Comparaison des Zodiaques Egyptien et Grec de la Période Héllenistique

La Grande Grèce :

Ne pensez pas avec un tel sous titre comme « La Grande Grèce » que cet article va vous faire l’éloge de la Grèce Antique, le qualificatif  « grand » n’est donc pas à interprété pour glorifier cette civilisation, il s’agit plutôt d’un qualificatif historique que l’on accorde à l’histoire de la Grèce, qui exprime une certaine période de son histoire.

On lit souvent que les Grecs ont contribué à apporter à l’humanité, le savoir dont nous aurions hérité, mais qu’en est il vraiment ?

Il ne fait nul doute que la civilisation Grecque a plus qu’influencé la culture romaine, cette dernière s’étant largement inspirée des Grecs et c’est naturel,  peu de gens savent que les romains trouvent leur origine géographique dans ce qu’on nomme « la Grande Grèce« .

Grande Grèce

Aux VIIIe et VIIe siècle avant l’ère commune, s’opéra en Grèce une importante augmentation de la démographie, d’où l’apparition d’une crise sociale et politique au sein de l’Hellade, c’est à dire les provinces centrales.

Dans ce contexte, de nombreux émigrants sont partist fonder de nouvelles cités autour de la Méditerranée.

Le sud de l’Italie et la Sicile, de par leur proximité et leurs richesses agricoles, furent d’importants sites d’installation, les nouvelles cités sont qualifiées de « colonies » par les historiens.

Les nouvelles cités dépendent de la cité-mère et une réelle fraternité unissait la colonie et la cité-mère, qui se traduisait par une aide militaire en cas d’attaque d’une colonie ou de la cité-mère.

Certes, toute l’Italie n’était pas envahie par les grecs mais au moins la moitié de celle-ci du centre au sud le fût.

Ce bref et concis cours d’histoire était nécessaire afin de comprendre que la Grèce n’était pas que le « petit » pays que nous connaissons actuellement.

C’est aussi l’explication la plus probante pour expliquer la similitude qui existe entre les divinités et la mythologie des Romains et des Grecs, similitude que l’on retrouve également dans l’astronomie.

Avancée des connaissances Grecques :

Qu’elle était l’état des connaissances en astronomie de la Grèce à l’époque que les archéologues classent comme étant la période hellénistique.

La période hellénistique débute donc avec la conquête par Alexandre dit le Grand ou le Macédonien ( -356 à -323 ) d’une partie du monde méditerranéen et de l’Asie jusqu’à la domination romaine.

Alexandre le grand

Cette période ou époque hellénistique est souvent considérée comme une période de transition, parfois même de déclin ou de décadence, entre l’éclat de l’époque classique grecque et la puissance de l’Empire romain.

Je vous invite à vous informer sur cette période grecque, afin de constater à quel point on peut faire mentir l’histoire quand honnêtement on manque d’artefacts.

La période hellénistique se transforma en quelque sorte en période ptolémaïque en Egypte, puisque, la Grèce Occidentale était tombée sous domination Romaine, la période hellénistique prendra fin avec la Reine Cléopâtre VII.

Ptolémée Soter 1er, le fondateur de la Dynastie, officier militaire qui fût sous les ordres de Alexandre.

Il s’agit donc de la même période,  la langue grecque, elle, fût répandue jusqu’en Inde, c’est précisément l’extension de la langue grecque  qui fait nommer cette période, hellénistique.

Mais contrairement à ce qu’on pourrait conclure, ce n’est pas la culture grecque qui se répandit, mais plutôt l’apport des autres cultures qui ont enrichi la culture grecque, que la langue grecque répandit.

C’est ce que nous allons constater avec cette discipline, ô combien sérieuse, qu’est l’astronomie.

Il ne suffit pas de lever les yeux vers les étoiles, pour être astronome, en effet, si on souhaite reproduire le reflet du ciel étoilé, il faut posséder de solides connaissances, connaissances que n’avait pas la Grèce à l’époque hellénistique, comme nous allons le constater.

Un certain Dimitriou, un grec expatrié à Alexandrie a fait don de sa collection au Musée d’Athènes à la fin du 19e siècle et parmi cette collection, se trouvait cet artefact en marbre :

Zodiaque grec exposé au Musée National Grec

Cette plaque de marbre sculpté est exposé au musée national archéologique d’Athènes et d’après son conservateur,  daterait de la période hellénistique.

La plaque ou panneau est en marbre, ce qui nous indique déjà que cet artefact était important pour l’époque sinon, il aurait été sculpté dans de l’argile voir même peint sur un mur, on a souhaité le conserver contre l’usure du temps.

Les dimensions précises de cette oeuvre grecque sont :

30 cm de « côté sur 3 cm d’épaisseur, le cercle intérieur fait 27 cm de diamètre.

Ce zodiaque à la grecque selon sa « petite » taille permettait qu’on le transporte transporte d’un lieu à un autre si on en juge les arrêtes latérales qui sont droites, car si ce panneau provenait d’un mur ou d’un plafond, il n’y aurait évidemment pas d’arêtes aussi nettes.

Pour pouvoir comparer cet artefact datant de la même période hellénistique ou ptolémaïque, aidons-nous avec un autre zodiaque, le fameux Zodiaque de Denderah qui lui fût trouvé en Égypte, sculpté par des Égyptiens et bien d’origine égyptienne.

Zodiaque complet de Denderah

Le Musée du Louvre fait dater cet artefact égyptien, grâce à la déduction astronomique de Eric Aubourg, de l’an -50 avant l’ére commune.

Bien que l’éclipse solaire du 7 mars -50 qui figure sur cet artefact nous indique cette date, il semble logique de supposer qu’il date d’avant cette date précise puisqu’il faut plus qu’un jour pour réaliser une telle oeuvre qui concentre astronomie, géométrie et figuration, mais qu’en plus les archéologues ne datent pas les objets de leurs fouilles selon l’éventuel zodiaque qu’ils trouveraient sculpteur dessus…Mais nous en avons déjà discuté en détails dans d’autres chapitres.

Pour l’instant, nous savons qu’il appartient à la même période que le zodiaque grec en marbre, ce qui nous intéresse, c’est le contenu à l’intérieur du cercle de ces deux zodiaues, commençons par extraire celui du zodiaque égyptien :

zodiaque-vierge

Nous allons ensuite détacher le cercle de la plaque de marbre du zodiaque grec et celui du Zodiaque de Denderah, afin de les mettre tous les deux, côte à côte, peu importe la différence de taille ( le Zodiaque de Denderah fait 2 m 52 de côté ) :

zodiaques comparaison

Si on observe bien, le centre, on peut reconnaître une relative similitude entre les deux, zoomons pour mieux voir :

Zodiaques détails comparés

La qualité et la taille de la photo du zodiaque grec étant médiocre et pas assez grande, ce n’est pas voulu que de vous l’afficher sous cette résolution, si vous avez une meilleure photo…

Mais malgré tout, on reconnait bien 3 personnages que l’on peut aisément identifier, à savoir la Déesse hippopotame Taouret qui fait office de l’actuelle constellation Draco soit le Dragon, ensuite nous reconnaissons la Patte de Taureau ou Sanglier qui fait office d’actuelle constellation Ursa Major soit la Grande Ourse et une sorte de « gros pou » qui par sa proximité avec les deux premières constellations, suppose la Constellation du Cancer.

Laissons le Cancer de côté, ce n’est pas lui le plus important, ce sont Taouret et cette patte de Taureau/Sanglier qui le sont.

Nous le savons, les Grecs n’ont pas de déesse hippopotame dans leur panthéon divin et encore moins dans leur astronomie.

Il n’y a pas non plus de patte de Taureau/Sanglier, puisque nous savons que Ursa Major est la Grande Ourse.

Pour l’instant, nous avons donc deux éléments purement égyptiens sur un artefact sensé être grec, pour ceux qui ne connaissent ni Taouret, ni la Patte de Taureau/Sanglier, voici une image provenant de la tombe de Sénènmout qui vécut sous la XVIIIe dynastie sous Thoutmôsis 1er ( -1504 à -1492 ) :

senenmout-dc3a9tail

On voit bien sur cette partie du plafond de la tombe, la déesse hippopotame Taouret incarnant la Constellation Draco.

Dans l’image ci-dessous, on peut voir la patte de Taureau stylisée, pour plus de précision, cette patte symbolisant Ursa Major, la Grande Ourse fût représenté  à l’époque de la IX Dynastie ( -2061 ) et on l’a nommait Mesketiu :

mesketiu-table-décanale-sarcophage-de-Idy-IX dynastie-2061

Voici la version astronomique de cette patte représentant la Grande Ourse :

constellation-superposition-ursa-major-copyright

Voici la version astronomique de la Constellation Draco, du Dragon représentant la déesse Taouret :

constellation-superposition-draco-copyright1

Et voici la version colorisée de ces deux constellations afin de mieux les observer :

Agrandissement Mesketiu et Taouret

Si nous observons la même partie provenant du zodiaque grec, il ne fait aucun doute, qu’elle représente les mêmes détails :

Agrandissement zodiaque grec traits blancs

Qui à copier l’autre ?

Il semble bien que ce sont les Grecs qui ont copié ou en tout cas, se sont fortement inspirés des Égyptiens, car rappelons le, il n’existe pas d’hippopotame en Grèce…

Continuons notre observation et comparaison pour voir, si il y a d’autres personnages et éléments copiés à partir du Zodiaque de Denderah :

Zodiaques détails comparés 2

Cette fois-ci, c’est le Lion qui a été recopié dans la même position, on voit bien que sur sa queue repose un personnage qui hélas est presque effacé sur le Zodiaque de Denderah  mais dont on voit bien encore la tête de celui-ci.

On remarque aussi, certes très esquissé, que le Lion du Zodiaque grec repose sur un serpent comme c’est le cas aussi du lion du zodiaque égyptien et à nouveau, on revoit notre « gros pou-cancer », qui nous servira dorénavant de repère pour nous permettre de bien nous situer sur le zodiaque grec.

Mais observons cette partie avec le lion, de plus près et rajoutons des traits blancs pour bien visualiser les personnages :

agrandissement lions et traits blancs

Le personnage qui se tient sur la queue du Lion devrait attirer notre attention, puisque qu’importe le Lion qu’il soit vu par les Égyptiens ou les Grecs, il reste un lion.

Mais pourquoi les Grecs auraient ils rajouté une jeune fille sur la queue du Lion ?

La réponse est évidente, le zodiaque hellène est une copie postérieure du zodiaque égyptien.

Nous allons voir que commence à se dessiner la même configuration globale des deux zodiaques  :

Zodiaques détails comparés 3

Sur cette partie, rien à noter de particulier qui ferait allusion à une inspiration du Zodiaque Egyptien, on reconnaît bien le Taureau, en bas la tête du Lion, la constellation Eridanus, le Fleuve qui lui est symbolisé par un serpent en « accordéon » et un oiseau qui sur le zodiaque Égyptien est moins excentré que sur le zodiaque Grec.

Encore une fois, nous constatons que la configuration est la même, on s’en rend bien compte avec le « gros-pou/cancer qui nous sert toujours de guide, et qui se trouve juste au-dessus de la tête du Lion, continuons notre observation :

Zodiaques détails comparés 4

Sur cette dernière vignette du zodiaque hellène, on observe que l’animal ( chien du genre Molosse ), est dans la même position que sur le zodiaque Égyptien, à savoir qu’il a la tête tournée vers l’arrière alors que ces pattes sont bien positionnées vers l’avant, cette constellation est celle de Lupus, le Loup.

On reconnaît aussi la Constellation du Scorpion, et un personnage assis s qui évoque directement  le zodiaque égyptien, à savoir Isis assise sur une sorte de siège ou fauteuil avec des pieds en forme de pattes d’animal, la déesse tient sur sa main, horus enfant, cette constellation est celle de Centaurus, le Centaure.

On reconnaît également la Constellation de la Balance qui elle aussi est représentée à l’identique, c’est à dire qu’en haut du « manche » au quel sont reliés les deux plateaux.

agrandissement balance traits blancs

Le personnage assis et tenant un enfant est donc Isis tenant Horus enfant, voici ci-dessous ces personnages  plus en détails :

dc3a9tail-centaure-zodiaque

Observons-les en couleurs pour bien les distinguer :

molosse-zodiaque-denderah1

Cette scène avec Isis avec son enfant Horus montre bien que les Grecs se sont inspirés du Zodiaque de Denderah, car évidemment, il n’y a pas de couple Isis et Horus dans l’astronomie grecque selon Claude Ptolémée, l’astronome qui vécut à Alexandrie, vers le IIe siècle de notre ère.

Voyons maintenant si le Zodiaque Grec représente les 12 Signes que nous connaissons tous :

Zodiaque grec détaillé

Comment expliquer que sur le Zodiaque Grec, ne figurent pas 4 Constellations zodiacales ?

En effet, nous devrions voir le Bélier, les Gémeaux, la Vierge et le Verseau, mais ils n’y sont pas !

Ce zodiaque grec semble être un essai astronomique, car si on s’y fie, il est difficile de rester convaincu que les Grecs ( notamment l’astronome Hipparque, contemporain de la période hellénistique ), s’y connaissaient autant qu’on le prétend en astronomie.

Observez ci-dessous comme le Zodiaque de Denderah lui contrairement à ce « zodiaque grec » qui s’avère être en réalité après cette enquête une pâle copie du zodiaque égyptien, offre une précision astronomique qu’aucun astronome moderne ne remettrait en question.

Il y verra bien les 36 constellations extra-zodiacale en plus des 12 formant notre écliptique, que l’on attribue à tort à Claude Ptolémée, puisqu’elles apparaissent clairement sur le Zodiaque de Denderah ( cliquez-dessus pour bien l’observer ( cliquer sur l’image pour la mettre en animation ) :

zodiaque-48-constellations-ptolc3a9mc3a9e

Mise à jour : 

Je viens de recevoir un email de la part de George Kakavas, directeur du Musée d’Athènes, qui m’a confirmé les dimensions du  Zodiaque grec et sa provenance, mais il a rajouté que le Musée hésite entre l’époque Héllènistique et le III/IVe Siècle de notre ère, pour le dater précisément.

Voici la copie de son email :

Réponse du Musée d'Athènes

Traduction en Français :

« En réponse à votre courrier électronique daté du 18/06/2013 concernant votre courrier électronique prot.no 4434/18-06-2013, pour en savoir plus sur la plaque de marbre avec le cercle de zodiaque de la Collection( inventorié  sous  non. 109 ), nous vous informons que le susdit artefact appartient à  la collection d’un certain Dimitriou, un grec expatrié qui a vécu à Alexandrie. Ce collectionneur a fait don de sa collection au musée à la fin du 19e siècle, mais nous ne savons pas la provenance exacte du susdit article.

Il est fait de marbre (30X30 cm). Dans une plaque carrée est gravé dans une technique primitive, un diamètre de cercle 27 cm avec les signes du zodiaque y préfigure, mais pas dans leur position exacte. La date débattue proposée du susdit artefact se situe aux environs du  3ème et 4ème siècle de notre ère.« .

Autrement dit, cet artefact grec démontre que la Science Grecque en matière d’astronomie est bien un mythe.

C’est ce que confirme aussi Denis Savoie, chef du département de l’astronomie à Paris affirme clairement : « La Civilisation grecque ne connaissait rien en astronomie parce que rien ne nous est parvenu, l’astronomie grecque est un mythe !« 

Voici un extrait de la conférence de Denis Savoie à ce sujet.

Qu’avons-nous hérité comme écrits directs des auteurs grecs, à part des versions latines rédigées au fil des siècles qui suivirent, des versions réécrites par des moines « copistes » qui au gré de leur foi ou de ce qu’on leur dictait, nous firent croire que la Grèce Antique était si élevée, culturellement ?

Il existe une théorie ( américaine ) qui consiste sur base d’un vase retrouvé sur le site de Halai, à 40km au nord de Thèbes ( en Grèce ), où sont représentés quelques animaux à savoir : un taureau, un lièvre (ou un chien, pas très bon en zoologie les grecs…), un autre ( grand chien ), un scorpion, un dauphin, une panthère (ou un lion)…et sans doute un ou deux animaux en plus mais qui ne sont pas visibles du fait de l’absence du bas de ce vase, pour affirmer que les Anciens Grecs avaient su représenter quelques-unes de nos constellations.

Theory sur les constellations du vase de Halai

Ce vase est considéré comme original car pour l’époque ( -625, date de fabrication de la coupe) ce type de représentation est complètement inédit.

Peux t’on sérieusement conclure qu’il s’agit là d’astronomie et de la représentation des constellations Antiques ?

Ce serait aller vite en besogne, d’autant que si on fait le compte, il y a peine 7  ou 8 constellations qui seraient visibles sur ce vase, on est loin des 48 constellations que Claude Ptolémée a revendiqué ( alors qu’il s’est simplement servi du Zodiaque de Denderah qui ne contient aucun élément grec pour infos ).

Ce qui est intéressant avec cette théorie du « vase aux constellations » est qu’elle cherche à s’imposer comme preuve pour affirmer que les Anciens Grecs connaissaient quelques constellations ou du moins ce qui y ressemble, mais cette théorie est contredite par la majorité des Hellénistes et spécialistes de la Grèce Antique qui eux affirment que la Grèce n’avait aucune connaissance en Astronomie avant que les Latins du 9e siècle de notre ère, ne leur en attribuent…

Mythologie Astronomique :

Nous nous fions aux « Phénomènes d’Aratos » traduit par Germanicus César ( ( -15 à 19 ) pour supposer que la Grèce Antique était astronome.

Aratos de Sole (  -315 à  -245 ) est antérieur à de 4 siècles à  Germanicus César.

Dans les « Phénomènes d’Aratos », on peut y lire ce qui serait la première évocation des Constellations.

Mais dès la première phrase de cette traduction, on peut lire ceci : «  »Aratus a consacré ses premiers vers au Dieu tout-puissant. ».

La notion d’un dieu unique n’est apparue qu’à partir du 4 eme siècle dans le monde Romain, sous l’Empereur Constantin. De fait, comment Gemarnicus qui est né 4 siècle plus tôt, peut il déjà y faire référence ?

Cette référence à un « dieu puissant » que l’on ne désigne pas sous un nom précis  comme celui de Jupiter ou Apollon par exemples, est plus que suspecte.

Il semble à première vue qu’il s’agit là d’une copie de copie de copie écrite bien après le 4e siècle.

Voici un autre extrait des « Phénomènes d’Aratos »  : « Cynosure dirige les Phéniciens dans leurs navigations. Mais Hélice toute entière brille d’un éclat plus vif. Aucune étoile ne se montre au ciel, avant les sept qui éclatent sur cette belle crétoise, quand le soleil a plongé sa face rayonnante dans les eaux de l’océan ; et toutefois Cynosure guide plus sûrement les navigateurs, parce qu’étant plus petite elle leur apparaît toute entière, pendant toute la durée de chacune de ses révolutions ; et comme elle est toujours visible, elle n’a jamais manqué de montrer aux vaisseaux de Sidon la voie qu’ils ont à suivre.« 

Dans ce PDF scolaire, on peut lire ceci : « La dénomination « Petite Ourse est récente. Le nom était « Cynosure » (c’est à dire queue de chien, « kunos »=chien, « oura »=queue) pour les Grecs« .

On se demande bien comment à travers les siècles, on a pu transformer un chien en Petite Ourse ?

On nous dit donc que les Grecs d’avant les Grecs nommaient cette constellation sous le nom de « cynosure » mais d’un autre côté on dit dans la mythologie grecque que  » la nymphe Callisto fut aimée par Zeus. Quand son épouse jalouse Héra découvrit leur relation, Zeus convertit Callisto et le fils qu’elle a eu avec lui, Arcas, en la Grande et la Petite Ourse. Héra, outragée par cette offense à son honneur, demanda justice à l’Océan, et les ourses furent alors condamnées à tourner perpétuellement autour du pôle Nord, jamais autorisées à se reposer sous la mer. »

Il existe donc deux cultures grecques, une d’avant et une autre d’encore plus avant, mais par contre, toutes les deux font référence à la mythologie grecque pour nous expliquer comment les Constellations sont ce qu’elles sont et pourquoi, elles sont nommés ainsi.

Voyons voir où les Grecs ont bien pu trouver une « queue de chien » selon le mot cynosure qui signifie « queue de chien »:

constellation Ursa Minor sur le Zodiaque de Denderah

Heureusement que le Zodiaque Égyptien est là pour nous aider afin de savoir d’où provient l’astronomie grecque !

Les Grecs se sont donc inspirés de l’Astronomie égyptienne mais ils ont volontairement changé les noms et changer les formes afin qu’ils nous fassent croire qu’ils avaient leur propre astronomie.

Mais comme déjà dit, il n’existe pas d’écrits directes, de fait, ce sont les auteurs bien postérieurs aux grecs qui veulent nous faire croire que les Grecs avaient leur propre astronomie.

Selon la traduction des « Phénomènes de Aratos » traduit par Germanicus César, on peut se dire que cette adaptation est bien plus tardive, elle daterait vraisemblablement du 9e siècle de notre ère, comme l’indique Denis Savoie.

Cynosure est donc l’autre nom de Ursa Minor, la Petite Ourse, notre actuelle étoile polaire mais avant la Précession des Equinoxes, l’étoile Polaire faisait partie de la Constellation Draco ( Dragon ) et non de Ursa Minor.

De fait, il est impossible que la traduction des Phénomènes de Aratos soit l’originale. Car si ce texte est sensé se baser sur les observations de Aratos de Sole qui a vécu avant notre Précession. Il est impossible que Germanicus ait pu reprendre tels quels les écrits de Aratos avec cette erreur d’étoile polaire.

Il s’agit donc là d’une manipulation postérieure, bien postérieure… Ce n’est qu’à partir de Claude Ptolémée que les 48 Constellations Antiques ont été répertorié pour la première fois dans l’Almageste, ouvrage qui lui nous est parvenu…

Mais dans le cas de Claude Ptolémée, on ne peut pas nommer son travail comme étant d’origine antique, puisqu’il vécut au 2e siècle de notre ère, enfin, c’est ce qu’on suppose, car l’homme pourrait lui aussi être une invention, étant donné qu’on ne sait pas grand chose de lui, sur le plan humain et social.

Calendriers Grecs :

Les mythes astronomiques grecs sont en réalité un tel cafouillis concocté par des auteurs plus ou moins connus qui, au gré de leur imagination, tissèrent une sorte de mémo astronomique vulgarisé et vulgaire, qu’on nommera plus tard, la mythologie grecque, mais ces auteurs se sont inspirés du Zodiaque de Denderah et par extension de la Mythologie Grecque.

Peu de gens savent que les Grecs n’ont même pas su créer un calendrier, pourtant toute civilisation a besoin d’un calendrier précis.

Il n’existe pas un mais des calendriers grecs : le calendrier attique,  le calendrier macédonien,…

Rappelons-nous que la Grèce était constituée de cités, et chacune ayant son système calendaire.

Si nous prenons le Calendrier Attique utilisé à Athènes l’année compte 354-355 jours, soit 10-11 jours en moins par rapport à l’année solaire.

Pour y remédier, les Grecs ont  intercalé un treizième mois de trente jours tous les trois ans, mais cela ne résout rien puisque l’année se trouve encore trop longue par rapport au cycle solaire.

Au Ve siècle avant notre ère, c’est à dire un siècle avant l’invasion de de l’Egypte par Alexandre le Macédonien, trois mois intercalaires sont insérés dans un cycle de huit années. Dans cette période de huit ans, on compte donc trois années à treize mois : la troisième, la cinquième et la huitième.

D’autres cycles ont également été envisagés au cours de l’histoire athénienne. Ainsi,le Calendrier de Méton propose un cycle de dix-neuf ans et le Calendrier de Calippe de Cyzique, lui propose un cycle de soixante-seize ans.

Aristote lui-même a dit que les calendriers grecs sont « mal faits ».

La Machine d’Antycithère :

Machine d'Anticythère

Selon l’astro-physicien et astronome Denis Savoie, chef du département Astronomie – Astrophysique du Palais de la découverte, lors d’une de ces conférences de l’Institut d’Astrophysique de Paris (IAP) sur l' »Etat des sources et transmission de l’astronomie antique », il s’avère qu »aucun des astronomes antiques grecs comme Archimède de Syracuse (-287 à -212), Hipparque de Nicée (-190 à -120), Posidonios de Rhodes (-135 à -51), ne nous soit parvenu le moindre écrit direct tendant à prouver qu’il existait réellement un tel savoir astronomique grec.

La date la plus probable à retenir pour la réalisation de la Machine d’Anticythère est -87, qui correspond historiquement à l’Époque hellénistique, avec la présence de la Dynastie des Lagides présente en Égypte antique, qui aurait récupéré le savoir des anciens égyptiens et ce notamment grâce au zodiaque de Denderah, qui contrairement à ce que l’on avance ne date pas de -50 mais indique la date du 7 mars -50, selon l’éclipse solaire qui y est clairement identifié.

Comme déjà indiqué, contrairement à ce que l’on suppose, ce zodiaque égyptien circulaire provenant du Temple d’Hathor  à Denderah, ne contient aucun élément grec, son style graphique est purement égyptien et ne reflète pas du tout le ciel astronomique grec tel que nous le connaissons aujourd’hui, il n’y a donc pas eu d’apport grec sur ce zodiaque circulaire.

Quant aux  Sumériens, ils ne connaissaient que les Saros et non le calcul précis capable de prévoir une éclipse.

Il n’y a rien d’extraordinaire en ce qui concerne la mécanique de cette Machine, des tas d’objets furent mécaniques, même l’intérieur de certaines statues le furent.

Ce sont les connaissances en astronomie qui s’y trouvent qui sont importantes, celles-ci sont historiquement égyptiennes selon Denis Savoie qui réfute l’existence d’un savoir grec avancé en astronomie.

La Machine d’Anticythère ne permet pas d’aller sur Internet, ce n’est donc pas un ordinateur, juste un instrument de mesures, il faut raison garder quand on parle d’informatique.

Le fait qu’on trouve des inscriptions grecques indiquent que l’auteur connaissait le grec, rien d’extraordinaire dans l’Antiquité Héllène, sans doute que son commanditaire était grec vivant sur les côtes grecques.

 A l’époque de la période Hellène, existait de nombreux échanges entre la Grèce et l’Égypte Antique, il est donc fort probable que la Machine d’Anticythère se soit retrouvé dans les fonds marins des côtes grecques, suite au naufrage d’un navire provenant d’Alexandrie, en Egypte.

Les Grecs étaient davantage des financiers que des savants, ce sont eux qui ont introduit l’usage de la monnaie en Egypte. Ils pouvaient acheter un objet sans forcément l’avoir conçu et fabriqué, un peu comme l’achat d’un portable, aujourd’hui, tout le monde sait se servir d’un smartphone sans savoir en concevoir les plans de fabrication.

L’astrolabe :

Selon Sévère Sabokt, évêque syriaque du VIIe siècle, et auteur de l’un des plus anciens traités de l’astrolabe qui nous soit parvenu, il a écrit :

« L’astrolabe est instrument artificiel, composé, à l’aide duquel on détermine les étoiles, les heures, les levers, les zones tropicales, en un mot, le double mouvement en longitude et en latitude de la sphère céleste et les changements de climat ».

astrolabe

Jean Philopon qui vécut à Alexandrie vers 550 après le calendrier de Jules César institué en -1 par Octave Auguste ( Pour info, Jules César a ramené « son » Calendrier d’Egypte vers – 48 un peu avant qu’il ne soit poignardé mais il fallut que Auguste donne son nom et un jour de plus au mois d’Août ( August en Anglais ) pour que ce calendrier romain serve de référence pour l’Empire à partir de l’an -1 ou l’année 753 du Calendrier pré-Julien si on veut comprendre la mystification de l’emploi de Jésus Christ utilisé avec les lettres J.C. ).

Jean Philopon donc, nous a offert la première description de l’astrolabe planisphérique. Son Traité de l’astrolabe montre qu’au VIe siècle l’instrument est techniquement fixé, et ses principaux usages, du moins astronomiques, définis ».

Selon la légende crée par les copistes du Moyen-Âge de l’Occident, la création de l’astrolabe serait due à Hipparque, voici ce que nous rapporte un certain Dutarte :

« L’astrolabe est d’origine grecque. Son principe repose sur le procédé mathématique de la projection stéréographique de la sphère (des étoiles) sur le plan (de l’équateur). Celui-ci est certainement dû à Apollonios de Perge, mathématicien du IIIe siècle av. J.-C., mais c’est le grand astronome Hipparque qui, vers 150 av. J.-C., le perfectionna et l’utilisa en astronomie. A Alexandrie vers 150 ap. J.-C., Ptolémée donne, dans l’Almageste, la description d’un « astrolabon organon » qui correspond, comme nous l’avons vu, à la sphère armillaire. Dans un autre texte de Ptolémée, le Planisphaerium, est décrit un planisphère rotatoire qui est une forme primitive d’astrolabe, sans en posséder toutes les caractéristiques (pas d’élément de visée). La première trace quasi certaine d’un traité de l’astrolabe correspond à celui, au IVème siècle, de Théon d’Alexandrie. L’ouvrage, qui ne nous est pas parvenu, est signalé dans une source arabe du IXème siècle, qui en donne le plan, et par cette notice de la Souda, dictionnaire byzantin du Xe siècle : « Théon, membre du Musée, égyptien, professeur de philosophie, contemporain de Pappus, lui aussi alexandrin. Ils vivaient tous les deux à l’époque de Théodose l’Ancien ( 379-395 ) a écrit des ouvrages de mathématique et d’arithmétique ; Sur les signes et l’observation des oiseaux ; Sur les cris des corbeaux ; Sur le coucher du Chien ; Sur la crue du Nil ; Sur les tables faciles de Ptolémée et un mémoire sur le petit astrolabe. »

On est toujours très amusé quand on lit la propagande hellénistique qui cherche absolument à nous convaincre qu’elle est la référence, alors qu’elle n’est qu’une imposture.

Les Romains frères de sang des Grecs, qui gardaient une rancune à l’égard de l’exil de Marc-Antoine en Egypte, n’ont vraiment voulu laisser que la Magie à l’Ancienne Egypte en lui volant tout ce qui faisait d’elle une civilisation savante.

De fait, l’astronomie égyptienne ne pouvait plus exister, on fît en sorte de renommer et de modifier la forme les étoiles et attribuer des découvertes et inventions à des grecs qui pourtant selon Denis Savoie Astronome émérite, n’en sont pas les auteurs puisque aucun document ou objet n’est pas parvenu jusqu’à nous de manière directe, certifiant telle une preuve archéologique que l’Antiquité Grecque était aussi savante qu’on le prétend, tout au plus, ils ont traduit la science égyptienne, comme plus tard les Arabes traduiront ces traductions.

Les Arabes se sont simplement basés sur les Papyrus de la Bibliothèque d’Alexandrie qu’ils ont volé après avoir incendié ce haut lieu du Savoir Antique au 7e siècle.

On peut savoir se servir d’un ordinateur, sans savoir en fabriqué un, mais on nous bassine avec la Science Arabe qui n’est qu’une traduction de la Science Grecque qui elle, est une traduction de la Science Égyptienne.

Remarquez comme la confusion temporelle s’installe d’une source à l’autre, de Jean Philopon à Hipparque, on nage allègrement de l’Antiquité à une époque plus récente, au voisinage de Alexandrie pour nous noyer dans une Histoire reconstruite.

Un Grec est il seulement grec, si il vit à Alexandrie ou devrais-t’on plutôt dire un gréco-égyptien pour le différencier du pur Grec d’Athènes ?

Cette différentiation démontre automatiquement une influence, celle de l’Ancienne Egypte en matière d’astronomie. L’Astronomie grecque doit être considéré comme une légende car nous avons besoin de preuves tangibles, d’objets ou d’artefacts pour affirmer l’existence d’une science, de fait, Jean Philopon est la seule référence sérieuse que l’on devrait retenir, non pas en tant que créateur de l’Astrolabe, mais en que celui qui a su s’en servir et expliquer son utilisation.

Situer l’ astrolabe dans l’Antiquité à l’époque de Apollonios de Perge., serait prendre le risque de se rapprocher de la Précession des Équinoxes qui offrait une autre configuration astrale du ciel étoilé, ce qui évidemment n’est pas le cas d’un astrolabe puisqu’il s’utilise avec le ciel visible après la Précession.

Conclusion :

A l’heure actuelle, seul le Zodiaque de Denderah demeure l’unique vestige de l’antiquité véritablement astronomique.

Cette enquête démontre que le Zodiaque Hathor, fût sculpté avant la Précession des Equinoxes qui selon l’observation de Hipparque, aurait eu lieu vers -274 décalage de 2 degrés inclus datant de l’observation de l’astronome grec.

Depuis la Précession des Equinoxes, la Terre ayant basculé sur son axe, le ciel étoilé a changé de sens de défilement vu de notre Terre.

Le Zodiaque de Denderah étant plus proche de la date de Précession des Equinoxes que de notre époque, semble nous montrer deux vision du ciel, celles d’ avant et après la Précession des Equinoxes.

C’est ainsi qu’Eric Aubourg, astro-physicien a pu déterminer la date de l’Éclipse solaire du Z. de D. qui nous fait croire que ce zodiaque date de la fin de la Dynastie Ptolémaïque.

Cette modeste enquête vous a aussi permis de constater qu’il existe un certain fantasme « grec » nourri par les Romains, ces derniers, comme nous l’avons vu avec « la Grande Grèce » n’ont fait que réadapter ce que leurs ancêtres Grecs  ont repris des anciens égyptiens.

Astronomie Égyptienne :

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