qui porte ce nom car, il y a environ 2 000 ans, le Soleil entrait dans la constellation du Cancer lors du solstice de juin mais cette latitude traverse aussi l’Égypte, le parallèle 33° Nord traverse également le Pays d’Osiris.

Vous souhaitez en savoir plus sur le zodiaque de Denderah ainsi que par extension sur l’astronomie égyptienne, n’hésitez pas à cliquer sur la couverture du livre ci-dessous :

Le Poster du Zodiaque de Denderah

poster evolution francais

poster original wordpress

Vous pouvez vous aussi vous faire offrir ce poster ( 80 cm de largeur sur 120 de longueur )

C’est à dire, précisément la moitié de la taille du cercle du Zodiaque de Denderah original exposé au Musée du Louvre, tel qu’on pouvait le voir en couleurs égyptiennes, il y a plus de 2.000 ans.

temple de denderah

Chaque poster se présente de la manière suivante :

En dessous du grand zodiaque qui bien sûr ne portera plus, en transparence la mention “All rights reserved Alexandre N.Isis” traduite aussi en Français, se trouvent deux petits zodiaques ( de la taille d’un cd ) dont l’un reprenant le Zodiaque dans une version blanc sur noir dont un numéro de couleur rouge identifie chacun des personnages, selon la Constellation astronomique qui lui est attribué. Le numéro rouge indique à la fois la référence Latine et le nom en Français de la Constellation Égyptienne. L’autre zodiaque de la même taille offre la vision du zodiaque intégralement en couleurs d’époque.

En dessous des constellations identifiées, il y a la photo du Temple d’Hathor mais aussi, les plans architecturaux du Temple et de la chapelle où l’on a trouvé le Zodiaque circulaire Égyptien.

En dessous du Temple et ses plans, on peut lire un bref mais détaillé texte qui reprend la découverte du planisphère circulaire dans le Temple d’Hathor par l’expédition de Napoléon Bonaparte le 21 septembre 1799 , suivi de l’anecdote de la manière dont il fût extrait du plafond et acheminé Paris en 1821 et de là exposé au Musée du Louvre, en 1964.

Prix :

Le prix de ce Poster est de seulement 69 Euros ( frais d’envoi et emballage non inclus)

le montant du prix de l’envoi postal et de l’emballage n’excède pas 11 euros à la date du 21 Mars 2013 pour la France Métropolitaine )

Le prix de 69 Euros comprend l’impression couleurs de 30 euros l’exemplaire. Source

L’entièreté des bénéfices restants serviront à rassembler le montant nécessaire à la réalisation d’un documentaire vidéo, ainsi qu’à la création d’une application pour Ipad consacré au Zodiaque Circulaire Egyptien.

Le Paiement se fait via CCP.

Si vous souhaitez avoir plus d’infos à propos de ce Poster, veuillez envoyer vos questions à cette adresse email :

Vous pouvez aussi découvrir l’analyse du zodiaque de Denderah qui accompagnera tel une sorte de guide, votre poster, cliquez sur la couverture du livre :

La Prophétie du Zodiaque de Denderah ou la Fin de l’Egypte

Cet article n’est qu’un bref aperçu de ce que vous trouverez dans le livre « Les Voleurs d’Etoiles ou le Secret du Zodiaque de Denderah », à lire en ligne, que vous trouverez à cette adresse.

couverture-du-livre12

Certains d’entre vous, ont entendu parler du Zodiaque de Denderah et ont peut être même eu le privilège de voir l’original exposé au Musée du Louvre ou celui qui est fixé au plafond de la Chapelle d’Osiris sur la Terrasse du Temple de Denderah en Égypte, mais qui est une copie en plâtre.

Il faut savoir que le Musée du Louvre ne vous le présente pas comme il devrait être vu, ce que vous en savez, c’est tout au plus qu’il contient deux éclipses qui contrairement à ce que l’on croit ne font pas dater ce zodiaque de l’an -50/-51, ces éclipses indiquent la date de l’an -50/-51, ce qui n’est pas la même chose…

Beaucoup d’écrivains, savants et autres auteurs sont convaincus que le Zodiaque de Denderah fait référence à une date dans le lointain passé de Égypte Antique. Ce zodiaque est unique en son genre, puisque c’est le seul zodiaque circulaire composé de la sorte que l’on a retrouvé jusqu’ici.

Avant d’aller plus loin, prenons en compte ce que Diodore de Sicile ( -99 à -50 ), l’historien et chroniqueur grec, auteur de la Bibliothèca historica, nous révèle :

« Il n’y a pas de pays où les positions et les mouvements des astres soient observés avec plus d’exactitude qu’en Égypte. Les Égyptiens, profitant de conditions favorables, firent de l’astronomie leur propre science, qu’ils étudièrent les premiers. Ils conservent, depuis un nombre incroyable d’années, des registres où ces observations sont consignées…»

Livre premier, chapitre LXXXI Source.

L’Égypte Ancienne maîtrisait à la perfection le langage du ciel que l’on nomme plus prosaïquement l’Astronomie, comme nous allons le voir même si encore beaucoup trop d’égyptologues et archéologues restent convaincus que l’Égypte Antique était davantage une civilisation religieuse qu’une civilisation centrée sur l’astronomie, mais sans doute, n’ont ils pas étudié de près le Zodiaque circulaire de Denderah pour s’en rendre compte.

Pour explorer le Zodiaque de Denderah, nous avons évidemment besoin d’une bonne photo en haute résolution pour en observer les détails :

Eric Aubourg l’astro-physicien nous indique que nous pouvons observer une éclipse solaire représentée par Isis tenant un animal par la patte, cet animal, nous l’avons vu dans l’article  sur le débat du réel ‘animal que tient la Déesse Isis, qui est donc un suidae nommé communément Sanglier ou porc sauvage et non pas un Babouin comme le prétend E.Aubourg.

Les anciens Égyptiens maîtrisaient suffisamment la représentation animalière pour ne pas se tromper dans les proportions, de fait, si cela avait été un babouin, celui-ci aurait eu la même taille que la Déesse Isis, ce qui n’est pas le cas.

E.Aubourg prétend donc que la Déesse Isis retiendrait par la queue un personnage symbolisant la Lune incarné par le dieu Thot, mais nous pouvons observer qu’elle tient non pas la queue, mais bien la patte d’un animal, la patte d’un sanglier :

Isis-et-la-patte-de-sanglier

Après cette précision,  E.Aubourg,  nous indique et c’est là le véritable apport de cet astro-physicien pour l’Égyptologie, que figure une éclipse solaire qui aurait  eu lieu le 7 Mars -50 du calendrier astronomique ou le 7 Mars -51 du calendrier civilo-religieux.

Mais si cela n’était pas une éclipse solaire, mais plutôt une simple Pleine Lune ?

La Pleine Lune du Mois Pachon :

Dans l’Égypte antique, Pachon ou « Pakhon » ou « Pachons », signifiant celui de Khonsou, est le neuvième mois du calendrier nilotique ( basé sur la crue du Nil ).

Ce mois correspond à mars-avril, du 16 Mars au 14 Avril, prenons pour exemple, la date du 8 Mars 2012, on constate bien qu’il y a une Pleine Lune, dont l’apparition se fait aléatoirement dans le Mois de Mars, puisqu’il y a une Pleine Lune par mois :

Si dans le Tableau ci-dessous sont indiqués les deux mois Pharmouthi et Pachons, c’est parce que comme on peut le remarquer,  la Pleine Lune du Zodiaque de Denderah est en partie à cheval sur le mois précédent le Mois Pachons, c’est pourquoi, le tableau vous montre la Pleine Lune du Mois du 8 Mars, qui correspond mieux à celle du Zodiaque.

Mais à titre d’informations, il y a eu une Pleine Lune le 19 Mars 2011 et une autre le 14 Mars 2006 et encore une autre le 11 Mars 2009 et il y en aura une le 16 Mars 2014, ce qui démontre bien que la division du Zodiaque de Denderah comme cet article vous la propose n’est pas une erreur.

Il est donc fort probable selon les années, que la Pleine Lune du Mois de Mars -50 de datation astronomique du Zodiaque de Denderah a eu lieu le 15 ou 16 Mars.

Nous remarquons aussi, que cette Lune débute en partie dans la Saison Péret mais que la plus grande partie de cette Lune se trouve dans la Saison Chémou, il suffit de savoir que chaque Saison égyptienne compte 4 Mois et que ceux-ci s’écoulent dans le sens des aiguilles d’une montre, autrement dit, à la fin de la Saison Chémou, c’est la Saison Hekhet qui commencera :

zodiaque de denderah pleine lune du 8 mars 2012

Nous remarquons bien cette étrange "coïncidence" entre la Pleine Lune du 8 Mars 2012 et cette Pleine Lune et Éclipse Solaire sur le Zodiaque de Dendera.

Cette "coïncidence" est intéressante, car si il s’agit d’une Pleine Lune, Eric Aubourg s’est peut être trompé ou du moins a été trop vite en conclusion.

Ces conclusions hâtives sont par exemple celles concernant nos planètes du système solaire qui sont aussi représentées sur le Zodiaque de Denderah, voyons où le Musée du Louvre les indique :

panneau explicatif du zodiaque Louvre

Vous l’avez sans doute remarqué, le Musée du Louvre expose à l’envers son panneau explicatif du Zodiaque de Denderah, mais pour ceux et celles qui ont lu mon livre et les articles en annexes,  nous savons que c’est là aussi une erreur astronomique, mais ce n’est pas ce qui nous préoccupe pour l’instant.

Nous cherchions les planètes de notre système solaire sur le zodiaque Égyptien, mais le Musée du Louvre confond des Constellations avec des planètes.

Prenez le cas de "Horus le Rouge" que le Musée du Louvre assimile à la Planète Mars qui semble être incarné par un personnage qui semble marcher sur le dos du Capricorne.

Qu’est ce qui permet au Musée d’être aussi affirmatif  ?

Est ce parce que "Horus le Rouge" est représenté par un Faucon ? Mais dans ce cas, il y a quasiment une douzaine de planètes Mars sur ce Zodiaque, puisqu’il s’y trouve presque une douzaine de Faucons, 11 précisément.

Mais bon à défaut d’autres explications, retenons pour l’instant que cet "Horus le Rouge est bien la planète Mars ( il faut savoir que quand le Faucon incarne un astre, c’est du Soleil dont il s’agit et non pas de Mars, sans doute que le Musée du Louvre, c’est contenter de la couleur Rouge de Horus, pour assimiler cette couleur à la Planète Mars qui est aussi aussi d’après la mythologie et religion romaine, le dieu de la Guerre vis à vis de son pendant grec le dieu Arès, qui dit Guerre dit sang, qui dit sang, dit Rouge… ) mais cette allusion mytho-astrologique ne suffit pas, car si ce Horus le Rouge est Mars, nous savons que les planètes tournent autour du soleil qui logiquement devrait être au centre du Zodiaque.

Déposons donc le Soleil sans tenir compte de la réelle proportion de celui-ci sur la Petite Ourse, même si la place du Soleil n’est évidemment pas là mais bon nous devons comprendre pourquoi le Musée du Louvre nous parle de Horus le Rouge !

Dessinons les ellipses de chacune des planètes que le Musée du Louvre a identifié, commençons par celle de Mars en dessinant une ellipse qui est posée dans le sens de la largeur sur Horus le Rouge alias peut être Mars :

panneau explicatif du zodiaque Louvre ellipse de Mars

Pour être juste, nous devons tenir aussi tenir compte de la forme plus étroite de cette ellipse :

panneau explicatif du zodiaque Louvre ellipse verticale de Mars

Dans un sens ou dans l’autre, nous constatons que l’ellipse de Mars englobe les autres planètes, c’est à dire Vénus et Mercure, ce qui est normal, par contre Jupiter et Saturne devrait être à l’extérieur de l’ellipse de Mars, étant donné que Jupiter et Saturne sont des planètes qui se trouvent bien plus éloignés du Soleil que ne l’est Mars :

système solaire

On constate avec cette image astronomique que le Musée du Louvre a tort de de faire de ce personnage qu’il nomme arbitrairement Horus le Rouge puisque nous l’avons vu, il y a en tout onze faucons sur le Zodiaque de Denderah.

Ce que le musée du Louvre prend pour Mars est en réalité la Constellation du Cygne c’est pourquoi, il y a deux oiseaux au dessus de la tête de ce faucon qui est aussi un oiseau.

Le Cygne est une grande et brillante constellation, parfois appelée la Croix du nord (en référence à la Croix du Sud) car ses étoiles sont principalement disposées selon une grande croix. L’oiseau qu’elle représente s’étend sur la Voie lactée estivale, paraissant en migration vers le sud. Son nom lui est donné par Ptolémée dans le Livre VIII de l’Almageste datant du IIe siècle.Traversée par la Voie lactée, elle contient plusieurs étoiles brillantes et de nombreux objets célestes.

Cette constellation est associée à plusieurs oiseaux légendaires de la mythologie grecque :

Selon l’une des légendes, le dieu Zeus s’était déguisé en cygne pour séduire Léda, dont il eut pour enfant les Gémeaux et Hélène de Troie.

Il pourrait également représenter Orphée, métamorphosé en cygne après son assassinat et placé dans les cieux à côté de sa lyre.

Enfin, on dit qu’un jeune homme nommé Cygnus était l’amant du malheureux Phaéton. Après que celui-ci se fut écrasé en conduisant les chevaux du Soleil, Cygnus se mit à chercher son corps désespérément dans le fleuve Éridan où il tomba. Cygnus plongea tant de fois dans le fleuve que Zeus eut pitié de lui et le changea en l’oiseau aquatique qui porte depuis son nom.

Répertoriée par les astronomes grecs, cette constellation était alors désignée sous le nom de l’Oiseau. Elle fut également désignée sous le nom de Croix de Sainte-Hélène par Julius Schiller en 1627 à une époque de christianisation massive du ciel (la constellation de la Croix du sud en est aussi contemporaine).

superposition oiseaux du capricorne

Nous remarquons que même les astronomes s’accordent à relier cette constellation dit du Cygne à plusieurs oiseaux, et nous observons bien 3 oiseaux à cette place du Zodiaque de Denderah, pour ne pas nous tromper nous devons impérativement vérifier si les Constellations qui entourent la Constellation de l’Oiseau sont bien les mêmes qui sont voisines du Cygne :

Stellarium-Zodiaque de Denderah-Cygne

Les constellations voisines sont bien les mêmes ( comme nous l’avions déjà vu dans mon livre qui offre une explication détaillée pour chacune des constellations ).

Le zodiaque dans cette position ou ce sens nous indique logiquement que le Sud se trouve en bas, ce qui corrobore bien avec l’observation astronomique qui dit que : "L’oiseau qu’elle représente s’étend sur la Voie lactée estivale, paraissant en migration vers le sud.".

Il s’agit bien de 3 oiseaux transformé en un seul oiseau certes plus grand, cette constellation n’est donc pas la planète Mars, mais ça on le savait déjà à cause de l’ellipse de Mars qui englobe toutes les 5 planètes.

Il est bien sûr hors de question de supposer que les Anciens Égyptiens n’ont pas su représenter correctement notre système solaire, ils étaient bien plus avancés qu’on le croit et même plus avancés que les Mésopotamiens, comme nous allons le voir.

Nous nous étions basés sur la Pleine Lune du Mois Pachons à cheval sur la Saison Pharmouthi et Chémou, soit converti en langage calendaire grégorien, le 8 Mars 2012.

Continuons en nous basant sur cette pleine Lune du Mois de Mars 2012, pour voir quelles sont les autres correspondances astronomiques du Zodiaque de Denderah.

Vue du ciel astronomique du 31 décembre 2012 :

Nous avons besoin d’une carte du ciel astronomique du 31 décembre 2012 fournie par le logiciel d’astronomie connu sous le nom de Stellarium :

31 décembre 2012

Tenons en compte uniquement la position des planètes y compris notre soleil.

Nous constatons déjà sur le Zodiaque de Denderah en animation ci-dessous que les astres visibles à l’oeil nu s’y trouvent bien en lieu et place des « petits cercles » que l’on voit sur la tête de certains personnages, cliquer dessus si l’animation ne se met pas automatiquement en marche :

Les 3 Astres les plus lointains :

Les ou le créateur(s) de ce zodiaque maîtrisai(en)t à ce point l’astronomie que plus de 2000 ans après qu’il fut sculpté, le Zodiaque de Denderah reflèterait très précisément le ciel du 31 décembre 2012 visible à partir du Temple de Denderah à Quina, en Egypte, mais cette vision du ciel est valable aussi pour l’Occident puisque le fuseau horaire de l’Egypte coïncide exactement avec le Fuseau horaire par exemple le fuseau de la France, selon certaines époques de l’année, il n’est donc pas aussi important de tenir compte du lieu.

Si le Zodiaque de Denderah est l’exact reflet du ciel de 2012, vous vous demandez pourquoi certains petits cercles au-dessus de la tête de certains des personnages ne désignent pas eux aussi un astre ?

Ce n’est pas un oubli de la part des créateurs du zodiaque, mais tout simplement, parce que dans la première étape de cette analyse, il était inconcevable de penser qu’à l’époque antique, les Anciens Égyptiens avaient pu déjà répertorier les astres modernes en plus des 7 astres classiques, mais pour plus de précision, voici un court rappel historique concernant la découverte des trois astres modernes :

Uranus :

Uranus fut observée à de nombreuses occasions avant que son caractère planétaire ne soit formellement identifié: elle est en général prise pour une étoile. La plus ancienne mention date de 1690 lorsque John Flamsteed l’observe au moins six fois et la catalogue sous le nom technique de "34 Tauri" . L’astronome français Pierre Charles Le Monnier observe Uranus au moins douze fois entre 1750 et 1769, notamment durant quatre nuits consécutives. Sir William Herschel la découvre officiellement le 13 mars 1781 lors d’une recherche systématique d’étoiles doubles à l’aide d’un télescope.

Neptune :

Neptune n’est pas visible à l’œil nu et comme Uranus, elle a été découverte qu’après l’invention du télescope. Pourtant, cette découverte se démarque de celle des autres planètes: elle a été faite uniquement par le calcul à partir de la trajectoire et des caractéristiques d’Uranus. Le télescope ne servira qu’à la confirmation de la découverte.

Plusieurs astronomes ont manqué de faire la découverte par les moyens traditionnels (observation au télescope). Les dessins astronomiques de Galilée montrent qu’il a observé Neptune le 28 décembre 1612 alors qu’il regardait Jupiter. La planète est alors répertoriée comme une simple étoile,. Il la remarque de nouveau dans le ciel un mois plus tard, le 28 janvier 1613, et constate même qu’elle a bougé par rapport à une étoile voisine. Ce ne peut donc être une étoile, mais Galilée ne tire aucune conclusion et n’en reparlera plus par la suite. Comme il pensait qu’il s’agissait d’une étoile, il ne peut alors être crédité de sa découverte.

Neptune est également observée par Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande (1732-1807) le 10 mai 1795 et par John Herschel, fils de William Herschel (qui a découvert Uranus), sans rien noter de particulier. La planète semblant échapper aux astronomes, la découverte reviendra à un mathématicien.

Le Mathématicien Le Verrier communique ses résultats à l’Académie des sciences le 31 août 1846. Devant le peu d’enthousiasme des astronomes français, il décide de faire alors appel à une de ses connaissances: l’astronome prussien Johann Gottfried Galle de l’observatoire de Berlin.Vers minuit, Galle trouva Neptune, à moins d’un degré de l’emplacement calculé. Il attendit quelques heures pour vérifier si l’astre a bien bougé, avant de confirmer qu’il s’agissait bien de la planète recherchée.

Peu de temps après sa découverte, Neptune fut appelée simplement «la planète extérieure à Uranus» ou comme «planète Le Verrier». En Angleterre, James Challis, directeur de l’observatoire de Cambridge mettait en avant le nom d’Océan, le Titan, fils d’Ouranos (équivalent grec d’Uranus).

Gustav Wilhelm Ludwig von Struve, l’astronome russe s’est prononcé en faveur du nom de Neptune, le 29 décembre 1846, à l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg et depuis cette planète fait référence au dieu romain des océans mais nous savons que la culture romaine est globalement calquée sur la culture grecque qui, elle nommait ce dieu sous le nom de Poséidon.

Pluton :

Pluton fut découverte lors de la recherche d’un corps céleste permettant d’expliquer les perturbations orbitales de Neptune, hypothèse proposée par Percival Lowell comme étant la Planète X.

Percival Lowell meurt en 1916 mais l’équipe de l’observatoire Lowell, après avoir pris des photographies permettant de confirmer la découverte, télégraphie la nouvelle au Harvard College Observatory le 13 mars 1930.

De nombreux observatoires se mettent alors à observer cette nouvelle planète, afin de déterminer son orbite le plus précisément possible. En reprenant des clichés antérieurs, Pluton est rétroactivement observée sur des plaques photographiques remontant jusqu’à 1909.

La planète est nommée à la fois en référence au dieu romain des enfers ou mondes souterrains et à Percival Lowell dont les initiales forment les deux premières lettres de Pluton. Le nom fut suggéré par Venetia Burney, une jeune fille de onze ans d’Oxford, en Anglettere. Passionnée de mythologie et d’astronomie, Venetia Burney trouva approprié d’associer le nom le dieu du monde souterrain à ce monde obscur et glacé. Son grand-père qui travaillait à la bibliothèque universitaire d’Oxford en parla à l’astronome Herbert Hall Turner, qui transmit l’idée à ses confrères américains. Le nom de Pluton fut officialisé le 24 mars 1930.

L’absence de Pluton étant due au fait que cet astre n’est plus considéré comme une planète à part entière depuis 2006 :

Si on s’aventure à vouloir placer malgré tout Uranus et Neptune sur le Zodiaque de Denderah, on remarque avec grand étonnement que ces 2 astres modernes trouvent aussi leur place dans les petits cercles, incroyable, non ?!

Nous verrons plus loin ce qu’il est pour Pluton, mais cet astre y trouve aussi sa place, aussi étonnant que cela puisse paraître.

«Mais c’est une coïncidence! » se diront les sceptiques, certes, en plus de Pluton, il reste deux «petits cercles» sans astres désignés mais nous verrons plus loin aussi ce qu’il en est pour ces deux « petits cercles ».

Cette observation du ciel du 31 décembre 2012 sur base du zodiaque de Denderah, est elle juste un hasard, une pure coïncidence ?

Vérifions avec d’autres dates si celles-ci nous offrent la même vision du ciel, prenons par exemple l’année 2013 mais en gardant le même jour, le même mois et la même heure :

31 décembre 2013

Nous constatons avec cette date du 31 décembre 2013 que les Astres ont forcément bougé de place par rapport à leurs emplacements de 2012, et c’est logique, puisque les astres ne sont pas fixes et que la date a changée.

Nous verrons plus loin, la durée relative à chaque astre afin de constater que tous  ne bougent pas en même temps, si nous prenons par exemple le cas de l’astre Vénus, celui-ci met + ou 7 jours à se déplacer de 30 ° par contre Jupiter met + ou 1 an à se déplacer de 30°, ainsi donc pour qu’une carte du ciel puisse être identique à une autre , il faudrait + ou – 26.000 ans, c’est à dire une «Grande année» pour que cela se produise.

Continuons notre enquête en gardant le même jour, le même mois et la même heure mais pas la même année, choisissons cette fois-ci l’année 2011 :

31 décembre 2011

Pour cette date du 31 décembre 2011, les astres ont forcément aussi bougé.

Vous vous demandez pourquoi ce Babouin assis au milieu d’une barque est sensé représenté le soleil ?

Le Soleil Babouin :

En effet, il n’a pas véritablement de « petit cercle » au-dessus de la tête, la raison en est toute simple, vous le savez, les Égyptiens honoraient certains animaux comme de véritables dieux à qui ils attribuaient des rôles cosmiques.

Les Anciens Égyptiens se servaient du babouin pour représenter le Soleil, parce que le Babouin est le seul animal qui à son réveil, regarde le Soleil se lever en poussant des cris dans sa fameuse posture que l’on retrouve en général sur toutes les statuettes et illustrations graphiques qui le représentent.

Les cynocéphales, appelés quelquefois hati, « les adorateurs », symbolisent aussi l’adoration du soleil levant, comme, par exemple, au chapitre XVIe du Livre des morts ou sur la base de l’obélisque de Louqsor conservée au Musée du Louvre. Le haut de la porte centrale du temple d’Ammon à Médinet-Abou est orné d’une série de ces animaux, ainsi que la corniche extérieure du grand temple dédié au Soleil à Abou Simbel.

Le Babouin est certes aussi assimilé à la Lune, mais ce statut-là est tardif et lui a été accordé par la Dynastie Ptolémaïque mais ce statut lunaire est aussi partagé avec Thot l’Ibis mais aussi le dieu Khonsou , mais ces deux-là n’ont jamais été assimilé au soleil.

Le Hiéroglyphe au-dessus de la Tête de ce Babouin, se traduit justement par : « Celui qui se trouve au milieu de la barque sacrée » faisant référence au Soleil :

Le Babouin n’a donc pas de «petite cercle» parce qu’il illustre  le Soleil et son cas particulier s’explique du fait qu’en tant qu’astre solaire, il fallait bien le distinguer des autres objets célestes.

Astronomie Égyptienne ou Grecque ?

Les Créateurs du Zodiaque de Denderah sont vraiment fameux, certains pourront ergoter en disant : « Oui mais le Zodiaque de Denderah datant de la période ptolémaïque, le mérite en revient aux Grecs et non aux Égyptiens… ».

Ce serait là une grande erreur de proposer cette conclusion, car le Zodiaque circulaire de Denderah ne semble pas du tout dater de l’époque ptolémaïque pour plusieurs raisons :

-Il n’y a aucun élément grec dessus ni en tant que personnage, dieu ou homme ni en tant qu’architecture ou décor ou objet, son style est résolument égyptien, nous savons que les Ptolémée honoraient le dieu Sérapis en plus des autres divinités grecques, pourquoi ne sont elles pas représentées ?

-Un autre détail qui a toute son importance est l’absence de la constellation du Centaure, alors que les 47 autres Constellations des astronomes  Claude Ptolémée et Aratus sont représentées sur le Zodiaque, comme démontré dans l’animation ci-dessous ( en rouge les 12 Constellations/Signes du Zodiaque et en bleu les 36 Constellations extra-zodiacales ) :

Voici en représentation panoramique la superposition des Constellations extra-zodiacales attribuées à tort à Claude Ptolémée :

Cette absence du Centaure démontre déjà que le Zodiaque de Denderah est plus ancien que la mythologie grecque dans laquelle on trouve le mythe du Centaure.

La Constellation du Centaure :

Ceci dit, les Anciens Égyptiens d’avant la Dynastie Ptolémaïque ont quand même représenté la constellation du Centaure sous sa forme « constellaire » mais sous l’apparence d’un autre personnage.

Astronomiquement, la constellation du Centaure est à chercher dans le ciel de l’hémisphère sud en s’aidant des Constellations de l’Hydre ( le Serpent géant sur lequel on voit le Lion ), le Loup ou Canidé ( le Molosse qui tire la langue ) et d’autres constellations telle que la Balance, la Vierge, nous retrouvons ces mêmes constellations représentées en tant qu’animaux ou humains dans le style égyptien sur le détail du zodiaque de Denderah ci-dessous :

Nous observons dans cette partie provenant du bas du zodiaque circulaire, que les Anciens Égyptiens ont placé leur avatar du Centaure dans le bon hémisphère, celui du Sud, cet avatar représente une femme assise qui tient un enfant debout sur une main de cette femme, derrière elle, on remarque un homme à tête de taureau, derrière cet homme-taureau, on remarque un gros chien, genre molosse, au dessus de la femme assise, on remarque un long et grand serpent sur lequel se tient un lion et un oiseau et derrière cet oiseau, on remarque une femme debout tenant un épi de blé dans la main.

Regardons ce que le logiciel d’astronomie Stellarium offre lui comme environnement pour la Constellation du Centaure :

Les scènes du zodiaque de Denderah et du ciel de Stellarium sont presque identiques, l’homme-taureau a cependant disparu, pourquoi ?

Isis tenant Horus enfant dans ses bras a été remplacée par Claude Ptolémée l’astronome Grec par la Constellation du Centaure, que les Astronomes nomment Chiron, nous savons que Chiron était une sorte de précepteur, c’est à dire un éducateur d’adolescents, en effet, de nombreuses sculptures le représentent avec un enfant pré-ado, le Centaure aurait enseigné notamment à Céphale, Héraclès, Iphiclès, Ulysse,…

A l’opposé des centaures, êtres frustes et cruels, Chiron était réputé pour sa sagesse et sa science.

Ce qui est intéressant avec le mot Centaurus ou Centaure, c’est qu’étymologiquement « Cen » vient du mot Cenobite du latin coenobita (moine), dérivé de coenobium et du grec ancien κοινόβιον koinóbion, (« vie en commun « ), qui signifie : une forme de vie monastique en communauté, les centaures vivaient bien en communauté mais loin des hommes.

Le cénobite désigne donc ceux qui vivaient séparés les uns des autres et qu’on appelait aussi anachorètes, c’est à dire un ermite ou citoyen qui refuse les obligations de la ville, par l’entreprise d’un exil volontaire.

Les centaures étaient justement considérés comme des « parias » depuis que les centaures se jetèrent sur Héraclès pour le tuer, mais hercule en tua plusieurs et poursuivit les autres.

Le mot « Taurus », lui signifie évidemment Taureau.

On dit aussi que centaure vient du grec ancien Κένταυροι, Kéntauroi, une étymologie ancienne fait dériver leur nom de deux mots grecs : κεντειν, kentein, « piquer », et ταυρος, tauros, « taureau ».

Les deux versions étymologiques gréco-latine s’entendent toutes les deux sur le mot taurus/tauros.

Pourtant, le mot qui désigne Cheval en grec, se dit Hippo et non pas Taurus, il n’y a donc aucun rapport entre l’homme-cheval et le Centaure et pourtant tout le monde s’accorde à faire du Centaure un homme mi-homme mi-cheval, c’est là que l’on reconnait la corruption du ciel Égyptien et de notre langage par les Grecs.

Le nom de Chiron est issu du grec ancien Χείρων / Kheírôn), dérivé du mot grec Kheir qui signifie main, cette racine étymologique évoque aussi l’habileté avec les mains, mais cette main ne serait elle pas plutôt l’évocation de la main de la déesse Isis comme celle qu’elle place en face de Horus enfant sur le zodiaque ?

Si on observe la version fidèle mais colorée du Zodiaque, on constate que la forme de la Constellation du Centaure se superpose parfaitement sur deux personnages :

Nous remarquons que la constellation du Centaure avec ce montage se superpose aux personnages de Isis/Horus enfant et le personnage mi-homme mi taureau qui tient dans ces mains le manche d’une houe, c’est cet instrument agricole qui fût transformé en lance que tient le Centaure pour tuer la constellation Lupus ( le Loup ) :

Ce canidé est d’ailleurs représenté sur le zodiaque égyptien par un chien du genre Molosse juste derrière l’homme-taureau à la houe :


Ci-dessous, nous pouvons observer la superposition du Centaure grec sur le zodiaque de Denderah :

A moins d’être de mauvaise foi, nous constatons bien que les grecs ont transformé le ciel égyptien en gardant toutefois, et ce malgré eux, la représentation des anciens egyptiens qui a servi de base à Claude Ptolémée et Aratos, les astronomes grecs.

Nous savons que les Grecs n’accordaient pas un rôle important à la femme contrairement aux Anciens Égyptiens, c’est pourquoi le culte de l’homosexualité ou la pédérastie qu’évoque le mythe du Centaure et des jeunes garçons a remplacé l’image de la Déesse Isis tenant dans ses bras son pré-ado Horus , mais la fonction d’enseignement ou d’éducation a demeuré comme on peut le voir sur le Zodiaque, puisque Isis semble apprendre à Horus enfant à se tenir debout.

En s’aidant des constellations voisines, la superposition de la constellation du centaure s’accorde parfaitement en lieu et place de ce qu’on devait nommer à l’époque des Anciens Égyptiens, la Constellation d’Iset ( Isis ) tenant dans ses bras le jeune Heru ( Horus ), le Zodiaque de Denderah est le seul vestige qui témoigne encore du ciel Égyptien, qui est donc bien typiquement égyptien :

Voici quelques représentations les plus courantes mais officielles de la Constellations du Centaure, afin de bien observer que la superposition est juste :

Si les Rois Grecs de la Dynastie Ptolémaïque avaient commandé ce zodiaque à un sculpteur égyptien, le sculpteur ne se serait pas amusé à sculpter des personnages qui ne font pas partie de la Mythologie Grecque, si on suppose que les Constellations actuelles reprennent les personnages mythologiques grecs et c’est le cas, mais comme déjà précisé les personnages du Zodiaque de Denderah ne sont pas du tout Grecs, astronomiquement parlant.

Pour autre preuve, les deux personnages ( Isis et Horus enfant ) qui incarnent la constellation du Centaure ne se retrouvent pas dans la salle hypostyle sur le grand zodiaque rectangulaire visible sur le plafond de la salle hypostyle, ce zodiaque-là, lui date bien, graphiquement parlant, de la dynastie Ptolémaïque.

Cette absence est importante car les égyptologues, du moins ceux du Musée du Louvre, affirment que le petit zodiaque circulaire et le grand zodiaque rectangulaire datent de la même époque parce qu’on les observe dans le même Temple, mais c’est là encore une erreur, car on ne date pas un artefact antique sur la base de deux éclipses comme c’est le cas du zodiaque circulaire, c’est comme si par ex, dans notre futur, en l’an 2958 , on retrouve la Tour Eiffel avec un graffiti dessus représentant l’éclipse solaire de 1999 et qu’on conclura que la Tour Eiffel a été construite en 1999….

Le Zodiaque de Denderah est plus ancien, c’est pourquoi, il a été placé sur la Terrasse, comme si le Temple de Denderah était un musée astronomique rassemblant des zodiaques de différentes époques, d’ailleurs selon l’Auteur en égyptologie Antoine Gigal :

"Il est d’ailleurs courant de retrouver des éléments beaucoup plus anciens dans les structures de l’égypte antique car chaque dynastie procédait à de scrupuleuses restaurations." Source

Pour conclure sur le Centaure, cette constellation du ciel austral était déjà connue des Grecs et apparaît chez Eudoxe de Cnide (4ème siècle avant notre ère), Aratos de Soles (3ème siècle avant notre ère), il est donc incontestable que le Zodiaque circulaire de Denderah est plus ancien qu’on l’affirme, sinon, y apparaîtrait la constellation du Centaure…

Les Deux Éclipses du Zodiaque Circulaire de Denderah :

A propos des deux éclipses lunaire et solaire que l’on peut observer sur le zodiaque circulaire de Denderah, voici comment elles sont représentées, commençons par celle du 25 septembre -51/-52 mais tenant en compte que ce zodiaque circulaire égyptien unique offre plusieurs visions, c’est pourquoi, on peut y retrouver le Soleil plusieurs fois à des endroits différents :

Sachant que la Petite Ourse nous sert d’étoile polaire, c’est à dire qu’elle se trouve juste au-dessus de notre tête, la Terre est forcément directement en dessous de notre étoile polaire dans ce cas, pour qu’une éclipse lunaire se manifeste, il faut que la Terre soit entre le Soleil et la Lune, c’est donc l’ombre de la Terre émanant des rayons du soleil, qui se projette sur la Lune, comme indiqué sur le zodiaque de Denderah.

Une éclipse lunaire est une éclipse se produisant à chaque fois que la Lune se trouve dans l’ombre de la Terre. Ceci se produit uniquement lorsque la Lune est éclairée, et, quand le Soleil, la Terre et la Lune sont alignés ou proches de l’être.

Deux conditions sont requises pour que cela arrive. D’abord, la Lune doit être pleine, c’est-à-dire que, par rapport au Soleil, elle doit se trouver juste derrière la Terre.

Voici un schéma technique montrant comment se déroule une éclipse lunaire :

Cette éclipse lunaire a eu lieu du 25 Septembre -51 ( ou -52 selon que l’on tient compte du calendrier astronomique qui n’intègre pas l’année 0 ), la Lune d’Horus sous la forme de l'"oeil d’Horus" comme on peut le voir sur le Zodiaque circulaire de Denderah se trouve bien dans le voisinage des Poissons avec en opposition la Vierge qui se trouve juste au dessus de notre fameux Centaure.

Voici la carte du ciel du 25 septembre -51 provenant du logiciel d’astronomie Stellarium, on y observera la même représentation que sur le zodiaque circulaire de Denderah :

Éclipse du 7 Mars -50/51 :

En ce qui concerne, l’éclipse solaire du 7 mars -50 ( ou -51 selon que l’on tient compte du calendrier astronomique qui n’intègre pas l’année 0 ), le soleil doit être occulté par la Lune, le soleil qui était en bas ou au Sud sur le Zodiaque circulaire doit donc se retrouvé au Nord dans le voisinage des Poissons.

Ce qui est logique, puisque le soleil ne se trouve plus dans le voisinage de la Balance/Vierge lorsqu’il est visible au mois de Mars, ce zodiaque circulaire de pierre se lit donc non pas dans plusieurs sens, mais offre plusieurs lectures différentes en gardant toujours le même sens à la manière d’une sorte d’ancêtre de l’astrolabe que l’on peut moduler.

Le Soleil dans le cas de la date du 7 Mars -50 est représenté par le cercle enfermant Isis tenant par la queue un sanglier et non pas un Babouin comme l’affirme Eric Aubourg, l’Astro-Physicien :

Sans trop entrer dans les détails de la Mythologie Égyptienne afin de ne pas trop nous écarter de l’aspect astronomique , sachez seulement que le Sanglier est un avatar du dieu malfaisant Seth qui a, selon la légende, crevé un oeil au dieu Horus devenu adulte, cet oeil fût remplacé par la Lune mais Seth a aussi poursuivi le père d’Horus, Osiris ( dans ce cas, avatar du Soleil nommé Ré ou Râ ) qui lui s’est réfugié sur la Lune.

Osiris est considéré aussi comme le dieu des "morts"  mais on trouve dans la tombe de Néfertari ( XIXe dynastie ou -1296 à 1186 ) la formule : " Osiris se repose en Rê et Rê se repose en Osiris ".

Contrairement à ce qui a été souvent affirmé à la suite d’une erreur, ce que les Chaldéens appelaient "Saros" n’a rien à voir avec les éclipses et ne permettait en aucun cas de prédire une éclipse solaire visible dans le monde connu de l’époque Antique.

La fameuse prédiction d’éclipse solaire de Thalès relatée par Hérodote ( -484 à -420 ), est probablement exagérée. Cette éclipse s’est bien produite le 28 mai -585 et était visible dans cette partie du monde. Mais une prédiction d’éclipse suppose des outils théoriques et mathématiques très avancés, qu’on estime n’avoir été élaborés qu’au IIesiècle avant notre ère par Hipparque (-190 à -120) grâce à sa théorie des épicycles..

Mais une fois ces outils élaborés, il faut encore dresser des tables très précises. On ne sait pas avec certitude quand les premières tables permettant des calculs d’éclipses ont vu le jour mais elles sont antérieures à Claude Ptolémée, qui les a perfectionnées, et elles n’existaient pas en Grèce avant Hipparque. On ne sait pas si Claude Ptolémée a effectué avec succès de tels calculs, mais en tout cas il a mis au point la méthode.

À partir de Claude Ptolémée (90 à 168 ), on vérifiait une éclipse après qu’elle est lieu, car pour la prédire avec justesse, il aurait fallu effectuer de fastidieux calculs, le plus souvent en vain, lors de chaque nouvelle lune. La première prédiction d’éclipse solaire établie de manière certaine, dont on possède le calcul, est celle du 16 juillet 1330, réalisée par Nicéphore Grégoras à Byzance.

Voici la représentation de l’Éclipse solaire indiquée sur le Zodiaque de Denderah, cette fois-ci, proposée par le logiciel d’astronomie Stellarium :

Comme on peut le constater, les Anciens Égyptiens n’ont pas attendu Hipparque  et sa théorie des Epicycles ou Claude Ptolémée et son Amalgeste pour prévoir une éclipse solaire qui, plus est, est gravée dans la pierre !

Le ciel du 7 Mars -50 du Logiciel est donc lui aussi identique à celui du zodiaque circulaire de Denderah, puisque nous remarquons que le cercle enfermant Isis tenant le Sanglier se trouve bien dans les Poissons comme le soleil s’y trouve aussi pour cette date :

Ces deux éclipses nous montrent et démontrent que les Anciens Égyptiens étaient de véritables maîtres dans l’art de représenter les phénomènes cosmologiques ainsi que de véritables maîtres dans l’art de communiquer ces phénomènes par l’art graphique, car comme vous le savez maintenant démontrer le phénomène d’une éclipse solaire n’est pas à la portée de tout le monde, aucune autre civilisation antique même celle des Sumériens/Babyloniens n’a su représenté de manière aussi simple, aussi accessible à tous, la difficile discipline de l’astronomie.

Pour ceux et celles qui se demandent pourquoi ces deux Éclipses sont représentées sur le Zodiaque, quels événements important elles indiquent, eh bien c’est très simple, l’an -50 est l’année du décès de Ptolémée XII.

Nous arrivons donc enfin, à cette prophétie du Zodiaque de Denderah qui indiquerait la Fin de l’Égypte Antique, que les Anciens Égyptiens ont vraisemblablement prévu bien avant que l’Égypte ne soit marchandé aux Romains par Ptolémée XII.

Ptolémée XII, le Fossoyeur de l’Égypte Antique :

Né vers -98 ( l’année 117 a également été proposée), Ptolémée XII, Neos Dionysos Philopator Philadelphos, dit Aulète (le Flûtiste) est probablement le fils de Ptolémée IX et d’une mère inconnue, peut-être une concubine, parfois identifiée à Cléopâtre IV, il est aussi connu sous le nom de Tophus (le Bâtard).

Il est porté sur le trône par la foule d’Alexandrie composée largement d’une population grecque  en -80 tandis que son frère règne sur l’île de Chypre. Il épouse sa sœur, Cléopâtre VI Tryphaïna, selon les usages de sa lignée et est couronné à Alexandrie (non à Memphis comme l’aurait exigé la tradition) en 76 seulement.

Très vite, il s’affirme comme un vrai Lagide, par son incompétence politique et ses excès en tous genres.

Or, tandis qu’il se livre à ses débauches, Rome hésite sur la conduite à tenir envers ce souverain lagide : reconnaître sa légitimité ou annexer son royaume, l’Égypte ne l’oublions pas était le "grenier à blé" de la Rome Antique.

Cette année-là, la question de l’Égypte se pose de façon cruciale soulevant la question de la légitimité de Ptolémée XII, produisant un prétendu testament de Ptolémée XI Alexandre II cédant déjà l’Égypte au peuple romain.

En 59, Ptolémée XII verse à Jules César, une énorme somme contre sa reconnaissance officielle avec le titre d’ "ami et allié du peuple romain", c’est-à-dire, dans la pratique, ni plus ni moins que Ptolémée XII devient vassal de Rome mais n’oublions pas que c’est le seul moyen pour Ptolémée XII de faire reconnaître son statut de Pharaon, du fait que celui-ci est contesté, mais cet accord avec les romains, n’est pas sans intérêt pour Rome, en effet, celle-ci décide de s’approprier le royaume de Chypre, dont le frère de Ptolémée XII en était le roi.

En 58, le Sénat romain a réglé le sort du royaume indépendant de Chypre dont le roi préféra se donner la mort plutôt que de se soumettre ne voyant pas venir à lui l’aide qu’aurait du lui envoyer son frère Ptolémée XII, ce dernier prudent, refuse d’intervenir.

Les Alexandrins, furieux chassent Ptolémée XII qui se réfugie d’abord brièvement à Rhodes ( Mer Égée, près de Chypre ) et ensuite à Rome tandis que sa fille aînée Bérénice IV Épiphane monte sur le trône d’Égypte.

Mais les banques romaines refusent d’aider Le Bâtard dans un premier temps, puisqu’il ne dispose plus du trésor royal mais Ptolémée XII tente de se concilier les hommes influents et, ayant obtenu quelques assurances vagues, il quitte Rome pour Éphèse ( Turquie ) à la fin de l’année 57.

Ptolémée XII devra patienter jusqu’en l’an -55 pour que l’opportunité de remonter sur son trône se représente et pour se faire, il imagine un plan machiavélique :  faire croire que l’Égypte veut envahir la Syrie qui elle est assujettie à Rome, et ainsi profiter de l’armée romaine pour rentrer sans crainte, pour sa vie, en Égypte.

Ptolémée XII de retour en Égypte, est rancunier,  il fait exécuter sa fille Bérénice ensuite il gouvernera encore trois ans sous la protection d’une garnison romaine.

« Contre toute attente », Ptolémée XII meurt de mort naturelle en -51 après avoir désigné pour successeurs son fils aîné Ptolémée XIII, âgé d’une dizaine d’années, et sa demi-soeur Cléopâtre VII, âgée de dix-huit ans.

La suite, nous la connaissons, Cléopâtre VII tombe amoureuse de Marc Antoine le Romain, l’ennemi juré d’Octave futur Empereur Auguste, ce dernier envahit l’Égypte officiellement à la mort, par le suicide, de Cléopâtre VII, fille de Ptolémée XII.

Nous venons d’en prendre connaissance, Ptolémée XII fût donc "bel et bien" le véritable fossoyeur de l’Égypte Antique, et son règne marqua bien la fin au sens propre comme au sens figuré du statut de Pharaon.

Autres Événements de l’an -51/-50 :

La Mort de Ptolémée XII étant naturelle, personne n’aurait pu prévoir que l’an -51/-50 serait une année à ce point déterminante pour Égypte Antique, personne, sauf les prêtres astrologues, car, il ne s’agit pas seulement de prédire la mort d’un homme, mais de toute une civilisation.

Cette année-là annonçait donc la fin de l’Égypte Antique mais annonçait aussi le début d’une autre civilisation, celle de Rome, certes, Rome existait depuis déjà quelques siècles, mais l’An -51/-50 annonce le début du futur Empire Romain, voici en quelques détails se qui se déroula lors de cette année -51 :

-Jules César termine la Guerre des Gaules en contrôlant le pays entier. Après avoir vaincu Vercingétorix à Alésia l’année précédente, il bat Coréus, chef des tribus gauloises bellovaques et véliocasses.

-Jules César organise systématiquement la Gaule, dont la soumission lui donne un immense prestige et d’énormes moyens d’action. Son armée lui est dévouée, et il a de l’argent.

-Début d’un réchauffement climatique (fin en 200).

-Disette ( famine ) en Égypte de -50 à -48.

Le Zodiaque indique donc aussi une sorte de prévision astrologique comme une carte du ciel personnelle non pas celle de Ptolémée XII mais bien de toute une civilisation.

Datation du zodiaque circulaire de Denderah :

Le zodiaque circulaire de pierre a été sculpté, de toute évidence, bien avant l’an -50/51, certes, il indique cette année-là, mais même son style graphique est plus ancien que celui de la Dynastie Ptolémaïque.

Le Zodiaque de Denderah remonterait plutôt à l’époque de Sénènmout XVIIIedynastie ( -1550 à 1292 ), l’architecte-astronome de la Reine-Pharaon Hatchepsout, car dans la tombe de Sénènmout, on peut voir sur le plafond des formes circulaires qui ont certainement servies de base à la vision circulaire du zodiaque même si dans le cas des "cercles de Sénèmout", ceux-ci désignent les mois Égyptiens et non une année entière, mais la division en 12 Mois est bien à la base de la division du zodiaque en 12 Signes :

Voici ci-dessous, le Zodiaque de Denderah divisé par les mois Égyptiens du Calendrier Nilotique, division à la manière de Sénènmout, nous remarquons que cette division inclut aussi les Signes de l’Écliptique, appelé couramment Zodiaque, et nous remarquons aussi que l’Éclipse Solaire du 7 mars -50/-51 ou la Pleine Lune apparaît bien dans le Mois Pachons ( Mars/Avril )

Les lignes rouges indiquent les 3 Saisons Égyptiennes, chaque saison comportant 4 mois, eh oui 3 saisons et non 4 comme en Occident, mais cette différence n’altère en rien la maîtrise de l’astronomie Égyptienne, au contraire :

Pour bon nombre d’Égyptologues et Archéologues à commencer par Champollion, l’Égypte de la Dynastie des Ptolémée avait un style graphique et architectural sans finesses, sans grand art, sans souci du détail, par contre le zodiaque circulaire de Denderah reflète le même souci du détail que celui des premières dynasties.

Nous conclurons sur l’origine du Zodiaque de Denderah en rajoutant un fait indéniable, c’est qu’il a fallu plus d’une journée pour sculpter ce chef-d’œuvre de pierre, de fait, il n’a pas été sculpté la veille ou dans la matinée des éclipses qui se sont déroulées en l’an -50…

Après avoir répondu à ceux qui affirment que le Zodiaque de Denderah est d’origine grecque, revenons en à notre carte du ciel du 31 décembre 2012 et répondons à la question restée en suspens :

«Pourquoi deux petits cercles au-dessus de la tête de certains des personnages ne sont pas désignés aussi par un astre ?»

Nous avons répondu en ce qui concerne l’un de ces deux cercles, puisqu’il s’agit du Soleil pour l’Éclipse Lunaire du 25 septembre -51 selon le calendrier astronomique.

Nous avions vu que les 2 astres Modernes que sont Uranus et Neptune prennent place sur le Zodiaque, mais qu’il manquait Pluton la planète disqualifiée depuis 2006.

Comment expliquer que même Pluton serait représenté sur le Zodiaque de Denderah ?

Nous savons que seuls les astrologues modernes qui tiennent compte des découvertes modernes en astronomie, comme ce fût le cas pour Uranus et Neptune, rédigent des thèmes astraux intégrant l’astre Pluton.

Voyons ce que dit Diodore de Sicile a propos de l’astrologie et de l’Ancienne Egypte :

«…On prétend même que les Chaldéens de Babylone, si renommés dans l’astrologie, sont une colonie égyptienne et qu’ils furent instruits dans cette science par les prêtres d’Égypte…»

Que l’on «croit» ou non à l’astrologie, il suffit juste de savoir que les Astres de notre système solaire et aussi ceux qui sont en dehors comme les 3 astres modernes sont rattachés à une symbolique ou plutôt une caractérologie reliée à une divinité Gréco-romaine, c’est pourquoi, il est intéressant de visualiser aussi le zodiaque de Denderah sous un œil astrologique. Précisons néanmoins que cette référence mythologique ne fait pas partie d’une «croyance» mais plutôt d’une Culture générale.

En très résumé, voici la liste des divinités gréco-romaines majeures "rattachées" symboliquement à leur astre respectif et leur qualificatif mythologique :

-Soleil = Apollon = dieu de la beauté, etc…

-Mercure = Hermès = dieu des commerçants, etc…

-Venus = Aphrodite = déesse de l’harmonie, etc…

-Lune = Diane/Artémis = déesse de la Source, etc…

-Mars = Arès = dieu de la Guerre, etc…

-Jupiter = Zeus = dieu de l’autorité, etc….

-Saturne = Cronos = dieu du temps, etc…

-Uranus = Ouranos = dieu du ciel, etc…

-Neptune = Poséidon = dieu de l’océan, etc…

-Pluton = Hadès = dieu des enfers, etc…

Cette liste attire votre attention sur le fait qu’un astre indique au delà de son statut astronomique, aussi tout un ensemble de références mythologiques en plus d’être simplement un astre gazeux ou tellurique de telle ou telle masse comme le pensent les astronomes.

N’oublions pas que dans l’Antiquité, l’astrologie et l’astronomie n’était qu’une seule et même entité, les astrologues se servaient et se servent encore de ces références mythologiques pour dresser un portrait ou une période dans la vie d’une personne.

C’est ce qu’on appelle une «influence planétaire», c’est à dire que contrairement à ce que l’on conclut hâtivement, il n’y pas un lien visible ou invisible qui relie un astre à une personne, il s’agit simplement d’établir ou plutôt d’inclure dans votre date de naissance, le caractère de ces divinités gréco-romaines selon la position de ces astres dans votre thème astral.

Voici maintenant la liste des symboles qui représentent graphiquement les Signes et les Astres dans laquelle nous avons inclus Pluton puisque les astrologues modernes continuent à utiliser cet astre malgré sa disqualification du rang des planètes par les Astronomes modernes, mais qu’importe son rang, Pluton est aussi un personnage de la Mythologie Grecque :

astro-signes-et-planetes

 

Nous avions parlé au début de cette enquête, de la durée relative à chaque astre afin de constater que tous  ne bougent pas en même temps selon les dates, voici donc la durée zodiacale pour chaque astre :

Mercure met + ou – 7 jours pour parcourir un signe et + ou – 88 jours pour parcourir tout le zodiaque
Vénus met + ou – 20 jours pour parcourir un signe et met + ou – 243 jours pour parcourir tout le zodiaque.
La Lune met + ou – 2 jours pour parcourir un signe et met + ou – 28 jours pour parcourir tout le zodiaque.
Mars met + ou – 58 jours pour parcourir un signe et met + ou – 687 jours pour parcourir tout le zodiaque.
Jupiter met + ou – 1 an pour parcourir un signe et + ou – 12 ans pour parcourir tout le zodiaque.
Saturne met + ou – 2 ans pour parcourir un signe et 29 ans pour parcourir tout le zodiaque.
Uranus met + ou – 7 ans pour parcourir un signe et + – 84 ans pour parcourir tout le zodiaque.
Neptune met + ou – 13 ans pour parcourir un signe et + ou – 165 ans pour parcourir tout le zodiaque.
Pluton met + ou – 20 ans pour parcourir un signe et + ou – 248 ans pour parcourir tout le zodiaque.

Où se trouve donc Pluton sur un thème astral daté du 31 décembre 2012 ( hélas le logiciel d’astrologie n’a pas inclut la ville de Denderah dans sa liste, nous sommes donc obligés de nous baser sur la ville du Caire qui se trouve bien plus au nord de la Ville du Temple du Zodiaque, il y a donc forcément un léger décalage entre la carte astrologique et la carte astronomique, mais de quelques degrés seulement)  ?

31 décembre astrologique tropicalPluton se trouve "en" Capricorne ce jour-là, précisément là où Pluton se trouve sur le Zodiaque de Denderah :

31 décembre 2012 zodiaque de Denderah

Incroyable non, hasard, coïncidence, avancée astronomique égyptienne, qui sait ?!

Nous en avons terminé avec cette courte parenthèse astro-mythologique qui était nécessaire pour la suite de notre enquête sur le Zodiaque de Denderah.

Pourquoi les Antiques et Claude Ptolémée s’en sont tenus à 7 Astres alors qu’ils semblaient connaître les 3 astres les plus éloignés ?

7 ou le nombre humain :

NOMBRE 7 planétaire

Selon Macrobe ( né vers 370 et mort vers 430 ) écrivain, philosophe et philologue dans son oeuvre "Commentaires du songe de Scipion", livre premier :

"Le nombre septénaire règle les séries de la vie de l’homme : Sept heures après l’accouchement, on peut prononcer si l’enfant vivra. C’est au septième jour de sa naissance que se détache le reste du cordon ombilical. Après deux fois sept jours, ses yeux sont sensibles à l’action de la lumière, et après sept fois sept jours il regarde fixement les objets, et cherche à connaître ce qui l’entoure. Sa première dentition commence à sept mois révolus; et à la fin du quatorzième mois, il s’assied sans crainte de tomber. Le vingt-unième mois est à peine fini, que sa voix est articulée ; le vingt-huitième vient de s’écouler, déjà l’enfant se tient debout avec assurance, et ses pas sont décidés".

Le nombre septénaire, à cause de son rapport aux sept planètes, a occupé le premier rang parmi les nombres sacrés chez tous les peuples de l’ancien monde.

Précession des Équinoxes :

precession-de-la-Terre

Les Anciens Égyptiens connaissaient le phénomène de la Précession des Équinoxes bien avant qu’on ne l’attribue à Hipparque le Grec ( -190 à -120), cette théorie est soutenue par Cyril Fagan l’astronome écossais qui a écrit "Le Zodiaque des Égyptiens" paru chez Pardes.

L’astrologie Sidérale qui tient compte du décalage des Signes par rapport à la Précession des Équinoxes  a fait décaler le Zodiaque tropical de 24 degrés ( 1° =  71, 7 ans).

Le Zodiaque Tropical basé sur les 4 saisons occidentales ne peut que différer du zodiaque sidéral pour une simple raison : l’astrologie Tropicale est apparue avec Claude Ptolémée le Grec, astronome et astrologue ayant vécu vers le 2 ème siècle.

Notre calendrier d’origine égyptienne :

calendrier nilotique

En très bref, il faut savoir que notre calendrier grégorien fût inspiré par le Calendrier Julien et que celui-ci fut inspiré du calendrier Égyptien lorsque Jules César demanda à l’astronome Sosigène d’Alexandrie de mettre de l’ordre dans le calendrier lunaire romain pas assez fiable, le calendrier solaire égyptien est donc à la base de notre calendrier actuel.

Voici maintenant quelques autres aspects de la maîtrise de l’astronomie par les Anciens Égyptiens.

Découvertes astronomiques Égyptiennes  :

Machine d'Anticythère

Les anciens Égyptiens connaissaient donc déjà les astres modernes et d’autres maîtrises astronomiques telles que :

1° Le Zodiaque gradué en 360 °; comme le démontre par ailleurs la graduation de la Machine Anticythère datée du 1 er siècle avant l’ère des Poissons.

Voici le zodiaque gradué en 360 ° avec comme 1 er degré de départ le Bélier comme indiqué dans le Calendrier Thébaïque:

Entre 0° et 30° on peut remarquer que la queue du Bélier indique précisément le point de départ du Zodiaque Sidérale ou Tropicale, selon que l’on fait commencer le Bélier le 21 Mars ou le 15 Avril.

2° La connaissance par les Anciens Égyptiens de l’existence de la constellation de Ophiuchus que l’on nomme aussi le Serpentaire et que certains considèrent comme étant le 13 ième Signe.

Voici le Zodiaque à 13 Signes avec Ophiuchus le Serpentaire représenté par les Anciens Égyptiens :

3° La projection azimutale équivalente bien avant que Johann Heinrich Lambert ( 1728 à 1777 ) ne prétende l’avoir trouver.

Voici la projection azimutale équivalente représentée par les Anciens Égyptiens sur le zodiaque de Denderah, car sans cette projection, ils auraient été impossible pour eux de reproduire notre ciel d’une manière circulaire et ce bien avant que le mathématicien alsacien Johann Heinrich Lambert ne s’attribue la paternité d’une telle vision en 1772. 

On peut voir en bas en rouge indiqué par la lettre L ( Libra en latin, c’est à dire la Constellation de la Balance) cette constellation qui n’est pas, comme l’affirme certains, une invention romaine:

Voici ce que Yves Lenoble, historien de l’astrologie écrit à propos du Signe ou Constellation de la Balance :

"Il faut rendre à César ce qui est à César. Il m’est agréable de dire ici, sur cette terre italienne, que ce sont les Romains qui, en remplaçant « les Pinces » ( du Scorpion ) par la Balance, vont constituer définitivement notre zodiaque." 

Pourtant si on se réfère au Temple d’Esna, dont la restauration fût ordonnée par Ptolémée III Évergète II ( -144 à -116 ), on y voit bien la Constellation de la Balance, ce Signe est de plus le seul dont on ne peut pas douter de l’origine égyptienne puisque qu’il est présent aussi en représentation philosophique sur des papyrus qui remontent à – 2700 …

C’est donc bien aux Anciens Égyptiens à qui nous devons notre actuel zodiaque mais certainement pas aux Gréco-romains comme ose l’affirmer Yves le Noble.

4° L’axe oblique de la Terre d’où le décalage de l’écliptique par rapport au centre du Zodiaque de Denderah.

Voici maintenant la représentation de l’axe oblique de la Terre selon la position des Étoiles Circumpolaires, bien avant que l’astronome James Bradley n’en proclame la trouvaille en 1748 :

Voici l’axe oblique de notre Terre vu de profil représenté de manière schématique, afin de bien visualiser l’axe oblique par rapport à la vue en plongée ou vue du haut visible sur le Zodiaque circulaire de Denderah :

5° Autres détails visibles sur le Zodiaque de Denderah, tels que le Nombre d’Or, l’emplacement exact des Constellations les unes par rapport aux autres  : 

Voici le calcul du Nombre d’Or en relation avec la course du soleil, on peut voir le Cancer qui annonce le Solstice d’été, c’est à dire le moment de l’année où le soleil commence sa course à reculons, c’est à dire à "redescendre" alors que jusqu’au 21 juin, il n’a fait que monter depuis le 24 décembre suite au Solstice d’Hiver, le fait qu’il aille à reculons, indique et explique pour que les Anciens Égyptiens ont choisi le Crabe pour le Cancer afin d’illustrer cette époque de l’année, ce crustacé à bien la réputation de se déplacer à reculons :

Voici aussi l’identification de 72 de nos 88 constellations actuelles avec leur place précise pour chacune dans notre ciel, remarquez aussi que les Anciens Égyptiens, connaissaient déjà 24 des constellations dites modernes redécouvertes à partir du 16 ème siècle :

72 CONSTELLATIONS

Il existe bien sur d’autres découvertes égyptiennes antiques «bien avant l’heure» , car la liste des découvertes astronomiques égyptiennes ne s’arrête pas à ces quelques exemples, vous pourrez mieux les découvrir dans le livre « Les Voleurs d’Étoiles ou le Secret du Zodiaque de Denderah ».

Optique Égyptienne :

Historiquement, l’optique est apparue dès l’Antiquité, la thèse la plus probable concernant la première création du verre est fixée à l’époque de l’Antiquité égyptienne (vers -2600 av J.C), les anciens égyptiens ont commencé par utiliser des verres naturels, comme l’obsidienne, puis ont appris à fabriquer eux-mêmes le verre dont l’application fût évidemment multiple.

Né du sable et du feu, le verre prit son véritable essor avec Thoutmosis III, pharaon d’Égypte ( -1483 à -1450 ) qui serait le premier à avoir fait naître l’industrie verrière.

Utilitaires, décoratifs, ou encore parures pour les princesses et pharaons, les objets en verre acquièrent très tôt de multiples usages, il est remarquable de constater que les premiers verres présentaient des compositions très voisines de celles de nos verres industriels modernes.

L’invention de la loupe ou de la lentille date de la même époque que Thoutmosis III, on a retrouvé des petites formes polies de verre, bien transparentes, et à travers lesquels on voit parfaitement.

Les premiers travaux d’optique pratique visent la mise au point de lentilles et remontent aux anciens Égyptiens, il s’agissait de cristaux polis, en général de quartz :

Certes, il faut de puissants télescopes pour observer les astres modernes, mais quoi qu’il en soit, ces astres modernes sont bien représentés sur le Zodiaque de Denderah.

Même si les astronomes réfutent la théorie des ères, ils n’hésitent pas pourtant à nous donner des chiffres, nous l’avons vu avec le degré converti en années, un degré équivaut précisément à 71,7 ans que l’on arrondit en général à 72 ans, un autre nombre apparaît aussi c’est le fameux "2160" ans qui correspondrait à la durée d’une ère, mais ce chiffre, lui n’est pas défendu par les astronomes, pourtant, si on s’en sert, c’est parce qu’on a multiplié une section de 30 ° par 72 ans, ce qui donne 2160 ans, mais nous l’avons vu, le nombre 72 est un nombre arrondi, si on veut être précis, il faut retenir 71,7 ans comme équivalent à 1°, en effet, si on multiplie 30° par 71,7 ans, cela donne 2151 ans.

2160 ans ou 2151 ans ?

On lit souvent qu’une ère a une durée de 2160 ans mais cette durée est approximative, c’est un nombre "arrondi", c’est pourquoi il est important de remettre les pendules à l’heure quand on parle du Temps.

On sait officiellement depuis Hipparque qu’un 1° astronomique équivaut + ou – à "72 ans" et que la durée d’une ère est de + ou – 2160 ans et qu’une "Grande Année" est de + ou – 26.000 ans.

Ne pourrait on pas être plus précis, surtout quand on traite d’astronomie ?

Prenons le nombre de 26.000 ans ou "Grande Année" :

26.000 ans divisé par 12 ( Ères ) = 2166,6666666666666666666666666667 ce résultat ne correspond plus au nombre tant évoqué de 2160 ans ( et il correspondra encore moins si on se base sur 13 ères si on pense qu’il y a 13 "Signes" ).

Un autre calcul si on se base sur le nombre précis de 360° nous montre encore une erreur quant à la notion de degrés :

360° x 2160 ans : 26000 ans = 29,907692307692307692307692

Un degré n’équivaut pas à 72 ans mais précisément à : 71, 7 ans, car si on multiplie ce nombre d’années qu’est 71,7 ans par 30°, on obtient précisément 2151 ans.

Si on multiplie une ère de 2151 ans par 12 ( Eres ) on obtient : 25812 ans

On peut se fier à ces données, si on reprend le calcul :

360° x 2151 ans : 25812 ans = 30 comme 30°.

Ces calculs nous ont permis donc de définir une fois pour toutes la durée exacte d’une Ère qui équivaut en échelle de temps à une durée précise de 2151 ans.

Nous l’avons vu l’an 0 n’existe pas dans l’Astronomie, les astronomes passent directement de -1 à 1.

Le Point Vernal ou Équinoxe du Printemps se détermine lorsque le Soleil est visible à O° et O heure.

La capture d’écran ci-dessous indique précisément le moment où le Bélier n’est plus "concerné" par le Soleil et montre précisément le lieu où il commencera à être visible dans la Constellation des Poissons, en -139 :

Image

Partant de cette durée précise de 2151 ans et de la capture d’écran du 24 mars -139 à 04h02 : on obtient : -139 + 2151 = l’an 2012, voici la capture d’écran du ciel du 20 Mars 2012 :

Certes, on peut penser que le Soleil est encore visible dans les Poissons mais si on se base sur l’image ci-dessous reprenant la partie du ciel établie par le découpage de l’UAI :

Et qu’on la compare avec la capture d’écran du 20 Mars 2012, on se rend compte que le Soleil ne sera plus visible dans la Constellation des/du Poisson(s), à la fois, grâce au calcul des 30° mais aussi grâce à la délimitation ( virtuelle ) des Constellations établie par l’union Astronomique ou l’UAI ( cliquez sur l’animation ci-dessous, si elle ne s’active pas automatiquement ) :

L’An -139 ou la Précession des Équinoxes :

L’An -139 correspond à la date où l’Astronome Grec Hipparque constata que l’étoile Spica de la Constellation de la Vierge ( la Constellation de la Vierge est précisément à l’opposé direct de la Constellation des Poissons ) s’était décalée de 1° degré par rapport à l’Écliptique selon les observations que l’on avait fait et établit, certains disent que c’est sur base du catalogue d’étoiles de Timocharis d’Alexandrie ( (env -320 à – 260 )

L’An -139, début de la Précession des Équinoxes ou/et de l’Ère des Poissons ? : 

Quittons un instant l’astronomie et plongeons dans nos livres d’histoire pour nous intéresser de près ce qui se passa sur le plan humain pour les personnes qui vivaient en -139.

C’est en l’An -139 que la traduction en grec de la Thora juive fût complètement achevée. Cette traduction fût commandée par Ptolémée II afin que politiquement, le fils du Général de Alexandre le Macédonien, puisse conserver le calme dans la Ville d’Alexandrie dont la population bigarrée recensait un certain nombre de Juifs dont certains furent les esclaves travaillant sur la construction du célèbre Phare ( c’est de ces juifs-là dont parle la Bible dans son chapitre sur la "Fuite hors d’Egypte" car avant les Ptolémées, il n’y a jamais eu d’esclaves juifs en Égypte selon les archéologues ).

Cette traduction référencée de la Thorah fût nommée  "La SEPTANTE" ( en allusion à 70 ou 72, c’est à dire le nombre des traducteurs requis ), fût commandé par un certain Aristée, un noble Juif qui se fît passer pour un Grec afin que la Dynastie Grecque intègre et reconnaisse la culture Juive.

La traduction fût donc terminée en -139 ( année où Hipparque remarque la Précession des Équinoxes …) et elle servit de base de référence à ce qu’on nommera la Bible, quelques siècles plus tard.

Cette traduction combinant la Culture Juive et la Culture Grecque ( notamment dédié à Zeus ), plongea l’Occident dans une spiritualité religieuse qui nous imposa Jupiter alias Zeus le "Dieu des Dieux", en "Dieu Unique"…

La Traduction contenue de références mythologiques grecques fût ensuite traduite en latin,  les Prêtres coiffés de leur mitres ( tête de poisson )

carpe-poisson-mitre

des différents conciles crurent qu’il s’agissait là, de sources divines et en firent la structure de la religion que nous connaissons.

Nous le savons, le Poisson Carpe est un plat traditionnel dans la communauté juive…

Un autre élément figuratif du Poisson est le symbole de rassemblement des premiers chrétiens, à savoir le dessin d’un poisson :

ichtus-poisson

L’ichtus (du grec ancien ΙΧΘΥΣ, qui signifie « poisson ») est un symbole chrétien utilisé du Ier siècle au IVe siècle avant que lors Concile de Nicée qui eut lieu en 325, sous la coupe de l’empereur Romain Constantin devenu le premier Pape Chrétien, fît rédiger le Nouveau Testament avec d’autres symboles chrétien, tel que l’ankh égyptien transformé en croix.

Deux livres préfigurent le Christ et sa Passion sous la forme du Poisson : le Livre de Tobie et le Livre du prophète Jonas (dans l’Ancien Testament). Le «  Signe de Jonas ». Il est aussi fait allusion au poisson abondant comme signe de vie abondante dans le prophète Ezéchiel.

Le poisson est ensuite un symbole important du Nouveau Testament au même titre que le pêcheur : multiplication des pains et des poissons, pêche miraculeuse, poisson pêché par Pierre dans lequel il trouve un statère, poisson grillé de la résurrection (Jean:20).

Les premiers chrétiens persécutés par les autorités romaines l’utilisaient comme code secret pour se reconnaître entre eux.

Le poisson représente aussi l’eau du baptême. Par ailleurs, le mot forme, en grec ancien (langue véhiculaire davantage parlée dans l’Empire romain que le latin), un jeu de mots puisque c’est aussi l’acrostiche du nom attribué à Jésus sur laquelle repose la foi chrétienne.

Christ viendrait donc de Ichtus le Poisson qui fût latinisé en Christus.

Les astronomes devraient donc remettre en question leur point de vue astronomique, en le nuançant, certes, le Zodiaque ou plutôt l’Écliptique ( pour ne pas trop les froisser ) ne peut pas être divisé en 12 à parts égales puisque la taille des constellations varient, mais à moins d’être aveugle, une ère en l’occurrence celle des Poissons, régit bien notre datation calendaire, puisque même les astronomes sont obligés de préciser pour un phénomène astronomique, si il s’agit d’avant ou après J.C. …

Il ne fait aucun doute historiquement parlant, que nous avons bien été régi par l’ère des Poissons par l’entremise de l’Église Catholico-Romaine.

Il est donc temps que nous mettions fin à ce débat stérile soulevé par les astronomes qui persistent à nous rappeler que les Constellations n’occupent pas toutes le même nombre de degrés selon leur tailles et que astronomiquement parlant une ère est "virtuelle" car ne se mesurant pas telle la magnitude d’une étoile ou la masse d’un astre.

Les Catholiques eux, comptent bien à partir de l’An 0 qui est assez proche de Hipparque l’astronome Grec et du Livre de la "Septante", c’est qu’ils tiennent compte à leur manière de la Précession des Équinoxes et du décalage en degrés de l’Étoile Spica appartenant à la Constellation de la Vierge, autre symbole chrétien.

A moins que les Catholiques qui tiennent compte de l’an 0, ne souhaitent qu’ honorer la nomination d’Auguste le Romain à la tête de l’Empire qui en tant que Pater patriae  signifiant « père de la patrie » allait régner en créant les fondations de notre actuelle société ?

Quoi qu’il en soit le début de l’Empire Romain annonce bien la fin de l’Ancienne Égypte, dont Ptolémée XII a été le fossoyeur.

dieu_hapy

Si vous souhaitez en savoir plus sur le Zodiaque de Denderah, n’hésitez pas à découvrir l’enquête archéo-égyptologique :

 «Les Voleurs d’Etoiles ou le Secret du Zodiaque de Denderah»

Enquête et analyse illustrée rassemble 1600 pages très documentées.

couverture-du-livre12

Le Temple de Denderah revisité

"Dendérah ! Ce nom évoque chez tous ceux qui ont fait le pèlerinage classique de l’Égypte en felouque sur le Nil la première vision réelle de la beauté la plus pure et la plus antique qu’ils aient eue d’un temple égyptien !"

Gaston Maspero, Égyptologue.

Dendérah est une des plus anciennes cités d’Egypte où serait inhumé un des morceaux du corps d’Osiris. Créée sous l’Ancien Empire, elle est la capitale du VIeme nome de la Haute-Egypte. A Dendérah où règne Hathor. Trois sanctuaires s’y dressent : de celui d’Ihi, fils d’Horus, il ne reste que la porte monumentale ; mais du temple d’Horus il ne reste pratiquement rien.

Seul le temple d’Hathor a traversé les siècles et laisse des vestiges assez importants et relativement bien conservés. Le temple est construit sous Khéops (Ancien Empire), et est restauré à diverses époques de l’antiquité, jusqu’à l’occupation romaine.

 

Présentation du Lieu :

L’ancien quai du temple de Hathor, dont la longueur atteint les 215 mètres, ainsi qu’une partie de la Route des béliers, reliait Dendera à Edfou. Les anciens Égyptiens croyaient que Hathor, épouse d’Horus, débarquait chaque année de son temple à Denderah vers celui de son époux à Edfou pendant la crue du Nil.

Avec la montée des eaux au moment de l’inondation, il devenait plus facile de réaliser ce parcours sacré qui durait 13 jours. Selon l’égyptologue Ayman Hendy, lors de ce cérémonial, les prêtres de Denderah embarquaient le naos de Hathor dans un petit bateau visant Edfou, dont les prêtres accueillaient le cortège divin. Ensuite, la déesse revenait avec des offrandes considérables. « Cette excursion est décrite sur les bas-reliefs du saint des saints au temple principal de Denderah », explique Ayman Wahby, professeur d’égyptologie à l’Université de Mansoura.

Autour du quai, ont été relevés des blocs composant des portails, ainsi que d’autres qui constituaient le parterre.

Toutes ces opérations de restauration et d’entretien depuis l’époque romaine offre au visiteur actuel une vue panoramique sur des bas-reliefs et des plafonds du complexe architectural qui se poursuivent jusqu’à présent.

Dans la salle hypostyle qui renferme 24 colonnes la restauration a fait apparaître les anciennes couleurs ainsi que les scènes et les inscriptions qui sont désormais claires. Elles représentent en fait l’évolution astronomique des astres et le mouvement du vent tout au long de l’année en Égypte ainsi que les constellations et les inscriptions de la divinité céleste, Nout.

La représentation astronomique sur ces murs est verticale, tandis qu’elle a pris dans le zodiaque une forme cylindrique dans le même temple. Actuellement, la moitié du plafond est visible comme à l’époque ancienne de l’Égypte, faisant apparaître la beauté des couleurs des habits des divinités :

Temple de tous les âges

Denderah fût restauré au fil des époques pharaonique, gréco-romaine et copte. Au sein de la salle hypostyle, une inscription explique que le temple avait été bâti au-dessus des vestiges datés de l’époque de Khéops et réorganisés au cours du règne de Pépi I, fondateur de la VIe dynastie. Aussi, Mentouhotep II, de la XIe dynastie, y avait construit une chapelle. De même, Thoutmosis III avait rebâti le temple et restauré les façades. D’ailleurs, les textes de certains blocs découverts toujours au temple principal marquent les ajouts des rois Amenhotep III, Ramsès II et Ramsès III du Nouvel Empire, et ce sans oublier le roi Shabaka de la XXVe dynastie.

Ces inscriptions témoignent de la participation de tous ces rois et de l’importance de cette région. Mais aucun bâtiment n’existe de l’époque pharaonique sauf le mammisi, ou la maison d’accouchement de la déesse Hathor, édifié par le roi Nectanebo I, fondateur de la XXXe dynastie. En effet, pendant la période de l’accouchement, Hathor devait demeurer au mammisi.

Le complexe de Denderah en comprend deux, un pharaonique tandis que le second est romain et édifié par Trajan. Ces édifices sont décorés de plusieurs scènes qui incarnent la naissance divine d’Ihi, fils de Hathor, avec la présence des divinités locales qui portent des habits en rouge, vert, blanc et en bleu.

Le temple de Denderah comprend des galeries souterraines qui étaient utilisées comme dépôts pour la conservation des trésors de Hathor. Ce sont en fait des habits coloriés des statues de la divinité Ihi, ainsi qu’une statue de faucon en or pur et bien d’autres.

Les enrichissements architecturaux ne s’arrêtent pas aux édifices pharaoniques. L’époque copte y est présente grâce à la basilique qui date du Ve siècle et dont les blocs ont été dérivés du petit temple d’Isis, l’un des temples que comprend le complexe de Dendera. Ainsi remarque-t-on sur les parois de l’église le faucon, signe d’Horus, ainsi que la croix qui ressemble au signe hiéroglyphique, l’Ankh.

Le temple de Denderah semble être la caverne dont les trésors et les secrets sont infinis.  Il faut aussi réétudier les divers blocs afin de reconstruire les différents éléments architecturaux. Reste encore certains éléments architecturaux à étudier afin de connaître leur vraie fonction. C’est l’exemple du sanatorium, dont les récentes découvertes témoignent qu’il est plutôt un atelier de teinture. Afin que Denderah livre tous ses secrets, il faudrait encore au moins un siècle de restauration même si celle-ci progresse assez rapidement comme on peut le constater :

45206_10151812309890645_1393278532_n

 

Envie d’en savoir plus sur le Zodiaque de Denderah, cliquez sur la couverture du Livre ci-dessous :

Protégé : Accès à l’intégralité du contenu en ligne du Livre "Les Voleurs d’Etoiles ou le Secret du Zodiaque de Denderah" écrit par Alexandre N.Isis

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Sens correct de vision du Zodiaque de Denderah

ZODIAQUE exposé au Louvre

Sens d’observation du Zodiaque de Denderah :

Le sens dont le Musée du Louvre expose le panneau explicatif du Zodiaque de Denderah, est inversé  quant à la vision où il devrait être vu !

En effet, pour s’en rendre réellement compte, il suffit de tenir compte du morceau "en trop" du Zodiaque Égyptien :

On constate avec ce morceau "en trop", que lorsque M.Lelorrain s’est servi de poudre de fusil afin d’extraire le disque céleste du plafond après avoir essayé de le scier,  cette partie "en trop" constituée de "vagues" est resté solidaire du zodiaque lorsque l’aventurier la "descellé", c’est cette partie représentée par ces "petites vagues" que l’on voit sur le Zodiaque exposé au Musée du Louvre.

Il y a donc deux bandes de "petites vagues" de chaque côté du Zodiaque, c’est à dire une à droite et une à gauche, le morceau "en trop" se trouvait à gauche quand on avait le dos au mur de gauche en entrant dans la chapelle, pour observer le Zodiaque au Plafond ( cliquez sur l’image de la Chapelle pour voir l’animation ) :

On remarque très bien, la partie triangulaire manquante sur le plafond :

morceau en trop du zodiaque

Observons-là sans perspective, afin de bien voir où ce morceau était placé :

morceau en trop du zodiaque et explication

Ce sens de vision est appuyé par le corps de la Déesse Nout qui coupe le plafond en deux, comme on peut le voir sur cette photo et sur place.

La Déesse Nout représente le Ciel mais aussi deux points cardinaux : l’EST et l’OUEST, on sait que Nout mange le soleil le soir ce qui indique l’OUEST et accouche du soleil au matin ce qui indique l’EST.

Comme on peut le voir sur le montage en couleurs ci-dessous, avec la Déesse Nout qui semble entouré de son corps le Zodiaque, on constate que le Lion regarde vers l’EST ainsi que Draco l’Hippopotame dont la tête est tournée aussi vers l’EST :

Si on décolle le zodiaque du plafond de la chapelle, il faut donc conserver le sens de ces directions cardinales, c’est à dire là vers où regardent ces deux personnages cités.

Nous devons observer le Zodiaque en nous basant sur l’EST, c’est à dire là où le soleil se lève, car c’est ce phénomène qu’honorait la culture de l’ancienne Égypte, phénomène qu’elle scrutait avec angoisse, puisque le soleil aurait pu être dévoré par Apophis durant les heures de la nuit.

Si nous mettons les 2 personnages que nous venons de citer avec les pattes logiquement vers le bas, le Lion se retrouve à notre droite :

Nout, déesse du Ciel :

Pour visualiser le zodiaque correctement, c’est à dire dans le bon sens avec l’Est à gauche, nous devons l’observer comme si nous regardions un corps humain, en fait, c’est le corps de la Déesse Nout :

Draco regarde bien vers l’Est, vers le coeur du personnage et non pas notre gauche à nous, initialement le zodiaque ne devait pas être retiré du plafond, si on voulait s’en servir, il fallait lever les yeux en ayant le mur derrière notre dos et sortir ensuite sur la terrasse du Temple, pour observer le ciel nocturne avec toutes ces constellations en s’aidant du zodiaque que l’on aura gardé en mémoire, car c’est là le seul moyen de se souvenir de leur emplacement céleste.

Le Soleil se lève toujours à l’est et se couche toujours à l’ouest, dans l’hémisphère sud comme dans l’hémisphère nord, c’est pourquoi l’Etoile Sirius incarnée par la vache Sopdet sur sa barque se trouve à l’EST du Zodiaque, comme elle apparaît à l’EST dans la réalité, comme nous l’avons vu avec la Constellation de Canis Major.

(En fait, le Soleil se lève à l’EST et se couche précisément à l’Ouest que deux fois par an, et ce aux équinoxes, après l’équinoxe de printemps, les points de lever et de coucher du soleil se déplacent vers le Nord sans l’atteindre évidemment, ensuite, ils "redescendent" pour retrouver l’axe EST-OUEST à l’équinoxe d’automne, à partir de cette période de l’année, les points de lever et de coucher du soleil se déplaceront vers le Sud sans l’atteindre évidemment et reviendront à leur axe EST-OUEST, à partir du solstice d’hiver jusqu’à l’équinoxe de printemps et ainsi de suite…).

Les Anciens Égyptiens considéraient Nout comme la mère de tous les astres, elle est représentée avec des étoiles dans et autour de son corps, le Soleil parcourant son corps de son vagin vers sa bouche.

Mais si on tient compte du sens que le Musée du Louvre propose sur son panneau explicatif, c’est comme si l’observateur était la Déesse Nout elle même ou qu’il regarde le zodiaque avec la tête en bas :


Les quatre paires d’hommes-Faucons étant les points cardinaux et non pas les quatre Déesses qui elles représentent les 4 points inter-cardinaux, comme nous l’avons déjà vu.

Le nord ne devrait donc pas être représenté par la déesse en haut à notre gauche mais à la droite du panneau explicatif du Musée du Louvre.

N’oublions pas que la Grande Pyramide de Gizeh est parfaitement alignée sur nos 4 points cardinaux, les créateurs du zodiaque ne pouvaient donc pas ignorer l’emplacement exact des directions cardinales, c’est donc le Musée du Louvre qui fait passer les créateurs du zodiaque pour des incultes en indiquant les points cardinaux comme il le fait, c’est à dire de manière oblique.

Le sens de la Déesse Nout est toujours le même, sa tête doit toujours se trouver à droite si nous l’avons en face de nous, la droite évoquant le soleil se couchant à l’ouest.

Pour appuyer cette vision, il nous suffit de regarder à droite dans la Chapelle, on observera une autre représentation de la Déesse Nout qui étend ses bras au dessus de 14 barques, la quille ( la coque ) de ses 14 barques est tournée logiquement dans le sens du bas, la rame aussi indique le bas par rapport à cette seconde représentation de Nout :

plan-de-la-chapelle-avec-indications12

Voici cette deuxième Nout en grande taille afin de pouvoir bien observer les barques par rapport à la déesse :

SECONDE NOUT chapelle

Voici un autre angle pour bien visualiser cette seconde Nout avec son ensemble de 14 barques qu’elle semble "encercler" de ses bras et de ces jambes :

intc3a9rieur-de-la-chapelle-avec-la-dc3a9esse-nout-les-bras-vers-la-terrasse

Autrement dit, l’observateur devait avoir le mur dans son dos et être face à la fenêtre qui donne sur la Terrasse afin de voir dans le bon sens cette deuxième Nout, tout comme l’observateur doit avoir le dos au mur de gauche de la chapelle pour observer le zodiaque de Denderah  dans le bon sens :

La reproduction dite de Bonaparte :

En fait, cette erreur de sens provient de la reproduction de MM. Jollois, ingénieur (1776-1842 ) et Devilliers, ingénieur (1780-1855) qui ont fait partie de l’expédition d’Égypte de Napoléon Bonaparte :

Sur cette reproduction, nous remarquons que MM. Jollois et Devilliers ont indiqué le titre de leur oeuvre graphique en haut comme il se doit ( bien qu’indiquer un titre en bas ce fait aussi ), mais comme nous l’avons vu, le Zodiaque de Denderah n’est pas un bas-relief mural mais bien un bas-relief qui se trouvait sur un plafond.

De fait, l’observateur qui ne s’est jamais rendu en Egypte pour observer l’original au plafond du Temple, ne se dira pas en regardant cette oeuvre graphique datant du 19 ème Siècle : "Tiens, ce zodiaque est dans le mauvais sens !"

D’autant qu’il semble logique que la Déesse Nout ait la tête en haut comme n’importe quelle personne, mais comme nous l’avons vu, la Déesse Nout n’est pas debout sculptée sur un bas-relief mural mais bien "fixée" elle aussi sur le plafond et ce avec la tête dirigée vers la Terrasse du Temple.

Si nous sommes sur le seuil de la porte d’entrée de la chapelle, nous devrions donc voir les bras de la Déesse dirigés vers nous :

Au fil du temps, la déesse a été supprimée de cette reproduction dont on a conservé uniquement le zodiaque, mais sans tenir compte du vrai sens de celui-ci, c’est pourquoi la plupart des livres qui traitent du zodiaque de Denderah le propose dans le sens de la reproduction de MM. Jollois et Devilliers, c’est à dire décalé de 90° du bon sens, comme on peut le voir avec la constellation Draco.

Par contre le Musée du Louvre, expose ce zodiaque décalé à 180° du bon sens, ce qui est déjà bizarre en soi car on n’aurait pu penser que le Musée du Louvre aurait aussi tenu compte de la reproduction des ingénieurs de Bonaparte , mais bon passons…

Sans doute que le Musée du Louvre a voulu représenté le zodiaque tel qu’il était fixé au plafond du zodiaque, oui mais voilà, le graphiste qui s’est basé sur la reproduction du zodiaque de MM. Jollois et Devilliers pour réaliser le panneau explicatif du Musée n’a sans doute jamais mis les pieds dans le Temple de Denderah, de fait, pour lui, qu’il soit dans un sens ou dans un autre, cela lui était égal.

Regardez ce qui se passe si nous redressons le zodiaque du panneau explicatif en relevant le bas pour le mettre vers l’avant dans le sens de la perspective :

intérieur de la chapelle avec la déesse Nout les bras vers la terrasse avec panneau explicatif

Subsiste encore la problématique des points cardinaux que le Musée du Louvre indique de manière erronée puisque le nord devrait se situer en bas sur ce montage pour cette vision en perspective du plafond et non pas en haut comme l’indique le Musée qui lui expose son panneau sur un mur:

PANNEAU EXPLICATIF DU ZODIAQUE DE DENDERAH MUSEE DU LOUVRE

Si le Musée du Louvre décide d’inverser le sens du zodiaque sur le panneau, le sens de vision sera  correct, c’est bien là un argument qui démontre que la reproduction de Jollois et Devilliers n’est pas à regarder dans le sens où on nous la présente.

Chapelles sur le toit du Temple de Denderah :

Un dernier argument en faveur de la direction cardinale de l’EST nous est démontré par l’indication de l’EST que les archéologues réserve à cette chapelle d’Osiris où se trouve le Zodiaque circulaire de Denderah, car il y a bien deux Chapelles d’Osiris sur le Toit du Temple, celle de l’OUEST ne contient aucun Zodiaque :

Voici une adresse pour visionner le Temple afin de le visiter en 3 dimensions pour vérifier tous ces détails ( cliquer sur "Rooftop Temple" ( Terrasse du Temple ) dans le menu d’images en bas, ensuite faites défiler le diaporama jusqu’à la chapelle de Osiris ).

En savoir plus :

Pour découvrir l’analyse de chaque personnage du zodiaque de Denderah, vous pouvez lire le livre "Les Voleurs d’Etoiles", en cliquant sur la couverture ci-dessous :

Pour commander le poster du Zodiaque de Denderah, voici l’adresse email :

Poster du Zodiaque de Denderah