Protégé : Copie intégrale du livre strictement personnelle réservée à J. GHYSENS

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Comparaison des Zodiaques Egyptien et Grec

Je remercie le site Astrosurf du sérieux qu’il a consacré à son article sur l’Astronomie Grecque, dont voici la capture d’écran complète et qui s’arrète à la période de Claude Ptolémée qui rappelons-le est reconnu comme un astronome non antique.

histoire de l'astronomie grecque

Comme on le constate très rapidement, il n’y a pas grand chose à voir, en effet, il ne suffit pas d’avoir un buste de vieillard barbu pour être astronome,  il faut posséder de solides connaissances, connaissances que n’avait pas la Grèce à l’époque hellénistique, comme nous allons le constater.

Peu de gens savent que les Grecs n’ont même pas su créer le calendrier solaire, pourtant toute civilisation a besoin d’un calendrier précis pour faire de l’Astronomie.
 
Comment prévoir des éclipses, des conjonctions, …ou simplement s’y retrouver dans le ciel étoilé ?
 
Il n’existe toujours pas d’artefact grec montrant une configuration astronomique mais on persiste avec ignorance à répéter comme des perroquets que les Grecs maîtrisaient l’Astronomie sans apporter aucune preuve matérielle montrant un degré de maîtrise en astronomie tel que celui figurant sur le Disque Egyptien. On suppose, on suppute que la Machine d’A. démontre que les Grecs étaient fameux en tout et aussi en Astronomie.
Mais dans ce cas, pourquoi une seule « Machine », où sont passés toutes les autres machines qui devraient joncher les fonds marins de la Mer Egée, une des plus fréquentées de l’Antiquité à nos jours ?
A ce jour aucun artefact antique grec fait de pierre sculpté n’a été retrouvé mais nous avons pu mettre la main sur un zodiaque dit grec et que nous allons découvrir ensemble mais avant d’aborder cette étude archéologique, il est important de préciser que les
Grecs ne s’intéressaient pas à l’astronomie, ils lui préféraient l’usage de calendriers, lunaires de surcroit et ce dans un but purement mercantile, à savoir tenir une comptabilité des dettes et veiller aux versements régulier des intérêts en tant et en heure mais les « Grecs » n’étaient pas très doués non plus dans les Calendriers :
CalendariumMaffeianum
 
Il n’existe pas un mais des calendriers grecs : le calendrier attique, le calendrier macédonien,…Rappelons-nous que la Grèce était constituée de cités, et chacune ayant son système calendaire toujours lunaire.
 
Si nous prenons le Calendrier Attique utilisé à Athènes l’année compte 354-355 jours, soit 10-11 jours en moins par rapport à l’année solaire, car les Grecs utilisaient un calendrier lunaire et non pas solaire, comment pourraient-il être dans ce cas, à la source de l’Astronomie moderne solaire ?
 
Pour remédier au décalage lunaire, les Grecs ont intercalé un treizième mois de trente jours tous les trois ans, mais cela ne résout rien puisque l’année se trouve encore trop longue par rapport au cycle solaire. Au Ve siècle avant notre ère, c’est à dire un siècle avant l’invasion de de l’Egypte par Alexandre le Macédonien, trois mois intercalaires sont insérés dans un cycle de huit années. Dans cette période de huit ans, on compte donc trois années à treize mois : la troisième, la cinquième et la huitième.
 
Aristote lui-même a dit que les calendriers grecs sont « mal faits ».
 
Aucun Astronome moderne ne peut être pris au sérieux si il affirme que l’on puisse traiter d’astronomie solaire sérieuse si on se base sur un calendrier lunaire grec.

 

Le Zodiaque « Grec » :

Un certain Dimitriou, un grec expatrié à Alexandrie a fait don de sa collection au Musée d’Athènes à la fin du 19e siècle et parmi cette collection, se trouvait cet artefact en marbre :

Zodiaque grec exposé au Musée National Grec

Cette plaque de marbre sculpté est exposé au Musée National Archéologique d’Athènes, le marbre nous indique déjà que cet artefact était destiné à résister à l’usure du Temps. Les dimensions précises de cette oeuvre grecque sont :

30 cm de « côté sur 3 cm d’épaisseur, le cercle intérieur fait 27 cm de diamètre.

La petite taille de ce zodiaque « grec » permettait sans doute qu’on le transporte d’un lieu à un autre contrairement au fameux Zodiaque de Denderah d’origine égyptienne qui lui est plus grand et était une partie du plafond de la salle dite d’Osiris sur le toit du Temple d’Hathor.

Zodiaque complet de Denderah

Le Musée du Louvre date cet artefact égyptien de l’an -50 avant l’ère commune, grâce à la déduction de Eric Aubourg, astrophysicien.

Selon Aubourg une éclipse solaire datée du 7 mars -50  figure sur cet artefact mais évidemment il faut plus qu’un jour pour réaliser une telle oeuvre qui concentre astronomie géométrie . Les archéologues ne datent pas les objets de leurs fouilles selon l’éventuel zodiaque qu’ils trouveraient sculpter dessus…Mais nous en avons déjà discuté en détails dans d’autres chapitres.

Ce qui nous intéresse, c’est le contenu graphique à l’intérieur du cercle de ces deux zodiaques, commençons par extraire celui du zodiaque égyptien :

zodiaque-vierge

Après avoir aussi détaché le cercle du zodiaque dit grec  nous pouvons les mettre tous les deux, côte à côte, peu importe la différence de taille entre les deux ( le Zodiaque de Denderah fait 2 m 52 de côté ), ce que nous souhaitons observer c’est le graphisme de chacun  :

zodiaques comparaison

Si on observe bien le centre des deux cercles de pierre, on reconnaît une similitude entre les deux, découpons le centre pour mieux voir :

Zodiaques détails comparés

La qualité et la taille de la photo du zodiaque grec est relativement médiocre et pas assez grande comparée à celle du zodiaque égyptien, mais pour l’instant, c’est la seule photo dont nous disposons.

Mais malgré tout, on reconnait bien 3 personnages que l’on peut aisément identifier, à savoir la Déesse hippopotame Taouret qui fait office de l’actuelle constellation Draco soit le Dragon, ensuite nous reconnaissons la Patte de bovidé qui fait office de l’actuelle constellation Ursa Major soit la Grande Ourse et une sorte de « gros pou » qui par sa proximité avec les deux premières constellations, suppose la Constellation du Cancer.

Laissons le Cancer de côté, ce n’est pas lui le plus important, ce sont Taouret et cette patte de bovidé qui le sont.

Nous le savons, les Grecs n’ont pas de déesse hippopotame dans leur panthéon divin et encore moins dans leur astronomie. Il n’y a pas non plus de patte de Taureau/Sanglier, puisque nous savons que Ursa Major est la Grande Ourse.

Pour l’instant, nous avons donc deux éléments purement égyptiens sur un artefact sensé être grec, pour ceux qui ne connaissent ni Taouret, ni la Patte de bovidé, voici une image provenant de la tombe de Sénènmout qui vécut sous la XVIIIe dynastie sous Thoutmôsis 1er ( -1504 à -1492 ) :

senenmout-dc3a9tail

On voit bien sur cette partie du plafond de la tombe, la déesse hippopotame Taouret incarnant la Constellation Draco.

Dans l’image ci-dessous, on peut voir la patte d’un bovidé  représentée  à l’époque de la IX Dynastie ( -2061 ) et on l’a nommait Mesketiu :

mesketiu-table-décanale-sarcophage-de-Idy-IX dynastie-2061

Voici la version astronomique moderne de cette patte représentant la Grande Ourse :

constellation-superposition-ursa-major-copyright

Et voici la version astronomique moderne de la Constellation Draco, du Dragon représentant la déesse Taouret :

constellation-superposition-draco-copyright1

Et voici la version colorisée de ces deux constellations afin de mieux les observer :

Si nous observons la même partie provenant du zodiaque grec, il ne fait aucun doute, qu’elle représente les mêmes détails :

Agrandissement zodiaque grec traits blancs

Qui à copier l’autre ?

Il semble bien que ce sont les Grecs qui ont copié ou en tout cas, se sont fortement inspirés des Égyptiens, car rappelons-le, il n’existe pas d’hippopotame en Grèce…

Continuons notre observation et comparaison pour voir, si il y a d’autres personnages et éléments copiés à partir du Zodiaque de Denderah :

Zodiaques détails comparés 2

Cette fois-ci, c’est le Lion qui a été recopié dans la même position, et on voit bien que sur sa queue repose un personnage qui hélas est presque effacé sur le Zodiaque de Denderah  mais dont on voit bien encore la tête de celui-ci.

On remarque aussi, certes très esquissé, que le Lion du Zodiaque grec repose sur un serpent comme c’est le cas aussi du lion du zodiaque égyptien.

Observons cette partie avec le lion, de plus près et rajoutons des traits blancs pour bien visualiser les personnages :

agrandissement lions et traits blancs

Le personnage qui se tient sur la queue du Lion devrait attirer notre attention, puisque qu’importe le Lion qu’il soit vu par les Égyptiens ou les Grecs, il reste un lion. Pourquoi les Grecs auraient ils rajouté une jeune fille posée sur la queue du Lion ? Serait-ce cette jeune fille que l’on appellera Virgo, vierge à cause de son jeune âge ? Mais alors pourquoi l’avoir vieillie et attribuer un épi de blé ? En fait, la Vierge à l’Epi telle que nous la connaissons est derrière cette jeune fille. La Constellation Virgo égyptienne se tient debout et sans doute fût fusionnée à cette gamine et pour se faire on ( les Astronomes ) a couché la Vierge âgée sur la jeune Vierge.

Rappelons qu’il n’existe aucun lien entre un épi de blé et une femme fût-ce telle jeune ou âgée, bien que le blé fût utilisé dans l’Antiquité égyptienne avec l’urine féminine afin de constater si il y a une grossesse, c’est sur le plan étymologique qu’aucun lien n’est établi entre le blé et une femme, les Latins du Moyen-Âge nous ont transmis les noms des constellations sans nous expliquer leur origine véritable et leur signification. Il suffit d’observer ces deux cercles pour dorénavant les connaître.

Après avoir réglé la question de l’origine du mot Virgo, continuons l’observation des deux cercles :

Zodiaques détails comparés 3

Sur cette partie ci-dessus, on reconnaît bien le Taureau, en bas la tête du Lion, la constellation Eridanus le Fleuve qui lui est symbolisé par un serpent en « accordéon » et une tête d’oiseau ( flamant rose ) sur le zodiaque Égyptien.

Encore une fois, nous constatons que la configuration est la même, continuons notre observation :

Zodiaques détails comparés 4

Sur cette dernière vignette du zodiaque dit grec, on observe que l’animal ( chien du genre Molosse ), est dans la même position que sur le zodiaque Égyptien, à savoir qu’il a la tête tournée vers l’arrière alors que ces pattes sont bien positionnées vers l’avant, cette constellation est celle de Lupus, le Loup.

On reconnaît aussi un personnage assis sur une sorte de siège ou fauteuil avec des pieds en forme de pattes d’animal, ce personnage tient sur sa main un enfant, ces personnages seront fusionnés plus tard sous le nom et le dessin d’un Centaure.

On reconnaît également la Constellation de la Balance qui elle aussi est représentée à l’identique de chacun des zodiaques, avec en haut du « manche » un petit cercle à l’intérieur duquel, il y a un autre personnage.

agrandissement balance traits blancs

Le personnage assis et tenant un enfant nous rappelle une célèbre iconographie, celle de Isis et son enfant Horus mais aussi la déesse Nwt ( Noût ) parfois assimilée à Hathor portant sur ces cuisses tantôt un pharaon enfant, tantôt un pharaon adulte, à qui elle semble donner le sein d’où la Voie Lactis s’écoule, le pharaon dans ce cas est Geb la Terre, l’histoire de l’Art nous indique la différence de taille entre deux personnages peut émaner de la volonté de l’Artiste de signifier une notion de supériorité, de fait, si la Voie Lactée sort du sein de Nwt, la taille de son corps de déesse doit forcément être plus grande et ce à la taille de l’Espace autour de la Voie Lactée.

nwt et geb

Mais quittons le symbolisme astronomique pour revenir aux simples constellations, voici ci-dessous ces personnages  plus en détails :

dc3a9tail-centaure-zodiaque

Observons-les aussi en couleurs pour bien les distinguer :

molosse-zodiaque-denderah1

Cette scène avec Isis avec son enfant Horus montre bien que les Grecs se sont inspirés du Zodiaque de Denderah, car évidemment, il n’y a pas de couple Isis et Horus dans l’astronomie grecque selon Claude Ptolémée, l’astronome qui aurait vécu à Alexandrie, vers le IIe siècle de notre ère. On remarque au passage la Gamine sur la queue du Lion dont nous avons parlé plus haut.

Le mythique Centaure :

Sur le globe de Farnese on peut observer un être hybride mi-homme, mi-cheval ( la racine étymologique de cheval se dit Hippo, alors pourquoi cenTAURUS, sans doute à cause du personnage mi-homme mi-taureau qui se trouve derrière la Maman et l’Enfant.

Les Anciens Egyptiens comme les Greco-Latins ont-il inventé ses dessins où sont ils vraiment visibles dans le ciel étoilé ?

centaurus

Comment avec les étoiles de la Constellation Centaurus est-il possible d’observer une femme maternant un enfant dans le ciel étoilé ? C’est assez simple, il suffit de retirer le dessin figuratif du, par exemple, catalogue stellaire Uranometria de J.Bayer, l’Astronome Allemand de référence qui le premier a identifié les étoiles en se servant de lettres grecques. Voilà ce que donne cette zone du ciel étoilé lorsqu’on regarde uniquement ses étoiles :

centaurus stars

Retournons de 90° cette page d’étoiles, car peu importe le sens, il est difficile d’y voir un Centaure tel que J.Bayer l’a fait illustré :

centaurus stars

Même dans ce sens, il est difficile d’y voir un Centaure réaliste et ce même si on s’aide des traits officiels astronomiques modernes sensés représentés un tel personnage :

centaurus lines latins

Si ce dessin représente un Centaure, il faut plus que de l’imagination pour l’observer tant sur la page que dans le vrai ciel étoilé, mais si on ne peut pas y voir un Centaure, peut on y voir une Maman et son Enfant ?

centaurus lines

Habillons-les de couleurs pour constater qu’il ne s’agit pas d’une hallucination :

centaurus color

Avec la version égyptienne, on retrouve même le chien sans tête sur lequel la Maman est assise et comme vous pouvez le constater nul besoin de rajouter un dessin figuratif supplémentaire pour observer ces personnages, ils sont dessinés de manière suffisament réalistes grâce aux étoiles. Certes, les personnages égyptiens même si ils sont plus réalistes que le trait vert moderne du Centaure, sont « vivants », c’est à dire en « mouvement » ce qui explique pourquoi nous les voyons presque dans la même position que sur le Disque Egyptien mais son sculpteur les a représentés figés sinon, ils auraient occupés trop de place sur le Disque en sachant qu’il contient près d’une centaine de perosnnages, animaux et accessoires.

Certes, chaque Culture a le droit de voir ou se représenter ce qu’elle désire mais ce qui n’est pas observable n’étant pas scientifique, tant qu’un Astronome n’est pas arrivé à représenter uniquement en se basant sur les étoiles, un Centaure aussi réaliste que les dessins égyptiens, il est peu probable que les Grecs ont été les premiers à dessiner les constellations du ciel étoilé.

Nous avons observé que le « zodiaque grec » s’avère être en réalité après cette enquête une pâle copie du zodiaque égyptien qui lui offre une précision astronomique qu’aucun astronome moderne ne remettrait en question.

Mise à jour : 

Je viens de recevoir un email de la part de George Kakavas, directeur du Musée d’Athènes, qui m’a confirmé les dimensions du  Zodiaque grec et sa provenance,

Voici la capture d’écran de son email :

Réponse du Musée d'Athènes

Traduction en Français :

« En réponse à votre courrier électronique daté du 18/06/2013 concernant votre courrier électronique prot.no 4434/18-06-2013, pour en savoir plus sur la plaque de marbre avec le cercle de zodiaque de la Collection( inventorié  sous  non. 109 ), nous vous informons que le susdit artefact appartient à  la collection d’un certain Dimitriou, un grec expatrié qui a vécu à Alexandrie. Ce collectionneur a fait don de sa collection au musée à la fin du 19e siècle, mais nous ne savons pas la provenance exacte du susdit article.

Il est fait de marbre (30X30 cm). Dans une plaque carrée est gravé dans une technique primitive, un diamètre de cercle 27 cm avec les signes du zodiaque y préfigure, mais pas dans leur position exacte. La date débattue proposée du susdit artefact se situe aux environs du  3ème et 4ème siècle de notre ère.« .

Autrement dit, cet artefact grec démontre que la Science Grecque en matière d’astronomie est bien un mythe.

C’est ce que confirme aussi Denis Savoie, chef du département de l’astronomie à Paris affirme clairement : « La Civilisation grecque ne connaissait rien en astronomie parce que rien ne nous est parvenu, l’astronomie grecque est un mythe !« 

Voici un extrait de la conférence de Denis Savoie à ce sujet.

Qu’avons-nous hérité comme écrits directs des auteurs grecs, à part des versions latines rédigées au fil des siècles qui suivirent, des versions réécrites par des moines « copistes » ( doxographes) qui au gré de leur foi ou de ce qu’on leur dictait, nous firent croire que la Grèce Antique était si élevée en Astronomie ?

Il existe une théorie ( américaine ) qui consiste sur base d’un vase retrouvé sur le site de Halai, à 40km au nord de Thèbes ( en Grèce ), où sont représentés quelques animaux à savoir : un taureau, un lièvre (ou un chien, pas très bon en zoologie les grecs…), un autre ( grand chien ), un scorpion, un dauphin, une panthère (ou un lion)…et sans doute un ou deux animaux en plus mais qui ne sont pas visibles du fait de l’absence du bas de ce vase, pour affirmer que les Anciens Grecs avaient su représenter quelques-unes de nos constellations.

Theory sur les constellations du vase de Halai

Ce vase est considéré comme original car pour l’époque ( -625, date de fabrication de la coupe) ce type de représentation est complètement inédit.

Peux t’on sérieusement conclure qu’il s’agit là d’astronomie et de la représentation des constellations Antiques ?

Ce serait aller vite en besogne, d’autant que si on fait le compte, il y a peine 7  ou 8 constellations qui seraient visibles sur ce vase, on est loin des 48 constellations que Claude Ptolémée a revendiqué ( alors qu’il s’est simplement servi du Zodiaque de Denderah qui ne contient aucun élément grec pour infos ).

Ce qui est intéressant avec cette théorie du « vase aux constellations » est qu’elle cherche à s’imposer comme preuve pour affirmer que les Anciens Grecs connaissaient quelques constellations ou du moins ce qui y ressemble, mais cette théorie est contredite par la majorité des Hellénistes et spécialistes de la Grèce Antique qui eux affirment que la Grèce n’avait aucune connaissance en Astronomie avant que les Latins du 9e siècle de notre ère, ne leur en attribuent…

Mythologie Astronomique :

Nous nous fions aux « Phénomènes d’Aratos » traduit par Germanicus César ( ( -15 à 19 ) pour supposer que la Grèce Antique était astronome mais Aratos de Sole (  -315 à  -245 ) est antérieur de 4 siècles à  Germanicus César. Dans les « Phénomènes d’Aratos », on peut y lire ce qui serait la première évocation des Constellations.

Mais dès la première phrase de cette traduction, on peut lire ceci : «  »Aratus a consacré ses premiers vers au Dieu tout-puissant. ».

La notion d’un dieu unique n’est apparue qu’à partir du 4 eme siècle dans le monde Romain. De fait, comment Gemarnicus qui est né 4 siècle plus tôt, peut-il déjà y faire référence ?

Cette référence à un « dieu puissant » que l’on ne désigne pas sous un nom précis  comme celui de Zeus ou Jupiter est plus que suspecte. Il semble à première vue qu’il s’agit là d’une copie de copie de copie écrite bien après le 4e siècle.

Voici un autre extrait des « Phénomènes d’Aratos »  : « Cynosure dirige les Phéniciens dans leurs navigations. « 

Dans ce PDF scolaire, on peut lire ceci : « La dénomination « Petite Ourse est récente. Le nom était « Cynosure » (c’est à dire queue de chien, « kunos »=chien, « oura »=queue) pour les Grecs« .

On nous dit donc que les Grecs d’avant les Grecs nommaient cette constellation sous le nom de « cynosure » mais d’un autre côté on dit dans la mythologie grecque que  » la nymphe Callisto fut aimée par Zeus. Quand son épouse jalouse Héra découvrit leur relation, Zeus convertit Callisto et le fils qu’elle a eu avec lui, Arcas, en la Grande et la Petite Ourse. Héra, outragée par cette offense à son honneur, demanda justice à l’Océan, et les ourses furent alors condamnées à tourner perpétuellement autour du pôle Nord, jamais autorisées à se reposer sous la mer. »

Il existe donc deux cultures grecques, une d’avant et une autre d’encore plus avant, mais par contre, toutes les deux font référence à une même mythologie pour nous expliquer comment les Constellations sont ce qu’elles sont et pourquoi, elles sont nommés ainsi.

Voyons voir où les Grecs ont bien pu trouver une « queue de chien » selon le mot cynosure qui signifie « queue de chien »:

constellation Ursa Minor sur le Zodiaque de Denderah

Heureusement que le Zodiaque Égyptien est là pour nous aider afin de savoir d’où provient l’astronomie grecque ! Il n’existe pas d’écrits directs, de fait, ce sont les auteurs bien postérieurs aux grecs qui veulent nous faire croire que les Grecs Antiques avaient leur propre astronomie.

Cynosure est donc l’autre nom de Ursa Minor, la Petite Ourse, et ce n’est qu’après  Claude Ptolémée que les 48 Constellations Antiques vont être répertorié pour la première fois dans l’Almageste, ouvrage qui lui nous est parvenu en fragments différents de différentes sources vers l’An Mille et sera traduit du grec vers l’Arabe et  de là vers le Latin et corrigé par l’Astronome Regiomontanus.  A propos de l’Almageste, voici ce que l’on sait :

L’Almageste :

manuscrit

A l’amorce de la Renaissance, l’Astronomie est encore entre les mains du Clergé et le Pape se donne le droit d’imposer sa vision de l’Astronomie aux Astronomes et non le contraire comme illustré par le procès de Galilée. Mais dans le cas de Claude Ptolémée, on ne peut pas nommer son pseudo-travail astronomique comme étant d’origine antique, puisqu’il vécut au 2e siècle de notre ère, enfin, c’est ce qu’on suppose, car l’homme pourrait lui aussi être une invention, étant donné qu’on ne sait pas grand chose de lui, sur le plan humain et social.

Il est important de préciser que ce qu’on entend par « Les 48 Constellations de Ptolémée » n’indique pas que toutes furent déjà répertoriées dans l’Antiquité Grecque. En effet, sur l’Atlas de Farnese, on ne peut pas observer la présence par exemple des Ursa Major et Minor ni la présence des Canis Major et Minor et quelques autres constellations pourtant présentes dans les catalogues stellaires à partir de la Renaissance. Il semble qu’à partir de cette époque d’inventions et d’architecture, les Artistes furent nombreux à s’offrir comme illustrateurs des constellations. Avant la Renaissance soit vers 1500, les ouvrages astronomiques manuscrits traitaient de phénomènes comme les éclipses et de la mécanique céleste et ce principalement. D’ailleurs le niveau en Astronomie à cette époque n’était pas très évolué comme en témoigne ce Cadran Astronomique de Padoue, datant de 1437, on y observe que n’y figurent que 11 Signes :

Horloge Astronomique de Padoue, 1437 affichant 11 Signes

On constate néanmoins un certain niveau technique indéniable en ce qui concerne l’indication du Temps comme les quatre petits cercles autour du cadran, pour en savoir plus sur son mécanisme, on en trouvera facilement sur le web.

L’Atlas de Farnese :

atlas

Rares voir inexistants furent les astronomes avant le siècle de Léonard de Vinci qui se sont illustrés dans l’imagerie des constellations. L’Atlas de Farnese datant de la même période où aurait vécu Claude Ptolémée, et qui fût adapté illustrations ensuite sous la forme d’un catalogue manuscrit en couleurs nommé Aratea :

Cepheus Aratea

Les personnages figurant  sur le globe furent transposés tels quels dans le catalogue Aratea comme c’est le cas de la Constellation de Cepheus, ci dessus en couleurs et en vêtements  médiévaux de l’époque du catalogue et qu’on observe habillé à la Romaine sur le Globe Farnese : 

extrait atlas Farnese avec Cepheus

 

Par contre, ne figurent pas sur le globe les constellations Ursa et Canis et d’autres constellations. Certains se plaignent de la perte des pages des constellations manquantes du catalogue Aratea mais il s’agit là d’anachronisme car ce catalogue de Farnese ne reprenait que les constellations visibles sur le globe.

Farnese_atlas_détaillé


Il fallut attendre l’imprimerie de Gutenberg, pour que les premiers livres ou catalogues comme nous les connaissons ( avec chapitre, ponctuation et interlignes ) voient le jour. Mais ce n’est pas Gutenberg qui imprima l’Almageste dont les rouleaux de parchemins ou/et de papyrus dont un certain nombre écrits en Arabe commencèrent à circuler en Europe vers l’An Mille, c’est l’astronome Regionmontanus qui le premier fera imprimer après corrections l’ouvrage que les Arabes auraient nommé « Al (la) Majesté » en parlant de la majesté du ciel, soit l’Almageste. Regiomontanus a achevé l’abrégé « Almagest de Peuerbach, Epytoma in almagesti Ptolemei », en 1475.

Regiomontanus :

Dans Epytoma in almagesti Ptolemei, Regionmontanus a critiqué la traduction de l’Almageste par George de Trebizond, en soulignant des inexactitudes. Nicolaus Copernicus se référera plus tard à la correction de Regiomontanus comme une influence sur son propre travail. La version de l’Almageste que nous connaissons est la version corrigée de Regiomontanus et la traduction des textes astronomiques arabes et grecs sans ponctuation et sans interlignes vers le Latin ne fût sans doute pas aisé .

ouvrage de Regiomontanus


Ce sont donc les Arabes et les Byzantins qui ont vendu les rouleaux de papyrus « ramassés » dans les débris de l’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie vers le 7e siècle qui ont retranscrit l’héritage dit grec en matière d’astronomie aux Occidentaux les Occidentaux dont un grand nombre de germanophones se sont évertués à mettre de l’ordre dans le fouillis antique astronomique qui leur parvinrent parfois avec une partie manquante ou effacée par usure, tel un puzzle à reconstituer.

Mais c’est l’Académie des Sciences crée par Louis XIV qui initiera la mise en page des ouvrages imprimés, jusque là par mesure d’économie les publications étaient le plus souvent condensées en un seul chapitre sans trop d’illustrations, il est peu probable que dans l’Almageste parvenu en fragments figuraient déjà les illustrations des constellations. Voici comment vers l’An 1000 on ( Germanicus ) représentait les Constellations et les Planètes :

Aratea Germanicus

Avec l’Aratea de Germanicus ( Xe siècle ), on comprend mieux pourquoi le Musée du Louvre est convaincu qu’il y a des planètes au centre du Disque Egyptien.

Germanicus avait illustré les planètes sous la forme de figures humaines, le Musée du Louvre s’est dit que si à l’époque de Germanicus on représentait les planètes de cette façon, les Anciens Egyptiens ont du certainement faire pareil.

Mais ce n’est pas le cas, les Anciens Egyptiens ont utilisé la projection stéréographique qui ne sera redécouverte que bien plus tard après la Renaissance, les petits cercles au-dessus de la tête de certains personnages égyptiens sculptés que l’on peut voir en périphérie du Disque illustrent cette projection astronomique qu’on ne connaissait pas encore vers l’An Mille en Occident comme en témoigne cette page extraite de l’Aratea de Germanicus.

 

Nous sommes loin de l’iconographie moderne à laquelle on nous a habitué depuis la Renaissance. Au fait, vous savez qu’une constellation porte le nom de Cepheus en rapport avec un Roi d’Éthiopie, pourquoi un  Roi Ethiopien et pas un Roi de Rome, de Grèce ou d’ailleurs ?

On peut répondre à cette question en sachant que c’est en Éthiopie qu’une église apparue pour la première fois et c’est cette Église Éthiopienne qui la première codifia l’écriture qui servira aux symboles astronomiques ou/et astrologiques. D’où le lien sans doute avec le Roi Cepheus d’Ethiopie que l’on ( les Astronomes ) continuent à honorer sans le savoir, quant à savoir lequel des Rois Éthiopiens, il faut chercher après le quatrième siècle. Voici quelques lettres de l’alphabet éthiopien, on ne peut que remarquer des similitudes avec les symboles astronomiques et astrologiques, en effet, nous connaissons les symboles astronomiques tirés de l’alphabet grec mais nous ne savons pas d’où viennent les symboles astrologiques en précisant qu’encore à l’époque de la Renaissance, les Astronomes étaient Astrologues et inversement, aucune distinction entre eux n’avait déjà eu lieu  : 

alphabet ethiopien

 

Depuis le procès de Galilée, nous savons que l’Astronomie moderne fût entre les mains des Papes avant d’être transmise au Commun des Mortels. Mais Galilée n’est pas le seul qui reçut l’enseignement ecclésiastique de l’Astronomie à son époque, d’autres aussi célèbres que lui ont du suivre les cours de ce qui allait devenir le Vatican.

La Renaissance vît aussi apparaître la Marine qui souhaitait relever le défi de franchir les mers au delà de l’Horizon, c’est ainsi que Mercator et d’autres géographes ou plutôt dessinateurs de cartes géographiques apparurent. C’est grâce à l’impulsion des Marins que l’Astronomie allait rajouter à sa mécanique céleste, les illustrations des constellations dont les Marins avaient besoin pour voyager en mer à l’aide de l’observation des étoiles.

C’est de la superposition des cartes géographiques et des cartes stellaires qu’apparurent les nouvelles constellations comme celles de Ursa Major et Ursa Minor. On suppose que les cartographes géographiques se servirent de la forme du Groenland pour illustrer la constellation Ursa Major. De plus au Groenland, vivent des ours polaires mâles et femelles et ce lieu géographique se situe bien au pôle Nord selon l’Obliquité de la Terre. Mercator pour les plus connus, se servit de cette astuce ou analogie pour placer le Groenland en forme d’Ours en lieu et place du Nord Céleste. 

Comme indiqué dans l’extrait où figure le nom d’Hypatie la célèbre femme astronome ( vers 415 ), il semble que les mots « Claude Ptolémée » font référence à une école et non pas un individu qui aurait fondé cette école.

On nous dit que Claudius signifie boiteux mais en 1226, le mot boiteux se prononçait boistous dans l’ancien français. Encore un élément anachronique qui tend à démontrer qu’en matière d’Archéo-Histoire, on doit tenir compte du Temps réel et contemporain des fouilles qu’on fait.

Même si l’Empereur Claude fût boiteux, Claude Ptolémée n’a pas été forcément boiteux aussi mais il semble que ce soit le cas sinon pourquoi se nommerait il Boiteux ? Nous avons ici l’exemple type de la culture Française en matière de manipulation historique ( dixit Napoléon Bonaparte 1er ) ou plutôt de volonté de se construire une Histoire faite de mots dont on a pas pris le temps pour tous de vérifier si une version se tient, si elle est logique car chronologique.

Si nous récapitulons ce que nous savons de l’Almageste, c’est que du deuxième siècle où aurait vécu Claude Boistout Ptolémée dont on ne sait rien d’autres à part qu’il était boiteux, on passe à Hypatie morte vers Mars 415 ( elle est née vers 370 …il semble que l’Administration Romaine qui enregistre les naissances et les décès n’existait pas pour certaines personnes qui résidaient pourtant à Alexandrie…mais par contre nous connaissons la date de naissance précise de personnages Antiques… ) qui aurait revu ( et corrigé sinon pourquoi le revoir ? ) l’Almageste. Mais de 415 on passe à 1538 comme on peut le lire dans les mots du cadre :

manuscrit

Ce n’est qu’à partir de 1538 qu’une partie voir un fragment de l’Almageste commence à être mentionné mais le premier livre que Gutenberg fît imprimé n’était pas l’Almageste, à ce on a pas trouvé à ce jour de livre portant le collophon d’un certain Claude Ptolémée le Boiteux.

Mais boiteux se dit khôlós grec en parlant de l’intelligence dont l’esprit cloche, infirme d’esprit. Voilà qui est intéressant, l’Almageste ne désignerait pas un homme mais le contenu de l’ouvrage, on l’a jugé boiteux, c’est à dire, contenant des erreurs. C’est sans doute pourquoi Hypatie l’aurait corrigé.  Claude Ptolémée se serait nommé Kolos Ptolaemy et non pas Claudius, puisqu’on dit de lui qu’il était grec ou des environs.

Sacré Claude Ptolémée :

De Claude Ptolémée nous ne savons rien sur lui de précis et sa date de naissance exacte nous est inconnue mais un détail important est à souligner, c’est que le prénom Claude était la propriété exclusive des Claudi , pourtant cette « famille » romaine impériale n’a aucun lien avec Claude Ptolémée et autre détail et pas des moindres, c’est que le nom Ptolemay ou Ptolémée ( en latin Ptolamaeus ) désignerait un lieu ou une période mais pas un nom de famille car là aussi, ce astronome n’a aucun lien avec la Dynastie Ptolémaïque.

Les prénoms suivis du nom de Famille n’apparurent en Occident qu’à partir de la Révolution Française, avant cette époque, on désignait une personne selon le calendrier des saints pour le prénom et le lieu ou l’activité, par ex Pierre Boulanger ou Jean Rive ( de la ).
C’est ainsi que Claude Ptolémée désignerait plutôt une époque de règne et un lieu, soit le règne de l’Empereur Claude et la Ville d’Alexandrie en lien avec la dynastie Ptolémaïque.

Comme déjà indiqué, contrairement à ce que l’on suppose, ce zodiaque égyptien circulaire provenant du Temple d’Hathor  à Denderah, ne contient aucun élément grec, son style graphique est purement égyptien et ne reflète pas du tout le ciel astronomique grec tel que nous le connaissons aujourd’hui, il n’y a donc pas eu d’apport grec sur ce zodiaque circulaire.

Quant aux  Sumériens, ils ne connaissaient que les Saros et non le calcul précis capable de prévoir une éclipse solaire, comment être dans ce cas à ce point certain qu’on peut observer une éclipse solaire sur le Zodiaque de Denderah et pas simplement une constellation ou une galaxie sous la forme de l’oeil d’Horus visible sur le Disque égyptien et qui pourrait être simplement l’Oeil de la Galaxie d’Andromède.

La Machine d’Antycithère :

Machine d'Anticythère

Selon l’astro-physicien et astronome Denis Savoie, chef du département Astronomie – Astrophysique du Palais de la découverte, lors d’une de ces conférences de l’Institut d’Astrophysique de Paris (IAP) sur l' »Etat des sources et transmission de l’astronomie antique », il s’avère qu »aucun des astronomes antiques grecs comme Archimède de Syracuse (-287 à -212), Hipparque de Nicée (-190 à -120), Posidonios de Rhodes (-135 à -51), ne nous soit parvenu le moindre écrit direct tendant à prouver qu’il existait réellement un tel savoir astronomique grec.

La date la plus probable à retenir pour la réalisation de la Machine d’Anticythère est la Renaissance et non pas – 87 qui correspond historiquement à l’Époque hellénistique, avec la présence de la Dynastie des Lagides présente en Égypte antique.

Les connaissances en astronomie qui s’y trouvent sont importantes mais

la Machine d’Antycithère ne permet pas d’aller sur Internet, ce n’est donc pas un ordinateur, juste un instrument de mesures, il faut raison garder quand on parle d’informatique à propos de cet objet.

Le fait qu’on trouve dessus des inscriptions grecques indiquent que l’auteur connaissait le grec et non pas qu’il date de la Grèce Antique,

Les Grecs étaient davantage des politiciens et guerriers que des savants, ce sont eux qui ont introduit l’usage de la monnaie en Egypte en faisant fondre les statues égyptiennes en or et ensuite apposer leur profil ( grec )  sur les pièces de monnaie et commencer ainsi un trafic d’esclaves avec Rome dont le stock d’esclaves variait d’une révolte à l’autre. Ils pouvaient acheter un objet sans forcément l’avoir conçu et fabriqué, un peu comme l’achat d’un portable, aujourd’hui, tout le monde sait se servir d’un smartphone sans savoir en concevoir les plans de fabrication.

Selon Frederic Lequevre, cette Machine date de la Renaissance, le dossier « Anticythère » peut être refermé, il n’y a plus de mystère sur qui l’aurait fabriqué, ce n’est pas Archimède, puisque elle date d’ il y a à peine 5 siècles avant notre époque.  ( voir ici la conférence de F.L. à partir de 1 heure 33 ).

 

L’astrolabe :

Selon Sévère Sabokt, évêque syriaque du VIIe siècle, et auteur de l’un des plus anciens traités de l’astrolabe qui nous soit parvenu, il a écrit :

« L’astrolabe est instrument artificiel, composé, à l’aide duquel on détermine les étoiles, les heures, les levers, les zones tropicales, en un mot, le double mouvement en longitude et en latitude de la sphère céleste et les changements de climat ».

astrolabe

 

Jean Philopon nous a offert la première description de l’astrolabe planisphérique. Son Traité de l’astrolabe montre qu’au VIe siècle l’instrument est techniquement fixé, et ses principaux usages, du moins astronomiques, définis ».

Selon la légende crée par les copistes du Moyen-Âge de l’Occident, la création de l’astrolabe serait due à Hipparque, voici ce que nous rapporte un certain Dutarte :

« L’astrolabe est d’origine grecque. Son principe repose sur le procédé mathématique de la projection stéréographique de la sphère (des étoiles) sur le plan (de l’équateur). Celui-ci est certainement dû à Apollonios de Perge, mathématicien du IIIe siècle av. J.-C., mais c’est le grand astronome Hipparque qui, vers 150 av. J.-C., le perfectionna et l’utilisa en astronomie. A Alexandrie vers 150 ap. J.-C., Ptolémée donne, dans l’Almageste, la description d’un « astrolabon organon » qui correspond, comme nous l’avons vu, à la sphère armillaire. Dans un autre texte de Ptolémée, le Planisphaerium, est décrit un planisphère rotatoire qui est une forme primitive d’astrolabe, sans en posséder toutes les caractéristiques (pas d’élément de visée). La première trace quasi certaine d’un traité de l’astrolabe correspond à celui, au IVème siècle, de Théon d’Alexandrie. L’ouvrage, qui ne nous est pas parvenu, est signalé dans une source arabe du IXème siècle, qui en donne le plan, et par cette notice de la Souda, dictionnaire byzantin du Xe siècle : « Théon, membre du Musée, égyptien, professeur de philosophie, contemporain de Pappus, lui aussi alexandrin. Ils vivaient tous les deux à l’époque de Théodose l’Ancien ( 379-395 ) a écrit des ouvrages de mathématique et d’arithmétique ; Sur les signes et l’observation des oiseaux ; Sur les cris des corbeaux ; Sur le coucher du Chien ; Sur la crue du Nil ; Sur les tables faciles de Ptolémée et un mémoire sur le petit astrolabe. »

On est toujours très amusé quand on lit la propagande hellénistique qui cherche absolument à nous convaincre qu’elle est la seule référence, alors qu’elle n’est qu’une imposture.

Remarquez comme la confusion temporelle s’installe d’une source à l’autre, de Jean Philopon à Hipparque, on nage allègrement de l’Antiquité à une époque plus récente, au voisinage de Alexandrie pour nous noyer dans une Histoire reconstruite.

Un Grec est il seulement grec, si il vit à Alexandrie ou devrais-t’on plutôt dire un gréco-égyptien pour le différencier du pur Grec d’Athènes ?

Cette différentiation démontre automatiquement une influence, celle de l’Ancienne Egypte en matière d’astronomie. L’Astronomie grecque doit être considéré comme une légende car nous avons besoin de preuves tangibles, d’objets ou d’artefacts précis et variés pour affirmer l’existence d’une science, de fait, Jean Philopon est la seule référence sérieuse que l’on devrait retenir, non pas en tant que créateur de l’Astrolabe, mais en tant que celui qui a su s’en servir et expliquer son utilisation.

Situer l’ astrolabe dans l’Antiquité à l’époque de Apollonios de Perge., serait prendre le risque de se rapprocher de la Précession des Équinoxes qui offrait une autre configuration astrale du ciel étoilé, ce qui évidemment n’est pas le cas d’un astrolabe puisqu’il s’utilise avec le ciel visible après la Précession.

Conclusion :

A l’heure actuelle, seul le Zodiaque de Denderah demeure l’unique vestige de l’antiquité véritablement astronomique. mais il existe un certain fantasme « grec » qui persiste encore dans l’Astronomie moderne qui occulte encore la source égyptienne et c’est bien dommage.

C’est comme si les Grecs seraient apparus il y a des millions d’années, bien avant les dinosaures, bien avant les premiers organismes aquatiques. Ces premiers Grecs auraient façonné l’Espace, nommant les planètes et leurs ont attribué des dieux. Ils auraient organisé le Cosmos selon sa mécanique, ses cycles, etc… Aujourd’hui, nous continuons à nous servir de cette création grecque  et nous n’hésitons pas à la transmettre à nos enfants, pourtant :

 » « Il n’y a pas de pays où les positions et les mouvements des astres soient observés avec plus d’exactitude qu’en Égypte. Les Égyptiens, profitant de conditions favorables, firent de l’astronomie leur propre science, qu’ils étudièrent les premiers. Ils conservent, depuis un nombre incroyable d’années, des registres où ces observations sont consignées… »

Dixit Diodore de Sicile dans le Livre premier, chapitre LXXXI

Quelques liens :

« Histoire » de l’Astronomie

Calendriers grecs

L’Aratea de Germanicus

Meskhenet et les sept Hathors en Egypte ancienne

Astronomie Égyptienne :

Pour ceux et celles qui souhaitent replonger à l’époque de l’Égypte Antique, en passant par la Campagne d’Égypte de Napoléon Bonaparte, pour découvrir ou redécouvrir la fabuleuse et riche culture Égyptienne en matière d’astronomie, le voyage commencera dès votre clic sur la couverture du livre ci-dessous :

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