« Le Disque de NWT » par ANI, version intégrale accessible à tous.

Copyright et droits d’auteur :

Ce travail de recherche est le fruit de plus de 6 ans de recherches et de mise en pages adaptées au web, vous offrant une lecture par arborescence qui fût un vrai travail à mettre en ligne.

L’auteur ne cautionne aucunement les contenus des vidéos, des audios, des photos, des créations, des conférences, … se servant dans ce livre numérique ( avec une bibliographie en bas ou fin de livre si vous préférez )  des images artisanales élaborées par lui.

Ne faites donc pas comme la page perso « Secretbase » car ce travail de recherche ne doit pas être utilisé à d’autres fins que scientifiques par respect pour les Anciens Egyptiens afin de vous garantir le sérieux que vous ne trouverez pas sur la page perso nommée ( qui ne perd rien pour attendre car c’est à cause de cette page perso que l’accès à cette investigation ne fût plus accessible à tous plus d’un an ) car le propriétaire de cette page perso en plus de soutenir des thèses farfelues et douteuses avec un manque de recul certain comme celui de simplement faire des copiés/coller également de mes textes pour aborder des sujets qu’il n’a jamais traité avant 2012, évidemment on ne s’improvise pas chercheur mais ce qui est odieux de sa part, c’est qu’il tire des revenus de ses visites pour ses « articles » qui d’après lui doivent être rocambolesques pour attirer le curieux et donc ses clients.

Sa page perso est encore en ligne mais malgré son anonymat mais comme chacun, il risque selon les lois en matière de droits d’auteurs, de débourser une substantielle somme car il ne suffit pas de faire des copié/coller encore faut il faut fournir devant un juge, les documents de travail préparatif daté informatiquement.

Il vous suffit donc simplement d’indiquer un lien vers cette enquête en nommant votre source et vous aurez de fait l’autorisation tacite de vous en servir dans un cadre scientifique comme l’astronomie mais aussi pour de nombreuses autres disciplines scientifiques, mais il vous faut rester objectif et rappelez à vos visiteurs et lecteurs, que l’auteur ne cautionne pas forcément vos mots, votre théorie, votre thèse, votre mémoire, votre conférence même si vous vous servez de ses images ( même si c’est pour lui faire de la « pub » par contre, je serai évidemment ravi de parler de votre création en liens annexes ).

En règle général, si vous êtes un « ésotérique », il vous est déconseillé de vous soustraire quant à mon autorisation expresse, sous peine de poursuites devant les tribunaux du Monde Entier, si vous ne respectez pas la déontologie des droits d’auteurs sans forcément que celle-ci soit une fixation financière, en ce qui me concerne, c’est avant tout une question de principe et de respect de base et cette probité n’est pas un secret mais une tradition qui doit perdurer, car sinon, on ne sait plus qui est qui.

Note de l’Auteur :

Malgré ma vérification, il est possible que vous trouviez quelques fautes d’orthographe ou de grammaire, c’est naturel, le Français n’est pas ma langue natale et parlant aussi l’Anglais, il m’arrive de penser en Franglais en écrivant et donc de commettre des fautes ici et là, d’avance merci de relativiser celles-ci. Au delà de ces quelques fautes, mon travail a été jugé pour son contenu par des lecteurs pointus comme en témoigne la liste de noms publiée en annexe, ils ont tous jugé que cette enquête inédite est de qualité, en restant modeste, à ce jour, je n’ai reçu que des félicitations autant de la part des amateurs astronomes que de passionnés de l’Égypte Antique que des curieux.

Ce travail de recherche assidue et poursuivie sur plusieurs années a rassemblé plus de 1200 pages ( à mon grand étonnement car je ne voulais pas me baser sur le nombre de pages mais sur la qualité du contenu), chaque page est donc un concentré d’informations encyclopédiques dont chaque lecteur pourra si il le désire s’y référer pour faire ses propres recherches.

La lecture se fait par arborescence et non pas de manière linéaire, cela est due au Disque de NWT, cet artefact n’étant pas un livre à traduire, il se parcoure par arborescence selon le référentiel de chacun.

Il y a trois référentiels visuels du Cosmos :

-Depuis la Terre, la Terre ne bouge pas et le Soleil et la Voie Lactée nous tournent autour, soit le visuel géocentrique.

-Depuis le Soleil, la Terre nous tourne autour, la Voie Lactée aussi (mais dans un autre plan) et le Soleil est immobile, soit le visuel héliocentrique.

-Depuis la Voie Lactée, la Terre tourne autour du Soleil, et le Soleil ainsi que tous les autres astres, ce référentiel offre une vision globale du Cosmos intégrant les 2 autres référentiels mais pour le percevoir, il est nécessaire de passer d’abord par l’étape des 2 autres référentiels, afin de de passer de la 1D à la 3D.

Beaucoup trop d’informations apparurent lors de son décryptage pour vous les transmettre telles qu’elles,  il fût plus interactif d’en établir les connexions variées rassemblant des disciplines divers telles que la biologie, la zoologie, la botanique, l’astro-physique, l’archéologie, la sociologie en plus des disciplines telles que l’astronomie, l’égyptologie, au travers de multiples liens et presque tous rassemblés sur cette plateforme WordPress.

Ce livre se présente donc de manière « fragmenté » comme un papyrus recomposée à la manière d’un puzzle.

Je vous souhaite une bonne lecture et redécouverte du ciel étoilé le nôtre même si il a un style égyptien, n’en déplaise aux astronomes du Moyen Âge en Occident qui ont tenté de l’occulter, et n’oubliez pas, vous pouvez aussi vous tenir au courant des mises à jour grâce au Facebook du Disque de NWT.

Enquête sur l’Astronomie Égyptienne :

Comme certains, je ne trouve rien d’exceptionnel à la Joconde, pour moi c’est un portrait sans plus, peu importe à qui il appartient, c’est pourquoi mes nombreuses visites au Musée du Louvre, furent dédiées plutôt au Pavillon Égyptien et en particulier pour la Salle 12 Bis, au plafond de celle-ci, trône le plus majestueux héritage que l’Humanité peut contempler , un ciel étoilé hiéroglyphique.

A sa droite quand il entre dans cette petite salle, le visiteur peut voir sur le mur un panneau explicatif succinct sur le quel on nous dit que ce Zodiaque est composé de divers apports en astronomie par différentes cultures, aussi je vous invite à commencer votre lecture par la vérification de cette affirmation de la part du Musée qui même si il dispense des cours d’égyptologie, n’offre pas des cours d’astronomie.

Rassurez-vous, je ne vais pas vous assommer avec des termes techniques et scientifiques, je vais tâcher de vous offrir une vulgarisation qui permettra de comprendre qu’à l’époque Antique, l’astronomie était empirique et très illustrée par un langage plus accessible qu’hermétique comme est devenue l’astronomie moderne.

Si on observe bien ce Disque Stellaire de pierre, on constate qu’il ne contient aucun élément grec ni mésopotamien, il est « purement » égyptien dans son style, si on se base sur l’Histoire de l’Art.

A première vue, rien de vraiment extraordinaire, en effet, les Anciens Égyptiens auraient pu assimiler les connaissances en astronomie d’autres cultures et les intégrer dans la leur; c’est ce que l’étiquette de la superstition religieuse que l’on essaie encore d’attribuer à l’Égypte Antique, veut nous faire conclure.

Autrement dit, on peut lire encore que l’Égypte Ancienne ne maîtrisait pas vraiment l’astronomie, qu’elle n’aurait fait que reprendre une science déjà établie par d’autres, comme elle aurait repris à son compte le Sphinx en lui apposant un visage à la place d’une gueule de Lion.

Voici ce qu’un autre chercheur du nom de C. G. Schwartz a conclu à son époque, soit le 19e siècle quant aux protagonistes qui nous ont traduit le ciel étoilé , cette source est précieuse car elle reflète une recherche très érudite de la part d’un auteur qui n’a pas voulu l’écrire dans le but de faire sensation, comme certains auteurs fantaisistes pourtant renommés, il s’agissait pour lui, de déblayer les fouilles de la littérature savante pour permettre à d’autres auteurs de s’en servir après lecture. Découvrons ensemble son travail de qualité ( réactualisé dans la langue française actuelle par votre serviteur ) :

« Tous les observateurs du ciel ont senti la nécessité de grouper ]es étoiles; mais ils ont représenté le ciel étoilé de manière forcément différente selon la géographie du lieu. Le but principal est de pouvoir, avec facilité, distinguer ces étoiles, et déterminer leurs distances réciproques. Différentes manières de lier ensemble ces points lumineux épars sur l’immense firmament, ont été adoptées chez plusieurs peuples; mais vu la haute antiquité des douze images qui composent le zodiaque, on doit nécessairement regarder les planisphères qui les renferment, pour être du premier âge de l’astronomie.

En examinant le dessin des constellations grecques, on découvre facilement, dans beaucoup de cas, qu’elles sont trop compliquées pour la simple circonscription des étoiles…En effet, toute l’antiquité s’est accordée à trouver en elles l’expression de certaines allégories historiques et religieuses aussi les savants ont-ils tâché de deviner l’époque de l’invention , la patrie et la signification de ces figures emblématiques. Leurs recherches ont jusqu’à présent été infructueuses.

Les traditions sur la place de certaines étoiles, près les solstices et les équinoxes, auraient dû conduire à retrouver le siècle approximatif de l’invention du planisphère grec depuis que la précession des équinoxes est soumise à un calcul rigoureux : malheureusement ces traditions sont susceptibles de plusieurs interprétations.

N ‘ayant trouvé aucun moyen pour découvrir le pays où ce premier catalogue des astres a pris naissance, on a penché tantôt pour l’une, tantôt pour l’autre des nations anciennement civilisées. Les conjectures les plus hardies et les moins vraisemblables ont même trouvé des partisans : tant ce sujet se prête à l’arbitraire , d’après les moyens erronés que l’on a employés pour arriver à la vérité.

Quant à la signification des images, les fables et l’astrologie et les allusions frivoles à l’agriculture et aux saisons; tous ces efforts n’ont servi qu’à établir, comme une vérité constante , que les constellations avoient autrefois un sens qui s’est perdu par la succession des temps, ou qui a été habilement voilé aux yeux du Vulgaire , par les prêtres et les législateurs.

Dans cette nuit d’incertitudes , on s’est flatté longtemps que l’Inde pourrait fournir quelques lumières, à l’aide desquelles on pourrait remonter dans l’antiquité mais les savants éclairés qui étudient les monuments et les livres de la science des Brahmans, dans cette contrée , n’ont pu encore trouver aucuns renseignements positifs à cet égard. M. Jones, président de la Société littéraire de Calcutta, dit, dans son Discours sur l’origine et les familles des nations : « Nous ne trouvons aucun monument digne de foi, » aucune tradition probable qui attestent » que l’Inde aurait fixé à l’origine de ces dessins fait d’étoiles seize siècles avant la naissance de J. C. ». Ces paroles remarquables d’un des savants les plus recommandables de l’Angleterre , et qui se trouvait, pour ainsi dire, à la source même du savoir , détruisent tous les systèmes sur la haute antiquité des sciences dans l’Inde. Ce passage important s’accorde aussi avec les recherches que nous avons faites sur l’époque de l’origine des constellations grecques. Nous sommes arrivés à ce résultat par l’observation de la nature du planisphère lui-même, après avoir remarqué le vague et les contradictions. »

 On se représente encore les Anciens Égyptiens comme ayant été des superstitieux au point « d’adorer des chats« , pourtant Diodore de Sicile, l’historien et chroniqueur grec, auteur de la Bibliothèque historique a affirmé :

« Il n’y a pas de pays où les positions et les mouvements des astres soient observés avec plus d’exactitude qu’en Égypte. Les Égyptiens, profitant de conditions favorables, firent de l’astronomie leur propre science, qu’ils étudièrent les premiers. Ils conservent, depuis un nombre incroyable d’années, des registres où ces observations sont consignées… »

(Diodore de Sicile Livre premier, chapitre LXXXI ) Source

Le Zodiaque de Nitentore ( Denderah en Grec ) est un vestige unique dans l’histoire de l’Égypte Antique, c’est la seule représentation circulaire astronomique que les Anciens Égyptiens et que l’antiqué en général nous ont légué, il fût découvert dans une « chapelle » dite d’Osiris sur la terrasse du Temple de Hathor à Denderah, temple que vous redécouvrirez en détail dans ce lien :

Ce disque céleste reproduisait déjà à son époque plus de 72 des 88 Constellations référencées par l’actuelle Union Astronomique, mais il n’a pas été sculpté uniquement pour nous représenter des constellations. En effet, il sert aussi de cours d’astronomie en nous indiquant la course des planètes et d’autres aspects astronomiques, tels que l’axe oblique de la terre, la distance des planètes entre elles, mais il représentait aussi un almanach des différentes fêtes selon le Calendrier Nilotique, ainsi y sont détaillés les personnages mais aussi les accessoires, les animaux, les plantes,… selon chaque Mois de l’Ancienne Égypte; bref, le Zodiaque circulaire Égyptien est un condensé de la Culture Égyptienne, comme vous allez le découvrir en détails, mais commençons par cette expédition Française en Égypte qui nous le révéla :

Expédition Bonaparte en Égypte :

L’expédition de Napoléon Bonaparte en Égypte mit pied à terre, le 1 er Juillet 1798, elle avait rassemblé un groupe de savants et d’ingénieurs afin d’étudier cette civilisation antique jusque dans les moindres détails pendant que le futur Empereur des Français menait bataille contre les Mamelouks et les Ottomans.

Dans cette étude à l’échelle d’un pays, étude qu’on allait nommer plus tard l’Égyptologie, celui qu’on suspecte d’avoir été Franc Maçon, va tel un futur initié remettre à jour cette Égypte Antique qui fût ensevelie par le sables des siècles durant.

La plupart de ces vestiges de pierre échappèrent ainsi à l’invasion islamique qui débuta vers le VIIe siècle de notre ère, mais certains vestiges tels que les Pyramides, souffrirent malgré tout du vandalisme religieux, en effet le revêtement et les blocs de pierres incrustés ou non de hiéroglyphes, de ces édifices, servirent à construire les premières mosquées….

Le peuple égyptien disparu progressivement au fil du sabre de la secte islamique, le peu d’Égyptiens de souche ( leur nombre variait de 1 à quelques millions et encore tout dépend de l’époque dont on parle, car selon Edme François Jomard ( 1777 à 1862 ) le géographe et son Mémoire sur la population comparée de l’Egypte ancienne et moderne paru en 1820, publié par l’Imprimerie Royale, le nombre de la population variait fortement mais toujours à la baisse, à cause des maladies, du taux de natalité qui s’arrêtait en général à 30 ans pour une Égyptienne, des guerres, des crues insuffisantes du Nil, et de l’âge moyen de la mortalité se situait aux alentours de 40 ans) qui restait encore au 7 ème siècle ayant déjà subit de multiples mélanges, fût converti de force afin de lui faire abandonner son culte polythéiste en reconnaissant le dieu des musulman comme étant unique.
Certes, ses conquêtes eurent aussi pour but de conquérir la Terre de l’Ancienne Égypte, très fertile sur les bords du Nil tout en affaiblissant l’Occident depuis que Rome avait vu, dans sa province egyptienne, un grenier à blé.

Le zodiaque de Denderah, artefact unique en son genre, a contribué à modifier de fond en comble, la société du 19 ème siècle qui jusque là pensait que la Terre avait été crée, à partir de l’an -2349 selon la date que propose la Bible.

En effet, les savants l’époque de Napoléon, se servirent de cet artefact égyptien contre le Vatican, la lutte se fît à coups de dates faisant remonter l’ancienneté de ce zodiaque circulaire jusqu’à des dates qui multipliaient par 4 celle défendue par les ecclésiastiques, laissant pantois ces derniers, tant la volonté scientifique qu’on allait nommer plus tard « archéologie » faisait défaut à la caste religieuse.
La Parole biblique sensée régner jusqu’à la fin des temps fût à ce point remise en question que le Pape de l’époque, Léon XII menaça d’excommunication tous ceux qui s’opposaient à la version biblique.

Mais sa menace fût vaine, le germe de la curiosité avait fait croître ces racines dans l’esprit des citoyens qui se targuaient pour une part d’eux, de détenir une vérité de pierre comparée à une vérité de papier.

Découvrez les coulisses de cette expédition d’Égypte, en passant du Général Desaix ( 1768 à 1800 ) qui découvrit ce Zodiaque à Claude Lelorrain qui l’extraya du plafond de la Chapelle d’Osiris, en vous servant de ce lien.

Après cette petite introduction historique, nous allons aborder les détails du Zodiaque de Denderah.


Analyse graphique du Zodiaque de Denderah :

Ils nous semblent connaître ce zodiaque grâce aux nombreuses reproductions que l’on a fait de cet artefact, exécutées par quelques Artistes et ingénieurs qui firent partie de la Campagne de Bonaparte, mais ces reproductions se sont avérées pleines d’interprétations et donc d’erreurs de la part de leurs auteurs.

Les Artistes de l’expédition se sont servis d’éclairages de bougies ou de pétrole voir de torches enflammées, c’est sans doute cet éclairage naturel qui a du faire apparaître par le mouvement de la flamme, des nouvelles formes qui ont été dessinées sur le papier mais qui n’existent pas réellement sur le Zodiaque de Denderah.

Plusieurs personnages ont donc été réinterprétés comme , par exemple
, le personnage aux pieds de Orion qui fût transformé en “oiseau à huppe”, alors qu’en réalité c’est un lièvre sauteur à longue queue qu’avaient représenté les Anciens Égyptiens pour illustrer la Constellation Lepus-du Lièvre qui se trouve bien aux Pieds de Orion lorsqu’on observe le Ciel :

Ces “artistes” comme Dominique Vivant, communément nommé le Baron Denon, graveur, écrivain, diplomate et administrateur ( 1747 – 1825 ), a essayé de reproduire les personnages du Zodiaque lorsqu’il était encore fixé au plafond de la chapelle sur la terrasse du Temple de Denderah, mais il a interprété ce qu’il a cru voir :

Pourtant le Baron Denon était contemporain de Jean-Baptiste Biot, physicien et astronome (21 avril 1774 – 3 février 1862 ), il est vrai que ce dernier a pu observer le zodiaque de près, lorsqu’on a pu l’admirer à Paris en 1821, Jean-Baptiste Biot lui y a bien vu un lièvre :

même si il est vrai qu’il l’a à peine esquissé; mais justement c’est là toute la précaution qu’il fallait prendre, si on ne sait pas, il faut à tout prix éviter de changer la forme, la nature, la taille des images de ce que l’on arrive pas à observer de manière précise.

Pourtant, il s’agit bien d’un Lièvre Sauteur :

Le Lièvre sauteur (Pedetes capensis) ou pédète, unique espèce du genre Pedetes, est un rongeur d’Afrique de la famille des Pedetidés.
Ce n’est pas un lagomorphe contrairement au lièvre. Il est en fait très éloigné du lièvre, mise à part leur faculté commune de faire des bonds, et du lapin dont il n’a que la taille approximative. En réalité le lièvre sauteur ressemble plus à une gerboise géante qui aurait une grande queue touffue.

C’est un animal nocturne qui vit dans les plaines sablonneuses et plates d’Afrique, il était fréquent d’en voir à l’époque de l’Égypte Antique mais aujourd’hui, on en trouve surtout dans la partie tropicale et australe de l’Afrique.

Les Artistes et Savants du 19 ième Siècle n’ayant jamais vu un tel lièvre, puisqu’il étaient habitués au lièvre européen qui lui a une courte queue ont du se dirent : « Quel est ce drôle d’animal, cela doit être une fantaisie égyptienne ?! ».

Pour éviter de passer trop de temps sur celui-ci, ils ont du penser que le remplacer par un oiseau rendrait leur travail plus sérieux.

Le Baron Denon, ex-directeur général du Musée du Louvre jusqu’en 1815, précise lui même :

« Je n’ai rien étudié, parce que cela m’eût ennuyé. Mais j’ai beaucoup observé, parce que cela m’amusait. Ce qui fait que ma vie a été remplie et que j’ai beaucoup joui. « …

Extrait de sa correspondance avec lady Morgan ( La France, 1817, tome II, pp. 307 )

Depuis la « jouissance » du Baron Denon, c’est hélas encore une sorte d’oiseau qui figure sur le panneau explicatif du Zodiaque Egyptien exposé au Musée du Louvre.

Un Artiste ne peut s’empêcher de rajouter son style graphique, surtout si en plus cet artiste a suivi des cours de dessin dans une Académie de dessin, en effet, certaines reproductions ont fait croire que le Zodiaque de Denderah était d’origine grecque, cette confusion provient du trait académique délivré par les écoles de dessin, cette réinterprétation est pourtant fortement à éviter dans un contexte archéologique.

Jean-Baptiste Biot même si lui préserva la forme du Lièvre, commit d’autres erreurs, notamment celle-ci :

En fait, pratiquement tout le Zodiaque est sujet à réinterprétation si on se base sur les reproductions des dessins des Artistes et savants de l’Expédition Bonaparte.

Cette anecdote du Lièvre peut sembler anodine et pourtant, c’est loin d’être le cas, en effet, les astronomes savent que c’est un lièvre qui est aux pieds de Orion, de fait, ils se sont dit : « Ces Égyptiens ne s’y connaissaient vraiment pas en Astronomie et aucun personnage du Zodiaque, excepté l’écliptique, ne reflète notre ciel astronomique actuel  » …

Il n’y a pas que le Zodiaque circulaire dont on a fait de mauvaises copies, même les copies du zodiaque rectangulaire de la salle hypostyle contiennent des erreurs, comme ci-dessous avec la Constellation du Bouvier-Méréou qui a été transformée en déesse Hathor et la Constellation de la Vierge a perdu son épi de blé dans la planche 18 de la « Description de l’Égypte… » :

On aurait pu s’attendre à plus de fidélité de la part des savants de l’expédition, car le but de la Description de l’Égypte, ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l’expédition de l’Armée française , publiée entre 1809 et 1828, était précisément de reproduire telle quelle la culture picturale de l’ancienne égyptienne.

Si vous souhaitez comparer les nombreuses copies qui ont été faites par différents auteurs, vous pouvez en savoir plus grâce à ce lien.

Le 19 ième Siècle ou les débuts de l’Archéologie et de l’Égyptologie :

Le 19 ième a vu naître l’archéologie en même temps que naissait l’Égyptologie, de fait, les Artistes ne pouvaient pas s’aider des informations que l’on a aujourd’hui hérité de la traduction des hiéroglyphes, qui nous racontent une culture, des moeurs, des traditions, des sciences telles que la Médecine, l’Architecture ainsi que des mythes, une spiritualité comme ils étaient vécus à l’époque de l’Égypte Antique.

Les Anciens Égyptiens ne sont pas seulement de fabuleux architectes, ils étaient aussi des architectes astronomes, c’est à dire qu’ils combinaient ces deux disciplines en une seule, car la plupart des monuments de l’Égypte Antique ont été édifiés en tenant compte des points cardinaux mais aussi de certaines étoiles.

C’est l’égyptologue William Matthew Flinders Petrie (1853 à 1942) qui, au XIXe siècle, est le premier à avoir attiré l’attention sur l’extraordinaire précision obtenue par les anciens Égyptiens à propos de la grande pyramide qui est orientée suivant les quatre points cardinaux avec une erreur moyenne de 3′.

La différence entre les Grecs et les Égyptiens est manifeste dans l’histoire de l’astronomie. La science alexandrine, sommet de l’astronomie antique, est essentiellement fille de la science grecque au niveau des modèles, mais elle utilise des éléments égyptiens, par exemple pour le calcul du temps et des dates dans les tables astronomiques.

Superposition du Zodiaque et des 88 Constellations officielles :

Ce travail de recherche se concentre principalement sur le la partie circulaire, c’est pourquoi nous allons ôter ce disque de la « dalle » :

Il a fallu attendre l’année 1265 pour que naisse le mot constellatio (terme signifiant « regroupement d’étoiles »), avant elles étaient désignées sous l’appellation de « astra » ou de « sidera ».

Le Zodiaque divisé en trois sections de constellations :

Voici tout d’abord la première section avec l’écliptique que l’on appelle communément la ceinture zodiacale :

Voici en rouge les Constellations Zodiacales du zodiaque égyptien circulaire :

Deuxième section des Constellations ( attribuées à tort à Claude Ptolémée ) :

Voici en bleu les Constellations extra-zodiacales du zodiaque égyptien circulaire :

Troisième section des Constellations dites modernes :

Voici en vert les Constellations du 17 ième Siècle mais déjà présentes sur le zodiaque égyptien circulaire :

Voici toutes ces Constellations rassemblées et superposées sur le Zodiaque Circulaire :

Cliquez sur le zodiaque ci-dessous pour voir l’animation des constellations Égyptiennes sur le Zodiaque, afin de constater qu’elles se superposent bien sur les personnages :

La forme de base de chacune des Constellations est bien reconnaissable, leurs distances l’une par rapport à l’autre sont respectées, et bien sûr, le lieu où elles se trouvent dans le ciel est réel.

On observe bien que 72 Constellations étaient déjà présentes sur le Zodiaque Égyptien, et les 16 Constellations qui restent pour compléter pour le nombre des 88 de l’Union Astronomique, y sont sans doute aussi mais déjà plus de 2 tiers identifiées, c’est assez pour se rendre à quel point, le Zodiaque est inconnu pour une large part.

Les Astronomes grecs tels que Hipparque et Claude Ptolémée et les autres se sont simplement servis de l’astronomie égyptienne pour créer à la fois l’Astronomie Grecque et la Mythologie grecque, car les légendes grecques trouvent leurs sources dans la Mythologie et la Cosmogonie Égyptiennes, par exemple, avec Somtous le fils de Herichef, qui fût réadapté afin de créer le héros grec Héraklès.

Vous pouvez continuez votre lecture ou faire une pause en découvrant les 36 Constellations Égyptiennes extra zodiacales que l’on a attribué à tort à Claude Ptolémée, pour les découvrir cliquez sur le Zodiaque Map ci-dessous, il vous suffit de cliquer sur le numéro de la Constellation de votre choix pour découvrir son analyse :

La Couronne Lunaire du Zodiaque de Denderah :

Un autre détail est apparu lors du travail de recherche et un détail qui devrait remettre en question le Musée du Louvre qui affirme que : « …L’éclipse solaire du 7 mars 51 est figurée sous l’aspect de la déesse Isis retenant un babouin par la queue, c’est-à-dire empêchant la lune, sous la forme du dieu Thot, de cacher le soleil. »

Mais en y regardant de plus près, on observe plutôt un Sanglier et non pas un Babouin , ce Sanglier c’est le personnage de Seth, l’ennemi de Osiris mais aussi de Horus.

Autrement dit, la fameuse éclipse solaire qu’indique l’Astro-Physicien Eric Aubourg, qui serait selon lui, illustrée par le « Singe » Thot qu’il voyait à la place du Sanglier est erronée, du moins en ce qui concerne l’animal en question.

Quand on observe le détail de la « Couronne- Lunaire » qu’offre la photo ci-dessus, on constate bien qu’il s’agit d’un Sanglier avec son fameux groin et non pas un Babouin.

On peut voir par contre un babouin mais qui ne se trouve pas dans la Couronne Lunaire, celui-ci est très ressemblant à un Babouin réel, autrement dit, si les créateurs du Zodiaque avaient voulu représenter un babouin retenu par Isis, on aurait pu le reconnaître facilement si tel avait été le cas.

Un autre détail important est : la queue du Babouin que l’on ne retrouve pas sur l’animal de la « Couronne-Lunaire » :

Si nous observons bien la « Couronne-Lunaire » qui encercle Isis et le Sanglier, on constate que la Déesse tient une des pattes arrière du Sanglier et non pas sa petite queue, car si elle le tenait par la queue, la main de la Mère de Horus serait située au niveau du coccyx de l’animal, c’est à dire à la base du dos de l’animal.

Mais la main de l’épouse de Osiris se trouve plus bas que le coccyx de l’animal, la main se trouve précisément au niveau de la patte d’un Sanglier.

Un autre détail qui a toute son importance, un Babouin a pratiquement la même taille qu’un homme, de fait pourquoi les Créateurs de ce Zodiaque, aurait représenté un Babouin miniature, étant donné que pratiquement tous les animaux et personnages du Zodiaque de Denderah sont à l’échelle humaine ?

Voici la comparaison avec les deux animaux différents mais dans la même scène :

Si c’est un babouin selon Eric Aubourg qui figure dans la Couronne Lunaire, celui-ci dépasserait du cercle de par sa taille et sa forme, par contre si c’est le Sanglier de Alexandre N.Isis, il correspond parfaitement aux proportions de la Couronne Lunaire que l’on voit sur le Zodiaque.

Pourquoi Eric Aubourg nous impose t’il de voir un babouin alors qu’il s’agit d’un sanglier, babouin qu’il identifie au dieu Thot ?

Voyons ensemble la raison de cette confusion entre ces deux animaux :

La Fête de Pachôns :

Pour qui s’intéresse vraiment à l’Égypte, on sait que la fête se déroulant chaque année à la pleine lune du mois de Pachôns ou Pakhons ou encore Pakkon ( ce mois correspond à mars-avril, du 16 mars au 14 avril ) était la fête où les Égyptiens sacrifiaient un porc ou cochon sauvage.

Avant de le sacrifier, les anciens Égyptiens sélectionnaient le porc en lui ceignant le corps ou le cou de l’animal d’une couronne de fleurs.

Il s’agirait du cochon que l’on sacrifiait en souvenir du mythe où Seth transformé en cochon sauvage pourchassa Osiris qui se réfugia sur la Lune mais aussi du mythe où Seth toujours sous l’apparence d’un porcidé blessa l’œil d’Horus, œil qui symbolisait précisément la Lune.

Cette couronne-Lune se trouve bien juste au dessus et proche des Poissons du Zodiaque, ce qui indique bien, qu’il s’agit du Mois de Mars comme le Signe Astrologique l’indique aussi sur le Calendrier des Saisons sur lequel s’est basé Claude Ptolémée, pour déterminer le début de chaque Signe.

Ci-dessous, vous pouvez voir que Pharaon célébrait aussi cette fête de la Pleine Lune du Mois Pachôns, et que c’est bien bien un sanglier avec sa queue en tire-bouchon qu’il tient par la patte ( et non par la queue ) :

Youri Volokhine, égyptologue a écrit un livre sur « Le porc dans l’Ancienne Egypte », cet auteur affirme lui aussi voir un porcin et non un babouin.

La Pleine Lune du Mois Pachôns est aussi attribuée à Khonsou ( ou Chonsou, Chons, Khensou, Khons)  » le voyageur  » :

Le Dieu Khonsou :

Khonsou est à l’origine un obscur dieu lunaire, associé aux maladies,, c’est alors une divinité plutôt terrifiante. Son culte ne prend tout son essor qu’à la XVIIIe dynastie, lorsqu’il est identifié à l’enfant d’Amon et de Mout pour former la « Triade thébaine ».

Il est adoré à Thèbes où on le nomme « Khonsou dans Thèbes », Nerferhotep ou Khonsou qui gouverne dans Thèbes. À Xoïs, il est assimilé à Horus sous le nom de « Khonsou le petit Harakhtès ». Il devient « Khonsou-Hor » dans la triade de Sobek à « Kom-Ombo ».

On retrouve dans les textes des Pyramides une description de son rôle de « Dieu Lune » en association avec « Shou lumière solaire »..

Il est représenté sous la forme d’un jeune homme ou d’un enfant portant une tresse sur le côté, caractéristique des enfants royaux ou divins (voir par exemple Harpocrate), d’une momie ou d’un dieu hiéracocéphale coiffé du disque lunaire sur un croissant de lune.

Tardivement, il devient un dieu guérisseur connu sous le nom de « Khonsou le Conseiller« .

Le Ir (la vue) lui est parfois associé, c’est pourquoi on le représentait avec une tête de Faucon, cet oiseau possède une excellente vue.

Il devient un dieu rassurant, protecteur, guérisseur. Il constitue aussi un symbole du rajeunissement éternel, comme la lune redevient pleine à chacun de ses cycles.

Le premier mois de la saison de Shemou ou Chémou lui est dédié, c’est à dire le Mois Pakhon, qui est à cheval sur deux de nos mois, Mars et Avril.

Ces deux aspects de la « couronne lunaire » démontrent bien, qu’il ne s’agit pas seulement d’une éclipse épisodique, mais aussi d’une fête fixe.

Khonsou pourrait être aussi cet oeil Oudjat, attribué à Horus, qui se trouve juste à côté de la Couronne Lunaire représentant Isis et Seth, mais nous reparlerons plus loin de cet Oeil Oudjat.

Nous observons pour l’instant, que le Zodiaque de Denderah est donc aussi un Calendrier représentant les diverses fêtes selon les Pleines Lunes de l’année, aussi pour mieux comprendre le chapitre qui suit, nous pouvons nous rappeler cette citation de Cheikh Anta Diop, historien et anthropologue ( 1923 à 1986 ) :

« La cosmogonie égyptienne dit également: « J’étais un, je devins trois »: cette notion de trinité remplit toute la pensée égyptienne et se trouve dans les multiples triades divines telle Osiris-Isis-Horus ou Ra le matin, le midi et le soir« .

Pour plus de clarté, voici le calendrier nilotique reporté sur le Zodiaque Circulaire sur base du nombre 3 :

Saisons Égyptiennes :

Contrairement aux 4 Saisons occidentales, les Saisons Égyptiennes sont au nombre de 3 dans l’ordre suivant :

Hekhet ( inondation ) du 19 Juillet au 15 Novembre

Péret ( germination ) du 16 Novembre au 15 Mars

Chémou ( récolte ) du 16 mars au 13 Juillet

Chaque saison était donc elle-même divisée en quatre mois de 30 jours.

Les mois étaient désignés d’après leur numéro d’ordre dans la saison (ex : le quatrième mois d’Hekhet correspond aux Mois de Octobre et Novembre ).

Les Mois Égyptiens :

Voici les Mois et Saisons de l’Égypte Antique :

1 er mois : Thot du 19 juillet au 17 août

2 ième mois : Paophi du 18 août au 16 septembre

3 ième mois : Hathyr du 17 septembre au 16 octobre

4 ième mois : Khoiak du 17 octobre au 15 novembre

5 ième mois : Tybi du 16 novembre au 15 décembre

6 ième mois : Méchir du 16 décembre au 14 janvier

7 ième mois : Phaménoth du 15 janvier au 13 février

8 ième mois : Pharmouthi du 14 février au 15 mars

9 ième mois : Pachons du 16 mars au 14 avril

10 ième mois : Payni du 15 avril au 14 mai

11 ième mois : Epiphi du 15 mai au 13 juin :

12 ième mois : Mésoré du 14 juin au 13 juillet
Calendrier et sens de vision :
Arrêtons-nous un instant pour nous servir de ce calendrier et des dates proposées afin de constater si nous avons raison de faire commencer le mois de Thot là où nous l’avons indiqué.

Prenons par exemple le Mois Hathyr qui est le 3 ème mois égyptien qui couvre les mois de Septembre et Octobre de la période du 17 septembre au 16 octobre, Voici un petit récapitulatif des célébrations qui ont cours dans ce mois :

Mois d’Athyr Hathor – Saison Akhet – l’inondation :

17 septembre – Début des célébrations d’Hathor
21 septembre – Équinoxe d’automne – Hathor à l’honneur
22 septembre – Célébration à l’Ennéade
23 septembre -Honneur à Atoum – Offrande pour Rê
24 septembre -Honneur à Aset
28 septembre – Fin de la fête d’Apis
1 octobre – Dans le mois d’octobre la procession d’Isis pour l’offrande du lait à Osiris.
2 octobre – Célébration à l’Ennéade
4 octobre – Célébration à Hathor
7 octobre – Célébration pour la Maât
10 octobre – Célébration pour Aset
16 octobre – Fin de la fête du voyage d’Hathor, Hathor participe à la cérémonie de saluer le Nil et les bienfaits de l’inondation

Tout le mois d’Athyr est associé la fertilité et l’inondation.

Mois Hathyr :

Du 1er au 30 du mois d’Hathyr, on célèbre la fête du voyage d’Hathor, un jour de ce mois la statue d’Hathor est promenée sur sa barque dans le sanctuaire et jusqu’au lac sacré puis en ville ainsi que le dernier jour du mois ou Hathor va saluer le Nil, par cette cérémonie de salut au Nil. Hathor remercie le Nil pour l’inondation. Le jour suivant les femmes participent à un rituel spécial de fertilité qui leur promet de futures naissances.

Le Mois Hathyr correspond à notre mois de Septembre mais aussi à la Vierge, c’est d’ailleurs pour cette raison sans doute que l’on voit la Déesse Isis ( avatar d’Hathor ) assise sur un trône en forme de pattes de chien tenant dans ces bras le jeune Horus.

Que représente Isis assise sur ce trône ?

Astronomiquement, elle représente la constellation du Centaure qui est à chercher dans le ciel de l’hémisphère sud en s’aidant des Constellations de l’Hydre ( le Serpent géant sur lequel on voit le Lion ), le Loup ou Canidé ( le Molosse qui tire la langue ) et d’autres constellations telle que la Balance, la Vierge :

Agrandissons cette partie du zodiaque pour mieux observer la constellation du Centaure représentée par les Anciens Égyptiens :

Dans cette partie du zodiaque circulaire, partie provenant du bas du zodiaque, ce qui indique déjà que les Anciens Égyptiens ont placé leur avatar du Centaure dans le bon hémisphère, c’est à dire celui du Sud, on observe une femme assise qui tient un enfant debout sur une main de cette femme, derrière elle, on remarque un homme à tête de taureau, derrière cet homme-taureau, on remarque un gros chien, genre molosse, au dessus de la femme assise, on remarque un long et grand serpent sur lequel se tient un lion et un oiseau et derrière cet oiseau, on remarque une femme debout tenant un épi de blé dans la main.

Servons-nous de la même représentation du ciel mais en nous servant du logiciel d’astronomie Stellarium :

Les scènes du zodiaque de Denderah et du ciel de Stellarium sont presque identiques, l’homme-taureau a cependant disparu, pourquoi ?

Isis tenant Horus enfant dans ses bras a été remplacée par Claude Ptolémée l’astronome Grec par la Constellation du Centaure, que les Astronomes nomment Chiron, nous savons que Chiron était une sorte de précepteur, c’est à dire un éducateur d’adolescents, en effet, de nombreuses sculptures le représentent avec un enfant pré-ado, le Centaure aurait enseigné notamment à Céphale, Héraclès, Iphiclès, Ulysse,…

Ce qui est intéressant avec le mot Centaurus ou Centaure, c’est qu’étymologiquement « Cen » vient du mot Cenobite du latin coenobita (moine), dérivé de coenobium et du grec ancien κοινόβιον koinóbion, (« vie en commun « ), qui signifie : une forme de vie monastique en communauté, les centaures vivaient en communauté mais loin des hommes et le mot « Taurus », lui signifie évidemment un Taureau.

On dit aussi que centaure vient du grec ancien Κένταυροι, Kéntauroi, une étymologie ancienne fait dériver leur nom de deux mots grecs : κεντειν, kentein, « piquer », et ταυρος, tauros, « taureau ».

Les deux versions étymologiques gréco-latine s’entendent toutes les deux sur le mot taurus/tauros.

Pourtant, le mot qui désigne Cheval en grec, se dit Hippo et non pas Taurus, il n’y a donc aucun rapport entre l’homme-cheval et le Centaure et pourtant tout le monde s’accorde à faire du Centaure un homme mi-homme mi-cheval, c’est là que l’on reconnait la corruption du ciel Égyptien et de notre langage par les Grecs.

Si on observe la version colorée mais fidèle du Zodiaque, on constate que la forme de la Constellation du Centaure se superpose parfaitement sur deux personnages :

Nous remarquons bien que la constellation du Centaure avec ce montage se superpose aux personnages de Isis/Horus enfant et le personnage mi-homme mi taureau qui tient dans ces mains le manche d’une houe, c’est cet instrument agricole qui fût transformé en lance que tient le Centaure pour tuer la constellation Lupus ( le Loup ), ce canidé est d’ailleurs représenté par un chien du genre Molosse juste derrière l’homme-taureau à la houe :

A moins d’être de mauvaise foi, nous constatons que les grecs ont transformé le ciel égyptien en gardant toutefois, et ce malgré eux, la représentation des anciens egyptiens qui a servi de base à Claude Ptolémée et Aratos, les astronomes grecs.

Nous savons que les Grecs n’accordaient pas un rôle important à la femme contrairement aux Anciens Égyptiens, c’est pourquoi le culte de l’homosexualité ou la pédérastie qu’évoque le mythe du Centaure et des jeunes garçons a remplacé l’image de la Déesse Isis tenant dans ses bras son pré-ado Horus , mais la fonction d’enseignement ou d’éducation a demeuré comme on peut le voir sur le Zodiaque, puisque Isis semble apprendre à Horus enfant à se tenir debout.

En s’aidant des constellations voisines, la superposition de la constellation du centaure s’accorde parfaitement en lieu et place de ce qu’on devait nommer à l’époque des Anciens Égyptiens, la Constellation d’Iset ( Isis ) tenant dans ses bras le jeune Heru ( Horus ), le Zodiaque de Denderah est le seul vestige qui témoigne encore du ciel Égyptien, qui est donc bien typiquement égyptien :

Nous savons que les Grecs n’accordaient pas un rôle important à la femme contrairement aux Anciens Égyptiens, c’est pourquoi le culte de l’homosexualité ou la pédérastie qu’évoque le mythe du Centaure et des enfants a remplacé l’image de la Déesse Isis ( avatar d’Hathor ) tenant son pré-ado Horus, mais la fonction d’enseignement, d’éducation a demeuré comme on peut le voir sur le Zodiaque, puisque Isis semble apprendre à Horus enfant à se tenir debout.

Voici quelques représentations les plus courantes mais officielles de la Constellations du Centaure, afin de bien observer que la superposition est juste :

Nous verrons plus loin en détails, cette analyse du centaure, en attendant revenons aux Mois Égyptiens.

Hiéroglyphes des Mois Égyptiens :

Voici le tableau des hiéroglyphes pour chaque mois égyptien en commençant par le 1 er Mois, celui de Thoth :

Hieroglyphes des mois

Les jours étaient désignés par leur numéro d’ordre (ex : le jour 4 du 3ème mois de Péret). Chaque jour était divisé en 24 h, 12 h pour le jour et 12 h pour la nuit quelle que soit la saison.

Voici les hiéroglyphes de l’heure, du jour, du mois et de l’année :

Année Égyptienne :

Pour arriver à 365 jours, on ajoutait 5 jours intercalaires (ou épagomène) après la fin de Chemou, ceux-ci étaient considérés comme les anniversaires d’Osiris, de Seth, d’Isis, de Nephtys et d’Horus du 14 au 18 juillet.

14 juillet : Naissance d’Osiris.
15 juillet : Naissance d’Horus.
16 juillet : Naissance de Seth.
17 juillet : Naissance d’Isis.
18 juillet : Naissance de Nephtys.

On constate que non seulement le Mois de « Pachons » correspond bien à la Pleine Lune dans laquelle se trouve Isis et Seth le Sanglier, mais aussi que les autres mois indiquent bien chacune des Constellations de l’Écliptique.

Le Nouvel An avait lieu au Mois de Juillet, donc dans le Mois Thot ( Période Sothiaque ) mais chaque Mois Égyptien chevauchait deux de nos mois, comme le Mois Pachns qui couvrait le Mois de Mars et Avril du 16 mars au 14 avril.

Le mois de trente jours ne coïncidait pas avec le cycle naturel de la lune, beaucoup de fêtes étaient par conséquent, célébrées sur la base de l’observation de la lune plutôt que sur les données du calendrier civil.

La nuit (obscurité) appelée gereh et le jour (clarté) appelé heriou ou hérou étaient tous deux divisés en 12 périodes de temps égales dans la même journée mais dont la longueur variait au fil des jours et des saisons.

Année de 365 jours :

Le premier jour de l’année ne coïncidait qu’exceptionnellement avec le lever héliaque de Sothis dans le Mois Thot.
De cette constatation les prêtres rajoutèrent 5 jours dits jours épagomènes au calendrier pour atteindre 365 jours.

Comme nous le savons, une année tropique ne compte pas 365 jours mais 365 jours 1/4, c’est pourquoi Nephtys eut un enfant avec Osiris, qu’elle nomma Anubis ( qui correspond à la Constellation Corona Borealis-La Couronne de Melilot ).

Nephtys cacha son enfant Anubis à son époux Seth le Jaloux, c’est pourquoi, le Jour que représente Anubis n’existe « pas vraiment », car notre année ne contient pas 366 jours pleins, c’est ainsi que le « 1/4 » s’exprime dans la culture égyptienne.

Mais nous savons plus officiellement que le Décret de Canope qui figure sur une stèle, et qui fût édicté en deux langues et trois écritures ( hiéroglyphes, démotique et grec ) par l’assemblée des prêtres égyptiens réunis à Canope, ville près d’Alexandrie en l’an 9 du règne du pharaon Ptolémée Évergète 1er en l’an -238, indique l’instauration d’un calendrier comprenant 365¼ jours par an

Voici la partie grecque de cette stèle pour ceux qui ne savent pas décrypter les hiéroglyphes :

Cette dalle de calcaire de 2,22 m de haut et 78 cm de large est conservée au Musée Égyptien de Caire. Elle fût découverte le 15 avril 1866 à Tanis par un groupe de savants allemands.

Une autre stèle à été découverte en 2002, remontant à 2.200 ans sur la création de l’année bissextile, de 2 m de haut et d’1,5 m de large, elle est gravée de textes en hiéroglyphes et (d’un texte équivalent) en hiératique ».
Outre la création de l’année bissextile, le décret autorise de nouveaux cultes religieux et de nouveaux festivals, de nouveaux emplois de prêtres et mentionne des batailles entre l’Égypte et la Syrie. Des représentations de Osiris, Horus, Nephthys et le dieu de la fertilité Min sont gravées au dessus du décret.
Cette stèle est exposée dans le musée de la ville de Sohag.

Aucun calendrier n’a été utilisé aussi longtemps que le calendrier égyptien et inspira bon nombre d’autres calendriers comme nous le verrons (Julien, Républicain, …)

Cela peut être surprenant d’affirmer une telle chose alors qu’en général, on nous dit que : « les Égyptiens ne connaissaient pas l’année bissextile et que leur calendrier prenait du retard, etc…»

Mais les avis divergent sur ce point sans doute à mesure des découvertes que l’on fera comme celles concernant les stèles et aussi lorsque certains égyptologues cesseront de voir les Anciens Égyptiens comme de « vulgaires croyants » alors qu’ils étaient avant tout un peuple d’astronomes.

Selon Jacques-Joseph Champollion, dit Champollion-Figeac (1778 à 1867 ), archéologue français : « Pour les Anciens Égyptiens, seuls comptaient les jours pleins, ils n’en faisaient pas mention même si ils en tenaient compte… » extrait de son livre « Histoire et description de tous les Peuples-Egypte Ancienne » paru aux Editions Firmin Didot, 1832.

Voici plus longuement ce qu’il écrivit :

« …Mais l’antiquité classique a de quoi nous rassurer sur ce point. Strabon disait que les prêtres de Thèbes passaient pour être très versés dans l’astronomie et dans la philosophie.

C’est d’eux, ajoutait-il, que vient l’usage de régler le temps, non d’après la révolution de la lune, mais d’après celle du soleil; ils ajoutent aux 12 mois de 30 jours chacun, cinq jours tous les ans; et comme il reste encore, pour compléter la durée de l’année, une certaine portion de jour, ils en forment une période composée d’un nombre rond de jours et d’années suffisants pour que les parties excédantes étant ajoutées, soient absorbées en un jour entier.

Le même écrivain rapporte aussi que Platon et Eudoxe passèrent plusieurs années à Héliopolis dans le commerce des prêtres de cette ville, qui s’adonnaient particulièrement à l’étude de la philosophie et de l’astronomie; que ces deux voyageurs grecs obtinrent de ces prêtres, fort peu communicatifs d’ailleurs, la connaissance de quelques théorèmes; mais que ces prêtres laissèrent ignorer à Platon et à Eudoxe, qu’ils ajoutaient aux 365 jours de l’année la portion du jour et de la nuit nécessaire pour la compléter, et que c’est par suite de cette réserve que les Grecs ignorèrent cette intercalation, jusqu’à ce que les astronomes plus modernes la connussent au moyen des traductions en langue grecque des livres égyptiens , où l’on puisait encore du temps de Strabon , ainsi que dans les écrits des Chaldéens.

On voit donc par ces témoignages formels, et malgré le silence d’Hipparque, d’Ératosthène et de Ptolémée, au sujet des secours qu’ils ont trouvés dans les écrits des Égyptiens, que les prêtres astronomes d’Héliopolis et de Thèbes connaissaient la véritable longueur de l’année solaire de 365 jours et un peu moins d’un quart de jour; et sur d’autres témoignages non moins irrécusables, que le calendrier, tel qu’il fut institué en Égypte, et tel qu’il y fut en usage pendant une longue série de siècles, ne donnait à l’année civile que 365 jours juste , sans aucune intercalation.

Toutefois il n’y a pas lieu ici d’accuser l’Égypte d’ignorance; les traditions historiques, au contraire, nous portent à croire que les Égyptiens firent réellement connaître à la Grèce le quart de jour qui complète à peu près la révolution annuelle du soleil, quoiqu’ils n’en tinssent pas compte dans leur calendrier civil.

On sait qu’il y avait en Égypte des collèges de prêtres spécialement attachés à l’étude des astres, et que Pythagore et les philosophes des générations suivantes étaient allés s’instruire parmi eux.

Les écrivains grecs attestent que ces prêtres observaient régulièrement les solstices, dont la connaissance leur indiquait assez exactement le commencement de la crue du Nil.

Hérodote n’hésite pas à assurer qu’ils savaient très bien que la durée de leur année civile était plus courte que celle de l’année solaire, et qu’après un certain nombre de révolutions, ces deux années inégales recommençaient le même jour.

Nous devons donc nous représenter les sages de l’Égypte comme ayant des notions exactes sur la durée de l’année solaire, et néanmoins comme ne l’ayant pas introduite dans l’institution du calendrier civil en usage dans l’empire égyptien; Le calendrier sciemment irrégulier ne comptait que 365 jours complets, et rétrogradait ainsi presque d’un quart de jour chaque année sur la révolution solaire. »

Pour complètement terminer sur la réelle durée d’une année égyptienne, voici ce que Diodore de Sicile ( 1 er Siècle avant notre ère ) écrivit aussi sur ce sujet :

 » Les Egyptiens ont aussi distribué les mois et les années d’après une méthode qui leur est particulière. Ils comptent les jours, non d’après la lune, mais d’après le soleil ; ils font chaque mois de trente jours, et ajoutent cinq jours et un quart aux douze mois pour compléter ainsi le cycle annuel. Ils n’ont donc pas recours, comme la plupart des Grecs, aux mois intercalaires ou à des soustractions de jours. Ils paraissent aussi savoir calculer les éclipses de soleil et de lune, de manière à pouvoir en prédire avec certitude tous les détails. »

Source : Bibliothèque historique – Livre I -Traduit par Ferdinand Hoefer – 1851

Après cette analyse des mois égyptiens, nous allons aborder maintenant le Nouvel An Égyptien.

Le Nouvel An Égyptien :

Nous avons remarqué dans le chapitre : Les Saisons Égyptiennes, que le Mois de Thot ( 19 juillet au 17 août ) de la Saison Hekhet annonce le « Nouvel An Égyptien » du Calendrier Nilotique, à ne pas confondre avec la crue du Nil qui elle a lieu le 25 Juin, c’est à dire dans le 12 ème mois que l’on nommait Mésoré, bien que durant la période pré-dynastique, le lever héliaque de Sirius coïncidait avec le début de la crue du Nil observée à Thèbes vers le 20-25 juin.

Certes, les étoiles jouaient un grand rôle, comme nous allons le voir, dans la manifestation de la crue du Nil, mais ce n’était pas le seul indice dont se servait les anciens égyptiens.

En effet, la migration des oiseaux était aussi une référence, notamment celle des flamants roses ( Phoenicopterus ruber roseus) , il faut savoir que les Egyptiens se servaient aussi des oiseaux pour symboliser tel événement ou tel caractéristique.

Par exemple, saviez vous que la durée de l’incubation du petit flamant rose couvre une période de 28 à 30 jours, c’est à dire précisément la durée d’une période lunaire complète ou la durée d’un mois solaire égyptien.

Le petit flamant rose quitte ensuite le nid vers 4 jours pour suivre ses parents et il commencera à voler vers le mois de Juillet à environ 72 jours…

En général, les jeunes flamants restent pendant 2-3 ans sur le lieu de leur premier hivernage.

Dès le mois de juillet, les flamants roses d’Europe vont hiverner sur les côtes de la Méditerranée et notamment en Égypte.

Le flamant rose était considéré par les Égyptiens comme l’incarnation du Phénix, l’ancien nom du flamant rose est le « Flambant », tel était le nom donné autrefois au flamant rose, flambant comme le Phénix qui renaît de ses cendres mais qui symbolise aussi le retour du Soleil.

Les Égyptiens utilisaient aussi un hiéroglyphe en forme de flamant pour signifier la couleur rose.

N’oublions pas que le Flamant rose passe son temps en général les pattes dans l’eau, ce qui fait de lui, un excellent « mesureur » du niveau d’eau…

Le Papyrus :

La plante papyrus était très commune à l’ère antique. Elle poussait alors dans le lit du Nil – fleuve sacré – et plus particulièrement dans son delta. Elle avait, de ce fait, une fonction religieuse et politique. Ainsi, le papyrus était représenté sur les temples ou porté lors des processions et signifiait la renaissance et la régénération du monde. Le Papyrus était assimilé au Fleuve Nil, même la forme du Nil évoque celle d’une tige de Papyrus ou celle d’une tige de Lotus :

Emblème de la Basse-Égypte, il était personnifié par la déesse Ouadjet, qui est représentée sous la forme d’un serpent, le cobra (ouadjt : hiéroglyphe du papyrus, signifiant aussi le vert de malachite, la prospérité).

Les tiges peuvent atteindre trois mètres de haut en moyenne. Il pousse sur des terrains sableux et gorgés d’humidité, avec un ensoleillement important toute l’année et ne craint pas d’avoir le pied de sa tige entièrement immergé.

Le Papyrus étant une plante présentant de multiples dérivés comme le papier, des instruments, la coque des barques, est donc un symbole de prospérité.

Les Anciens Égyptiens rassemblaient plusieurs tiges afin d’en faire un gros bouquet comme ceux que l’on voit à la proue des grands navires soit à la proue et à la poupe des petites embarcations des pêcheurs qui était faites principalement de tiges de papyrus attachées entre elles.

Le Papyrus a besoin de beaucoup d’eau pour sa croissance, de fait, cette plante symbolise parfaitement la crue du Nil tant attendue, d’autant que pour pouvoir naviguer, l’eau est aussi indispensable.

Le Lotus :

Cette plante a un parfum délicat dont la tige est relativement assez épaisse et peut s’élever jusqu’à un mètre cinquante au dessus de l’eau, ce qui différencie le lotus du Nénuphar.

lotus bleu

Les fleurs du Lotus fleurissent en fin de printemps et en début d’été uniquement s’ils sont exposés au plein soleil.

En plus du parfum suave qu’elle dégage, cette plante est aussi médicinale, ce qui lui attribue aussi un symbole de vie.

Il semble selon l’université de Manchester et l’égyptologue Rosalie David, que le lotus permettait de soigner la maladie connue sous le nom de bilharziose, une maladie parasitaire due à un ver hématophage, présent dans les marécages du Nil, elle est présente dans les zones tropicales et subtropicale en Afrique et ailleurs dans le monde.

La bilharziose est une maladie chronique, découverte par Theodor Maximilian Bilharz ( 1825 à 1862), parasitologue allemand qui le premier découvrit ce parasite endémique en Égypte. Le ver parasite pénètre par la plante des pieds en contact avec l’eau du Nil et s’installe dans les vaisseaux sanguins des organes internes où ils peuvent survivre de vingt à trente ans, il se propage dans tout le corps et ôte progressivement la santé à son hôte.

Les anciens égyptiens humaient le parfum du lotus afin de calmer les douleurs due à la bilharziose, c’est pourquoi de nombreux bas-reliefs nous montrent des personnages tenant un ou plusieurs lotus en main, soit en offrandes soit sur la plupart des scènes.

LOTUS OFFRANDE

Les fleurs, les graines, les racines et la feuille jeune du lotus sont comestibles, Le lotus notamment le lotus bleu, a un effet tant narcotique qu’euphorisant, en dose élevée, il devient légèrement hallucinogène, ce qui explique sans doute aussi son caractère divin représenté sur les bas-reliefs égyptiens, il ne s’agit donc pas d’un élément floral décoratif, mais bien du seul remède contre la bilharziose qui emportaient chaque année des milliers d’anciens égyptiens, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, cette malédiction du Nil ne fait qu’augmenter l’admiration pour cette civilisation ancienne qui malgré le terrible paradoxe du Fleuve apportant vie et mort en même temps, nous a transmis leur savant et esthétique héritage.

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C’est une plante qui contrairement au papyrus n’a pas besoin de beaucoup d’eau, mais de beaucoup de soleil, mais elles croissent bien toutes les deux dans l’eau.

Le Lotus était déjà décrit par le Philosophe grec Théophraste ( vers -371 à -287 ) dans la flore du Nil.

Les Anciens Égyptiens combinaient parfois plusieurs éléments différents afin de bien insister sur telle ou telle symbolique.

C’est pourquoi les tiges de Papyrus et Lotus combinées se trouve à proximité du Fleuve Nil représenté avec la tête de l’oiseau flamant rose.

Les anciens Égyptiens se servaient aussi d’autres indices comme certaines espèces de poissons, bref, la nature était une référence intarissable pour l’Égypte Antique pour que ceux-ci en créent leur calendrier.

Tous ces indices côte à côte nous amènent à la conclusion que le Nil est bien représenté sur le Zodiaque de Denderah et que celui-ci servait bien de calendrier pour l’Ancienne Égypte.

Ces détails nous renseignent aussi sur la bonne position du zodiaque, c’est à dire le sens dans lequel il doit être observé, car si la crue du Nil indiquée par ces détails que nous venons d’analyser, annonce le début de l’année de l’Égypte Antique, et ce à partir de la Saison Hekhet, avec le premier Mois Thot, il suffit de positionner ce des sommet du triangle équilatéral des 3 saisons, afin de déterminer automatiquement où commencent les deux autres saisons.

Parlons maintenant des étoiles prises aussi en référence pour la crue du Nil.

L’étoile Sopdet :

Sepdet, Sépédèt, Sothis (en grec) ou encore Sopdet est une Déesse représentée sous les traits d’une femme dont la tête est surmontée d’une étoile, sur le Zodiaque cette étoile est représentée au dessus de la tête d’une vache couchée sur une barque, elle est aussi représentée sur le plafond de la salle hypostyle du Temple de Hathor voici la représentation :

Sopdet a été naturellement associée à la fertilité et à la prospérité, comme la vache qui offre son lait que l’on boit, dont on fait du beurre, etc…en synthèse, elle apporte la vie comme une renaissance.

Ses attributs en plus de son étoile au-dessus de la tête, était la tige ou plant de Papyrus et une barque.

Les Anciens Égyptiens la représentait aussi sous la forme d’une femme sur de nombreux bas-reliefs comme celui du Ramesseum du temple jubilaire de Ramsès II, comme ci-dessous :

Voici un montage qui montre la position des constellations actuelles par rapport aux constellations égyptiennes dans le voisinage de l’Étoile Sopdet représentée par la Vache couchée sur sa barque :

Nous observons bien que la Vache Sopdet est entourée par Orion, Lepus ( Le Lièvre ), ainsi que Canis Minor, que les Anciens Egyptiens avaient nommé Oupouaout.

Mais on ne voit pas de chien sur le Zodiaque Égyptien pourtant on lit un peu partout que l’Étoile Sopdet-Sothis est une étoile de référence pour les Anciens Égyptiens selon ce fameux chien Sirius ?

A quelle constellation appartient l’Étoile Sopdet ?

Selon la position des constellations citées dans l’image précédente, deux constellations pourraient contenir l’Étoile Sopdet :

L’étoile Beta Monoceratis de la Constellation Monoceros ( la Licorne ).

ou

L’étoile Procyon de la Constellation Canis Minor ( Petit Chien ).

Commençons par la Constellation de la Licorne qui pourrait représentée la Vache Sopdet :

La Licorne est une constellation « moderne » visible depuis une grande partie du globe terrestre, à l’exception des pôles.

On dit que de cette constellation Monoceros qu’elle a été nommée ainsi par l’astronome Petrus Plancius (1552 à 1622) en 1613 et cartographiée par Jakob Bartsch ( 1600 à 1633 ) en 1624.

Les Astronomes Heinrich Wilhelm Olbers ( 1758 à 1840) et Christian Ludwig Ideler (1766 à 1846) indiquent cependant qu’elle apparaît sur des travaux datant de 1564 et Joseph Scaliger ( 1540 à 1609 ) rapporte l’avoir vue sur un ancien globe céleste perse.

Mais aucun globe arabo-perse représentant une Licorne n’a été retrouvé pour l’affirmer, ce qui est certain par contre, c’est qu’aucune licorne n’apparaît sur les cartes astronomiques avant celle de Jakob Bartsch en 1624 dans son Planispheri Stellati, en témoigne cette carte du ciel réalisée par Joannis Baptistis Vrients en 1601 où l’on ne voit pas encore de Licorne :

Certes, la Licorne était connue sous son aspect iconographique tant chez les Perses que dans le Moyen Age Occidental, mais jamais elle ne fût représentée dans le ciel en tant que constellation avant le début du 17 ème Siècle.

La constellation Monoceros ou Unicornus comme l’avait nommée Jakob Bartsch a donc une origine égyptienne, puisque le créateur du Zodiaque Circulaire Égyptien avaient déjà identifié sa forme précisément là où la plaça Jakob Bartsch, mais les Anciens Égyptiens la représentèrent sous l’apparence d’une vache avec des cornes avec une étoile au-dessus de sa tête :

Étoile au-dessus de la Tête de la Vache couchée sur une barque est vraisemblablement : Beta Monocerotis :

Nous savons que les anciens Égyptiens représentaient Oupouaout tantôt sous la forme d’un chien tantôt sous la forme d’un Horus, nous observons sur le Zodiaque qu’il y a un Horus juste au-dessus de la tête de la Vache Sopdet.

Voyons voir maintenant ce qu’il en est de Canis Minor que les Greco-Romains nommaient Procyon :

Les Anciens Égyptiens nommaient Canis Minor sous le nom de Oupouaout qui est aussi figuré sous l’aspect d’un canidé hybride du chacal et du chien sauvage (canis lupaster).

Le dieu présente pratiquement les mêmes caractéristiques extérieures qu’Anubis mais Oupouaout est représenté debout sur ses pattes, alors qu’Anubis est plutôt représenté couché.

Son nom d’origine est vraisemblablement Sed(y) signifiant « Celui à la queue », caractéristique physique la plus remarquable de l’animal lui conférant sa silhouette particulière et aussi allusion à l’utilisation de la queue du canidé dans le costume de chasse aux époques préhistorique et pré-dynastique.

Il a sans doute donné son nom au rituel jubilaire de la Fête-Sed, dans lequel l’enseigne du dieu joue un rôle d’accompagnatrice divine des principales actions royales.

La Fête-Sed serait elle-même à l’origine une chasse de qualification rituelle destinée, à la préhistoire, à désigner le nouveau chef de la tribu, à une époque où la notion de pouvoir était étroitement liée à la fonction cynégétique et donc à la puissance nourricière du chef.

Au-delà de cette fonction de Jubilé, la fête-Sed était une cérémonie régénératrice que le pharaon pouvait organiser pour montrer à son peuple qu’il était encore capable de gouverner le pays.

Lors de cette fête, le Pharaon tire des flèches en direction des quatre points cardinaux pour montrer que sa domination s’étend sur le monde.

Oupouaout fut ainsi associé à la notion d’ancestralité royale, on le voit fréquemment présider le double cortège des Âmes de Nekhen, divinités anthropomorphes à tête de pseudo chacal symbolisant les antiques rois du royaume préhistorique de Haute-Égypte, et des Âmes de Bouto, divinités symétriques aux premières, à tête de faucon et incarnant les ancêtres royaux de la Basse-Égypte.

Ce double cortège divin est figuré en train d’encadrer et d’acclamer le pharaon intronisé sur le double kiosque de la fête-Sed dans une sorte de rite de consécration monarchique.

Oupouaout, gardien de la personne royale par la prime fonction cynégétique -donc terrienne- du chef de clan, fut détrôné, à partir de la période thinite (-3000 à -2700 ) par des divinités plus sophistiquées, tel Horus, plus en harmonie avec une conception désormais céleste et universelle de la souveraineté.

Nous observons bien que Sedy est devenu un Horus « ouvrant le chemin » au « Cortège royal » sur le zodiaque de Denderah.

Voici un bas-relief où l’on voit Oupouaout-Sed(y) représenté en Horus ( ne pas confondre avec celui qui a une tête de chacal, qui lui est Anubis ), ce bas-relief est visible au Temple de Sethi 1er à à Abydos :

Sed(y)-Oupouaout se trouve juste au-dessus de tête de la Vache Sopdet sur le Zodiaque de Denderah, cette vache qui nous l’avons vu, est devenue la Licorne.

Cette représentation de Sed(y)-Oupouaout sur la vache fût reprise par les astronomes grecs comme en témoigne la gravure ci-dessous, mais les astronomes grecs choisirent de conserver la représentation en Chien de Sedy-Horus, qui leur sembla « moins égyptien » pour les générations futures :

On constate que le Lion ( le cortège ) représentant symboliquement aussi le Soleil, car tout le zodiaque va dans une seule direction circulaire, cette direction est d’ailleurs appuyée par la Flèche de la Déesse Neith :

Le Lion ou panthera leo a été vénéré sous ses formes mâle et femelle par les anciens égyptiens.

Le Lion a été assimilé au soleil mais aussi à l’eau, car les inondations du Nil se produisaient lorsque le soleil passait dans la Constellation du Zodiaque du Lion.

Ré est aussi le père de la Déesse lionne Sekhmet.

Ces éléments nous permettent de mieux comprendre le méli-mélo gréco-romain sur base de la mythologie astronomique égyptienne.

Mais afin que chacun puisse être d’accord avec cette théorie, voici le ciel du 19 Juillet -69 afin que l’on puisse bien observer qu’elle était l’étoile que les Anciens Égyptiens apercevaient en premier quelques minutes avant le lever du Soleil :

Nous remarquons sur cette capture d’écran, provenant du logiciel Stellarium qui indique la date du 19 Juillet -69 , que l’ Étoile Procyon de la Constellation Canis Minor ( Sed(y)-Oupouaout ) ainsi que l’Étoile Beta Monoceratis de la Constellation Monoceros ( La Vache Sopdet ) apparaîssent bien avant Sirius de Canis Major et ce en fonction de la constellation du Burin visible à l’intersection de l’Horizon.

Sur le Zodiaque de Denderah, on observe ce qu’on pourrait appeler la « boucle », c’est à dire la date du nouvel An dans la direction circulaire que forme le cortège menée par le Lion-Soleil suivi des onze personnages de l’écliptique.

Cette « boucle » est représentée par un plant de papyrus :

comme celui exposé au Musée du Louvre sous le nombre de trois plants qui représentent le Delta ( Basse-Egypte ) :

Ce plant de Papyrus deviendra au 18 ième Siècle grâce à Nicolas-Louis de Lacaille en 1752, la Constellation Caelum ( le Burin, que l’on représente en général par 2 ou 3 étoiles ).

Certains prennent ce plant de papyrus comme étant ce qui désigne l' »axe du Temple », mais c’est une grossière erreur, car ce plant de papyrus sur lequel est posé un Faucon comme nous pouvons le voir sur le Zodiaque de Denderah était déjà utilisé sous forme d’amulette comme montré ci-dessous :

Cette amulette sur laquelle on voit un faucon posé sur un plant de papyrus, est de petite taille, elle tiendrait dans une poche, en fait, il s’agit d’une protection d’Hathor que l’on peut voir exposée au Musée du Caire, elle est datée de l’époque de Ramsès, soit 1200 ans avant la datation que le Musée du Louvre accorde au Zodiaque de Denderah.

Ce qu’on nomme « axe du temple » est donc une pure théorie, mais certainement pas un statut avéré, car cette amulette était transporté sur soi et n’indique pas une direction mais une protection.

Voici une autre amulette porte-bonheur reprenant ce plant de papyrus exposée au Musée du Louvre, et qui a appartenu à Paser, haut fonctionnaire ayant servi sous Ramsès Ier puis sous Séthi Ier :

La Constellation du Papyrus :

La Constellation du Burin ( en latin Caelum ) se trouve bien dans le ciel au même endroit que le Plant de Papyrus, qui symbolise la « boucle » de la nouvelle année sur le Zodiaque de Denderah :

Le papyrus représente symboliquement la Renaissance symbolisé par le jour de l’an, ce jour était l’occasion de faire des offrandes aux défunts ( Ouapouaout ) et aux dieux, surtout à Rê le Soleil-Lion, dont le jour de naissance était censé être le jour du Nouvel An Egyptien.

C’est pourquoi c’est Ouapouaout-Sed(y) qui ouvre le Cortège du Soleil et de l’année nouvelle qui l’accompagne.

En conclusion de l’analyse de l’Etoile Sopdet, nous pouvons avancer que les Anciens Égyptiens tenaient en référence l’ étoiles Procyon de Canis Minor qui est une adaptation du dieu Ouapouaout-Sed(y) ) qui se trouve juste au dessus de l’étoile Beta Monoceratis de Monoceros ( la Licorne ) qui est une adaptation de la Vache Sopdet, comme annonciation de la Crue du Nil, Ouapouaout-Sed(y) et Sopdet étant suivies dans la « ronde » par l’Étoile Sirius.

D’ailleurs étymologiquement le nom Procyon vient du Grec Pro kounos qui signifie « avant le Chien », c’est à dire que Procyon se lève avant la constellation Canis Major et son étoile Sirius.

Procyon est une sous-géante jaune environ 7 fois plus lumineuse que le Soleil et deux fois plus grande que lui.

Étymologiquement le mot Sirius vient du Grec Sireios qui signifie brûlant, ardent et non pas « Brillante » comme on le lit souvent.

L’éclat important de Sirius vue depuis la Terre ne vient pas tant de la luminosité intrinsèque de l’astre, certes plus lumineux que le Soleil, mais de sa relative proximité avec le Système solaire, situé à seulement 8,55 années-lumière du Soleil.

Il faut 1460 ans (365 x 4) pour qu’un événement du calendrier égyptien coïncide de nouveau avec un événement du calendrier solaire.

Dès lors, l’indication de la date du lever héliaque de Sirius nous permet de savoir que la coïncidence entre un lever héliaque et le premier jour du calendrier avait eu lieu en 139 de notre ère, ce qui fixe automatiquement les deux précédentes dates de cette combinaison en -1320 et -2779 avant notre ère.

Ces deux dates se rapprochent de celle du ciel astronomique de la tombe de Senemout l’architecte de la Pharaonne Hatchepsout et celle d’une éclipse solaire comme nous l’avons vu, mais nous reviendrons sur cet astronome égyptien plus loin dans l’enquête.

Nous allons aborder maintenant la Crue du Nil en fonction du Solstice d’été, si nous parlons de la Crue du Nil, nous devons parler de la constellation du Cancer, on constate que ce crustacé est légèrement en décalage par rapport la ronde de l’Écliptique, pour bien visualiser ce décalage, aidons-nous d’une spirale.

La Symbolique de la Spirale dans l’Egypte Antique :

On observe que le Cancer se trouve juste au dessus du Lion, afin de représenter la boucle de l’ascension solaire.

Le Lion semble mener la ronde et c’est logique puisque le Lion représente aussi Ré, le Père de Sekhmet la Lionne, si par l’esprit, on met en mouvement la spirale, c’est bien le Lion qui franchira le premier le repère formé par la Constellation du Burin représenté par le lotus qui indique le début de la saison Hekhet, phénomène qui se superpose à la crue du Nil, d’où la naissance de Ré.

Le Lion est néanmoins précédé par Sed(y)-Oupouaout le Faucon-Chien que les grecs ont nommé Procyon de la Constellation de Canis Minor, c’est à dire le Petit Chien, comme nous l’avons déjà vu.

Situons Sed(y)-Oupouaout sur le Zodiaque :

Selon M. J. Saint-Martin ( 1791-1832 ), Orientaliste et membre de l’Institut de l’Académie royale, le Solstice d’été avait lieu aux environs de -2252, à l’époque de l’exécution du disque céleste.

Ce travail de recherche ne tient pas forcément à conclure pour ce chapitre, que le Zodiaque de Denderah date du temps où le solstice d’été se produisait dans la Constellation du Lion mais il est intéressant de constater que la question du solstice d’été a une importance considérable pour ceux qui étudient l’Égypte Antique.

Le Soleil nous le savons tenait une place primordiale pour l’Égypte Antique, et nous savons aussi que les anciens égyptiens se servaient du scarabée entre autre avatar de l’astre solaire, mais il semble qu’une certaine confusion règne en ce qui concerne la désignation du dieu Khépri en rapport avec le Cancer.

Autrement dit, la Spirale du Cancer, nous invite à analyser le lien direct que l’égyptologue Christiane Desroches Noblecourt établit entre le dieu Scarabée Khépri et le Cancer, car il il semble un peu trop rapide de conclure que les Anciens Egyptiens se servaient de Khépri pour illustrer le Cancer ou Crabe céleste, car si ils avaients voulu représenter un scarabée en lieu et place du Cancer, pourquoi, est ce un crabe qui se trouve sur le Zodiaque de Denderah ?

Et pourquoi n’y a t’il aucun scarabée sur ce zodiaque circulaire qui pourtant selon la version officielle, daterait de la dynastie Ptolémaïque ?

Nous savons pourtant, que sous les Ptolémée de nombreuses amulettes et bijoux représentant un scarabée, étaient utilisés.

Voilà, un mystère qui mérite aussi une analyse plus approfondie, que vous découvriez grâce à ce lien.

Revenons-en aux phénomènes des solstices qui comme les équinoxes sont rattachées aux quatre saisons occidentales, alors que nous savons que l’Égypte Antique se basait, elle, sur trois saisons.

Il serait donc superflu de chercher à faire coïncider notre solstice d’été avec le Nouvel An Égyptien, ce sont bien deux événements différents et ce pour la simple raison que le zodiaque de Denderah doit être divisé par 3 et non pas par 4 pour préserver le contexte égyptien.

Mais peut on affirmer pour autant que les Solstices n’avaient pas d’importance pour les Egyptiens ?

Nous allons le vérifier avec le Nombre d’Or :

Le Nombre d’Or :

Nous savons que les mesures de la Grande Pyramide de Gizeh sont basées sur le Nombre d’Or :

Les Anciens Égyptiens nous démontrent que le Zodiaque de Denderah lui aussi a été réalisé sur base du Nombre d’Or, prenons la forme géométrique complète du nombre d’Or et superposons-la sur le Disque céleste en nous basant sur la spirale du Cancer :

Nous observons si on part précisément de la moitié du zodiaque dans sa verticalité que la boucle du Nombre d’Or vient se positionner entre les représentations du Cancer et du Lion, ce qui indique la date de la nuit du 21/22 Juin, soit le solstice d’Eté, continuons notre développement est rajoutons la forme géométrique du Nombre d’Or dans la seconde moitié mais à l’envers de la première, cette fois-ci :

Nous remarquons que les deux boucles sont décalées l’une par rapport à l’autre, et tant mieux, car ce décalage est nécessaire pour la suite du développement, notons que ce décalage exprime aussi celui qui s’opère lorsqu’on franchit l’équinoxe d’Automne, les jours deviennent plus courts, c’est à dire que la clarté du soleil vu de la Terre, diminue pour atteindre son point le plus bas au Solstice d’Hiver mais contrairement à la spirale du Cancer, le soleil à partir du Solstice d’Hiver va commencer à se déplacer dans une direction ascensionnelle, c’est à dire que les jours vont rallonger, que la clarté va augmentée.

Traçons une ligne d’une boucle à l’autre pour mieux observer ce phénomène :

Cette ligne bleue coupe le zodiaque précisément en deux, c’est à dire à égale moitié, elle traverse le Capricorne ( Solstice d’Hiver ) et le Cancer ( Solstice d’Eté ), nous constatons que les créateurs du Zodiaque de Denderah se sont basés sur la trigonométrie pour sculpter le bas-relief des personnages, c’est à dire que ceux-ci n’ont pas été sculptés au hasard comme si il s’agissait d’un remplissage de surface.

Continuons le développement avec le nombre d’or, car il faut écarter toute coïncidence, nous allons en tenant compte de la verticale du milieu, voir si le nombre d’or se répète :

Nous observons que le Nombre d’Or, non seulement se répète bien et qu’il continue d’indiquer la région du Cancer et du Lion, voyons si le Nombre d’Or se répète encore :

Nous observons que le Nombre d’Or se trouve par 3 fois indiqué sur le Zodiaque, tout hasard ou toute coïncidence est donc exclue, les créateurs du Zodiaque de Denderah ont donc réalisé avant de commencer à sculpter le bas-relief, un plan géométrique se basant sur le Nombre d’Or, ce qui démontre déjà que les Grecs ne sont pas les seuls à s’être servi de la trigonométrie.

Les Anciens Égyptiens se sont surpassés en se servant de la trigonométrie dans un contexte astronomique, ce qui pour l’époque Antique est unique, car nous étions habitués à l’utilisation du Nombre d’Or principalement dans un contexte architectural comme en témoigne les Pyramides , si vous souhaitez en savoir plus sur la maîtrise du Nombre d’Or par l’Égypte Antique, servez-vous de ce lien.

Différence entre le Zodiaque circulaire et le Zodiaque rectangulaire du Temple de Denderah :

Si on observe bien les deux Zodiaques on constate des similitudes mais aussi des différences, en voici un exemple :

Sur le montage ci-dessus, on peut remarquer que Orion ne regarde pas dans la même direction, mais qu’aussi il a le bras levé sur le zodiaque rectangulaire, c’est d’ailleurs ce bras levé qui a sans doute été à l’origine de l’iconographie astronomique de Orion tenant haut une massue, mais nous reviendrons plus tard sur ce bras levé.

On constate que ce n’est plus la Déesse Neith que l’on observe sur le zodiaque circulaire, mais éventuellement la Déesse Satis que l’on trouve sur le zodiaque rectangulaire, par contre, on reconnaît bien la Déesse Anuket ou Anoukis qui porte sa couronne à plumes et tient dans chaque main, un vase ou une coupe.

Que devons-nous conclure de ces différences, eh bien plusieurs choses :

-Les deux zodiaques n’ont pas été sculpté à la même époque.

-Les deux zodiaques n’ont pas été sculpté par le ou les mêmes sculpteurs.

-Les deux zodiaques ont des origines différentes, car Satis indique la Haute Egypte tandis que Neith indique la Basse Egypte.

-Le style de ces deux zodiaques est complément différent, le rectangulaire indique la fin de la période ptolémaïque mais le circulaire indiquerait plutôt le début de la période ptolémaïque voir remonterait bien avant.

Nous avions un peu abordé le sujet de l’étoile Sirius du Grand Chien ( Canis Major ) c’est pourquoi, nous allons analyser ce sujet plus en détails :

Sirius de Canis Major ou la Déesse Neith :

La mythologie grecque relate que Orion avait deux Chiens, l’un se nommait Sirius ( Canis Major ) et l’autre Procyon, mais imaginons un instant que la Mythologie grecque n’ait jamais existé, comment pourrait-on confondre la forme de Canis Major avec un Chien ?

A moins de vouloir adapter absolument la mythologie grecque au plan céleste, la forme de Canis Major n’évoque pas du tout la forme d’un Chien, fusse t’il grand.

Par contre la forme de cette constellation évoque sans difficultés, un personnage qui tient un arc et qui est prêt à tirer une flèche, c’est ainsi que les créateurs du Zodiaque Circulaire ont représenté cette constellation :

La Déesse Neith est une très ancienne déesse de la ville de Saïs dans le delta du Nil (Basse-Égypte) :

Son nom Neith (ou Nit, Net ou Neit) et son culte sont attestés dès les débuts de l’histoire du pays grâce à des témoignages des rois des premières dynasties qui effectuèrent des visites régulières à son sanctuaire de Saïs, pèlerinages qui semblent avoir une signification particulière dans les rites liés au couronnement du souverain ou encore à son jubilé.

C’est la déesse de la guerre et de la chasse, elle veille sur les vases canopes avec la même détermination qu’elle défend l’Egypte de ses ennemis, coiffée de la couronne rouge de la Basse-Egypte et armée de ses flèches. Elle porte parfois la navette des tisserands, qui est à la fois son emblème et le hiéroglyphe qui la désigne.

Lorsqu’elle porte la Couronne Blanche elle incarne alors la Déesse Satis :

Satis était vénérée aussi sous forme d’antilope, dont sa couronne Hedjet est pourvue de deux cornes. Ses attributs personnels sont aussi, outre le sceptre ouas et le signe ânkh, des flèches, à l’instar de Neith avec qui Satis partage la personnalité mais en tant que son pendant du Sud, c’est à dire de la Haute Égypte contrairement à Neith qui elle porte la couronne rouge de la Basse Égypte.

Dans un tout autre registre, Neith est également une déesse primordiale et créatrice asexuée ou androgyne faisant ainsi partie du cercle très restreint des démiurges du panthéon égyptien.

Dans ce rôle, elle est fécondée par le Verbe et engendre le Soleil. Elle tisse le monde et en fixe les limites avec sept tissus, puis elle crée les sept paroles justes qui la font maîtresse de l’univers.

Les Greco-Romains rajoutèrent, à la Déesse Neith, des chiens afin d’en faire la Déesse Artémis-Diane et non pas Athéna comme on peut le lire, ils l’ont aussi associée à Orion « le Chasseur », c’est de lui qu’elle hérita ses attributs canins :

La Déesse Neith et ses chiens :

Le chien est un animal respecté et honoré dans l’Égypte Antique, mais il est inconcevable que les Anciens Égyptiens aient pu représentés Isis sous un aspect canin comme beaucoup de personnes assimilent Sirius à Isis.

On sait que Artémis-Diane est aussi assimilée à la Lune tout comme l’est aussi Isis la Déesse de la Maternité symbolisée par les 28 jours de la période menstruelle, elle est donc aussi la Déesse de la féminité.

Pourquoi les Grecs ont il rajouté comme attribut la Lune à Artémis qui à déjà fort à faire avec ces chiens ?

La Réponse se trouve sous les pieds de la Déesse Neith sur le Zodiaque de Denderah :

C’est la Déesse Isis que l’on voit avec son « siège » sur la tête, comme on peut le voir sur de nombreuses représentations de la Déesse Isis et notamment sur le bas-relief que l’on voit sur le sarcophage externe en granit rouge de Ramsès III exposé au Musée du Louvre, c’est d’ailleurs à ce genre d’attribut qu’il faut se fier pour identifier les divinités Égyptiennes et non pas seulement aux légendes, sinon on risque de s’y perdre, quoi qu’il en soit, on ne peut pas affirmer que la Déesse Isis incarne Canis Major.

Si on observe bien le Zodiaque, on remarque un fauteuil ou un siège qui rappelle un animal très commun, sous les divines fesses de la Déesse tenant un enfant dans ses bras ( cette scène représentant la constellation Centaurus comme nous l’avons vu) ainsi que sous les divines fesses de la Déesse Sekhmet tenant deux vases ( cette scène représentant la constellation Crater ) :

Cet animal est vraisemblablement un chien, du moins on voit bien le corps sans tête d’un canidé.
Selon les vestiges retrouvés, on sait que les Anciens Égyptiens sculptaient leurs sièges sous la forme d’animaux, notamment aux niveaux des pieds des sièges, comme on peut le voir sur cette image représentant Akhethetep de Saqqarah ( V ème Dynastie ) :

Une majorité conclut que les pieds de ces sièges ou tabourets pour certains, représentent les pattes d’un lion, mais ce n’est pas toujours le cas, car les pattes d’un lion sont plus grosses, plus imposantes, voici d’ailleurs une représentation de ce siège dont on voit que les pieds-pattes se rapprochent bien plus de celles d’un chien, elle provient du mastaba de Akhethetep :


Les Pattes sont bien celles d’un chien et non celle d’un lion, nous savons que les Anciens Egyptiens excellaient dans l’art de la représentation animal, si ils avaient voulu représenter des pattes de Lion, ils l’auraient fait sans difficultés.
Reprenons notre observation du Zodiaque et de ses deux chiens qui semblent suivre la Déesse Neith comme les chiens de la Déesse Artémis-Diane.

Selon le Mythe grec, Actéon surprend un jour, au cours d’une chasse, la déesse Artémis prenant son bain. Furieuse, elle le transforme en cerf , Actéon horrifié de sa métamorphose, s’enfuit à travers la forêt, mais il est poursuivi par ces propres chiens, rendus fous de rage par la déesse.

Diodore de Sicile mentionne d’autres raisons au courroux de la déesse : Actéon aurait commis un sacrilège dans son temple ou il se serait vanté d’être plus habile qu’elle à la chasse.
Voici un vase représentant Actéon dévoré par ses chiens au nombre total de 50 ), datant de la période classique, vers -470, exposé au Musée des Beaux-Arts de Massachussets, USA.

Si ce vase date de l’an -450 avant Ptolémée de Maurétanie, cela suppose sans être une affirmation définitive que le zodiaque de Denderah et son imagerie remonte à bien plutôt que la date que lui accorde le Musée du Louvre.

Car nous avons observé que la Déesse Neith et ses attributs, l’arc et la gazelle ou Antilope devint pour les Grecs la déesse Diane ou Artémis accompagnée d’une biche, animal plus commun à la Grèce que la Gazelle mais ayant une forte ressemblance, de chiens et se servant d’un arc.

Selon l’égyptologie, quand la déesse Satis-Neith troque son arc contre quatre cruches d’eau, c’est que, selon le calendrier antique, une nouvelle année vient de commencer.

C’est précisément ce qu’on peut observer sur le Zodiaque dans les Mois Paophi et Thot, la Constellation Crater ( Coupe ou Vase ) alias Sekhmet semble tendre une des deux coupes ou cruches à la déesse chasseresse Satis-Neith l’archère.

Le nouvel An égyptien commençait en été comme nous le savons, il est intéressant de savoir que le Calendrier Archaïque d’Hésiode ( vers –VIIIe à -VIIe siècle ) indique que les solstices ne sont pas cités en tant que « marqueurs » dans le calendrier mais seulement comme points de départ d’un décompte : 60 jours pour le solstice d’hiver, 50 jours pour le solstice d’été.

50 jours, comme les 50 Chiens d’Actéon…

La déesse Isis est reconnaissable avec le hiéroglyphe du Siège ( encore un siège…) qu’elle porte sur sa divine tête, elle ne peut être confondue avec la Déesse Neith et pourtant, cette confusion a encore lieu.

Les Grecs se sont bien inspirés de l’astronomie et des personnages égyptiens pour créer de toutes pièces leur mythologie grecque.

Cela se confirme aussi par un autre mythe en sachant que Actéon est assimilé à Orion que l’on voit sur le Zodiaque de Denderah incarné par le personnage de Onouris, la Déesse Neith-Satis dirige bien sa flèche vers la tête de Onouris, comme dans le mythe où Artémis tue Orion d’une flèche dans la Tête.

Voyons voir maintenant, comment l’astronomie chinoise visualise Sirius et Canis Major :

L’Astronomie Chinoise et Sirius :

L’Astronomie Chinoise qui répertoria aussi les étoiles dans un catalogue, indique que :

« L’étoile Sirius était dénommée Tianlang (ou Lang), formant à elle seule un astérisme. Celui-ci est dans la ligne de mire d’un arc bandé, dénommé Hu :

Voici le planisphère astronomique chinois de Suzhou, gravé vers 1247 qui nous montre où et comment les Chinois représentaient la constellation du Grand Chien ( Canis Major ) :

On voit cerclé de rouge la Constellation « Canis Major », on peut donc considérer que les Astronomes de l’Ancienne Egypte avaient comme les Chinois représenté Canis Major sous la forme d’un Arc, en effet, il suffit de superposer le planisphère de Suzhou avec le planisphère de Denderah pour s’en rendre compte ( cliquer sur l’image ci-dessous pour voir l’animation ) :

On observe bien que les Chinois ont placés Sirius au même endroit que les créateurs du Zodiaque circulaire Égyptien et réciproquement.

Selon le Calendrier du Zodiaque de Denderah, la Déesse Neith se trouve dans le Mois de Paophi ( 18 août au 16 septembre ), mais nous savons que le lever héliaque de Sirius avait lieu à l’époque de l’Égypte Antique au mois de Juillet mais le lever héliaque de Sirius s’est depuis lentement décalé de plusieurs semaines du fait du phénomène de la précession des équinoxes.

De fait, si le Musée du Louvre, comme l’indique son panneau explicatif du Zodiaque de Denderah, positionne Sirius là où le Musée place Sirius, cela signifie que le Zodiaque date d’avant la Précession des Équinoxes…

La Précession es Équinoxes du Zodiaque de Denderah :

On dit que Hipparque (-190 à– 120 ) avait remarqué vers l’an -130 que le point vernal s’était déplacé de 2° par rapport à l’Étoile Spica de la Constellation de la Vierge et l’Equateur, c’est ainsi que le savait Grec aurait découvert la Précession des Équinoxes. Hipparque se serait servi des premières observations des étoiles traduites sous la forme de tables astronomiques, elles remontaient au règne de Nabonasar (-747).

Si comme Hipparque le prétend, un degré correspond précisément à 71,7 ans, le zodiaque de Denderah daterait dans ce cas avant l’An -270 ( si – 130 + 71, 7 ( 1°) + 71, 7 ( 1° )

Aujourd’hui avec la précession des équinoxes, le lever héliaque de Sirius a lieu en août à la latitude du Caire alors que la crue (sans le barrage d’Assouan) a lieu vers le 25 juin, le lever héliaque de Sirius a donc six bonnes semaines de retard sur la crue du Nil.

On a donc tort de faire de Sopdet ( Sothis ) l’étoile Sirius de Canis Major, car aucun hiéroglyphe n’assimile le chien à l’épouse de Ausares (Osiris) et la mère de Heru ( Horus ).

Orion l’Égyptien et les adaptations Gréco-romaines :

On lit souvent que les personnages du zodiaque circulaire égyptien ne ressemblent pas aux personnages de l’astronomie grecque, mais c’est une erreur de penser cela et pour plusieurs raisons, d’abord, parce que c’est la civilisation gréco-romaine qui s’est inspirée des anciens égyptiens et non le contraire et ensuite parce qu’il faut se baser sur le dessin « naturel » que forme les étoiles des constellations et non pas sur le dessin figuratif que les astronomes ont représenté pour illustrer chaque constellation, voyons par exemple, la représentation de Orion :

Sur les deux Zodiaques du Temple de Denderah, on constate que l’aspect figuratif de la constellation d’Orion, formée par ses étoiles de base, se vérifie par la superposition du dessin naturel astronomique de Orion et du bas relief, par contre, les dessins gréco-romains ne correspondent pas vraiment voir pas du tout au dessin astronomique de Orion.

Sur l’un on voit une massue dans la main gauche, dans l’autre on voit une massue dans la main droite, l’un porte un bouclier, l’autre une peau de bête, en fait, on remarque que beaucoup de personnes font la confusion entre Orion et Herakles dit Hercule, car la massue est son attribut et non pas celui de Orion.

De fait, cette confusion crée de nombreuse erreurs astronomiques, à commencer par celle de l’emplacement des constellations de Orion et de Herakles dans le ciel, alors qu’ils sont pratiquement opposés, de plus ces personnages n’ont pas la même légende, la même histoire.

La Massue d’Orion est donc un leurre, une erreur, elle n’existe pas dans le ciel, car ce qui sert à l’identification de Orion dans le ciel c’est surtout son corps en forme de « sablier » ou ses 3 fameuses étoiles.

Toutefois, on peut remarquer que les Anciens Égyptiens ont pensé à faire dépasser le Nékhekh ( que l’on nomme vulgairement fléau, fouet ou flagellum ) de l’épaule de leur Orion :

Mais ils ont aussi pensé à représenter le bras tendu tenant un sceptre, ces détails nous démontrent à quel point l’Astronomie Égyptienne a été très fidèle quant à la représentation naturelle des constellations.

Contrairement aux gréco-romains et les astronomes modernes qui se sont inspirés de ces mythes, car eux ont remplacé le dessin naturel des constellations par un dessin figuratif qui semble ne plus rien avoir de commun avec elles…

Quoi qu’il en soit, c’est soit le bras levé bien haut de Orion que l’on voit sur le zodiaque rectangulaire, soit le nekkekh de l’Orion que l’on voit sur le zodiaque circulaire qui a du donner l’idée aux gréco-romains d’y voir une massue…

Les 4 points Cardinaux selon l’Egypte Antique :

Les 4 points cardinaux ne sont pas représentés par les 4 femmes comme on le lit ici et là, les 4 points cardinaux sont représentés par les 4 paires de Faucons ( que certain(e)s nomment Shemsu-Hor -Les Suivants d’Horus comme il en est fait mention dans le Temple de Denderah ), les 4 point inter-cardinaux représentés par les 4 Déesses :

Ces directions cardinales liées aux « oiseaux » du Zodiaque sont confirmées par la fête de Min qui se déroulait suivant un certain nombre d’étapes rituelles, dont entre autre, le lâché de quatre oiseaux volant vers les quatre points cardinaux.

Le Dieu Heh ou celui qui porte le Ciel :

Le texte du Livre de la vache divine ou du Ciel que l’on a retrouvé dans plusieurs tombeaux ceux de Toutânkhamon, Séthi Ier, Ramsès II, Ramsès III et Ramsès VI et qui serait issu de la prériode Post-Amarnienne , correspondrait à une sorte de réaction par rapport aux comcepts amarniens solaires développés jusqu’alors .

Cette légende mythique de la Vache du ciel puise donc ses origines très haut dans l’histoire de l’Égypte , nous pouvons déjà en discerner des traces dans Les textes des Pyramides , paragraphes 388 , 389 , 729 , 1370 , 1566 , 2113 et aussi dans les textes des sarcophages, voici un fragment de ce Livre :

livre-de-la-vache-celeste

Cette légende mythique retrace en détail les dernières années du règne du dieu Rê sur Terre lorsqu’il était roi des dieux et des hommes et propose une version de la création du monde. Le livre de la vache du ciel nous relate la formidable puissance du soleil qui combat sans relâche les ennemis de l’ordre cosmique depuis les origines mais aussi l’entretien du lien entre l’Égypte et les dieux dont le souverain est garant afin que son règne soit prospère si le pays est harmonieusement gouverné sous la loi de Maat.

Nous connaissons la première scène de ce mythe où le dieu Soleil Ré a envoyé sa fille Sekhmet la Lionne sur Terre pour punir les hommes de révolte profitant de la vieillesse du Ré qui vivait alors sur Terre..Dans la seconde scène Ré décide de quitter la Terre et charge la déesse du Ciel Nout de le hisser sur son dos, voici un court extrait de ce passage :

« Néanmoins, le dieu solaire semble enfin heureux: il peut observer la Terre mais Nout, prise de vertiges, n’apprécie pas sa situation. Rê crée alors huit avatars qui deux par deux vont soutenir les quatre pattes de la vache céleste.

Les 4 Pairs de Faucons du Zodiaque de Denderah seraient donc des avatars de Ré représenté lui aussi sous la forme d’un Faucon.

Il est intéressant de noter que la position des ces 4 pairs de Faucons est aussi celle du dieu Heh que certains attribuent à la ville d’Hermopolis ( Magna ) et d’autres plus au sud au niveau de la 3 ème cataracte où le Pharaon Amenemhat Ier ( -1991 à -19621 de la XIIe dynastie ) fît construire la cité de Heh.

Heh qui lui aussi fût multiplié par 8 est généralement représenté accroupi, un genoux dressé et le second à terre, les bras dressés soutenant le corps de Nout, déesse du ciel étoilé ou tenant dans chaque main une longue nervure de feuille de palmier verticales.

Dieu Heh et ses nervures de palmiers

Mais est ce le même personnage, le même Heh ? Rien n’est moins sûr puisque il existe plusieurs Heh ou Hehou, le Heh primordial, le Heh de l’éternité, une chose est certaine le nombre 8 est aussi raccordé à Heh.

Les huit Heh « de l’éternité », regroupés par paire, soutenaient la voûte céleste. Chacun de ces quatre « piliers du ciel » était protecteur d’une région de cette voûte céleste. On peut donc sans se tromper nommer ces 4 pairs de Faucons sous le nom du dieu Heh ou Hehou.

Heh portant le ciel

Après ce développement sur les 4 paires de Faucons du Zodiaque de Denderah, revenons-en au Zodiaque de Denderah.

Sur le panneau explicatif du Zodiaque exposé au Louvre, on observe que le Musée a interverti les points cardinaux avec les points inter-cardinaux, mais qu’en plus, les points cardinaux ne sont pas au bon endroit selon le lever Héliaque de l’Etoile Sopdet du Mois Thot du début du Mois Hekhet :

Nous devrions cesser de polluer notre vision et notre esprit avec la Mythologie grecque lorsque nous observons le ciel, car le ciel n’est pas une adaptation des mythes grecs, n’en déplaise à tous les astronomes qui commettent cette erreur.

Orion n’est pas Osiris :

Flinders Petrie, l’égyptologue assimile Orion à Sah ou réciproquement, et de là Orion à Osiris mais Osiris ( Usire et Ausares pour les Egyptiens ) n’est pas Orion, car sinon pourquoi les créateurs du Zodiaque Egyptien auraient-ils représentés Osiris ailleurs sur le Zodiaque ?

Osiris devrait se trouver à l’Ouest, puisque Osiris symbolise l’Ouest, le « Monde des Morts » et c’est précisément là qu’il se trouve sur le Zodiaque de Denderah :

Osiris se trouve près de la Constellation Ara ( Autel ) représentée par Sobek, le dieu Crocodile, dans la « région » du Scorpion, le dieu Sobek nous le savons préside aussi au « jugement des morts ».

On sait que Osiris indique l’Ouest, de par la position des Temples qui lui sont consacrés mais aussi parce que c’est à l’Ouest que le Soleil se couche.

Isis représente l’Est, comme son Temple à Philae qui se trouve à l’Est, parce que c’est là que le Soleil se lève.

C’est pourquoi, les créateurs du Zodiaque les ont représentés opposés l’un à l’autre et ce dans les bonnes directions cardinales, le couple divin se trouve bien représenté à l’opposé de l’un et l’autre, comme un couple de « frère et soeur » ou d’ « époux », c’est cette notion de « couple » qu’il faut comprendre et non pas qu’ils couchaient ensemble dans un rapport incestueux, comme l’esprit vulgaire le conçoit.

De fait, il est impossible que Orion représente Osiris-Ausares, car si on retient l’idée saugrenue que Orion est Osiris, cela signifierait que le couple divin indiquerait la même direction cardinale !

Cette analyse au sujet de Orion, nous a bien démontré que les 4 Directions Cardinales qu’indique le Musée du Louvre sur son panneau explicatif du Zodiaque de Denderah sont complètement erronées.

Analyse de la Carte du ciel du 7 Mars (-) 51 :

Nous l’avons observé, Eric Aubourg se trompe d’animal pour son éclipse solaire totale.

Mais si cet astro-physicien a fait la confusion entre un babouin et un Sanglier ainsi qu’entre une éclipse solaire et une pleine lune, peut être a t’il commis aussi une erreur dans la date qu’il accorde à la Couronne Lunaire du Mois Pachon ?

Pour le vérifier, nous avons besoin d’une capture d’écran du ciel du 7 Mars (-) 51, ( servez-nous pour se faire du célèbre logiciel d’astronomie connu sous le nom de Stellarium ) :

On constate que la Lune ne se trouve absolument pas où Eric Aubourg l’a indiqué, en effet selon lui, elle devrait être en Poissons, mais ce jour-là, la Lune se trouve en Scorpion, il est donc impossible qu’il y eut une éclipse solaire ce jour-là, car pour qu’il y en est une, la Lune devrait se trouver sur le Soleil sur l’image et devant le Soleil vue de la Terre.

Mais ne nous précipitons pas, car Sylvie Cauville, Égyptologue, précise dans son livre « L’Oeil de Ré » paru chez Pygmalion, en 1999, page 65 :  » Le 7 Mars (-) 51 à 11h10 à Alexandrie « .

Alors déplaçons-nous de Denderah à Alexandrie et rajoutons 1h06 afin de correspondre avec l’indication de l’égyptologue dont le Musée du Louvre lui accorde le statut de référence dans le monde de l’Égyptologie, notamment pour le Temple de Denderah :

Toujours pas d’Éclipse solaire le 7 Mars (-) 51 à 11h10 même à Alexandrie !

Ce qui est normal, puisqu’il n’y en avait pas à Denderah, ce ne sont pas les quelques 800 kilomètres qui séparent ces deux lieux qui auraient changé quoi que ce soit…

Pourtant Sylvie Cauville précise bien :  » L’Éclipse fût totale à Alexandrie, seul un croissant était visible à Denderah… »

Voilà deux spécialistes qui visiblement n’ont pas pris la peine de vérifier leurs théories pourtant ce sont tous deux des références pour l’Ifao.

Mais serait ce le logiciel qui se trompe ?

Vérifions avec l’eclipse solaire totale du 8 mai 1491 à 17h10 visible à metz, on constate qu’il y a bien eu occultation totale du soleil :

Si on essaye avec d’autres éclipses solaires totales comme par exemples celles du 30 juin 1973 à 14h10 à Yaoundé, capitale du Cameroun ou celle du 11 août 1999 que l’on observa en Europe et en Afrique ou d’autres dates, le logiciel Stellarium montre bien qu’il y a eut Éclipse solaire totale ces jours-là.

Mais le 7 Mars (-) 51 à 11h10, il n’y a pas eu d’Éclipse Solaire totale ou même partielle !

Eric Aubourg parle aussi d’une l’Eclipse Lunaire : « L’éclipse lunaire du 25 septembre (-) 52 est un oeil – oudjat (qui signifie “être intact”), car une éclipse lunaire a toujours lieu à la pleine lune« , pourtant voici la Capture du ciel du 25 septembre (-) 52 :

On constate que là non plus, pas d’éclipse ( pour qu’il puisse y avoir une Éclipse Lunaire, il faut que la Lune soit à l’exacte opposé du Soleil ) puisque la Lune se trouve en Scorpion au lieu d’être en Bélier selon la date du 25 septembre (-) 52.

Pourquoi une telle erreur ?

Vous avez sans doute remarqué les parenthèses indiquées pour les années « -« , voici l’explication :

En astronomie et plus particulièrement dans les calculs d’éphémérides, l’année zéro est celle qui précède immédiatement la première année de l’ère commune.

Les historiens passent de l’an -1 (première année avant la naissance supposée du Christ), à l’an +1 (année suivant la naissance supposée du Christ), dans les calendriers occidentaux.

Chez les historiens, cette année se note 1 av. J.-C. (l’an 1 avant Jésus Christ) ou 1 AEC (Avant l’Ère Commune); dans cette échelle de temps où les durées ne se comptent pas nécessairement en années entières, se trouve un instant initial, scientifiquement de durée nulle (on ne peut alors parler d’année).

C’est Denys le Petit, moine scythe mort à Rome en 540, qui propose de rattacher le calendrier à la vie du Christ, ce qui n’était pas le cas jusqu’alors (on comptait conformément à l’usage romain, c’est-à-dire à partir de la fondation de Rome ).

La proposition de Denys le Petit est d’emblée adoptée par l’Église (en 532), puis se généralise au VIIIe siècle, et, à partir de l’an 1000, seul ce calendrier figure sur les actes officiels.

En utilisant le système de numération romaine, qui n’inclut pas zéro, il est traditionnel pour représenter les années précédant 1 en tant que  » 1 av. J.-C.  »

En chronologie usuelle, l’an 0 n’existe pas ; l’année précédant l’an 1 ap. J.-C. est l’an 1 av. J.-C. On a ainsi la succession chronologique :

… ; 3 av. JC ; 2 av. JC : 1 av. JC : 1 ap. JC ; 2 ap. JC ; 3 ap. JC ; …

En chronologie astronomique, l’année précédant l’an 1 est l’an 0. On a donc la succession chronologique :

… ; -2 ; -1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 : …

En conclusion, quand on parle du 7 mars -51, il faut comprendre le 7 mars -50 et quand on parle du 25 septembre -52, il faut comprendre le 25 septembre -51.

Et lors de ces deux dates dont on a retiré 1 année, il y a bien eu deux éclipses l’une solaire et l’autre lunaire :

Voici ci-dessous, un montage fait à partir du ciel du logiciel Stellarium et du ciel du Zodiaque de Denderah sur base de la date du 7 mars -50, on remarque bien que les Anciens Égyptiens maîtrisaient parfaitement la prévision des Éclipses Solaires :

Cette prévision pourrait sembler anodine, et pourtant, il est important de savoir que cette science prévisionnelle astronomique ne fût pas officiellement découverte à l’époque de l’Antiquité.

Contrairement à ce qui a été souvent affirmé à la suite d’une erreur, ce que les Chaldéens appelaient « Saros » n’a rien à voir avec les éclipses et ne permettait en aucun cas de prédire une éclipse solaire.

Une prédiction d’éclipse suppose des outils théoriques et mathématiques très avancés, qu’on estime n’avoir été élaborés qu’au IIesiècle avant notre ère par Hipparque (-190 à -120) grâce à sa théorie des épicycles..

Mais une fois ces outils élaborés, il faut encore dresser des tables très précises. On ne sait pas avec certitude quand les premières tables permettant des calculs d’éclipses ont vu le jour. Elles sont antérieures à Ptolémée, qui les a perfectionnées, et elles n’existent pas en Grèce avant Hipparque. On ne sait pas si ce dernier a effectué avec succès de tels calculs, mais il semble avoir la paternité de la méthode qu’il a du néanmoins copier des Anciens Égyptiens, car la prévision d’Éclipse solaire, ne s’improvise, et la durée d’une vie humaine ne suffit pour en maîtriser la science.

À partir de Claude Ptolémée (90 à 168 ), on vérifiait la théorie après l’éclipse, car pour la prédire, il aurait fallu effectuer de fastidieux calculs, le plus souvent en vain, lors de chaque nouvelle lune.

La première prédiction d’éclipse solaire établie de manière certaine, dont on possède le calcul, est celle du 16 juillet 1330, réalisée par Nicéphore Grégoras, historien, philosophe, savant et humaniste byzantin, né vers 1295 à Héraclée du Pont, et mort en 1360.

Il semble que les historiens actuels doivent revoir leur copies, car les Anciens Égyptiens maitrisaient bien cette science prévisionnelle avec justesse comme en témoigne le Zodiaque de Denderah avant Nicéphore Grégoras.
Le Zodiaque indiquerait t’il des éclipses précédent celles identifiées par Eric Aubourg ?

Mais il n’y a pas que lors de ces deux dates, qu’il y a en eu le 7 mars, en effet, le soleil a été éclipsé aussi par la Lune le 7 mars -2161 ou le 7 mars -2160 à 08 h 30 avant notre ère et le 7 mars -2142 ou – le 7 mars 2141 à 08h31 avant notre ère mais aussi lors d’autres années.

En plus clair, si vous utilisez un logiciel comme Stellarium, il vous faut taper la date du 7 mars -2161 à 08 h 33 pour observer l’éclipse solaire la plus lointaine :

Et la lune a été éclipsée par le Soleil le 25 septembre -2163 ou le 25 septembre -2162 à 10h52 avant notre ère et le 25 septembre -2143 ou le 25 septembre -2142 à 10h35 avant notre ère mais aussi lors d’autres années.

En plus clair, si vous utilisez un logiciel comme Stellarium, il vous faut taper la date du 25 septembre -2162 à 10h52 pour observer son éclipse lunaire.

De fait, le zodiaque de Denderah pourrait aussi dater de l’époque de la VI ième Dynastie, la dernière de l’Ancien Empire, si on se base uniquement sur la théorie des éclipses.

Ce qui est intéressant, c’est que les égyptologues parlent précisément du long règne du Pharaon Pépi II et de la pleine lune du Mois « Pachon ou Pakhon », qui comme nous l’avons vu symbolise aussi ce que d’autres prennent principalement pour une éclipse, pour cette époque de -2160 :

« Il est vrai que la date la plus lointaine trouvée relative à son règne est celle concernant le 31e enregistrement d’un recensement national du bétail aux fins de la collecte des impôts, le 20e jour du 1er mois (Pakhon) de la saison Shemou. Normalement ces recensements avaient lieu tous les deux ans, cependant à une certaine période (que l’on ignore) ils furent fait tous les ans :

En creusant la période de la VI ème Dynastie, on découvre que celle-ci a été marquée par de profonds troubles :

« L’Egypte se morcelle, une révolution brutale et sanglante éclate, les riches sont ruinés, leurs biens pillés, leurs tombeaux détruits et livrés aux pilleurs de tombes. « La résidence royale a été ravagée en une heure », écrit un scribe. « Je médite, raconte un autre scribe, sur les événement. Des changements s’opèrent, ce n’est déjà plus comme l’an dernier, chaque année est plus pesante que l’autre. Le pays est bouleversé. » Le pharaon, si proche des dieux, croyait – on avec certitude quelques années auparavant, a perdu peu à peu beaucoup de son prestige. Si certains Egyptiens se lamentent de ces bouleversements, cette révolution est bénéfique pour d’autres. Profitant des troubles, le peuple s’approprie les procédés rituels et magiques des rites funéraires, jusqu’alors réservés au roi et aux grands, et accède à son tour à l’immortalité : De nouvelles notions religieuses et morales se font jour dans le pays : la diffusion du culte d’Osiris, parti de Bousiris dans le Delta, s’étend sur tout le territoire ; le peuple voit aussi s’ouvrir devant lui l’accès aux charges de l’Etat. Des rois sans pouvoir se bousculent pour le trône et se succèdent à un rythme effréné. « Soixante-dix rois en soixante-dix jours », écrira, des siècles plus tard, l’historien Manéthon dans son Histoire d’Egypte, dont seuls quelques fragments, transcrits par des historiens plus tardifs, nous sont parvenus. Plus on s’éloigne de Memphis, plus les princes refusent obéissance au pharaon. »

Deux cent ans sans qu’un pharaon ne parvienne à coiffer la couronne des  » Deux Pays » de haute et de basse Egypte, deux cent ans sans pouvoir central et sans que les plus pauvres respectent à nouveau les riches et réciproquement.

Cette première phase d’instabilité de 2260-2050 est intéressante à connaître si on souhaite expliquer la raison de la présence des éclipses du Zodiaque de Denderah.

En ce qui concerne l’oeil Oudjat sensé représenté l’éclipse lunaire du 25 septembre -52 ( -51 ), voici ce qu’on peut en dire :

L’Oeil Oudjat Lunaire :

D’après le mythe, Horus, fils d’Isis et d’Osiris, aurait perdu un œil dans le combat mené contre son oncle Seth pour venger l’assassinat de son père. Au cours du combat, Seth lui arracha l’œil gauche, le découpa (en six morceaux, d’après une version de la légende) et jeta les morceaux dans le Nil. À l’aide d’un filet, Thot repêcha tous les morceaux sauf un. Il suppléa miraculeusement le 6e fragment manquant pour permettre à l’œil de fonctionner de nouveau, rendant ainsi à Horus son intégrité physique.

L’oeil Oudjat avait une fonction magique liée à la restauration de la complétude et à la vision de « l’invisible ».

Et c’est bien de vision de l' »Invisible », c’est à dire qui est aussi « caché » en superposition, que le Zodiaque Circulaire Égyptien exprime.

Le Zodiaque circulaire égyptien n’est donc pas seulement un planisphère d’un « moment donné » mais aussi une « encyclopédie » astronomique et culturelle reprenant aussi les dates fixes des fêtes et rites des anciens Égyptiens qui remonte depuis l’Ancien Empire.

Car ce n’est pas parce que le zodiaque de Denderah indique deux dates précises, qu’il faut conclure que le zodiaque circulaire date pour autant de ces deux dates.

En effet, on ne date pas un artefact antique sur la base d’éclipses, c’est comme si par ex, en l’an 2958 de notre ère, on retrouve la Tour Eiffel avec un graffiti dessus représentant l’éclipse solaire de 1999 et qu’on conclura que la Tour Eiffel a été construite en 1999….

Ou c’est comme si on disait du calendrier Maya qui indique le 21 décembre 2012, que ce calendrier Maya a été crée le 21 décembre 2012.

Voici le ciel du 25 septembre -51, nous y observons bien la Lune situé près des Poissons et le Soleil situé près de la Vierge :

Voyons voir maintenant, ce que nous montre le Zodiaque de Denderah pour cette même date :

Nous constatons que l’éclipse lunaire est confirmée elle aussi, nous verrons plus loin avec le chapitre « Les 3 Soleils du Zodiaque de Denderah » de manière plus détaillée, cette analyse de l’éclipse lunaire du 25 septembre -51.

Pourquoi ces deux éclipses aux environs de l’an -50 ?

Si les créateurs du zodiaque ont indiquées ces deux dates, c’est parce qu’elles devaient sans doute indiquer un moment important, entre l’an -50 et l’an -51, que sait il passé durant cette période ?

Cette année -50 illustre le décès de Ptolémée XII mais aussi la mort de la civilisation égyptienne, « mort » fomentée par Ptolémée XII, lui même :

Qui était Ptolémée XII ?

Né vers -98 ( l’année 117 a également été proposée), Ptolémée XII, Neos Dionysos Philopator Philadelphos, dit Aulète (le Flûtiste) est probablement le fils de Ptolémée IX et d’une mère inconnue, peut-être une concubine, parfois identifiée à Cléopâtre IV. Il est ausi connu sous le nom de Tophus (le Bâtard).

Il est porté sur le trône par la foule d’Alexandrie composée largement d’une population grecque en -80 tandis que son frère règne sur l’île de Chypre. Il épouse sa sœur, Cléopâtre VI Tryphaïna, selon les usages de sa lignée et est couronné à Alexandrie (non à Memphis comme l’aurait exigé la tradition) en 76 seulement. Très vite, il s’affirme comme un vrai Lagide, par son incompétence politique et ses excès en tous genres.

Or, tandis qu’il se livre à ses débauches, Rome hésite sur la conduite à tenir envers ce souverain lagide : reconnaître sa légitimité ou annexer son royaume, l’Égypte ne l’oublions pas était le « grenier à blé » de la Rome Antique.

Cette année-là, la question de l’Égypte se pose de façon cruciale soulevant la question de la légitimité de Ptolémée, produisant un prétendu testament de Ptolémée XI Alexandre II cédant déjà l’Égypte au peuple romain.

En 59, Ptolémée XII obtient verse à Jules César, une énorme somme contre sa reconnaissance officielle avec le titre d’ « ami et allié du peuple romain », c’est-à-dire, dans la pratique, ni plus ni moins que Ptolémée XII devient vassal de Rome mais n’oublions pas que c’est le seul moyen pour Ptolémée XII de faire reconnaître son statut de Pharaon, du fait que celui-ci est contesté, mais cet accord avec les romains, n’est pas sans intérêt pour Rome, en effet, celle-ci décide de s’approprier le royaume de Chypre, dont le frère de Ptolémée XII en était le roi.

En 58, le Sénat romain a règlé le sort du royaume indépendant de Chypre dont le roi préféra se donner la mort plutôt que de se soumettre ne voyant pas venir à lui l’aide qu’aurait du lui envoyer son frère Ptolémée XII, ce dernier prudent, refuse d’intervenir.

Les Alexandrins, furieux chassent Ptolémée XII qui se réfugie d’abord brièvement à Rhodes ( Mer Égée, près de Chypre ) et ensuite à Rome tandis que sa fille aînée Bérénice IV Épiphane monte sur le trône d’Égypte.

Mais les banques romaines refusent d’aider Le Bâtard dans un premier temps, puisqu’il ne dispose plus du trésor royal mais Ptolémée XII tente de se concilier les hommes influents et, ayant obtenu quelques assurances vagues, il quitte Rome pour Éphèse ( Turquie ) à la fin de l’année 57.

Ptolémée XII devra patienter jusqu’en l’an -55 pour que l’opportunité de remonter sur son trône se représente et pour se faire, il imagine un plan machiavélique : faire croire que l’Égypte veut envahir la Syrie qui elle est assujettie à Rome, et ainsi profiter de l’armée romaine pour rentrer sans crainte, pour sa vie, en Égypte.

Ptolémée XII de retour en Egypte, est rancunier, il fait exécuter sa fille Bérénice ensuite il gouvernera encore trois ans sous la protection d’une garnison romaine.

« Contre toute attente », Ptolémée XII meurt de mort naturelle en -51 après avoir désigné pour successeurs son fils aîné Ptolémée XIII, âgé d’une dizaine d’années, et sa demi-soeur Cléopâtre VII, âgée de dix-huit ans.

Nous venons d’en prendre connaissance, Ptolémée XII fût donc « bel et bien » le véritable fossoyeur de l’Égypte Antique, et son règne marqua bien la fin au sens propre comme au sens figuré du statut de Pharaon.

Autres Événements de l’an -51/-50 :

La Mort de Ptolémée XII étant naturelle, personne n’aurait pu prévoir que l’an -51/-50 serait une année à ce point déterminante pour Égypte Antique, personne, sauf les prêtres astrologues, car, il ne s’agit pas seulement de prédire la mort d’un homme, mais de toute une civilisation.

Cette année-là annonçait donc la fin de l’Égypte Antique mais annonçait aussi le début d’une autre civilisation, celle de Rome, certes, Rome existait depuis déjà quelques siècles, mais l’An -51/-50 annonce le début du futur Empire Romain, voici en quelques détails se qui se déroula lors de cette année -51 :

-Jules César termine la Guerre des Gaules en contrôlant le pays entier. Après avoir vaincu Vercingétorix à Alésia l’année précédente, il bat Coréus, chef des tribus gauloises bellovaques et véliocasses.

-Jules César organise systématiquement la Gaule, dont la soumission lui donne un immense prestige et d’énormes moyens d’action. Son armée lui est dévouée, et il a de l’argent.

-Début d’un réchauffement climatique (fin en 200).

-Disette ( famine ) en Égypte de -50 à -48.

Le Zodiaque indique donc aussi une sorte de prévision astrologique comme une carte du ciel personnelle mais la mort de Ptolémée XII, dont le nombre XII nous montre l’ironie astronomique quand on sait quelle place le nombre 12 tient dans celle-ci, accessoirement nous pouvons indiqué que Ptolémée XII aurait participé à la restauration du Temple de Denderah.

Mais il est absurde de penser que les créateurs de ce zodiaque ont commencé à sculpter celui ci la veille de cette date, en l’an -51, non seulement pour une raison pratique, un bloc de pierre ne se sculpte pas en quelques heures, mais surtout que pour sculpter une telle œuvre, il est important d’en dessiner les plans auparavant et de maîtriser suffisamment la science astronomique.

La Mort de Ptolémée XII étant naturelle, personne n’aurait pu prévoir que l’an -51 serait une année déterminante pour l’Egypte Antique, personne, sauf les prêtres astrologues, car, il ne s’agit pas seulement de la mort d’un homme, mais de toute une civilisation.

Pourtant le zodiaque de Denderah est le seul artefact dont la date officielle ne dépend de rien d’autre que la représentation des éclipses qui s’y trouvent, ce qui est archéologiquement inconcevable comme conclusion.

Cette surprenante datation est sans doute due à la volonté du Vatican, de dater le Zodiaque de Denderah de l’époque gréco-romaine, parce que la bible indique que la création de la Terre ne remonte pas avant l’an -2349…

L’Académisme égyptologique étant apparu sous le pontificat de Léon XII ( 1760 à 1829), il n’est pas étonnant que son influence se soit manifestée.

C’est d’ailleurs aussi à cause de l’académisme égyptologique conservateur qu’est apparue la théorie des Atlantes comme étant les véritables créateurs de la construction des pyramides

Revenons-en au Zodiaque de Denderah sur lequel, nous avons bien observé qu’aucun élément romain et encore moins, aucun élément grec n’y apparaît :

Style greco-egyptien et style egyptien :

Il est fort probable que le Zodiaque circulaire remonte à bien avant la Dynastie des Ptolémée, puisque ne figure pas sur celui-ci aucune référence Ptolémaïque.

Pour argumenter cette théorie, il suffit de comparer le style des personnages du zodiaque circulaire avec le zodiaque rectangulaire que l’on trouve dans la salle hypostyle du Temple, le zodiaque rectangulaire, lui est bien du style de la dynastie des Ptolémée, contrairement au zodiaque circulaire qui lui semble plus égyptien.

Nous savons que la science de l’Egypte Antique avait atteint son apogée scientifique avec la construction des Pyramides…même Champollion qualifiait l’époque des Ptolémées de « vulgaire », c’est à dire sans raffinement comparé à l’ancien Empire.

On observe bien par exemple avec le Capricorne, par comparaison avec le Plafond de la Salle hypostyle, qu’il est moins élaboré, moins fini, que celui du Zodiaque circulaire, il en va de même avec le Lion.

Il n’y a aucune difficulté à dessiner et sculpter un zodiaque rectangulaire avec des personnages qui se suivent, contrairement à l’Art difficile de la géométrie circulaire d’un zodiaque, d’autant que sa taille n’est pas très grande, le cercle ne fait pas plus de 1 m 55 de diamètre !

On pourrait aussi se poser la question : « Pourquoi deux Zodiaques différents dans le même Temple ? »

En effet, celui de la salle hypostyle de par sa grande taille aurait suffit, pour quelle raison en voir mis un plus petit et circulaire sur le toit ?

Est il si absurde de penser que les Lagides de la dynastie des Ptolémées ont intégrés le zodiaque circulaire qui fût sculpté des milliers d’années avant l’édification du Temple de Denderah ?

Les Anciens Égyptiens n’avaient ils pas le droit de conserver des vestiges de leur ancêtres et de les mélanger à des monuments plus modernes ?

Voici ce que Antoine Gigal, auteur de nombreux articles egyptologiques et conférencière, nous rappelle : « « Il est courant de retrouver des éléments beaucoup plus anciens dans les structures de l’égypte antique car chaque dynastie procédait à de scrupuleuses restaurations. »

Si un vestige de la quatrième dynastie est retrouvé dans un temple du Nouvel Empire, ce vestige doit il être daté du Nouvel Empire ou de l’Ancien Empire ?

Pour être plus clair : imaginons que dans un futur lointain ( par ex l’an 4850 ) par rapport à notre présent ( 2012 ), que l’on trouve des statuettes égyptiennes de l’époque Ptolémaïque qui auraient été exposées au Musée du Louvre, doit on les dater de la construction du Musée ?

Le Monde de l’Égyptologie est d’ailleurs très divisé sur les dates des époques égyptiennes, il suffirait pourtant de faire un examen géologique pour constater que le Zodiaque circulaire ne date pas de la même époque que le Temple de Denderah.

Mais sans aller jusque là, il suffit de se demander pourquoi le dieu Gréco-Egyptien du nom de Sérapis introduit en Egypte par Ptolémée 1 er ( -367 à -283 ) n’apparaît pas sur le zodiaque circulaire…

Durant l’époque ptolémaïque, le culte de Sérapis a été pratiqué à Alexandrie et à Memphis et même à l’époque romaine, il s’est répandu dans tout le pays, sa popularité a même été exportée jusqu’en Asie Mineure :

Sérapis n’était pas un dieu mineur loin de là, puisqu’il symbolisait Zeus lui-même, d’où d’ailleurs son apparence de vieillard barbu !

Si les Grecs ont jugés à ce point important d’importer leur principal dieu en Égypte afin de l’assimiler au panthéon égyptien, ce dans une volonté politico-religieuse, pourquoi ne se trouve t’il pas sur le Zodiaque circulaire ?

Cette absence de Sérapis sur le Zodiaque de Denderah participe à ne pas réfuter la théorie sans y réflechir, la datation antérieure à la dynastie des Ptolémée.

On peut aussi se demander pourquoi dans la chapelle d’Osiris où l’on retrouva le Zodiaque circulaire, n’apparaît pas le cartouche des Ptolémée…

Si ce zodiaque comme l’indique le Musée du Louvre est un héritage des différentes civilisations telles que babyloniennes et grecques, il devrait donc refléter graphiquement les références de ces civilisations, puisque nous savons qu’avant les Grecs, c’est l’empire achéménide ( -539 à -331 ) et avant celui-ci, l’empire assyrien ( -728 à -626 ), qui occupèrent l’Égypte.

Toutes ces questions sont légitimes, et ne devraient pas être minimiser voir nier, car ce serait avancer l’égyptologie que d’y répondre.

Nous avons vu, tout au long de l’analyse du zodiaque de denderah que nous nous servions toujours du même sens de lecture, nous allons en développer la raison dans le chapitre suivant :

Sens de la vision du Zodiaque circulaire :

Nous avons pu observer avec toutes les animations et montages graphiques explicatifs, que le Zodiaque de Dendera, dumoins la partie circulaire ne se lit que dans un sens mais le Musée du Louvre, nous le montre à l’envers, car il se base uniquement sur l’Oeil Oudjat :

Cet Oeil Oudjat qui se trouve sur le Zodiaque, n’indique pas nécessairement qu’il faille regarder le Zodiaque dans le sens de cet oeil, car tous les personnages sont dans une représentation circulaire, c’est à dire que la position de chacun d’eux a comme point de fuite, le centre du Zodiaque.

Si les créateurs du Zodiaque avaient voulu que le zodiaque soit observable que dans un unique sens, ils auraient représentés tous les personnages dans le sens de cet Oeil Oudjat.

Dans le mythe de l’Oeil d’Horus, il est indiqué que cet oeil fût découpé en 6 morceaux

Sur base de cette division , observons cet ‘Oeil Oudjat qui se trouve entre les Poissons et le Bélier, on constate qu’il se trouve sur la ligne imaginaire, ici tracée en rouge qui coupe en deux le Zodiaque de Denderah.

On constate aussi que 5/6 de l’oeil Oudjat se trouve du côté de la Pleine Lune qui contient Isis et Seth le Sanglier, comme si, les créateurs du Zodiaque avaient insisté pour relier à la Pleine Lune du Mois Pâchons qui illustre aussi l’Éclipse Solaire du 7 mars -50.

Le cercle lunaire représenté par l’Oeil Oudjat se trouve au début du Mois Payni ( Avril-Mai), le deuxième mois de la saison Chémou, c’est aussi le dixième mois du calendrier nilotique.

Dans le mois Payni, avait précisément lieu le Festival de Heru, Horus pour les Grecs, qui sans doute devait avoir aussi lieu à la Pleine Lune ( ou la Nouvelle Lune ) du Mois d’Avril, le Mois Payni commençait le 15 Avril.

Si on remonte la tranche du mois Payni composé d’un 1/6 de l’Oeil Oudjat, on découvre un personnage sur la tranche que nous connaissons bien, Horus Enfant représenté sur un Lotus, que les Grecs nommaient Harpocrate,cela indique un lien supplémentaire avec l’Oeil d’Horus de la Fête Heru.

Sens d’observation du Zodiaque de Denderah :

Le sens où le Musée du Louvre expose la panneau explicatif du Zodiaque de Denderah, inverse la vision du Zodiaque tel qu’il devrait être vu !

En effet, pour s’en rendre réellement compte, il suffit de tenir compte de cette partie du Zodiaque exposé au Louvre :

On constate avec cette partie du Zodiaque, lorsque M.Lelorrain s’est servi de poudre de fusil afin d’extraire le disque céleste du plafond, qu’un morceau de de « vagues » s’est arraché de la partie resté au Plafond, c’est cette partie représentée par ces petites vagues que l’on voit sur le Zodiaque exposé au Musée du Louvre.

Il y avait deux bandes de « petites vagues » de chaque côté du Zodiaque, c’est à dire une à droite et une à gauche, la partie qui vint avec le Zodiaque se trouvait à gauche quand on avait le dos au mur pour observer le Zodiaque au Plafond ( cliquez sur l’image de la Chapelle pour voir l’animation ) :

On remarque avec ce montage de la partie triangulaire manquante sur le plafond, que le Zodiaque se regardait avec dans le dos le mur qui se trouve à gauche en entrant dans la Chapelle par l’entrée de la Terrasse du Temple pour en saisir les détails astronomiques, ainsi que les dates de célébration des fêtes pour la bonne lisibilité de ceux-ci.

Noût, Déesse du Ciel :

La Déesse Nout représente le Ciel qui coupe la chapelle en deux et dont les mains sont dirigées vers la Terrasse indique deux points cardinaux : l’EST et l’OUEST, on sait que Nout mange le soleil le soir ce qui indique l’OUEST et accouche du soleil au matin ce qui indique l’EST.

Comme on peut le voir sur le montage en couleurs avec la Déesse Nout qui semble entouré de son corps le Zodiaque, on constate que le Lion regarde vers l’EST ainsi que Draco l’Hippopotame dont la tête est tournée aussi vers vers l’EST :

Si on décolle le zodiaque du plafond de la chapelle, il faut conserver le sens de ces directions cardinales, c’est à dire là vers où regardent ces deux personnages, c’est à dire la constellation de l’écliptique Lion et la constellation Draco faisant partie des Étoiles Circumpolaires.

Nous devons donc observer le Zodiaque en nous basant sur l’EST, c’est à dire là où le soleil se lève, car c’est ce phénomène qu’honorait la culture de l’ancienne Égypte, phénomène qu’elle scrutait avec angoisse, car les Anciens Égyptiens craignaient que le soleil soit dévoré par le Serpent Apophis durant les heures de la nuit.

Si nous mettons les 2 personnages que nous venons de citer avec les pattes logiquement vers le bas, le Lion se retrouve à notre droite mais à la gauche du Zodiaque :

Pour visualiser le zodiaque correctement, c’est à dire dans le bon sens avec l’Est à gauche, nous devons l’observer comme si nous regardions un corps humain qui pourrait représenter le corps de la Déesse Nout :

On constate avec ce montage que la constellation Draco regarde bien vers l’Est, cette direction cardinale est aussi illustrée avec le coeur du personnage et non pas notre gauche à nous.

Initialement le zodiaque ne devait pas être retiré du plafond, si on voulait s’en servir, il fallait lever les yeux en étant dos au mur et ensuite sortir sur la terrasse du Temple, pour observer le ciel nocturne avec toutes ces constellations en s’aidant du zodiaque que l’on aura gardé en mémoire, car c’est là le seul moyen de se souvenir de leur emplacement céleste.

Le Soleil se lève toujours à l’est et se couche toujours à l’ouest, dans l’hémisphère sud comme dans l’hémisphère nord.

(En fait, le Soleil se lève à l’EST et se couche précisément à l’Ouest que deux fois par an, et ce aux équinoxes, après l’équinoxe de printemps, les points de lever et de coucher du soleil se déplacent vers le Nord sans l’atteindre évidemment, ensuite, ils « redescendent » pour retrouver l’axe EST-OUEST à l’équinoxe d’automne, à partir de cette période de l’année, les points de lever et de coucher du soleil se déplaceront vers le Sud sans l’atteindre évidemment et reviendront à leur axe EST-OUEST, à partir du solstice d’hiver jusqu’à l’équinoxe de printemps et ainsi de suite…).

N’oublions pas que la Grande Pyramide de Gizeh est parfaitement alignée sur nos 4 points cardinaux, les créateurs du zodiaque ne pouvaient donc pas ignorer l’emplacement exact des directions cardinales, c’est donc le Musée du Louvre qui fait passer les créateurs du zodiaque pour des incultes en indiquant les points cardinaux comme il le fait sans le savoir, espérons-le.

Pour celles et ceux qui souhaitent continuer cette analyse de la bonne vision du zodiaque de Denderah, vous pouvez le faire grâce à ce lien.

Ainsi donc, cet objet unique a été victime d’une négligence archéologique et egyptologique, dont on ne peut qu’espérer que cela ne soit plus le cas.

Puisque nous parlions d’Oeil Oudjat du Zodiaque de Denderah dans son voisinage, juste au-dessus, nous pouvons observer qu’un personnage a presque disparu sur l’original !

Le personnage disparu du Zodiaque :

Si on observe de près le Zodiaque Circulaire Égyptien exposé au Musée du Louvre, on peut nettement constater qu’un des personnages a disparu en haut dans le sens où le montre cet article juste au dessus des Poissons !

En effet, si on compare avec la copie du Musée Égyptien fondé par le Rosicrucien Harvey Spencer Lewis, à San Diego, en Californie aux USA et celle qui a remplacé le zodiaque original au Plafond de la Chapelle du Temple de Denderah en 1920, on observe bien, que la moitié d’un personnage ( Horus ) n’apparaît plus sur l’original !

Que s’est il passé, pourquoi ce personnage là et pas un autre ? Mystère …

Ce personnage est pourtant aussi visible dans son entièreté sur la copie en marbre exécutée par Jean-Jacques Castex ( 1731 à 1822 ), sculpteur français qui fît partie de l’Expédition d’Égypte mais il se servit pour base non pas de l’original du zodiaque de Denderah mais de la copie dessinée par les Ingénieurs MM. Jollois, ingénieur (1776-1842 ) et Devilliers, ingénieur (1780-1855) qui firent aussi partie de l’expédition d’Égypte de Napoléon Bonaparte:

Cette mauvaise copie exposée au Fitzwilliam Museum, à Cambridge au Royaume-Uni ne respecte pas du tout le style égyptien, offrant plutôt un style gréco-romain avec les mêmes erreurs commises par les ingénieurs cités plus haut.

L’absence de la moitié du personnage représenté par un Horus est pour le moins plus que surprenante, quand on sait qu’un Musée se doit de conserver ces oeuvres dans le même état qu’il les a reçu…

Nous allons continuer l’analyse du Zodiaque de Denderah, en abordant cette fois-ci, le contenu astronomique en fonction des Étoiles Circumpolaires, c’est à dire les étoiles Polaires.

Les Étoiles Circumpolaires du Zodiaque de Denderah :

Grâce à l’étoile rouge à 5 cinq branches indiquant les étoiles Circumpolaires composées par les Constellations : Ursa Major, Ursa Minor, Draco, Cepheus, Cassiopea ainsi que le Lynx que l’on peut voir de façon excentrée sur le Zodiaque de Denderah, on constate que les Anciens Egyptiens savaient que la Terre était inclinée sur son orbite, sinon, ils auraient représentées les étoiles circumpolaires au centre du Zodiaque :

Ces étoiles polaires sont bien situées à l’intérieur de l’Écliptique qui lui-même est excentré, si on ne reconnaît pas certaines constellations comme par exemple celle de la Girafe, c’est parce que évidemment, les Anciens Égyptiens ignoraient qu’on allait transformer un oiseau à tête humaine ( qui ressemble à l’oiseau Ba qui dans ce cas soit désigne le Pôle Nord, soit désigne la Terre qui se trouve logiquement juste en dessous des étoiles circumpolaires ) en Girafe, la forme de la Girafe lui a été accordée par le mathématicien allemand Jakob Bartsch (1600-1633, en 1624, selon d’autres ce serait l’astronome et cartographe néerlandais Petrus Plancius ( (1552-1622) qui l’aurait identifié; mais la forme de cette constellation n’évoque pas du tout une girafe, en l’observant de plus près :

La courbe de la constellation de la Girafe épouse mieux la courbe du dos de l’Oiseau Ba et la ligne horizontale représente mieux le dessus du crâne plat du Babouin que les gréco-romains nommèrent Cepheus que la forme d’une girafe.

Nous constatons que les Anciens Égyptiens n’ont pas représenté leur ciel astronomique de manière fantaisiste comme l’ont fait les astronomes modernes, les premiers se sont basés sur la forme naturelle des constellations, alors que les derniers, ont placé dans le ciel, des personnages en fonction des événements historiques comme l’arrivée en Occident grâce aux échanges diplomatiques (notamment XIII et XV eme siècles) entre l’Occident et l’Orient. L’envoi de ce type de cadeau d’ambassade était traditionnel dans le monde arabe médiéval, peut-être hérité du goût de l’Égypte ancienne pour les animaux africains, souvent exigés en tribut aux peuples asservis. La girafe nous permettra d’étudier la connaissance de l’Afrique et de sa faune pendant le Moyen Âge, par les encyclopédies et les récits de voyage en Égypte et en Orient.

On constate bien que si c’est Petrus Plancius qui aurait « trouvé » cette constellation de la Girafe, que la période de la vie de cet astronome coïncide avec les échanges diplomatiques entre Orient et Occident, elle a été décrite, pour la première fois en France, par Pierre Belon (1517-1564), le naturaliste français.

Nous refermons cette courte parenthèse à propos de la Constellation de la Girafe, qui néanmoins aura servi à nous faire comprendre qu’il ne faut pas tenir compte des personnages modernes de l’astronomie, qui n’ont plus aucun rapport avec les personnages qu’évoquent réllement les formes naturelles des Constellations, rappelons que si l’on souhaite en savoir plus sur les autres personnages égyptiens du Zodiaque de Denderah, on peut le faire grâce à ce lien.

Composition du zodiaque de Denderah :

Le Créateur du Zodiaque de Denderah ont donc composé ce « Zodiaque » de la manière suivante : un cercle interne reprenant les Constellations du Nord dite circumpolaires, entouré par le cercle de l’Écliptique et un cercle externe reprenant les Constellations de l’hémisphère Sud et de l’hémisphère Nord ( selon la version « officielle » les constellations de l’hémisphère Sud n’ont été répertoriées seulement à partir du 16 ième Siècle, pourtant elles sont déjà bien présentes sur le Planisphère Égyptien ).

Que nous apporte l’analyse des étoiles circumpolaires, eh bien une autre découverte surprenante, c’est à dire que les Anciens Égyptiens savaient que la Terre est inclinée sur son orbite :

Axe de la Terre :

Si le cercle de l’écliptique ne se trouve pas au milieu du Zodiaque égyptien, c’est parce que l’axe de la Terre est incliné :

Non seulement les Anciens egyptiens avaient remarqué son axe incliné mais ils savaient forcément, par conséquent, que le phénomène de la Précession des Équinoxes avait aussi lieu, du fait du passage de la constellation Draco, qui est l’Ex-Etoile Polaire remplacée par la Petite Ourse depuis la Précession. Zodiaque.

Le Zodiaque est donc aussi une représentation de la Terre en plus d’être une planisphère céleste, c’est cette ingéniosité de superposition de plusieurs dimensions et de plusieurs visions astronomiques qui octroie aux Anciens Egyptiens, l’art fabuleux et ô combien difficile de se servir d’un seul « objet » pour nous en transmettre les multiples lectures.

Ecliptique et Equateur :

Voici les positions de l’Écliptique et de l’Equateur, on observe bien l’Etoile Spica de la Vierge par laquelle se croisent les deux cercles :

Les positions astronomiques présentées ici ont été élaborées grâce au logiciel Stellarium qui vous aidera à percevoir en 3D plutôt qu’en 2D comme présenté ici, afin de bien visualiser les observations astronomiques du Disque Céleste Égyptien.

Le Zodiaque aux trois soleils :

Nous avons vu avec les deux éclipses que le zodiaque contient donc 2 soleils l’un pour l’éclipse solaire du 7 mars -50 et l’autre soleil pour l’éclipse lunaire du 25 septembre -51 , entre autre des éclipses qui ont eu lieu dans la même configuration, mais + ou – 2000 ans auparavant.

Nous savons pour que observer une éclipse solaire, qu’il faut que la lune soit entre la Terre et le Soleil.

Mais pour une éclipse lunaire, la lune doit se trouver derrière la terre dans l’ombre nommée « zone d’obscurité » de celle-ci, que projette la lumière du soleil sur la Terre :

Si donc la Lune représentée par l’Oeil Oudjat se trouve entre les constellations des Poissons et du bélier, le Soleil lui doit obligatoirement se trouver à l’opposé donc dans vers la fin de la Constellation de la Vierge, voyons si c’est le cas sur le Zodiaque de Denderah :

On constate bien que la Petite Ourse qui est notre actuelle étoile Polaire indique forcément directement en dessous d’elle l’emplacement de la Terre.

Le soleil du 25 septembre projetant ses rayons sur la Terre va elle projetter son ombre sur la Lune, ce qui décrit ce que l’on nomme une éclipse lunaire.

Nous avons vu avec le chapitre consacré à l’Oeil Oudjat qui figure sur le Zodiaque de Denderah, que le logiciel d’astronomie Stellarium, nous a fourni, le même ciel que celui du zodiaque circulaire.

Certes, les constellations ont un peu bougé mais c’est normal puisque, le Zodiaque de Denderah ne peut pas afficher plusieurs cieux en même temps en fonction de ce ces deux éclipses.

Les éclipses sont donc indépendantes de l’emplacement des Constellations, mais cela démontre que le zodiaque circulaire égyptien offre plusieurs lectures.

Quelle conclusion tiré de cet éclipse lunaire ? Eh bien déjà que les anciens égyptiens maîtrisaient suffisamment la science astronomique que confirme le logiciel Stellarium mais avec plus de 2000 ans d’écart !

Le Zodiaque de Denderah sert aussi un cours d’astronomie, car la vision qu’il offre, c’est à dire la « Projection azimutale » montre un plan en 3D et en 2D en même temps afin d’être compréhensible qu’importe notre degré de connaissances astronomiques

Vision Astronomique Egyptienne :

La Projection dite azimutale que semble avoir été utilisé par les créateurs de ce Zodiaque, se nomme précisément en astronomie : « projection azimutale équivalente »

Elle projette directement sur un plan (projection azimutale) et conserve localement les surfaces (projection équivalente) ; mais ne conserve pas les angles :

Elle est assez proche (à petit échelle) de la projection perspective et plus particulièrement de la projection stéréographique où la représentation des parallèles divergent également.

La projection stéréographique était déjà utilisé dans l’Antiquité, mais la projection dite azimutale fut possible seulement à partir de 1772 par le mathématicien et astronome Johann Heinrich Lambert ( 1728 à 1777 ), bien qu’on la fait remonter à la famille Cassini à partir de Giovanni Domenico Cassini, connu en France sous le nom Jean-Dominique Cassini, dit Cassini Ier (1625 à 1712), astronome et ingénieur italien, ce serait véritablement à lui que nous devons la plus ancienne projection azimutale, en l’occurrence équidistante et centrée sur le pôle Nord, datant de 1696 :

Or c’est bien la projection azimutale équivalente, que le créateur du Zodiaque circulaire Égyptien a utilisé pour représenter la voûte céleste :

En effet, seule cette projection azimutale permet de rassembler toutes les constellations dans un seul cercle.

Sur le montage ci-dessus, on peut remarquer sur la tranche ou circonférence, que les constellations ( dont la forme naturelle ainsi que la première lettre de leur nom en latin sont indiquées ) sont positionnées en fonction de lignes convergentes ( « imaginaires » ) vers le centre du zodiaque, c’est à dire là où se trouve le pôle Nord, la notion de « lignes convergentes imaginaires » ) a servi néanmoins de crayonné au créateur du zodiaque de Denderah, avant qu’il ne commence à sculpter les bas reliefs, sans ces « lignes convergentes imaginaires » , il lui aurait été impossible de positionner les constellations à leur juste place sur le zodiaque circulaire égyptien par rapport à leur juste place dans notre ciel actuel.

Revenons s’en à notre troisième soleil, où se trouve t’il sur le zodiaque de Denderah ?

Zodiaque et Système Solaire :

Selon le Musée du Louvre, les astres de notre système solaire sont représentés par : « Les cinq planètes connues alors sont associées avec certains signes zodiacaux : Vénus appelée « le-dieu-du-matin » derrière le Verseau, Jupiter « Horus-qui-dévoile-le-mystère » près du Cancer, Mars « Horus-le-rouge » sur le dos du Capricorne. Mercure s’appelle « l’Inerte » et Saturne « Horus-le-taureau« .

Le Musée du Louvre les a désigné sur le panneau explicatif ( gardons à l’esprit que le Musée du Louvre représente le Zodiaque de Denderah dans le sens inverse de la bonne vision ) mais pour reprendre l’explication du Musée, nous allons observer ce panneau tel que le Musée l’expose :

Nous remarquons que cette désignation par le Musée du Louvre ne ressemble à rien, c’est à dire, qu’elle n’a rien d’astronomique, le soleil et la Lune ne sont même pas représentés et pourtant ces deux astres sont bien plus visibles que les autres astres sur le Zodiaque de Denderah.

En ce qui concerne les 5 astres que le Musée a identifié, ceux-ci sont pratiquement sur la même ellipse, si on en imagine le tracé.

Comment les Anciens Égyptiens auraient ils pu commettre une telle erreur alors qu’ils avaient déjà comme nous avons pu le voir, une avancée astronomique indéniable pour leur époque et que leur observations astronomiques restent de mises encore aujourd’hui ?

Il paraît évident que les personnages que nomme le Musée du Louvre comme étant des Astres, n’en sont pas, et nous allons voir pourquoi.

Tout d’abord, il nous faut identifier notre système solaire sur le zodiaque circulaire égyptien, ce qui sera très simple :

Sur le Zodiaque vierge, nous observons que plusieurs personnages du « cercle des décans » ont un petit cercle sur la tête, certain(e)s égyptologues supposent que ces petits cercles sont le soleil, nous allons voir que ce n’est pas le cas, mais nous observons déjà que la majorité de ces « personnages à cercles « au dessus de leur tête, se trouve davantage du côté gauche du Zodiaque tel que cette enquête le présente, que du côté droit :

Grâce à l’animation ci-dessous, nous pouvons observer que le ciel du Zodiaque de Denderah indique une « certaine » date mais qui n’est pas celles de Eric Aubourg ( cliquez sur ci-dessous pour voir l’Animation :

Nous constatons bien que les Anciens Égyptiens étaient vraiment de fameux Astronomes, car en plus des 72 Constellations qu’ils avaient déjà répertorié, ils ont su aussi représenter le ciel avec une exactitude inouïe pour représenter la position du Système Solaire en respectant en plus la distances entre lchaque astres.

En ce qui concerne le Soleil de cette représentation du système solaire, il n’est pas représenté par un cercle mais par un Babouin sur une barque solaire sur la première circonférence qu’on appelle vulgairement « Le Cercle des Décans »,

Le Hiéroglyphe au-dessus de la Tête de ce autre Babouin, se traduit justement par : « Celui qui se trouve au milieu de la barque sacrée » faisant référence au Soleil :

Le Babouin n’est donc pas qu’un animal lunaire comme l’affirme Eric Aubourg en le désignat par le dieu Thot, en effet, le Babouin combine les deux astres solaire et lunaire.

En effet les Anciens Égyptiens se servaient aussi du babouin pour représenter le Soleil, entre autre parce que le Babouin est le seul animal qui à son réveil, regarde en poussant des cris, le Soleil se lever et ce dans la fameuse posture que l’on retrouve en général sur toutes les statuettes et illustrations graphiques qui représentent un babouin.

Les Babouins cynocéphales, appelés quelquefois hati, « les adorateurs », symbolisent ainsi l’adoration du soleil levant, comme, par exemple, au chapitre XVIe du Livre des morts ou sur la base de l’obélisque de Louqsor conservée au Musée du Louvre. Le haut de la porte centrale du temple d’Ammon à Médinet-Abou est orné d’une série de ces animaux, ainsi que la corniche extérieure du grand temple dédié au Soleil à Abou Simbel :

Le Babouin est certes aussi assimilé à la Lune, mais ce statut-là est tardif et lui a été accordé par la Dynastie Ptolémaïque mais ce statut lunaire est aussi partagé avec Thot l’Ibis ainsi que le dieu Khonsou , mais ces deux-là n’ont jamais été assimilé au soleil.

Un détail qui a son importance est celui du sens de la marche des personnages du « cercle des Décans » qui, comme nous l’avons vu grâce au montage du système solaire plus haut, vont tous dans la même direction, ce sens est le bon sens, car les astres de notre système solaire tournent bien dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

C’est un argument supplémentaire à rajouter à la position réelle du sens de la vision du Zodiaque dans son ensemble, car le Musée du Louvre ne respecte pas le sens de marche des astres.

Le Zodiaque de Nitentore ( ancien nom egyptien qui fût traduit par les Grecs sous par le nom Tentyris qui a donné ensuite le nom de Denderah) est donc un support qui offre plusieurs lectures, d’où la nécessité de le voir comme une « encyclopédie » de la Culture Egyptienne Antique plutôt qu’un simple « planisphère ».

Eric Aubourg s’est donc aussi trompé sur la position des astres du zodiaque de Denderah, puisque lui les situe dans le cercle intérieur, alors que ces astres sont bien visibles sur le cercle extérieur.

Un autre argument en faveur du bon sens de vision du Zodiaque de Denderah est celui des fameuses Pléiades, ensemble d’Étoiles que l’on voit dans la région du Taureau.

Les Pléiades ou les 7 Soeurs :

Le plus amateur des astronomes vous dira que les Pléiades se trouvent bien au Nord-Est, là où se trouve la constellation du Taureau :

L’appellation des « Sept Soeurs », nous le savons provient de la mythologie Grecque, mais dans la Mythologie Egyptienne, existe l’histoire de Isis et les 7 Scorpions ( le Scorpion se trouve directement opposé au Taureau ) :

« Un soir, Isis sort de chez elle accompagnée de 7 scorpions : Petet, Tjetet, Matet, Meseret, Mesetetef, Tefen et Befen. Isis les oblige à une grande discrétioncar elle se cache de Seth, meurtrier d’Osiris, afin de pouvoir élever son fils Horus jusqu’à ce qu’il soit en âge de venger son père.

Une femme fortunée, appartenant à la noblesse referme sa porte au passage de l’étrange cortège. Les 7 scorpions décident de se venger. Une jeune paysanne leur offre l’hospitalité. Tefen s’introduit dans la maison de la noble après avoir stocké dans son dard un peu du venin des 6 autres scorpions – et pique son fils pour se venger.

La mère cherche en vain du secours dans toute la ville. Elle se retrouve bien punie de ne pas avoir voulu accueillir Isis. Cependant, Isis ne peut laisser mourir un enfant innocent.

Elle décide de rendre vie au petit; elle nomme chaque scorpion, afin de les dominer et prononce une formule magique qui neutralise le poison.

En voyant son fils sauvé, la femme riche offre toutes ses richesses à Isis et à la jeune paysanne ».

Ce mythe provient de la stèle de Metternich exposée au Metropolitan Museum à New York :

Cette stèle ainsi nommée car elle fut offerte par Mohamed Ali Pacha ( 1769 à 1849 ), vice-roi Ottoman d’Égypte, elle a été découverte en 1828 à Alexandrie et date de -360.

Ce genre de stèle était érigé dans tous les sanctuaires d’Egypte, elle avait pour fonction de soigner les fidèles victimes d’attaques d’animaux sauvages.

Ces stèles, munies d’un bassin, pouvaient être aussi érigées dans des édifices publics; plus petites, elles trouvaient également leur place dans les maisons (dans la chambre) ou les tombes.

Horus enfant est représenté nu avec l’uræus et la tresse, symbole de l’enfance, il tient dans les mains les animaux du désert : un scorpion et un lion dans la main droite, deux serpents et un oryx (antilope) dans la main gauche. Ce dernier animal n’est pas vraiment dangereux en soi mais il représente dans ce cas-ci Seth, l’assassin d’Osiris, père d’Horus.
La tête d’Horus enfant est surmontée du dieu protecteur Bès. Horus foule des pieds un crocodile (animal de Seth) qui représente également le danger et le mal.
Ainsi, cette stèle montre le dieu maîtrisant les dangers potentiels menaçant les jeunes enfants (scorpions, serpents, crocodiles…).

Nous observons sur le Zodiaque de Denderah l’avatar de Isis assise sur les talons à proximité direct de 7 étoiles, celles des Pléiades qui se trouvent donc dans le ciel dans la direction Nord-Est en tenant compte du sens du zodiaque de Denderah tel que présenté dans cette analyse.

Derrière le dos de cet autre avatar de Isis à genoux, on peut aussi observer un ensemble de 14 étoiles nommées les Hyades, dont Horace le poète romain ( -65 à -8 ) nous raconte l’histoire suivante :

« Les Hyadas étaient filles d’Atlas,elles avaient un frère nommé Hyas, qui fut dévoré par une lione, et dont elles pleurèrent tant la mort, que leur piété leur mérita le ciel, où elles furent placées sur le front du Taureau , où elles pleurent encore. »

Dans une autre version, Horace le poète raconte que Hyas, périt par la morsure d’un serpent. A propos de serpent, observons plus en en détails, la position de ce personnage assit sur ces talons, est ce vraiment Isis ?

Il existe une statuette « Isis agenouillée en deuillante », exposée au Musée du Louvre, et qui date de l’époque Ptolémaïque qui évoque notre personnage regardons bien cette statuette :

Si on observe le dessus de la tête de ce personnage, on remarque que ce n’est pas le hiéroglyphe du Siège symbolisant Isis qu’il arbore, mais une couronne faite de 4 serpents, ce n’est donc pas Isis à proprement dit :

Cette couronne de serpents est assez particulière, car rares sont les personnages féminins de l’ancienne Égypte qui l’ont porté, il y en deux clairement identifiés, il s’agit tout d’abord de Mérytamon, la reine de la XIX dynastie. Elle est la quatrième fille et l’épouse du pharaon Ramsès II, et la troisième fille de la reine Néfertari :

meritamon

Néfertari Meryenmout « La plus belle de toutes, aimée de Mout » qui était l’épouse favorite du pharaon Ramsès II qui vécut sous la XIX dynastie aux environs du XII siècle avant Cléopâtre VII.

Néfertari a été une figure importante de cette époque. Elle a eu une grande influence sur le monarque qui tint compte de ses remarques et de ses conseils. Elle le seconda dans toutes les fonctions royales et religieuses en tant qu’« Épouse du Dieu ».

Néfertari fut le grand amour de Ramsès – preuve en est la façade du petit temple d’Abou Simbel que Ramsès lui a dédié, ainsi qu’à Sothis (personnification de l’étoile « Sirius »…) et à Hathor (déesse de la joie, de la musique, de la beauté et de l’amour) que Néfertari incarnait sur terre. Sur la façade du temple, ses sculptures ont la même taille que celles du pharaon.

nefertari

Privilège exceptionnel, Ramsès II, qui s’est lui-même déifié, a également divinisé Néfertari. Néfertari est donc également la mère de Mérytamon – la « Reine Blanche » – qui deviendra Grande épouse royale à son tour en épousant symboliquement son père.

Museo Nazionale Romano, Rome, Italy

Il est fort probable avec l’habitude des Anciens Grecs de détourner les personnages de l’ancienne Égypte, que cette couronne de serpents inspira le personnage mythique de la « Méduse » qui vient du grec Médousa, qui signifie commander ou régner, appelée aussi Gorgo. Ce monstre hybride avait des ailes d’or, des mains de bronze et des défenses de sanglier.

On constate que c’est bien un sanglier que l’on voit derrière le personnage aux quatre serpents du zodiaque de Denderah.

Fille de Phorcys et de Céto, Médousa qui a déjà deux soeurs gorgones est aussi la sœur des trois Grées, belle jeune fille dont Poséidon s’éprend. Violée par ce dieu dans un temple sous les yeux de la Déesse Athéna, elle est punie par elle et la transforme en Gorgone. Ses cheveux deviennent des serpents et son regard pétrifie tous ceux qui le croisent.

Selon une autre version citée par Apollodore, Méduse était une jeune fille tellement fière de sa beauté et de sa chevelure qu’elle avait osé rivaliser avec la déesse Athéna. Pour la punir, la déesse changea ses cheveux en serpents.

Médousa est donc à la fois la tête de Méduse que brandit Persée pour pétrifier un monstre marin que l’on identifie à Typhon mais qui pourrait être aussi Poséidon et à la fois, cette fille tellement belle qu’elle osa défier Athéna, ce deuxième rôle nous évoque celui d’Andromède qui doit être sacrifiée à cause de l’arrogance esthétique de sa mère Cassiopée. Persée est en tout une constellation proche du Taureau…

Nous le constatons, les Grecs s’embrouillent, confondent les personnages mais ce qui est certain c’est que Médousa signifie bien commander ou régner, ces deux verbes sont bien en rapport avec Néfertari et Mérytamon, toutes deux reines, fille et mère, dont la beauté est légendaire.

L’autre personnage est une autre Néfertari mais précédé du nom Ahmès, l’épouse et probablement la sœur du pharaon Ahmosis (nom grec de Ahmès), fondateur de la XVIII dynastie. Elle est qualifiée de fille royale, sœur royale, grande épouse royale :

Ahmès-Néfertari

Elle est la première reine à assumer la fonction sacerdotale de divine adoratrice d’Amon ; en tant qu’ épouse du dieu », elle réorganise le culte de ce dieu au point de devenir une divinité de la nécropole thébaine, lorsqu’elle menait une barque sacrée portant Amon qui était sortie lors des processions liées aux grandes fêtes.

Sur le Zodiaque de Denderah, nous observons que ce personnage avec sa couronne de serpents est dans une attitude dévotion devant Amon que l’on voit sur un « socle » qui repose sur une barque; ce personnage assis sur ces talons pourrait donc être Ahmès-Néfertary ou sa fille.

Mais qu’est ce qu’un personnage de la XVIII dynastie ferait sur un bloc de grès sensé avoir été sculpté sous la Dynastie Ptolémaïque ?!? Nous verrons que la XVIII dynastie joue un rôle prépondérant dans cette enquête sur l’astronomie égyptienne …

Nous allons maintenant aborder, l’analyse de l’illustre architecte égyptien Sénènmout :

Le plafond astronomique de Sénènmout :

Sénènmout qui fût l’architecte d’Hatchepsout ( environ -1479 à -1483 ou XVIIIe dynastie ) a fait construire pour son propre usage une tombe (répertoriée TT 353) qui recèle un document historique de première importance : son plafond astronomique, qui livre de précieuses informations sur l’ampleur et l’exactitude des connaissances astronomiques des anciens Égyptiens.

Fait remarquable, le plafond astronomique de Senmout contient des représentations de constellations plus précises que celles des époques postérieures et nulle influence babylonienne ne s’y exprime.

Le tombeau de Sénènmout reprend le ciel tel qu’il était visible en 1463 avant notre ère.

Nous savons que les Anciens Égyptiens bien découpaient un mois en 3 tiers, c’est à dire 3 périodes de 10 jours.

Cette division est aujourd’hui aussi utilisée par les Astronomes pour observer le ciel découpé en degrés selon la base de 30°.

Nous pouvons observer sur ce plafond que Sénènmout s’était servi de la division par 24 d’un cercle qui correspond à la durée horaire d’une journée, appliquons le même principe de division au Zodiaque de Denderah, mais en choisissant 36 « rayons » de dix degrés chacun :

Nous avions déjà observer avec la projection azimutale équivalente que les Anciens Égyptiens savaient découpé le ciel mais ils savaient aussi se servir de la division en degrés.

 

Diodore de Sicile ( 1er Siècle avant notre ère ) nous précise :  » A l’entour étaient bâties un grand nombre de chapelles, ornées de la peinture de tous les animaux sacrés de l’Egypte. On montait sur des marches au sommet du tombeau, où il y avait un cercle d’or de trois cent soixante-cinq coudées de circonférence et de l’épaisseur d’une coudée. Ce cercle était divisé en autant de parties qu’il comprenait de coudées ; chacun indiquait un jour de l’année ; et ou avait écrit à côté les levers et les couchers naturels des astres »

Ce cercle fut, dit-on, dérobé par Cambyse II ( mort en -522 ) dans les temps où les Perses conquirent Égypte.

Qu’on nomme cette division par le mot degré ou par le mot coudée, cela revient au même, les astronomes continuent à se servir de cette division.

Nous allons aborder maintenant un aspect qui a du vous trotter en tête depuis le début de cette enquête au Pays des Étoiles égyptiennes, c’est à dire la forme naturelle des constellations :

Forme des Constellations :

Évitons de penser qu’il n’existe qu’une seule forme pour les Constellations, en effet, chaque constellation est dessinée par les Astronomes sous différentes formes, prenons par exemple, celle de la Constellation Hercules :

On remarque qu’il existe en général, plus de 4 formes différentes cependant officielles pour chaque Constellation.

Si vous ne reconnaissez pas une constellation selon la forme que lui avaient donné les créateurs du Zodiaque circulaire Égyptien, il est nécessaire de faire une recherche dans plusieurs sources différentes par exemple sur Internet, pour trouver celle qui se rapproche le plus des Anciens Égyptiens, car se baser sur une seule source serait une erreur.

Mais rassurez-vous, celles que les Égyptiens avaient dessinées ont précisément servi de base aux Astronomes qui suivirent et ce jusqu’au 21 ième Siécle de notre ère, car sans l’Egypte Antique, l’Astronomie que nous connaissons n’existerait pas, les Grecs s’en sont inspirés et nous, nous nous sommes inspirés des Grecs.

Abordons maintenant ce que certains egyptologues et le Musée du Louvre, nomment le « Cercle des Décans » du zodiaque de Denderah :

Le Fameux « Cercle des Décans  » :

Nous avons vu que le Zodiaque de Denderah est composé de plusieurs cercles que le Musée du Louvre qualifient pour l’un de « cercle intérieur » et l’autre de « cercle externe », pour ce dernier, le Musée du Louvre indique qu’il reprend les 36 décans ou « Génies », mais est-ce vraiment la bonne conclusion ?

Nous avons observé sur le montage de la superposition du Zodiaque et des 88 Constellations officielles, que les Anciens Egyptiens, en avaient déjà identifiés 72 ( voir le chapitre : Superposition du Zodiaque et des 88 Constellations officielles ) et que 3 de ces Constellations : Eridanus, Ara et Cetus se trouvaient dans le « cercle externe », il ne s’agit donc plus d’un « cercle de Décans » à proprement dit, si on se base sur la division par 36.

Voici l’explication à propos du « Cercle des Décans » que l’on peut lire sur le panneau explicatif du Musée du Louvre :

« Sur son pourtour, 36 génies ou « décans » symbolisent les 360 jours de l’année égyptienne. »

Nous savons à ce stade de notre enquête, que les Anciens égyptiens étaient des géomètres hors pair, de fait comment concevoir qu’ils aient pu à ce point négliger la division d’un cercle en 36 parties égales, serait mal venu, mais si nous abandonnons cette théorie des décans, voilà ce que la division du Zodiaque de Denderah fait apparaître si on trace une ligne à partir de la limite de chaque personnage :

Si nous observons bien l’image ci-dessus, on constate qu’il y a des espaces entre les personnages qui différent en largeur ( espace qui d’ailleurs ne devrait pas exister si on divise un cercle par 36 parts ).

Ces espaces différents sont visibles en négatif ( couleur bleue ) sur le Zodiaque Circulaire Egyptien.

Pourquoi y a t’il des espaces et pourquoi sont ils de dimensions différentes ?

Ce n’est pas tout, car en plus des espaces différentes entre les personnages, les personnages eux même de différentes tailles et largeur expriment un rayon de dimension différente les uns par rapport aux autres.

D’autant que nous avons vu que 3 constellations : Ara ( Autel ), Eridanus ( Fleuve ) et Cetus ( Baleine ) font partie de ces personnages de la circonférence du Zodiaque de Denderah.

De fait, il faudrait les distinguer en les ôtant de ce « cercle des décans », ce qui ramène le nombre de ce « cercle des décans » à 33 et non 36.

Certes, il ne faut pas confondre décade ( période de 10 jours ) avec décan ( une période d’un tiers ), mais rappelons-nous que le calendrier nilotique est basé sur un cycle de 360 jours, et que chaque semaine égyptienne comptait 10 jours.

Ce « cercle des décans » n’en est donc pas un, d’après l’egyptologue Antoine Gigal, il s’agirait plutôt d’un cercle indiquant des heures, non pas en tant qu’horloge mais en tant qu’indications suivant les levers et les couchers du soleil.

Mais le Nombre 33 correspond aussi à d’autres références que voici :

-Le nombre d’or (phi=33=or)

-C’est le nombre de vertèbres d’une colonne vertébrale humaine normale

-C’est la quantité de lunes orbitant autour de la planète Saturne.

-…

Astronomiquement : la déclinaison 33° indique la position de la Constellation Hydra ( l’Hydre Femelle ), sur laquelle est « posée » la Constellation du Lion comme on peut le voir sur le Zodiaque Egyptien et l’ascension droite 33° semble indiquer la Constellation du Bélier, soit l’Équinoxe du Printemps.

Géographiquement : le 33e méridien Est indique entre autre le tropique du Cancer qui porte ce nom car, il y a environ 2.000 ans, le Soleil entrait dans la constellation du Cancer lors du solstice de juin mais cette latitude traverse aussi l’Égypte, le parallèle 33° Nord traverse également le Pays d’Osiris.
Vous avez sans doute remarquer puisque nous venons de parler du cercle des décans qui n’en est pas un, qu’à côté de chacun des personnages qui le compose on peut voir un ensemble d’étoiles qui varient selon leur nombre de une à plusieurs :

Les Etoiles du Zodiaque :

Nous avons déjà constaté que certaines de ces étoiles représentent les Pléiades, les Hyades, mais ce qui est aussi intéressant c’est le nombre total de toutes ces étoiles : 156


Qu’est ce qui correspond en astronomie au nombre 156 ?

Vadim Bobylev de l’Observatoire astronomique Pulkovo à Saint-Pétersbourg nous dit que : « Les astronomes ont publié le Catalogue Hipparcos en donnant quelques mesures détaillées de position et de vitesse de certains de 100 000 étoiles dans notre voisinage, toutes compilées par la navire Hipparcos de l’Agence Spatiale Européenne. Il est inutile de dire que les données de Hipparcos ont révolutionné notre compréhension du voisinage.
En particulier, ces données ont permis aux astronomes de croire quelles étoiles avaient été plus près dans le passé et lesquels nous nous trouverons dans l’avenir. Il en est ressorti que 156 étoiles tombent dans cette catégorie et que le Soleil a une rencontre voisine avec d’autres étoiles (ce qui signifie une approche de moins de 1 parsec) chaque 2 millions d’années à peu près ».

Administrateur de la NASA, Charles Bolden, nous indique lui qu’ « En une génération, les « planètes extra-terrestres » n’existant que dans la science-fiction ont une réalité, aujourd’hui à la portée du satellite Kepler ! Imaginez un peu : dans une région qui ne représente que 1/400e du ciel, située en direction des constellations de la Lyre et du Cygne, le satellite de la NASA a surveillé la variation de luminosité de 156 000 étoiles de type solaire sur une période de 5 mois (du 12 mai au 17 septembre 2009 !).

La Lune Jupiter que l’on nomme Ganymède a une température de 156 K.

Selon l’European Southern Observatory : Les amas globulaires d’étoiles sont considérés par les amateurs comme des joyaux de l’espace. Certains d’entre eux, possédant plus d’un million d’étoiles, sont probablement les noyaux d’anciennes galaxies naines capturées par notre importante galaxie lors de sa formation. Et ils sont rares puisque seulement 156 amas globulaires ont été répertoriés pour l’ensemble de la Voie Lactée dont le dernier en 2010.

-Ed Turner de l’Université d’Harvard identifia 156 galaxies binaires.

-La carte des débuts de l’Univers dessinée à partir des données acquises par le WMAP (Wilkinson Microwave Anisotropy Probe) de la répartition anisotropique du rayonnement fossile de l’Univers a permis à des astronomes d’estimer sa taille à près de 156 milliards d’années-lumière.

Ces ensemble d’étoiles semblent correspondre à un catalogue d’étoiles, que les Anciens Egyptiens ont pris soin de distinguer des Constellations, ce qui nous offre encore une autre lecture de ce fameux Zodiaque de Denderah.

Certain(e)s d’entre vous, se demandent sans doute depuis le début de ce travail de recherche, comment se fait il, que l’on puisse représenter les constellations de l’hémisphère Sud sur le même plan que celui de l’hémisphère Nord, nous allons voir comment ce prodige est possible :

Le Zodiaque de Denderah ou l’Encyclopédie Céleste :

Pour représenter le ciel, les astronomes modernes ont recourt aux hémisphères boréal et austral, c’est à dire qu’il est impossible de voir dans un même cercle, toutes les constellations réunies :

C’est là que les créateurs du Zodiaque Egyptien nous surprennent encore une fois, effet, nous avons bien vu que la superposition des constellations Antiques et modernes se fait sans difficultés sur le Zodiaque Circulaire ( voir le chapitre :
Superposition du Zodiaque et des 88 Constellations officielles : ) mais cette superposition est possible que si on superpose l’hémisphère boréal sur l’hémisphère Austral !

Ainsi donc, les créateurs du Zodiaque circulaire ont par un génie géométrique rarement approché, réussi à mettre sur un même plan les deux hémisphères afin de nous permettre une vision du ciel qui relève à la fois du génie géométrique mais aussi du génie graphique afin que nous puissions en avoir une vue d’ensemble de la globalité de notre ciel qu’importe où l’on se trouve :

Le Zodiaque n’est donc pas une carte du ciel sur laquelle on observe seulement deux éclipses, car si c’était le cas, le Zodiaque ne serait que la représentation de l’Hémisphère boréal, alors que nous venons de voir que le Zodiaque contient les deux hémisphères à la fois.

Rappelons tout de même, que l’Hémisphère austral n’est normalement pas visible dans le ciel Égyptien mais nous avons vu que l’on reconnait bien la forme des Constellations Australes.

Certains auteurs affirment que la Constellation ou/et le Signe de la Balance est apparu grâce aux Romains et d’autres disent que c’est grâce aux Mésopotamiens, nous allons voir que la Constellation de la Balance est bien Égyptienne :

La Balance Égyptienne :

Si ce sont les Romains à qui nous devons la représentation de la Balance, comment expliquer qu’elle soit présente sur le Zodiaque circulaire égyptien ?

Nous savons que Rome a envahi l’Egypte Antique à la mort de Cléopâtre VII, c’est à dire précisément le 12 Août -30, avant cette date, certes Jules César s’était déjà rendu en Egypte, mais d’après les historiens, ce serait juste après juin -48 lorsque son ennemi Pompée s’y réfugia et mourut au Pays d’Osiris.

Ce fait est confirmé par la réforme julienne du Calendrier Romain de l’an 46 av. J.-C, c’est à Alexandrie que Jules César rencontra Sosigène l’astronome grec qui l’aida à appliquer le calendrier solaire Égyptien au Calendrier lunaire Romain.

Nous constatons avec ce détail concernant Sosigène, que les Romains n’étaient des astronomes ou des personnes instruites des « choses du ciel », puisqu’ils n’ont fait qu’adapter une invention égyptienne, les egyptiens n’avaient donc pas besoin des romains, pour enrichir leur savoir, c’est bien le contraire qui eut lieu.

Nous pouvons constater en visitant le Temple d’Esna, dont la restauration fût ordonnée par Ptolémée III Évergète II ( -144 à -116 ) mais dont la construction fût ordonnée par Ptolémée Philométor qui règna de -181 à -144, qu’il y figure aussi un zodiaque sur lequel on peut y voir la représentation de la Balance quasiment au milieu de celui-ci près du Scorpion sur la bande inférieure :

Voici la photo afin de l’observer conformément à la réalité :

Voici un exemplaire d’une balance moins sacrée que celle de Maât mais qui était utilisée pour le pesage des denrées dans le quotidien des anciens Égyptiens, datant de la 18ème dynastie ( -1550/-1292 ), elle fut découverte en 1906 par Arthur Weigall et Ernesto Schiaparelli dans l’hypogée de Thèbes :

Elle semble correspondre assez bien à la Constellation de la Balance et du cercle qui y est rattaché comme on peut l’observer sur le Zodiaque de Denderah :

Voici les accessoires de la Balance, des poids trouvés à Uronarti au Soudan ( qui faisait alors partie de Égypte Antique ) datant de la XII ème Dynastie ( -1991 /-1786 ) et qui portent le hiéroglyphe de l’or :

Si il existe des poids, c’est qu’il existe une balance, il ne fait aucun doute que cet instrument de mesure mais aussi instrument divin était fort utilisé dans l’Égypte Ancienne.

Voilà qui est clair, la Constellation de Balance, dans la forme que nous lui connaissons actuellement, est bien d’origine Égyptienne.

Pour ceux qui se disent que la Balance pourrait être d’origine Mésopotamienne, ils pourront constater que ce n’est pas forcément la cas, en poursuivant cette analyse de la Constellation de la Balance, grâce à lien.

Mais puisque nous parlons des Mésopotamiens, qu’en est il vraiment de leur aptitudes quant à la science astronomique ?

Mésopotamie et Astronomie :

Voici à quoi aurait pu ressembler l’Astronomie mésopotamienne, selon un kudurru datant vers – 1100, conservé au British Museum de Londres :

Mais un kudurru n’est pas un zodiaque. Les représentations animales ne sont que des symboles des divinités dont Ningishzida, Adad, Ninurta ou Nergal, Shamash, Enlil, représentés sur des autels.

Selon le musée du Louvre : « les kudurru sont le support d’actes de donation de terrains décidés par les souverains babyloniens en faveur de membres de leur famille, ou envers de hauts dignitaires civils ou religieux. Sur celui-ci, le texte, qui couvre toute une face, indique que c’est à son fils Marduk-apla-iddina, futur « pasteur de son pays », que le roi kassite Meli-Shipak accorde une importante donation de terres, dont la propriété s’accompagne de nombreuses franchises.

Les kudurru étaient vraisemblablement déposés dans les temples, où ils étaient exposés au regard des fidèles mais aussi des dieux. Trois d’entre eux ont en effet été retrouvés dans leur contexte archéologique, lors de la fouille de sanctuaires.
L’inscription portée sur les kudurru est généralement composée de deux parties. En premier vient la description du contenu de la donation, avec les clauses qui lui sont attachées, suivie d’un texte imprécatoire comportant des malédictions divines destinées à frapper tous ceux qui voudraient la remettre en cause. Ainsi l’acte de donation se voit-il non seulement enregistré et exposé aux yeux de tous, mais de plus placé sous la protection de puissantes divinités, dont chacune est représentée sur la stèle par son emblème. » source

On remarque que la forme de ces kudurru n’est pas circulaire et que pour la comprendre, il faudrait savoir lire le langage cunéiforme, les Anciens Égyptiens eux avaient pris soin d’être compris par tous peu importe leur langage, c’est dire à quel point, ils étaient avancés dans la science ou l’Art de l’Astronomie, le Zodiaque de Denderah reste donc accessible même aux analphabètes.

Le seul disque « céleste » que la Mésopotamie nous a transmis est celui du Planisphère de la Bibliothèque d’Assurbanipal provenant de Ninive en Assyrie vers -668 à -627, exposé au British Museum de Londres :

Disque Bibliothèque d'Assurbanipal

On voit bien avec ce « planisphère » en argile et non en calcaire sculpté comme le Zodiaque de Denderah que la Mésopotamie n’a jamais atteint la perfection, la géométrie, le degré de finesse de l’Art Astronomique Égyptien Antique comme on peut l’observer sur le Zodiaque de Denderah :

Observez ci-dessous dans ce florilège de représentations officielles de la civilisation Mésopotamienne comme celle-ci n’est jamais arrivé au degré de précision de l’Égypte Antique ( certains dessins circulaires sont des montages récents, en effet la Mésopotamie ne nous a laissé que des Tablettes en terre cuite de format rectangulaires ) :

A part le Scorpion, la Vierge, le Lion, le Sagittaire, le Capricorne, l' »Hydre », l’Aigle et …le Verseau, on ne reconnaît même pas les autres personnages et constatez aussi comme le nombre de constellations est inférieur à celui trouver par les Créateurs du Zodiaque de Denderah et surtout remarquez l’absence de la Balance !

Voici d’autres représentations modernes du ciel rectangulaire mésopotamien, c’est à dire, des montages réalisés au 20 ème siècle, destinés à nous convaincre que les Mésopotamiens savaient aussi représenter la carte du ciel de manière circulaire comme le montre le Zodiaque de Denderah.

Calendrier zodiacal mésopotamien :

calendrier zodiacal du cycle de la Vierge

Ce calendrier zodiacal en argile dit « du cycle de la Vierge » date de l’époque séleucide, ( vers -200 ) provenant de Warka, ancienne Uruk, Mésopotamie du sud, en Iraq.

Cette tablette selon le Musée du Louvre nous montre ;: « une partie du personnage de la Vierge figuré par une femme tenant un épi. L’astre radié est identifié par une inscription comme la planète Mercure (« taureau du soleil »), associée à la constellation du corbeau, au-dessus de celle de l’hydre, dont seule la queue est figurée. Une autre tablette (Berlin, VAT 7847), porte l’avant-train de l’hydre, associée au signe de la Vierge et à la planète Jupiter. À chaque mois sont associés des pierres, des plantes et des arbres, des villes et des temples. Le Signe est divisé en douze parties, chaque case correspondant à un mois de l’année ».

Les tablettes Mésopotamienne datent d’époques différentes, mais en général celle qui évoquent l’astronomie datent de la période du néo-babylonien ( première moitié du premier millénaire avec une influence Chaldéenne, elles indiquent en général des observations reliées aux apparitions périodiques des astres, les phases et les éclipses de Lune.

Mais en ce qui concerne, les éclipses, il n’est prouvé nulle part pour l’instant, que les mésopotamiens en maîtrisaient la prévision, on a longtemps cru que le terme « Saros » étymologiquement sumérien désignait une éclipse lunaire, mais selon Patrick Rocher de l’IMCCE, saros ne désigne qu’un nombre de lunaisons équivalent à un certain nombre d’années.

A l’heure qu’il est, seul le Zodiaque de Denderah prouve de manière incontestable tant astronomiquement qu’égyptologiquement, que les anciens Égyptiens seuls maîtrisaient la science de prévision des éclipses.

Par comparaison, en Occident, il fallut attendre l’an 1330 pour que le Byzantin Nicéphore Grégoras puisse prévoir avec exactitude une éclipse solaire mais nous savons que lui avait hérité des travaux Grecs d’Hipparque et de Claude Ptolémée qui eux n’avaient pas réussi à prévoir des éclipses.

Voilà qui éclaircit plus notre lanterne sur cette formidable »avancée » de l’astronomie mésopotamienne qui en réalité se cantonne pour son iconographie, à quelques personnages, sans plus et s’exprime davantage dans un contexte astrologique.

Espérons qu’un jour, les chercheurs et égyptologues s’intéresseront à l’Égypte Antique de la même manière que des « mésopotologues » se sont intéressés à la Mésopotamie, car il ne fait aucun doute, que notre vision de l’Antiquité, tendant à nous montrer les Anciens Égyptiens uniquement comme des « adorateurs de chats » sera devenue obsolète.

Astronomie Grecque :

Il peut sembler particulier que l’on puisse aborder ici, le sujet de l’astronomie grecque, puisque nous avons pu voir tout au long de cette enquête, que les Grecs se sont inspirés des anciens Égyptiens, mais l’affirmer est une chose, le démontrer en est une autre.

C’est pourquoi, il est nécessaire d’argumenter cette affirmation avec une photographie, celle d’une plaque de marbre sculpté exposée au Musée National Archéologique d’Athènes, qui d’après son conservateur, daterait de la période hellénistique.

Nous arrivons, non sans mal, à distinguer que ne figure dessus aucune écriture grecque, même du vieux grec, on pencherait plutôt pour une sorte de hiéroglyphes, certes très « mal » représentés.

Néanmoins, cette plaque qui date de la même époque que le Zodiaque de Denderah, puisque la période hellénistique commence avec Alexandre le Grand et se termine avec Cléopâtre VII, est en réalité une copie de l’artefact Égyptien.

Cliquez-dessus pour mieux la visualiser et pour comprendre pourquoi, elle explique bien que les Grecs n’ont fait que copier les Anciens Egyptiens en matière d’Astronomie :

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Science Égyptienne :

Les Anciens Égyptiens nous ont laissé des vestiges qui étonnent encore plus d’un scientifique, plus d’un architecte, plus d’un mathématicien, voici quelques autres découvertes et maîtrises de l’ancienne Égypte :

Les Anciens Egyptiens avaient aussi réussi à calculer :

-L’orientation de la Grande Pyramide vers les quatre points cardinaux est irréprochable: elle est exacte, à quatre minutes trente-cinq secondes près, le couloir descendant est aligné avec l’étoile polaire.

-La coudée sacrée, soit 0,635 660 m, multipliée par dix millions, égale 6 356 600 mètres, c’est le rayon polaire de la Terre (6 356,8 km).

-La distance de la Terre au Soleil avec un décalage de – 0,8 %

Etc…

Pour terminer cette enquête sur base du zodiaque de Denderah, qui nous a dévoilé une Égypte Antique que nous ne connaissions pas vraiment jusque là, nous allons aborder un apport qui a changé notre société sur un autre plan que l’astronomie :

Zodiaque Egyptien et Croyance :

Au 19 Siècle, s’était installée, une polémique qui allait changer la France, le débat qui y avait lieu concernait la datation pré-diluvienne à laquelle certains académiciens et autres historiens accordaient l’ancienneté du Zodiaque.

Toutes ces discussions entre savants et ecclésiastes autour de la véritable date du vestige circulaire du Temple d’Hathor à Denderah, ont participé à remettre en question la date qu’accorde la Bible à la création de la Terre.

Les Astronomes influencés par ces nouvelles disciplines scientifiques que sont l’ Égyptologie et l’Archéologie ont commencé sans doute à se sentir gênés d’appartenir à une société si « sotte » de croire à une date aussi ridicule, fût elle biblique.

La surprise fût elle que même les Croyants n’y trouvèrent rien à redire même l’Abbé Testa ( XIX ième Siècle ) soutenu par Ennius Quirinus Visconti ( 1751 à 1818 ) archéologue et fondateur du Musée du Vatican, qui fût un fervent opposant à la remise en question de la date de création de la Terre émise par l’Église, personne n’avait imaginer qu’un « morceau de pierre » tel que le Zodiaque de Denderah allait à ce point remettre en cause toute la Chrétienté !

C’est ainsi sans doute que « la France de la Raison scientifique  » a justifié sa séparation avec « la France de l’Église, comme l’illustre le décret de 1871, qui conduisit l’État à se séparer officiellement de l’emprise du Vatican sur la vie des Citoyens, en 1905.

Galilée avait certes, amorcé cette remise en question, en disant : « Et pourtant, elle se meut ! », il avait raison, car seulement 2 Siècles après la mort de cet astronome, le disque de pierre Égyptien se mit à tourner, émettant un son inconnu jusque là, une musique qui fît tourner les têtes au point qu’aujourd’hui la France rayonne dans le monde.

En cliquant sur l’image ci-dessous, vous pourrez voir une courte vidéo relatant la polémique de l’arrivée du Zodiaque à Paris en Janvier 1821 :

Le Zodiaque Circulaire de la chapelle d’Osiris est aujourd’hui exposé timidement au Musée du Louvre, mais de tous les objets que contient ce musée, c’est le plus fameux, le plus fabuleux, le plus important qui soit, que le genre humain a pu créer de ses mains.

Nous pouvons terminer ce chapitre sur la pseudo-croyance des Anciens Égyptiens qui étaient davantage tourné vers la science que vers la religion en lisant, voici un extrait du livre en guise de conclusion:  » Description du Palais, des Propylées, des Avenues de sphinx, des Temples et de diverses autres Ruines de Karnak  » paru à Paris, en 1813 et écrit par Messieurs JOLLOIS et DEVILLIERS :

« Ce n’est qu’avec réserve que l’on se livre aux conjectures qui viennent en foule à la pensée, lorsqu’on fait de pareils rapprochements. Cependant comment s’empêcher d’en tirer quelques conséquences, surtout lorsqu’il est démontré, non seulement par des témoignages des anciens auteurs, mais encore par les faits nombreux consignés dans cet ouvrage, que toute la religion et la théogonie des Égyptiens sont fondées sur l’astronomie, particulièrement sur la marche du soleil dans le zodiaque, et sur l’influence que cet astre bienfaisant exerce à la surface de la terre ! »

Conclusion de l’Auteur :

L’Auteur espère vous avoir procurer du plaisir en lisant cette modeste enquête et vous avoir stimuler à avoir encore plus d’admiration pour l’Ancienne Égypte, il espère aussi vous avoir donner l’envie d’en savoir plus sur n’importe quel artefact égyptien, car se contenter de savoir qu’il date de telle époque et qu’il représente tel personnage, ne permettait pas forcément de connaître toute son histoire…

L’Auteur vous invite aussi à partager, les découvertes égyptologiques que vous même aurez fait ou avez fait à propos de ce disque astronomique que l’on nomme vulgairement « Le Zodiaque de Denderah » qui depuis deux siècles continue à faire parler de lui, n’hésitez pas à partager vos connaissances en rejoignant le Facebook du Zodiaque de Denderah.

Si vous passez au Musée du Louvre, n’hésitez pas à faire le Guide, maintenant que que vous en savez plus sur cet artefact égyptien que ce Musée nous en dit..

Bibliographie

  • Diodore de Sicile, Livre premier, Biblioteca historica
  • Sébastien Louis Saulnier, Lelorrain, Notice sur le voyage de m. Lelorrain en Égypte, Editions Sétier, 1822.
  • Nicolas B. Halma, Examen et explication du zodiaque de Denderah comparé au globe céleste antique d’Alexandrie, Éditions Merlin, 1822.
  • J. Chabert, L. D. Ferlus, Mahmoud Saba, Explication du zodiaque de Denderah (Tentyris), Éditions Guiraudet », 1822.
  • Charles de HESSE, La Pierre Zodiacale du Temple de Dendérah, Éditions André Seidelin, 1824.
  • Franz Joseph Lauth, Les zodiaques de Denderah, Éditions C.Wolf et Fils, 1865.
  • Letronne Antoine-Jean, Analyse critique des représentations zodiacales de Dendéra et d’Esné, Imprimerie Royale, 1855.
  • Jean Saint-Martin, Notice sur le zodiaque de Denderah, Éditions C.J. Trouvé, 1822.
  • Jean Baptiste Prosper Jollois, René Édouard de Villiers du Terrage, Recherches sur les bas-reliefs astronomiques des Égyptiens, Éditions Carilian-Goeury, 1834
  • Émile Biémont, Rythmes du temps, astronomie et calendriers, De Boeck, Paris, 1999
  • Anne-Sophie Von Bomhard, Le calendrier égyptien – Une œuvre d’éternité, Periplus Publishing, London, 1999.
  • Raymond Weill, Bases, méthodes et résultats de la chronologie Égyptienne, Paul Geuthner, Paris, 1926 et 1928.
  • Youri Volokhine, “Le porc en Égypte ancienne”, Presses Universitaires de Liège, 2014
  • Anne-Sophie von Bomhard, Ciels d’Égypte. Le “ciel du sud” et le “ciel du nord », ENiM 5, 2012
  • T. Bardinet, Les papyrus médicaux de l’Égypte pharaonique, Eayard, 1995.
  • Florimond Lamy, Marie-Cécile Bruwier, L’égyptologie avant Champollion, Versant Sud, 2005.
  • C. G. Schwartz, Recherches sur l’origine et la signification des constellations de la sphère grecque, Chez Migneret, 1807.
  • et quelques blogs égyptologiques comme Egyptomusée, immortelleegypte, aimee-free,…
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