Les Vases de Hapy

Cet article est une annexe qui n’est pas forcément le reflet complet du livre « Les Voleurs d’Etoiles ou le Secret du Zodiaque de Denderah », à lire en ligne, que vous trouverez à cette adresse.

Il s’agit plutôt d’une anecdote qui se présente comme une analyse de l’actualité et de l’époque où fût sculpté cet artefact égyptien.

Elle nous met en garde contre des événements liés aux inondations qui débordent des Vases du dieu Hapy, car c’est lui qui prend la Place de Horus-Jupiter.

Pour comprendre l’urgence qui consiste à prendre en compte les changements de Hapy, il est important d’expliquer aux Politiques incompétentes qu’il est grand temps de changer de système de société car c’est la vie de Milliards d’individus qu’il s’agit de préserver de l’indifférence à l’égard non pas du réchauffement de notre Planète mais plutôt de la problématique de la montée des eaux et des inondations majeures à travers le monde

Si rien n’est fait, l’humanité se retrouvera sous les eaux, comme c’est la volonté de Hapy de l’illustrer par les deux vases qu’ils fait couler sur l’Ère du ( des) Poisson qui se termine inexorablement, n’en déplaise au Vatican et à la République.

 

agrandissement-piscis-austrinus

 

Voici quelques chiffres et diagrammes qui aideront à une meilleure et plus rapide clarté.

 

statistiques des inondations

states inondations

stats catas finance

 

 

couverture-du-livre12

Certains d’entre vous, ont entendu parler du Zodiaque de Denderah et ont peut être même eu le privilège de voir l’original exposé au Musée du Louvre ou celui qui est fixé au plafond de la Chapelle d’Osiris sur la Terrasse du Temple de Denderah en Égypte, mais qui est une copie en plâtre.

Il faut savoir que le Musée du Louvre ne vous le présente pas comme il devrait être vu, ce que vous en savez, c’est tout au plus qu’il contient deux éclipses qui contrairement à ce que l’on croit ne font pas dater ce zodiaque de l’an -50/-51, ces éclipses indiquent la date de l’an -50/-51, ce qui n’est pas la même chose…

Beaucoup d’écrivains, savants et autres auteurs sont convaincus que le Zodiaque de Denderah fait référence à une date dans le lointain passé de Égypte Antique. Ce zodiaque est unique en son genre, puisque c’est le seul zodiaque circulaire composé de la sorte que l’on a retrouvé jusqu’ici.

Avant d’aller plus loin, prenons en compte ce que Diodore de Sicile ( -99 à -50 ), l’historien et chroniqueur grec, auteur de la Bibliothèca historica, nous révèle :

« Il n’y a pas de pays où les positions et les mouvements des astres soient observés avec plus d’exactitude qu’en Égypte. Les Égyptiens, profitant de conditions favorables, firent de l’astronomie leur propre science, qu’ils étudièrent les premiers. Ils conservent, depuis un nombre incroyable d’années, des registres où ces observations sont consignées…»

Livre premier, chapitre LXXXI Source.

L’Égypte Ancienne maîtrisait à la perfection le langage du ciel que l’on nomme plus prosaïquement l’Astronomie, comme nous allons le voir même si encore beaucoup trop d’égyptologues et archéologues restent convaincus que l’Égypte Antique était davantage une civilisation religieuse qu’une civilisation centrée sur l’astronomie, mais sans doute, n’ont ils pas étudié de près le Zodiaque circulaire de Denderah pour s’en rendre compte.

Pour explorer le Zodiaque de Denderah, nous avons évidemment besoin d’une bonne photo en haute résolution pour en observer les détails :

Eric Aubourg l’astro-physicien nous indique que nous pouvons observer une éclipse solaire représentée par Isis tenant un animal par la patte, cet animal, nous l’avons vu dans l’article  sur le débat du réel ‘animal que tient la Déesse Isis, qui est donc un suidae nommé communément Sanglier ou porc sauvage et non pas un Babouin comme le prétend E.Aubourg.

Les anciens Égyptiens maîtrisaient suffisamment la représentation animalière pour ne pas se tromper dans les proportions, de fait, si cela avait été un babouin, celui-ci aurait eu la même taille que la Déesse Isis, ce qui n’est pas le cas.

E.Aubourg prétend donc que la Déesse Isis retiendrait par la queue un personnage symbolisant la Lune incarné par le dieu Thot, mais nous pouvons observer qu’elle tient non pas la queue, mais bien la patte d’un animal, la patte d’un sanglier :

Isis-et-la-patte-de-sanglier

Après cette précision,  E.Aubourg,  nous indique et c’est là le véritable apport de cet astro-physicien pour l’Égyptologie, que figure une éclipse solaire qui aurait  eu lieu le 7 Mars -50 du calendrier astronomique ou le 7 Mars -51 du calendrier civilo-religieux.

Mais si cela n’était pas une éclipse solaire, mais plutôt une simple Pleine Lune ?

La Pleine Lune du Mois Pachon :

Dans l’Égypte antique, Pachon ou « Pakhon » ou « Pachons », signifiant celui de Khonsou, est le neuvième mois du calendrier nilotique ( basé sur la crue du Nil ).

Ce mois correspond à mars-avril, du 16 Mars au 14 Avril, prenons pour exemple, la date du 8 Mars 2012, on constate bien qu’il y a une Pleine Lune, dont l’apparition se fait aléatoirement dans le Mois de Mars, puisqu’il y a une Pleine Lune par mois :

Si dans le Tableau ci-dessous sont indiqués les deux mois Pharmouthi et Pachons, c’est parce que comme on peut le remarquer,  la Pleine Lune du Zodiaque de Denderah est en partie à cheval sur le mois précédent le Mois Pachons, c’est pourquoi, le tableau vous montre la Pleine Lune du Mois du 8 Mars, qui correspond mieux à celle du Zodiaque.

Mais à titre d’informations, il y a eu une Pleine Lune le 19 Mars 2011 et une autre le 14 Mars 2006 et encore une autre le 11 Mars 2009 et il y en aura une le 16 Mars 2014, ce qui démontre bien que la division du Zodiaque de Denderah comme cet article vous la propose n’est pas une erreur.

Il est donc fort probable selon les années, que la Pleine Lune du Mois de Mars -50 de datation astronomique du Zodiaque de Denderah a eu lieu le 15 ou 16 Mars.

Nous remarquons aussi, que cette Lune débute en partie dans la Saison Péret mais que la plus grande partie de cette Lune se trouve dans la Saison Chémou, il suffit de savoir que chaque Saison égyptienne compte 4 Mois et que ceux-ci s’écoulent dans le sens des aiguilles d’une montre, autrement dit, à la fin de la Saison Chémou, c’est la Saison Hekhet qui commencera :

zodiaque de denderah pleine lune du 8 mars 2012

Nous remarquons bien cette étrange « coïncidence » entre la Pleine Lune du 8 Mars 2012 et cette Pleine Lune et Éclipse Solaire sur le Zodiaque de Dendera.

Cette « coïncidence » est intéressante, car si il s’agit d’une Pleine Lune, Eric Aubourg s’est peut être trompé ou du moins a été trop vite en conclusion.

Ces conclusions hâtives sont par exemple celles concernant nos planètes du système solaire qui sont aussi représentées sur le Zodiaque de Denderah, voyons où le Musée du Louvre les indique :

panneau explicatif du zodiaque Louvre

Vous l’avez sans doute remarqué, le Musée du Louvre expose à l’envers son panneau explicatif du Zodiaque de Denderah, mais pour ceux et celles qui ont lu mon livre et les articles en annexes,  nous savons que c’est là une erreur astronomique, mais ce n’est pas ce qui nous préoccupe pour l’instant.

Nous cherchions les planètes de notre système solaire sur le zodiaque Égyptien, mais le Musée du Louvre confond des Constellations avec des planètes.

Prenez le cas de « Horus le Rouge » que le Musée du Louvre assimile à la Planète Mars qui semble être incarné par un personnage qui semble marcher sur le dos du Capricorne.

Qu’est ce qui permet au Musée d’être aussi affirmatif  ?

Est ce parce que « Horus le Rouge » est représenté par un Faucon ? Mais dans ce cas, il y a quasiment une douzaine de planètes Mars sur ce Zodiaque, puisqu’il s’y trouve presque une douzaine de Faucons, 11 précisément.

A défaut d’autres explications, retenons pour l’instant que cet « Horus le Rouge est la planète Mars ce qui est un véritable non-sens égyptologique puisque si le Faucon incarne un astre, c’est le Soleil et non pas Mars.

Sans doute que le Musée du Louvre, c’est contenter de la couleur Rouge de Horus, pour assimiler cette couleur à la Planète Mars.

La Planète Mars est aussi d’après la mythologie et religion romaine, le dieu de la Guerre, il incarne aussi comme à l’accoutumée entre romains et grecs, son pendant grec le dieu Arès, qui dit Guerre dit sang, qui dit sang, dit Rouge… ).

Mais cette allusion mytho-astrologique ne suffit pas, car si ce Horus le Rouge est Mars, d’autres problèmes se posent.

Pour visualiser ces problèmes, déposons le Soleil sans tenir compte de la réelle proportion de celui-ci sur la Petite Ourse qui se trouve au centre du zodiaque égyptien. ( bien sûr  la place du Soleil ne réside pas dans cette région du ciel mais le soleil est bien au centre de notre système )

Dessinons les ellipses de chacune des planètes que le Musée du Louvre a identifié, commençons par celle de Mars en dessinant une ellipse entourant Horus le Rouge  :

panneau explicatif du zodiaque Louvre ellipse de Mars

Pour être juste, nous devons tenir aussi tenir compte de la forme plus étroite de cette ellipse :

panneau explicatif du zodiaque Louvre ellipse verticale de Mars

Dans un sens ou dans l’autre ( périhélie et aphélie ) , nous constatons que l’ellipse de Mars englobe toutes les autres planètes, Vénus et Mercure qui sont plus proches du soleil, sont forcément à l’intérieur de l’ellipse de Mars mais par contre Jupiter et Saturne devraient être à l’extérieur de cette ellipse Marsienne, étant donné que Jupiter et Saturne sont des planètes qui se trouvent bien plus éloignés du Soleil que ne l’est Mars :

système solaire

On constate avec cette image de la vision astronomique de notre système que le Musée du Louvre a donc tort de faire de ce personnage qu’il nomme  « Mars Horus le Rouge ».

Ce que le musée du Louvre prend pour Mars est en réalité la Constellation du Cygne c’est pourquoi, il y a deux oiseaux au dessus de la tête de ce faucon qui est aussi un oiseau.

Le Cygne est une grande et brillante constellation, parfois appelée la Croix du nord (en référence à la Croix du Sud). L’oiseau qu’elle représente s’étend sur la Voie lactée estivale, paraissant en migration vers le sud.  Son nom lui est donné par Ptolémée dans le Livre VIII de l’Almageste datant du IIe siècle, mais lui l’appelait « L’oiseau »

Cette constellation est associée à plusieurs oiseaux légendaires de la mythologie grecque :

Selon l’une des légendes, le dieu Zeus s’était déguisé en cygne pour séduire Léda, dont il eut pour enfant les Gémeaux et Hélène de Troie.

Il pourrait également représenter Orphée, métamorphosé en cygne après son assassinat et placé dans les cieux à côté de sa lyre.

Enfin, on dit qu’un jeune homme nommé Cygnus était l’amant du malheureux Phaéton. Après que celui-ci se fut écrasé en conduisant les chevaux du Soleil, Cygnus se mit à chercher son corps désespérément dans le fleuve Éridan où il tomba. Cygnus plongea tant de fois dans le fleuve que Zeus eut pitié de lui et le changea en l’oiseau aquatique qui porte depuis son nom.

Répertoriée par les astronomes grecs, cette constellation était alors désignée sous le nom de l’Oiseau.

Elle fut également désignée sous le nom de Croix de Sainte-Hélène par Julius Schiller en 1627 à une époque de christianisation massive du ciel (la constellation de la Croix du sud en est aussi contemporaine).

Pour info étymologique, Cygnus est une adaptation de « Signus » en latin qui signifie signe ( de croix) , d’où la confusion phonétique opérée depuis Julius Schiller.

superposition oiseaux du capricorne

Nous remarquons aussi les astronomes modernes s’accordent à relier cette constellation dit du Cygne à plusieurs oiseaux.

En effet, nous observons bien des oiseaux à cet endroit du Zodiaque de Denderah et de l’écliptique astronomique :

Stellarium-Zodiaque de Denderah-Cygne

Les constellations voisines sont bien les mêmes ( comme nous l’avions déjà vu dans mon livre qui offre une explication détaillée pour chacune des constellations ).

Le zodiaque dans cette position ou ce sens nous indique logiquement que le Sud se trouve en bas, ce qui corrobore bien avec l’observation astronomique qui dit que : « L’oiseau qu’elle représente s’étend sur la Voie lactée estivale, paraissant en migration vers le sud. ».

Il s’agit bien sur le Zodiaque de 3 oiseaux transformés en un seul oiseau que l’on nommera Cygne, cette constellation n’est donc pas la planète Mars.

Les Anciens Égyptiens ont su représenter correctement notre système solaire, ils étaient bien plus avancés qu’on le croit et même plus avancés que les Mésopotamiens, comme nous allons le voir plus loin.

Revenons à la Pleine Lune Éclipse du Zodiaque, nous nous étions basés sur la Pleine Lune du Mois Pachons à cheval sur la Saison Pharmouthi et Chémou, converti en langage calendaire grégorien, il s’agit de la Pleine Lune du 8 Mars 2012.

Continuons pour voir quelles sont les autres correspondances astronomiques du Zodiaque de Denderah.

Vue du ciel astronomique du 31 décembre 2012 :

Nous avons besoin d’une carte du ciel astronomique du 31 décembre 2012 fournie par le logiciel d’astronomie connu sous le nom de Stellarium :

31 décembre 2012

Tenons en compte uniquement la position des planètes y compris notre soleil.

Nous constatons déjà sur le Zodiaque de Denderah en animation ci-dessous que les astres visibles à l’oeil nu s’y trouvent bien en lieu et place des « petits cercles » que l’on voit sur la tête de certains personnages, cliquer dessus si l’animation ne se met pas automatiquement en marche :

Les 3 Astres les plus lointains :

Les ou le créateur(s) de ce zodiaque maîtrisai(en)t à ce point l’astronomie que plus de 2000 ans après qu’il fut sculpté, le Zodiaque de Denderah reflèterait très précisément le ciel du 31 décembre 2012 visible à partir du Temple de Denderah à Quina, en Egypte, mais cette vision du ciel est valable aussi pour l’Occident puisque le fuseau horaire de l’Egypte coïncide exactement avec le Fuseau horaire par exemple le fuseau de la France, selon certaines époques de l’année, il n’est donc pas aussi important de tenir compte du lieu.

Si le Zodiaque de Denderah est l’exact reflet du ciel de 2012, vous vous demandez pourquoi certains petits cercles au-dessus de la tête de certains des personnages ne désignent pas eux aussi un astre ?

Ce n’est pas un oubli de la part des créateurs du zodiaque, mais tout simplement, parce que dans la première étape de cette analyse, il était inconcevable de penser qu’à l’époque antique, les Anciens Égyptiens avaient pu déjà répertorier les astres modernes en plus des 7 astres classiques, mais pour plus de précision, voici un court rappel historique concernant la découverte des trois astres modernes :

Uranus :

Uranus fut observée à de nombreuses occasions avant que son caractère planétaire ne soit formellement identifié: elle est en général prise pour une étoile. La plus ancienne mention date de 1690 lorsque John Flamsteed l’observe au moins six fois et la catalogue sous le nom technique de « 34 Tauri » . L’astronome français Pierre Charles Le Monnier observe Uranus au moins douze fois entre 1750 et 1769, notamment durant quatre nuits consécutives. Sir William Herschel la découvre officiellement le 13 mars 1781 lors d’une recherche systématique d’étoiles doubles à l’aide d’un télescope.

Neptune :

Neptune n’est pas visible à l’œil nu et comme Uranus, elle a été découverte qu’après l’invention du télescope. Pourtant, cette découverte se démarque de celle des autres planètes: elle a été faite uniquement par le calcul à partir de la trajectoire et des caractéristiques d’Uranus. Le télescope ne servira qu’à la confirmation de la découverte.

Plusieurs astronomes ont manqué de faire la découverte par les moyens traditionnels (observation au télescope). Les dessins astronomiques de Galilée montrent qu’il a observé Neptune le 28 décembre 1612 alors qu’il regardait Jupiter. La planète est alors répertoriée comme une simple étoile,. Il la remarque de nouveau dans le ciel un mois plus tard, le 28 janvier 1613, et constate même qu’elle a bougé par rapport à une étoile voisine. Ce ne peut donc être une étoile, mais Galilée ne tire aucune conclusion et n’en reparlera plus par la suite. Comme il pensait qu’il s’agissait d’une étoile, il ne peut alors être crédité de sa découverte.

Neptune est également observée par Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande (1732-1807) le 10 mai 1795 et par John Herschel, fils de William Herschel (qui a découvert Uranus), sans rien noter de particulier. La planète semblant échapper aux astronomes, la découverte reviendra à un mathématicien.

Le Mathématicien Le Verrier communique ses résultats à l’Académie des sciences le 31 août 1846. Devant le peu d’enthousiasme des astronomes français, il décide de faire alors appel à une de ses connaissances: l’astronome prussien Johann Gottfried Galle de l’observatoire de Berlin.Vers minuit, Galle trouva Neptune, à moins d’un degré de l’emplacement calculé. Il attendit quelques heures pour vérifier si l’astre a bien bougé, avant de confirmer qu’il s’agissait bien de la planète recherchée.

Peu de temps après sa découverte, Neptune fut appelée simplement «la planète extérieure à Uranus» ou comme «planète Le Verrier». En Angleterre, James Challis, directeur de l’observatoire de Cambridge mettait en avant le nom d’Océan, le Titan, fils d’Ouranos (équivalent grec d’Uranus).

Gustav Wilhelm Ludwig von Struve, l’astronome russe s’est prononcé en faveur du nom de Neptune, le 29 décembre 1846, à l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg et depuis cette planète fait référence au dieu romain des océans mais nous savons que la culture romaine est globalement calquée sur la culture grecque qui, elle nommait ce dieu sous le nom de Poséidon.

Pluton :

Pluton fut découverte lors de la recherche d’un corps céleste permettant d’expliquer les perturbations orbitales de Neptune, hypothèse proposée par Percival Lowell comme étant la Planète X.

Percival Lowell meurt en 1916 mais l’équipe de l’observatoire Lowell, après avoir pris des photographies permettant de confirmer la découverte, télégraphie la nouvelle au Harvard College Observatory le 13 mars 1930.

De nombreux observatoires se mettent alors à observer cette nouvelle planète, afin de déterminer son orbite le plus précisément possible. En reprenant des clichés antérieurs, Pluton est rétroactivement observée sur des plaques photographiques remontant jusqu’à 1909.

La planète est nommée à la fois en référence au dieu romain des enfers ou mondes souterrains et à Percival Lowell dont les initiales forment les deux premières lettres de Pluton. Le nom fut suggéré par Venetia Burney, une jeune fille de onze ans d’Oxford, en Anglettere. Passionnée de mythologie et d’astronomie, Venetia Burney trouva approprié d’associer le nom le dieu du monde souterrain à ce monde obscur et glacé. Son grand-père qui travaillait à la bibliothèque universitaire d’Oxford en parla à l’astronome Herbert Hall Turner, qui transmit l’idée à ses confrères américains. Le nom de Pluton fut officialisé le 24 mars 1930.

L’absence de Pluton étant due au fait que cet astre n’est plus considéré comme une planète à part entière depuis 2006 :

Si on s’aventure à vouloir placer malgré tout Uranus et Neptune sur le Zodiaque de Denderah, on remarque avec grand étonnement que ces 2 astres modernes trouvent aussi leur place dans les petits cercles, incroyable, non ?!

Nous verrons plus loin ce qu’il est pour Pluton, mais cet astre y trouve aussi sa place, aussi étonnant que cela puisse paraître.

«Mais c’est une coïncidence! » se diront les sceptiques, certes, en plus de Pluton, il reste deux «petits cercles» sans astres désignés mais nous verrons plus loin aussi ce qu’il en est pour ces deux « petits cercles ».

Cette observation du ciel du 31 décembre 2012 sur base du zodiaque de Denderah, est elle juste un hasard, une pure coïncidence ?

Vérifions avec d’autres dates si celles-ci nous offrent la même vision du ciel, prenons par exemple l’année 2013 mais en gardant le même jour, le même mois et la même heure :

31 décembre 2013

Nous constatons avec cette date du 31 décembre 2013 que les Astres ont forcément bougé de place par rapport à leurs emplacements de 2012, et c’est logique, puisque les astres ne sont pas fixes et que la date a changée.

Nous verrons plus loin, la durée relative à chaque astre afin de constater que tous  ne bougent pas en même temps, si nous prenons par exemple le cas de l’astre Vénus, celui-ci met + ou 7 jours à se déplacer de 30 ° par contre Jupiter met + ou 1 an à se déplacer de 30°, ainsi donc pour qu’une carte du ciel puisse être identique à une autre , il faudrait + ou – 26.000 ans, c’est à dire une «Grande année» pour que cela se produise.

Continuons notre enquête en gardant le même jour, le même mois et la même heure mais pas la même année, choisissons cette fois-ci l’année 2011 :

31 décembre 2011

Pour cette date du 31 décembre 2011, les astres ont forcément aussi bougé.

Vous vous demandez pourquoi ce Babouin assis au milieu d’une barque est sensé représenté le soleil ?

Le Soleil Babouin :

En effet, il n’a pas véritablement de « petit cercle » au-dessus de la tête, la raison en est toute simple, vous le savez, les Égyptiens honoraient certains animaux comme de véritables dieux à qui ils attribuaient des rôles cosmiques.

Les Anciens Égyptiens se servaient du babouin pour représenter le Soleil, parce que le Babouin est le seul animal qui à son réveil, regarde le Soleil se lever en poussant des cris dans sa fameuse posture que l’on retrouve en général sur toutes les statuettes et illustrations graphiques qui le représentent.

Les cynocéphales, appelés quelquefois hati, « les adorateurs », symbolisent aussi l’adoration du soleil levant, comme, par exemple, au chapitre XVIe du Livre des morts ou sur la base de l’obélisque de Louqsor conservée au Musée du Louvre. Le haut de la porte centrale du temple d’Ammon à Médinet-Abou est orné d’une série de ces animaux, ainsi que la corniche extérieure du grand temple dédié au Soleil à Abou Simbel.

Le Babouin est certes aussi assimilé à la Lune, mais ce statut-là est tardif et lui a été accordé par la Dynastie Ptolémaïque mais ce statut lunaire est aussi partagé avec Thot l’Ibis mais aussi le dieu Khonsou , mais ces deux-là n’ont jamais été assimilé au soleil.

Le Hiéroglyphe au-dessus de la Tête de ce Babouin, se traduit justement par : « Celui qui se trouve au milieu de la barque sacrée » faisant référence au Soleil :

Le Babouin n’a donc pas de «petite cercle» parce qu’il illustre  le Soleil et son cas particulier s’explique du fait qu’en tant qu’astre solaire, il fallait bien le distinguer des autres objets célestes.

Astronomie Égyptienne ou Grecque ?

Les Créateurs du Zodiaque de Denderah sont vraiment fameux, certains pourront ergoter en disant : « Oui mais le Zodiaque de Denderah datant de la période ptolémaïque, le mérite en revient aux Grecs et non aux Égyptiens… ».

Ce serait là une grande erreur de proposer cette conclusion, car le Zodiaque circulaire de Denderah ne semble pas du tout dater de l’époque ptolémaïque pour plusieurs raisons :

-Il n’y a aucun élément grec dessus ni en tant que personnage, dieu ou homme ni en tant qu’architecture ou décor ou objet, son style est résolument égyptien, nous savons que les Ptolémée honoraient le dieu Sérapis en plus des autres divinités grecques, pourquoi ne sont elles pas représentées ?

-Un autre détail qui a toute son importance est l’absence de la constellation du Centaure, alors que les 47 autres Constellations des astronomes  Claude Ptolémée et Aratus sont représentées sur le Zodiaque, comme démontré dans l’animation ci-dessous ( en rouge les 12 Constellations/Signes du Zodiaque et en bleu les 36 Constellations extra-zodiacales ) :

Voici en représentation panoramique la superposition des Constellations extra-zodiacales attribuées à tort à Claude Ptolémée :

Cette absence du Centaure démontre déjà que le Zodiaque de Denderah est plus ancien que la mythologie grecque dans laquelle on trouve le mythe du Centaure.

La Constellation du Centaure :

Ceci dit, les Anciens Égyptiens d’avant la Dynastie Ptolémaïque ont quand même représenté la constellation du Centaure sous sa forme « constellaire » mais sous l’apparence d’un autre personnage.

Astronomiquement, la constellation du Centaure est à chercher dans le ciel de l’hémisphère sud en s’aidant des Constellations de l’Hydre ( le Serpent géant sur lequel on voit le Lion ), le Loup ou Canidé ( le Molosse qui tire la langue ) et d’autres constellations telle que la Balance, la Vierge, nous retrouvons ces mêmes constellations représentées en tant qu’animaux ou humains dans le style égyptien sur le détail du zodiaque de Denderah ci-dessous :

Nous observons dans cette partie provenant du bas du zodiaque circulaire, que les Anciens Égyptiens ont placé leur avatar du Centaure dans le bon hémisphère, celui du Sud, cet avatar représente une femme assise qui tient un enfant debout sur une main de cette femme, derrière elle, on remarque un homme à tête de taureau, derrière cet homme-taureau, on remarque un gros chien, genre molosse, au dessus de la femme assise, on remarque un long et grand serpent sur lequel se tient un lion et un oiseau et derrière cet oiseau, on remarque une femme debout tenant un épi de blé dans la main.

Regardons ce que le logiciel d’astronomie Stellarium offre lui comme environnement pour la Constellation du Centaure :

Les scènes du zodiaque de Denderah et du ciel de Stellarium sont presque identiques, l’homme-taureau a cependant disparu, pourquoi ?

Isis tenant Horus enfant dans ses bras a été remplacée par Claude Ptolémée l’astronome Grec par la Constellation du Centaure, que les Astronomes nomment Chiron, nous savons que Chiron était une sorte de précepteur, c’est à dire un éducateur d’adolescents, en effet, de nombreuses sculptures le représentent avec un enfant pré-ado, le Centaure aurait enseigné notamment à Céphale, Héraclès, Iphiclès, Ulysse,…

A l’opposé des centaures, êtres frustes et cruels, Chiron était réputé pour sa sagesse et sa science.

Ce qui est intéressant avec le mot Centaurus ou Centaure, c’est qu’étymologiquement « Cen » vient du mot Cenobite du latin coenobita (moine), dérivé de coenobium et du grec ancien κοινόβιον koinóbion, (« vie en commun « ), qui signifie : une forme de vie monastique en communauté, les centaures vivaient bien en communauté mais loin des hommes.

Le cénobite désigne donc ceux qui vivaient séparés les uns des autres et qu’on appelait aussi anachorètes, c’est à dire un ermite ou citoyen qui refuse les obligations de la ville, par l’entreprise d’un exil volontaire.

Les centaures étaient justement considérés comme des « parias » depuis que les centaures se jetèrent sur Héraclès pour le tuer, mais hercule en tua plusieurs et poursuivit les autres.

Le mot « Taurus », lui signifie évidemment Taureau.

On dit aussi que centaure vient du grec ancien Κένταυροι, Kéntauroi, une étymologie ancienne fait dériver leur nom de deux mots grecs : κεντειν, kentein, « piquer », et ταυρος, tauros, « taureau ».

Les deux versions étymologiques gréco-latine s’entendent toutes les deux sur le mot taurus/tauros.

Pourtant, le mot qui désigne Cheval en grec, se dit Hippo et non pas Taurus, il n’y a donc aucun rapport entre l’homme-cheval et le Centaure et pourtant tout le monde s’accorde à faire du Centaure un homme mi-homme mi-cheval, c’est là que l’on reconnait la corruption du ciel Égyptien et de notre langage par les Grecs.

Le nom de Chiron est issu du grec ancien Χείρων / Kheírôn), dérivé du mot grec Kheir qui signifie main, cette racine étymologique évoque aussi l’habileté avec les mains, mais cette main ne serait elle pas plutôt l’évocation de la main de la déesse Isis comme celle qu’elle place en face de Horus enfant sur le zodiaque ?

Si on observe la version fidèle mais colorée du Zodiaque, on constate que la forme de la Constellation du Centaure se superpose parfaitement sur deux personnages :

Nous remarquons que la constellation du Centaure avec ce montage se superpose aux personnages de Isis/Horus enfant et le personnage mi-homme mi taureau qui tient dans ces mains le manche d’une houe, c’est cet instrument agricole qui fût transformé en lance que tient le Centaure pour tuer la constellation Lupus ( le Loup ) :

Ce canidé est d’ailleurs représenté sur le zodiaque égyptien par un chien du genre Molosse juste derrière l’homme-taureau à la houe :


Ci-dessous, nous pouvons observer la superposition du Centaure grec sur le zodiaque de Denderah :

A moins d’être de mauvaise foi, nous constatons bien que les grecs ont transformé le ciel égyptien en gardant toutefois, et ce malgré eux, la représentation des anciens egyptiens qui a servi de base à Claude Ptolémée et Aratos, les astronomes grecs.

Nous savons que les Grecs n’accordaient pas un rôle important à la femme contrairement aux Anciens Égyptiens, c’est pourquoi le culte de l’homosexualité ou la pédérastie qu’évoque le mythe du Centaure et des jeunes garçons a remplacé l’image de la Déesse Isis tenant dans ses bras son pré-ado Horus , mais la fonction d’enseignement ou d’éducation a demeuré comme on peut le voir sur le Zodiaque, puisque Isis semble apprendre à Horus enfant à se tenir debout.

En s’aidant des constellations voisines, la superposition de la constellation du centaure s’accorde parfaitement en lieu et place de ce qu’on devait nommer à l’époque des Anciens Égyptiens, la Constellation d’Iset ( Isis ) tenant dans ses bras le jeune Heru ( Horus ), le Zodiaque de Denderah est le seul vestige qui témoigne encore du ciel Égyptien, qui est donc bien typiquement égyptien :

Voici quelques représentations les plus courantes mais officielles de la Constellations du Centaure, afin de bien observer que la superposition est juste :

Si les Rois Grecs de la Dynastie Ptolémaïque avaient commandé ce zodiaque à un sculpteur égyptien, le sculpteur ne se serait pas amusé à sculpter des personnages qui ne font pas partie de la Mythologie Grecque, si on suppose que les Constellations actuelles reprennent les personnages mythologiques grecs et c’est le cas, mais comme déjà précisé les personnages du Zodiaque de Denderah ne sont pas du tout Grecs, astronomiquement parlant.

Pour autre preuve, les deux personnages ( Isis et Horus enfant ) qui incarnent la constellation du Centaure ne se retrouvent pas dans la salle hypostyle sur le grand zodiaque rectangulaire visible sur le plafond de la salle hypostyle, ce zodiaque-là, lui date bien, graphiquement parlant, de la dynastie Ptolémaïque.

Cette absence est importante car les égyptologues, du moins ceux du Musée du Louvre, affirment que le petit zodiaque circulaire et le grand zodiaque rectangulaire datent de la même époque parce qu’on les observe dans le même Temple, mais c’est là encore une erreur, car on ne date pas un artefact antique sur la base de deux éclipses comme c’est le cas du zodiaque circulaire, c’est comme si par ex, dans notre futur, en l’an 2958 , on retrouve la Tour Eiffel avec un graffiti dessus représentant l’éclipse solaire de 1999 et qu’on conclura que la Tour Eiffel a été construite en 1999….

Le Zodiaque de Denderah est plus ancien, c’est pourquoi, il a été placé sur la Terrasse, comme si le Temple de Denderah était un musée astronomique rassemblant des zodiaques de différentes époques, d’ailleurs selon l’Auteur en égyptologie Antoine Gigal :

« Il est d’ailleurs courant de retrouver des éléments beaucoup plus anciens dans les structures de l’égypte antique car chaque dynastie procédait à de scrupuleuses restaurations. » Source

Pour conclure sur le Centaure, cette constellation du ciel austral était déjà connue des Grecs et apparaît chez Eudoxe de Cnide (4ème siècle avant notre ère), Aratos de Soles (3ème siècle avant notre ère), il est donc incontestable que le Zodiaque circulaire de Denderah est plus ancien qu’on l’affirme, sinon, y apparaîtrait la constellation du Centaure…

Les Deux Éclipses du Zodiaque Circulaire de Denderah :

A propos des deux éclipses lunaire et solaire que l’on peut observer sur le zodiaque circulaire de Denderah, voici comment elles sont représentées, commençons par celle du 25 septembre -51/-52 mais tenant en compte que ce zodiaque circulaire égyptien unique offre plusieurs visions, c’est pourquoi, on peut y retrouver le Soleil plusieurs fois à des endroits différents :

Sachant que la Petite Ourse nous sert d’étoile polaire, c’est à dire qu’elle se trouve juste au-dessus de notre tête, la Terre est forcément directement en dessous de notre étoile polaire dans ce cas, pour qu’une éclipse lunaire se manifeste, il faut que la Terre soit entre le Soleil et la Lune, c’est donc l’ombre de la Terre émanant des rayons du soleil, qui se projette sur la Lune, comme indiqué sur le zodiaque de Denderah.

Une éclipse lunaire est une éclipse se produisant à chaque fois que la Lune se trouve dans l’ombre de la Terre. Ceci se produit uniquement lorsque la Lune est éclairée, et, quand le Soleil, la Terre et la Lune sont alignés ou proches de l’être.

Deux conditions sont requises pour que cela arrive. D’abord, la Lune doit être pleine, c’est-à-dire que, par rapport au Soleil, elle doit se trouver juste derrière la Terre.

Voici un schéma technique montrant comment se déroule une éclipse lunaire :

Cette éclipse lunaire a eu lieu du 25 Septembre -51 ( ou -52 selon que l’on tient compte du calendrier astronomique qui n’intègre pas l’année 0 ), la Lune d’Horus sous la forme de l' »oeil d’Horus » comme on peut le voir sur le Zodiaque circulaire de Denderah se trouve bien dans le voisinage des Poissons avec en opposition la Vierge qui se trouve juste au dessus de notre fameux Centaure.

Voici la carte du ciel du 25 septembre -51 provenant du logiciel d’astronomie Stellarium, on y observera la même représentation que sur le zodiaque circulaire de Denderah :

Éclipse du 7 Mars -50/51 :

En ce qui concerne, l’éclipse solaire du 7 mars -50 ( ou -51 selon que l’on tient compte du calendrier astronomique qui n’intègre pas l’année 0 ), le soleil doit être occulté par la Lune, le soleil qui était en bas ou au Sud sur le Zodiaque circulaire doit donc se retrouvé au Nord dans le voisinage des Poissons.

Ce qui est logique, puisque le soleil ne se trouve plus dans le voisinage de la Balance/Vierge lorsqu’il est visible au mois de Mars, ce zodiaque circulaire de pierre se lit donc non pas dans plusieurs sens, mais offre plusieurs lectures différentes en gardant toujours le même sens à la manière d’une sorte d’ancêtre de l’astrolabe que l’on peut moduler.

Le Soleil dans le cas de la date du 7 Mars -50 est représenté par le cercle enfermant Isis tenant par la queue un sanglier et non pas un Babouin comme l’affirme Eric Aubourg, l’Astro-Physicien :

Sans trop entrer dans les détails de la Mythologie Égyptienne afin de ne pas trop nous écarter de l’aspect astronomique , sachez seulement que le Sanglier est un avatar du dieu malfaisant Seth qui a, selon la légende, crevé un oeil au dieu Horus devenu adulte, cet oeil fût remplacé par la Lune mais Seth a aussi poursuivi le père d’Horus, Osiris ( dans ce cas, avatar du Soleil nommé Ré ou Râ ) qui lui s’est réfugié sur la Lune.

Osiris est considéré aussi comme le dieu des « morts »  mais on trouve dans la tombe de Néfertari ( XIXe dynastie ou -1296 à 1186 ) la formule :  » Osiris se repose en Rê et Rê se repose en Osiris « .

Contrairement à ce qui a été souvent affirmé à la suite d’une erreur, ce que les Chaldéens appelaient « Saros » n’a rien à voir avec les éclipses et ne permettait en aucun cas de prédire une éclipse solaire visible dans le monde connu de l’époque Antique.

La fameuse prédiction d’éclipse solaire de Thalès relatée par Hérodote ( -484 à -420 ), est probablement exagérée. Cette éclipse s’est bien produite le 28 mai -585 et était visible dans cette partie du monde. Mais une prédiction d’éclipse suppose des outils théoriques et mathématiques très avancés, qu’on estime n’avoir été élaborés qu’au IIesiècle avant notre ère par Hipparque (-190 à -120) grâce à sa théorie des épicycles..

Mais une fois ces outils élaborés, il faut encore dresser des tables très précises. On ne sait pas avec certitude quand les premières tables permettant des calculs d’éclipses ont vu le jour mais elles sont antérieures à Claude Ptolémée, qui les a perfectionnées, et elles n’existaient pas en Grèce avant Hipparque. On ne sait pas si Claude Ptolémée a effectué avec succès de tels calculs, mais en tout cas il a mis au point la méthode.

À partir de Claude Ptolémée (90 à 168 ), on vérifiait une éclipse après qu’elle est lieu, car pour la prédire avec justesse, il aurait fallu effectuer de fastidieux calculs, le plus souvent en vain, lors de chaque nouvelle lune. La première prédiction d’éclipse solaire établie de manière certaine, dont on possède le calcul, est celle du 16 juillet 1330, réalisée par Nicéphore Grégoras à Byzance.

Voici la représentation de l’Éclipse solaire indiquée sur le Zodiaque de Denderah, cette fois-ci, proposée par le logiciel d’astronomie Stellarium :

Comme on peut le constater, les Anciens Égyptiens n’ont pas attendu Hipparque  et sa théorie des Epicycles ou Claude Ptolémée et son Amalgeste pour prévoir une éclipse solaire qui, plus est, est gravée dans la pierre !

Le ciel du 7 Mars -50 du Logiciel est donc lui aussi identique à celui du zodiaque circulaire de Denderah, puisque nous remarquons que le cercle enfermant Isis tenant le Sanglier se trouve bien dans les Poissons comme le soleil s’y trouve aussi pour cette date :

Ces deux éclipses nous montrent et démontrent que les Anciens Égyptiens étaient de véritables maîtres dans l’art de représenter les phénomènes cosmologiques ainsi que de véritables maîtres dans l’art de communiquer ces phénomènes par l’art graphique, car comme vous le savez maintenant démontrer le phénomène d’une éclipse solaire n’est pas à la portée de tout le monde, aucune autre civilisation antique même celle des Sumériens/Babyloniens n’a su représenté de manière aussi simple, aussi accessible à tous, la difficile discipline de l’astronomie.

Pour ceux et celles qui se demandent pourquoi ces deux Éclipses sont représentées sur le Zodiaque, quels événements important elles indiquent, eh bien c’est très simple, l’an -50 est l’année du décès de Ptolémée XII.

Nous arrivons donc enfin, à cette prophétie du Zodiaque de Denderah qui indiquerait la Fin de l’Égypte Antique, que les Anciens Égyptiens ont vraisemblablement prévu bien avant que l’Égypte ne soit marchandé aux Romains par Ptolémée XII.

Ptolémée XII, le Fossoyeur de l’Égypte Antique :

Né vers -98 ( l’année 117 a également été proposée), Ptolémée XII, Neos Dionysos Philopator Philadelphos, dit Aulète (le Flûtiste) est probablement le fils de Ptolémée IX et d’une mère inconnue, peut-être une concubine, parfois identifiée à Cléopâtre IV, il est aussi connu sous le nom de Tophus (le Bâtard).

Il est porté sur le trône par la foule d’Alexandrie composée largement d’une population grecque  en -80 tandis que son frère règne sur l’île de Chypre. Il épouse sa sœur, Cléopâtre VI Tryphaïna, selon les usages de sa lignée et est couronné à Alexandrie (non à Memphis comme l’aurait exigé la tradition) en 76 seulement.

Très vite, il s’affirme comme un vrai Lagide, par son incompétence politique et ses excès en tous genres.

Or, tandis qu’il se livre à ses débauches, Rome hésite sur la conduite à tenir envers ce souverain lagide : reconnaître sa légitimité ou annexer son royaume, l’Égypte ne l’oublions pas était le « grenier à blé » de la Rome Antique.

Cette année-là, la question de l’Égypte se pose de façon cruciale soulevant la question de la légitimité de Ptolémée XII, produisant un prétendu testament de Ptolémée XI Alexandre II cédant déjà l’Égypte au peuple romain.

En 59, Ptolémée XII verse à Jules César, une énorme somme contre sa reconnaissance officielle avec le titre d’ « ami et allié du peuple romain », c’est-à-dire, dans la pratique, ni plus ni moins que Ptolémée XII devient vassal de Rome mais n’oublions pas que c’est le seul moyen pour Ptolémée XII de faire reconnaître son statut de Pharaon, du fait que celui-ci est contesté, mais cet accord avec les romains, n’est pas sans intérêt pour Rome, en effet, celle-ci décide de s’approprier le royaume de Chypre, dont le frère de Ptolémée XII en était le roi.

En 58, le Sénat romain a réglé le sort du royaume indépendant de Chypre dont le roi préféra se donner la mort plutôt que de se soumettre ne voyant pas venir à lui l’aide qu’aurait du lui envoyer son frère Ptolémée XII, ce dernier prudent, refuse d’intervenir.

Les Alexandrins, furieux chassent Ptolémée XII qui se réfugie d’abord brièvement à Rhodes ( Mer Égée, près de Chypre ) et ensuite à Rome tandis que sa fille aînée Bérénice IV Épiphane monte sur le trône d’Égypte.

Mais les banques romaines refusent d’aider Le Bâtard dans un premier temps, puisqu’il ne dispose plus du trésor royal mais Ptolémée XII tente de se concilier les hommes influents et, ayant obtenu quelques assurances vagues, il quitte Rome pour Éphèse ( Turquie ) à la fin de l’année 57.

Ptolémée XII devra patienter jusqu’en l’an -55 pour que l’opportunité de remonter sur son trône se représente et pour se faire, il imagine un plan machiavélique :  faire croire que l’Égypte veut envahir la Syrie qui elle est assujettie à Rome, et ainsi profiter de l’armée romaine pour rentrer sans crainte, pour sa vie, en Égypte.

Ptolémée XII de retour en Égypte, est rancunier,  il fait exécuter sa fille Bérénice ensuite il gouvernera encore trois ans sous la protection d’une garnison romaine.

« Contre toute attente », Ptolémée XII meurt de mort naturelle en -51 après avoir désigné pour successeurs son fils aîné Ptolémée XIII, âgé d’une dizaine d’années, et sa demi-soeur Cléopâtre VII, âgée de dix-huit ans.

La suite, nous la connaissons, Cléopâtre VII tombe amoureuse de Marc Antoine le Romain, l’ennemi juré d’Octave futur Empereur Auguste, ce dernier envahit l’Égypte officiellement à la mort, par le suicide, de Cléopâtre VII, fille de Ptolémée XII.

Nous venons d’en prendre connaissance, Ptolémée XII fût donc « bel et bien » le véritable fossoyeur de l’Égypte Antique, et son règne marqua bien la fin au sens propre comme au sens figuré du statut de Pharaon.

Autres Événements de l’an -51/-50 :

La Mort de Ptolémée XII étant naturelle, personne n’aurait pu prévoir que l’an -51/-50 serait une année à ce point déterminante pour Égypte Antique, personne, sauf les prêtres astrologues, car, il ne s’agit pas seulement de prédire la mort d’un homme, mais de toute une civilisation.

Cette année-là annonçait donc la fin de l’Égypte Antique mais annonçait aussi le début d’une autre civilisation, celle de Rome, certes, Rome existait depuis déjà quelques siècles, mais l’An -51/-50 annonce le début du futur Empire Romain, voici en quelques détails se qui se déroula lors de cette année -51 :

-Jules César termine la Guerre des Gaules en contrôlant le pays entier. Après avoir vaincu Vercingétorix à Alésia l’année précédente, il bat Coréus, chef des tribus gauloises bellovaques et véliocasses.

-Jules César organise systématiquement la Gaule, dont la soumission lui donne un immense prestige et d’énormes moyens d’action. Son armée lui est dévouée, et il a de l’argent.

-Début d’un réchauffement climatique (fin en 200).

-Disette ( famine ) en Égypte de -50 à -48.

Le Zodiaque indique donc aussi une sorte de prévision astrologique comme une carte du ciel personnelle non pas celle de Ptolémée XII mais bien de toute une civilisation.

Datation du zodiaque circulaire de Denderah :

Le zodiaque circulaire de pierre a été sculpté, de toute évidence, bien avant l’an -50/51, certes, il indique cette année-là, mais même son style graphique est plus ancien que celui de la Dynastie Ptolémaïque.

Le Zodiaque de Denderah remonterait plutôt à l’époque de Sénènmout XVIIIedynastie ( -1550 à 1292 ), l’architecte-astronome de la Reine-Pharaon Hatchepsout, car dans la tombe de Sénènmout, on peut voir sur le plafond des formes circulaires qui ont certainement servies de base à la vision circulaire du zodiaque même si dans le cas des « cercles de Sénèmout », ceux-ci désignent les mois Égyptiens et non une année entière, mais la division en 12 Mois est bien à la base de la division du zodiaque en 12 Signes :

Voici ci-dessous, le Zodiaque de Denderah divisé par les mois Égyptiens du Calendrier Nilotique, division à la manière de Sénènmout, nous remarquons que cette division inclut aussi les Signes de l’Écliptique, appelé couramment Zodiaque, et nous remarquons aussi que l’Éclipse Solaire du 7 mars -50/-51 ou la Pleine Lune apparaît bien dans le Mois Pachons ( Mars/Avril )

Les lignes rouges indiquent les 3 Saisons Égyptiennes, chaque saison comportant 4 mois, eh oui 3 saisons et non 4 comme en Occident, mais cette différence n’altère en rien la maîtrise de l’astronomie Égyptienne, au contraire :

Pour bon nombre d’Égyptologues et Archéologues à commencer par Champollion, l’Égypte de la Dynastie des Ptolémée avait un style graphique et architectural sans finesses, sans grand art, sans souci du détail, par contre le zodiaque circulaire de Denderah reflète le même souci du détail que celui des premières dynasties.

Nous conclurons sur l’origine du Zodiaque de Denderah en rajoutant un fait indéniable, c’est qu’il a fallu plus d’une journée pour sculpter ce chef-d’œuvre de pierre, de fait, il n’a pas été sculpté la veille ou dans la matinée des éclipses qui se sont déroulées en l’an -50…

Après avoir répondu à ceux qui affirment que le Zodiaque de Denderah est d’origine grecque, revenons en à notre carte du ciel du 31 décembre 2012 et répondons à la question restée en suspens :

«Pourquoi deux petits cercles au-dessus de la tête de certains des personnages ne sont pas désignés aussi par un astre ?»

Nous avons répondu en ce qui concerne l’un de ces deux cercles, puisqu’il s’agit du Soleil pour l’Éclipse Lunaire du 25 septembre -51 selon le calendrier astronomique.

Nous avions vu que les 2 astres Modernes que sont Uranus et Neptune prennent place sur le Zodiaque, mais qu’il manquait Pluton la planète disqualifiée depuis 2006.

Comment expliquer que même Pluton serait représenté sur le Zodiaque de Denderah ?

Nous savons que seuls les astrologues modernes qui tiennent compte des découvertes modernes en astronomie, comme ce fût le cas pour Uranus et Neptune, rédigent des thèmes astraux intégrant l’astre Pluton.

Voyons ce que dit Diodore de Sicile a propos de l’astrologie et de l’Ancienne Egypte :

«…On prétend même que les Chaldéens de Babylone, si renommés dans l’astrologie, sont une colonie égyptienne et qu’ils furent instruits dans cette science par les prêtres d’Égypte…»

Que l’on «croit» ou non à l’astrologie, il suffit juste de savoir que les Astres de notre système solaire et aussi ceux qui sont en dehors comme les 3 astres modernes sont rattachés à une symbolique ou plutôt une caractérologie reliée à une divinité Gréco-romaine, c’est pourquoi, il est intéressant de visualiser aussi le zodiaque de Denderah sous un œil astrologique. Précisons néanmoins que cette référence mythologique ne fait pas partie d’une «croyance» mais plutôt d’une Culture générale.

En très résumé, voici la liste des divinités gréco-romaines majeures « rattachées » symboliquement à leur astre respectif et leur qualificatif mythologique :

-Soleil = Apollon = dieu de la beauté, etc…

-Mercure = Hermès = dieu des commerçants, etc…

-Venus = Aphrodite = déesse de l’harmonie, etc…

-Lune = Diane/Artémis = déesse de la Source, etc…

-Mars = Arès = dieu de la Guerre, etc…

-Jupiter = Zeus = dieu de l’autorité, etc….

-Saturne = Cronos = dieu du temps, etc…

-Uranus = Ouranos = dieu du ciel, etc…

-Neptune = Poséidon = dieu de l’océan, etc…

-Pluton = Hadès = dieu des enfers, etc…

Cette liste attire votre attention sur le fait qu’un astre indique au delà de son statut astronomique, aussi tout un ensemble de références mythologiques en plus d’être simplement un astre gazeux ou tellurique de telle ou telle masse comme le pensent les astronomes.

N’oublions pas que dans l’Antiquité, l’astrologie et l’astronomie n’était qu’une seule et même entité, les astrologues se servaient et se servent encore de ces références mythologiques pour dresser un portrait ou une période dans la vie d’une personne.

C’est ce qu’on appelle une «influence planétaire», c’est à dire que contrairement à ce que l’on conclut hâtivement, il n’y pas un lien visible ou invisible qui relie un astre à une personne, il s’agit simplement d’établir ou plutôt d’inclure dans votre date de naissance, le caractère de ces divinités gréco-romaines selon la position de ces astres dans votre thème astral.

Voici maintenant la liste des symboles qui représentent graphiquement les Signes et les Astres dans laquelle nous avons inclus Pluton puisque les astrologues modernes continuent à utiliser cet astre malgré sa disqualification du rang des planètes par les Astronomes modernes, mais qu’importe son rang, Pluton est aussi un personnage de la Mythologie Grecque :

astro-signes-et-planetes

 

Nous avions parlé au début de cette enquête, de la durée relative à chaque astre afin de constater que tous  ne bougent pas en même temps selon les dates, voici donc la durée zodiacale pour chaque astre :

Mercure met + ou – 7 jours pour parcourir un signe et + ou – 88 jours pour parcourir tout le zodiaque
Vénus met + ou – 20 jours pour parcourir un signe et met + ou – 243 jours pour parcourir tout le zodiaque.
La Lune met + ou – 2 jours pour parcourir un signe et met + ou – 28 jours pour parcourir tout le zodiaque.
Mars met + ou – 58 jours pour parcourir un signe et met + ou – 687 jours pour parcourir tout le zodiaque.
Jupiter met + ou – 1 an pour parcourir un signe et + ou – 12 ans pour parcourir tout le zodiaque.
Saturne met + ou – 2 ans pour parcourir un signe et 29 ans pour parcourir tout le zodiaque.
Uranus met + ou – 7 ans pour parcourir un signe et + – 84 ans pour parcourir tout le zodiaque.
Neptune met + ou – 13 ans pour parcourir un signe et + ou – 165 ans pour parcourir tout le zodiaque.
Pluton met + ou – 20 ans pour parcourir un signe et + ou – 248 ans pour parcourir tout le zodiaque.

Où se trouve donc Pluton sur un thème astral daté du 31 décembre 2012 ( hélas le logiciel d’astrologie n’a pas inclut la ville de Denderah dans sa liste, nous sommes donc obligés de nous baser sur la ville du Caire qui se trouve bien plus au nord de la Ville du Temple du Zodiaque, il y a donc forcément un léger décalage entre la carte astrologique et la carte astronomique, mais de quelques degrés seulement)  ?

31 décembre astrologique tropicalPluton se trouve « en » Capricorne ce jour-là, précisément là où Pluton se trouve sur le Zodiaque de Denderah :

31 décembre 2012 zodiaque de Denderah

Incroyable non, hasard, coïncidence, avancée astronomique égyptienne, qui sait ?!

Nous en avons terminé avec cette courte parenthèse astro-mythologique qui était nécessaire pour la suite de notre enquête sur le Zodiaque de Denderah.

Pourquoi les Antiques et Claude Ptolémée s’en sont tenus à 7 Astres alors qu’ils semblaient connaître les 3 astres les plus éloignés ?

7 ou le nombre humain :

NOMBRE 7 planétaire

Selon Macrobe ( né vers 370 et mort vers 430 ) écrivain, philosophe et philologue dans son oeuvre « Commentaires du songe de Scipion« , livre premier :

« Le nombre septénaire règle les séries de la vie de l’homme : Sept heures après l’accouchement, on peut prononcer si l’enfant vivra. C’est au septième jour de sa naissance que se détache le reste du cordon ombilical. Après deux fois sept jours, ses yeux sont sensibles à l’action de la lumière, et après sept fois sept jours il regarde fixement les objets, et cherche à connaître ce qui l’entoure. Sa première dentition commence à sept mois révolus; et à la fin du quatorzième mois, il s’assied sans crainte de tomber. Le vingt-unième mois est à peine fini, que sa voix est articulée ; le vingt-huitième vient de s’écouler, déjà l’enfant se tient debout avec assurance, et ses pas sont décidés« .

Le nombre septénaire, à cause de son rapport aux sept planètes, a occupé le premier rang parmi les nombres sacrés chez tous les peuples de l’ancien monde.

Précession des Équinoxes :

precession-de-la-Terre

Les Anciens Égyptiens connaissaient le phénomène de la Précession des Équinoxes bien avant qu’on ne l’attribue à Hipparque le Grec ( -190 à -120), cette théorie est soutenue par Cyril Fagan l’astronome écossais qui a écrit « Le Zodiaque des Égyptiens » paru chez Pardes.

L’astrologie Sidérale qui tient compte du décalage des Signes par rapport à la Précession des Équinoxes  a fait décaler le Zodiaque tropical de 24 degrés ( 1° =  71, 7 ans).

Le Zodiaque Tropical basé sur les 4 saisons occidentales ne peut que différer du zodiaque sidéral pour une simple raison : l’astrologie Tropicale est apparue avec Claude Ptolémée le Grec, astronome et astrologue ayant vécu vers le 2 ème siècle.

Notre calendrier d’origine égyptienne :

calendrier nilotique

En très bref, il faut savoir que notre calendrier grégorien fût inspiré par le Calendrier Julien et que celui-ci fut inspiré du calendrier Égyptien lorsque Jules César demanda à l’astronome Sosigène d’Alexandrie de mettre de l’ordre dans le calendrier lunaire romain pas assez fiable, le calendrier solaire égyptien est donc à la base de notre calendrier actuel.

Voici maintenant quelques autres aspects de la maîtrise de l’astronomie par les Anciens Égyptiens.

Découvertes astronomiques Égyptiennes  :

Machine d'Anticythère

Les anciens Égyptiens connaissaient donc déjà les astres modernes et d’autres maîtrises astronomiques telles que :

1° Le Zodiaque gradué en 360 °; comme le démontre par ailleurs la graduation de la Machine Anticythère datée du 1 er siècle avant l’ère des Poissons.

Voici le zodiaque gradué en 360 ° avec comme 1 er degré de départ le Bélier comme indiqué dans le Calendrier Thébaïque:

Entre 0° et 30° on peut remarquer que la queue du Bélier indique précisément le point de départ du Zodiaque Sidérale ou Tropicale, selon que l’on fait commencer le Bélier le 21 Mars ou le 15 Avril.

2° La connaissance par les Anciens Égyptiens de l’existence de la constellation de Ophiuchus que l’on nomme aussi le Serpentaire et que certains considèrent comme étant le 13 ième Signe.

Voici le Zodiaque à 13 Signes avec Ophiuchus le Serpentaire représenté par les Anciens Égyptiens :

3° La projection azimutale équivalente bien avant que Johann Heinrich Lambert ( 1728 à 1777 ) ne prétende l’avoir trouver.

Voici la projection azimutale équivalente représentée par les Anciens Égyptiens sur le zodiaque de Denderah, car sans cette projection, ils auraient été impossible pour eux de reproduire notre ciel d’une manière circulaire et ce bien avant que le mathématicien alsacien Johann Heinrich Lambert ne s’attribue la paternité d’une telle vision en 1772. 

On peut voir en bas en rouge indiqué par la lettre L ( Libra en latin, c’est à dire la Constellation de la Balance) cette constellation qui n’est pas, comme l’affirme certains, une invention romaine:

Voici ce que Yves Lenoble, historien de l’astrologie écrit à propos du Signe ou Constellation de la Balance :

« Il faut rendre à César ce qui est à César. Il m’est agréable de dire ici, sur cette terre italienne, que ce sont les Romains qui, en remplaçant « les Pinces » ( du Scorpion ) par la Balance, vont constituer définitivement notre zodiaque. » 

Pourtant si on se réfère au Temple d’Esna, dont la restauration fût ordonnée par Ptolémée III Évergète II ( -144 à -116 ), on y voit bien la Constellation de la Balance, ce Signe est de plus le seul dont on ne peut pas douter de l’origine égyptienne puisque qu’il est présent aussi en représentation philosophique sur des papyrus qui remontent à – 2700 …

C’est donc bien aux Anciens Égyptiens à qui nous devons notre actuel zodiaque mais certainement pas aux Gréco-romains comme ose l’affirmer Yves le Noble.

4° L’axe oblique de la Terre d’où le décalage de l’écliptique par rapport au centre du Zodiaque de Denderah.

Voici maintenant la représentation de l’axe oblique de la Terre selon la position des Étoiles Circumpolaires, bien avant que l’astronome James Bradley n’en proclame la trouvaille en 1748 :

Voici l’axe oblique de notre Terre vu de profil représenté de manière schématique, afin de bien visualiser l’axe oblique par rapport à la vue en plongée ou vue du haut visible sur le Zodiaque circulaire de Denderah :

5° Autres détails visibles sur le Zodiaque de Denderah, tels que le Nombre d’Or, l’emplacement exact des Constellations les unes par rapport aux autres  : 

Voici le calcul du Nombre d’Or en relation avec la course du soleil, on peut voir le Cancer qui annonce le Solstice d’été, c’est à dire le moment de l’année où le soleil commence sa course à reculons, c’est à dire à « redescendre » alors que jusqu’au 21 juin, il n’a fait que monter depuis le 24 décembre suite au Solstice d’Hiver, le fait qu’il aille à reculons, indique et explique pour que les Anciens Égyptiens ont choisi le Crabe pour le Cancer afin d’illustrer cette époque de l’année, ce crustacé à bien la réputation de se déplacer à reculons :

Voici aussi l’identification de 72 de nos 88 constellations actuelles avec leur place précise pour chacune dans notre ciel, remarquez aussi que les Anciens Égyptiens, connaissaient déjà 24 des constellations dites modernes redécouvertes à partir du 16 ème siècle :

72 CONSTELLATIONS

Il existe bien sur d’autres découvertes égyptiennes antiques «bien avant l’heure» , car la liste des découvertes astronomiques égyptiennes ne s’arrête pas à ces quelques exemples, vous pourrez mieux les découvrir dans le livre « Les Voleurs d’Étoiles ou le Secret du Zodiaque de Denderah ».

Optique Égyptienne :

Historiquement, l’optique est apparue dès l’Antiquité, la thèse la plus probable concernant la première création du verre est fixée à l’époque de l’Antiquité égyptienne (vers -2600 av J.C), les anciens égyptiens ont commencé par utiliser des verres naturels, comme l’obsidienne, puis ont appris à fabriquer eux-mêmes le verre dont l’application fût évidemment multiple.

Né du sable et du feu, le verre prit son véritable essor avec Thoutmosis III, pharaon d’Égypte ( -1483 à -1450 ) qui serait le premier à avoir fait naître l’industrie verrière.

Utilitaires, décoratifs, ou encore parures pour les princesses et pharaons, les objets en verre acquièrent très tôt de multiples usages, il est remarquable de constater que les premiers verres présentaient des compositions très voisines de celles de nos verres industriels modernes.

L’invention de la loupe ou de la lentille date de la même époque que Thoutmosis III, on a retrouvé des petites formes polies de verre, bien transparentes, et à travers lesquels on voit parfaitement.

Les premiers travaux d’optique pratique visent la mise au point de lentilles et remontent aux anciens Égyptiens, il s’agissait de cristaux polis, en général de quartz :

Certes, il faut de puissants télescopes pour observer les astres modernes, mais quoi qu’il en soit, ces astres modernes sont bien représentés sur le Zodiaque de Denderah.

Même si les astronomes réfutent la théorie des ères, ils n’hésitent pas pourtant à nous donner des chiffres, nous l’avons vu avec le degré converti en années, un degré équivaut précisément à 71,7 ans que l’on arrondit en général à 72 ans, un autre nombre apparaît aussi c’est le fameux « 2160 » ans qui correspondrait à la durée d’une ère, mais ce chiffre, lui n’est pas défendu par les astronomes, pourtant, si on s’en sert, c’est parce qu’on a multiplié une section de 30 ° par 72 ans, ce qui donne 2160 ans, mais nous l’avons vu, le nombre 72 est un nombre arrondi, si on veut être précis, il faut retenir 71,7 ans comme équivalent à 1°, en effet, si on multiplie 30° par 71,7 ans, cela donne 2151 ans.

2160 ans ou 2151 ans ?

On lit souvent qu’une ère a une durée de 2160 ans mais cette durée est approximative, c’est un nombre « arrondi », c’est pourquoi il est important de remettre les pendules à l’heure quand on parle du Temps.

On sait officiellement depuis Hipparque qu’un 1° astronomique équivaut + ou – à « 72 ans » et que la durée d’une ère est de + ou – 2160 ans et qu’une « Grande Année » est de + ou – 26.000 ans.

Ne pourrait on pas être plus précis, surtout quand on traite d’astronomie ?

Prenons le nombre de 26.000 ans ou « Grande Année » :

26.000 ans divisé par 12 ( Ères ) = 2166,6666666666666666666666666667 ce résultat ne correspond plus au nombre tant évoqué de 2160 ans ( et il correspondra encore moins si on se base sur 13 ères si on pense qu’il y a 13 « Signes » ).

Un autre calcul si on se base sur le nombre précis de 360° nous montre encore une erreur quant à la notion de degrés :

360° x 2160 ans : 26000 ans = 29,907692307692307692307692

Un degré n’équivaut pas à 72 ans mais précisément à : 71, 7 ans, car si on multiplie ce nombre d’années qu’est 71,7 ans par 30°, on obtient précisément 2151 ans.

Si on multiplie une ère de 2151 ans par 12 ( Eres ) on obtient : 25812 ans

On peut se fier à ces données, si on reprend le calcul :

360° x 2151 ans : 25812 ans = 30 comme 30°.

Ces calculs nous ont permis donc de définir une fois pour toutes la durée exacte d’une Ère qui équivaut en échelle de temps à une durée précise de 2151 ans.

Nous l’avons vu l’an 0 n’existe pas dans l’Astronomie, les astronomes passent directement de -1 à 1.

Le Point Vernal ou Équinoxe du Printemps se détermine lorsque le Soleil est visible à O° et O heure.

La capture d’écran ci-dessous indique précisément le moment où le Bélier n’est plus « concerné » par le Soleil et montre précisément le lieu où il commencera à être visible dans la Constellation des Poissons, en -139 :

Image

Partant de cette durée précise de 2151 ans et de la capture d’écran du 24 mars -139 à 04h02 : on obtient : -139 + 2151 = l’an 2012, voici la capture d’écran du ciel du 20 Mars 2012 :

Certes, on peut penser que le Soleil est encore visible dans les Poissons mais si on se base sur l’image ci-dessous reprenant la partie du ciel établie par le découpage de l’UAI :

Et qu’on la compare avec la capture d’écran du 20 Mars 2012, on se rend compte que le Soleil ne sera plus visible dans la Constellation des/du Poisson(s), à la fois, grâce au calcul des 30° mais aussi grâce à la délimitation ( virtuelle ) des Constellations établie par l’union Astronomique ou l’UAI ( cliquez sur l’animation ci-dessous, si elle ne s’active pas automatiquement ) :

L’An -139 ou la Précession des Équinoxes :

L’An -139 correspond à la date où l’Astronome Grec Hipparque constata que l’étoile Spica de la Constellation de la Vierge ( la Constellation de la Vierge est précisément à l’opposé direct de la Constellation des Poissons ) s’était décalée de 1° degré par rapport à l’Écliptique selon les observations que l’on avait fait et établit, certains disent que c’est sur base du catalogue d’étoiles de Timocharis d’Alexandrie ( (env -320 à – 260 )

L’An -139, début de la Précession des Équinoxes ou/et de l’Ère des Poissons ? : 

Quittons un instant l’astronomie et plongeons dans nos livres d’histoire pour nous intéresser de près ce qui se passa sur le plan humain pour les personnes qui vivaient en -139.

C’est en l’An -139 que la traduction en grec de la Thora juive fût complètement achevée. Cette traduction fût commandée par Ptolémée II afin que politiquement, le fils du Général de Alexandre le Macédonien, puisse conserver le calme dans la Ville d’Alexandrie dont la population bigarrée recensait un certain nombre de Juifs dont certains furent les esclaves travaillant sur la construction du célèbre Phare ( c’est de ces juifs-là dont parle la Bible dans son chapitre sur la « Fuite hors d’Egypte » car avant les Ptolémées, il n’y a jamais eu d’esclaves juifs en Égypte selon les archéologues ).

Cette traduction référencée de la Thorah fût nommée  « La SEPTANTE » ( en allusion à 70 ou 72, c’est à dire le nombre des traducteurs requis ), fût commandé par un certain Aristée, un noble Juif qui se fît passer pour un Grec afin que la Dynastie Grecque intègre et reconnaisse la culture Juive.

La traduction fût donc terminée en -139 ( année où Hipparque remarque la Précession des Équinoxes …) et elle servit de base de référence à ce qu’on nommera la Bible, quelques siècles plus tard.

Cette traduction combinant la Culture Juive et la Culture Grecque ( notamment dédié à Zeus ), plongea l’Occident dans une spiritualité religieuse qui nous imposa Jupiter alias Zeus le « Dieu des Dieux », en « Dieu Unique »…

La Traduction contenue de références mythologiques grecques fût ensuite traduite en latin,  les Prêtres coiffés de leur mitres ( tête de poisson )

carpe-poisson-mitre

des différents conciles crurent qu’il s’agissait là, de sources divines et en firent la structure de la religion que nous connaissons.

Nous le savons, le Poisson Carpe est un plat traditionnel dans la communauté juive…

Un autre élément figuratif du Poisson est le symbole de rassemblement des premiers chrétiens, à savoir le dessin d’un poisson :

ichtus-poisson

L’ichtus (du grec ancien ΙΧΘΥΣ, qui signifie « poisson ») est un symbole chrétien utilisé du Ier siècle au IVe siècle avant que lors Concile de Nicée qui eut lieu en 325, sous la coupe de l’empereur Romain Constantin devenu le premier Pape Chrétien, fît rédiger le Nouveau Testament avec d’autres symboles chrétien, tel que l’ankh égyptien transformé en croix.

Deux livres préfigurent le Christ et sa Passion sous la forme du Poisson : le Livre de Tobie et le Livre du prophète Jonas (dans l’Ancien Testament). Le «  Signe de Jonas ». Il est aussi fait allusion au poisson abondant comme signe de vie abondante dans le prophète Ezéchiel.

Le poisson est ensuite un symbole important du Nouveau Testament au même titre que le pêcheur : multiplication des pains et des poissons, pêche miraculeuse, poisson pêché par Pierre dans lequel il trouve un statère, poisson grillé de la résurrection (Jean:20).

Les premiers chrétiens persécutés par les autorités romaines l’utilisaient comme code secret pour se reconnaître entre eux.

Le poisson représente aussi l’eau du baptême. Par ailleurs, le mot forme, en grec ancien (langue véhiculaire davantage parlée dans l’Empire romain que le latin), un jeu de mots puisque c’est aussi l’acrostiche du nom attribué à Jésus sur laquelle repose la foi chrétienne.

Christ viendrait donc de Ichtus le Poisson qui fût latinisé en Christus.

Les astronomes devraient donc remettre en question leur point de vue astronomique, en le nuançant, certes, le Zodiaque ou plutôt l’Écliptique ( pour ne pas trop les froisser ) ne peut pas être divisé en 12 à parts égales puisque la taille des constellations varient, mais à moins d’être aveugle, une ère en l’occurrence celle des Poissons, régit bien notre datation calendaire, puisque même les astronomes sont obligés de préciser pour un phénomène astronomique, si il s’agit d’avant ou après J.C. …

Il ne fait aucun doute historiquement parlant, que nous avons bien été régi par l’ère des Poissons par l’entremise de l’Église Catholico-Romaine.

Il est donc temps que nous mettions fin à ce débat stérile soulevé par les astronomes qui persistent à nous rappeler que les Constellations n’occupent pas toutes le même nombre de degrés selon leur tailles et que astronomiquement parlant une ère est « virtuelle » car ne se mesurant pas telle la magnitude d’une étoile ou la masse d’un astre.

Les Catholiques eux, comptent bien à partir de l’An 0 qui est assez proche de Hipparque l’astronome Grec et du Livre de la « Septante », c’est qu’ils tiennent compte à leur manière de la Précession des Équinoxes et du décalage en degrés de l’Étoile Spica appartenant à la Constellation de la Vierge, autre symbole chrétien.

A moins que les Catholiques qui tiennent compte de l’an 0, ne souhaitent qu’ honorer la nomination d’Auguste le Romain à la tête de l’Empire qui en tant que Pater patriae  signifiant « père de la patrie » allait régner en créant les fondations de notre actuelle société ?

Quoi qu’il en soit le début de l’Empire Romain annonce bien la fin de l’Ancienne Égypte, dont Ptolémée XII a été le fossoyeur.

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Si vous souhaitez en savoir plus sur le Zodiaque de Denderah, n’hésitez pas à découvrir l’enquête archéo-égyptologique :

 «Les Voleurs d’Etoiles ou le Secret du Zodiaque de Denderah»

Enquête et analyse illustrée rassemble 1600 pages très documentées.

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