Le Nombre d’Or Egyptien

Nous savons que les mesures de la Grande Pyramide de Gizeh que l’on attribue à Khéops sont basées sur le Nombre d’Or, mais nous ignorons que le nombre d’or fût utilisé pour l’ensemble du plateau de Gizeh :

Que signifie le Nombre d’Or :

Pour les artistes, qu’ils soient peintres, sculpteurs, dessinateurs ou architectes, le nombre d’or est défini ainsi :

« Pour qu’un espace divisé en parties inégales apparaisse agréable et esthétique, il devra exister entre la plus petite et la plus grande partie la même relation qu’entre cette dernière et l’ensemble »

Euclide ( -325à -265 à Alexandrie), mathématicien de la Grèce antique, auteur des Éléments l’exprime par cette formule :

« Une droite est dite coupée en extrême et moyenne raison quand, comme elle est toute entière relativement au plus grand segment, ainsi est le plus grand relativement au plus petit ».

Pour obtenir le Nombre d’Or, il faut établir la formule suivante :

Soit un segment [AC] et un point B plus proche de C que de A. Alors B sépare le segment selon le nombre d’or lorsque AB/BC = AC/AB, et alors le nombre d’or est la valeur de ces rapports.

On dit que la première utilisation connue du nombre d’or est due au sculpteur grec Phidias (490 – 430 avant JC), qui a décoré le Parthénon.

Mais est il vraiment le premier quand on sait que les Pyramides sont bien plus ancienne que la naissance de Phidias.

Pour certains, le Nombre d’Or est une illusion que l’on pourrait aussi qualifier illusion d’optique.

Autour de nous, beaucoup de rapports s’en approchent, de nombreux artistes l’ont utilisé dans leur oeuvre. On ne peut donc pas nier que, esthétiquement parlant, ce nombre se distingue des autres.

Mais reproduire le Nombre d’Or sur une sculpture, en bas-relief s’avère plus difficile, en effet, on peut toujours gommer un dessin, si on a raté un trait, mais avec la pierre, une fois, qu’elle a été sculptée, il est impossible de parvenir à la précision du Nombre d’Or.

zodiaque-et-spirale

Pourtant, les créateurs du Zodiaque, nous démontre encore, que leur génie est sans limites, prenons la forme géométrique complète du nombre d’Or et superposons-la sur le Disque céleste en nous basant sur la spirale du Cancer :

Nous observons si on part précisément de la moitié du zodiaque dans sa verticalité que la boucle du Nombre d’Or vient se positionner entre les représentations du Cancer et du Lion, ce qui indique la date de la nuit du 21/22 Juin, soit le solstice d’Eté, continuons notre développement est rajoutons la forme géométrique du Nombre d’Or dans la seconde moitié mais à l’envers de la première, cette fois-ci :

Nous remarquons que les deux boucles sont décalées l’une par rapport à l’autre, et tant mieux, car ce décalage est nécessaire pour la suite du développement, notons que ce décalage exprime aussi celui qui s’opère lorsqu’on franchit l’équinoxe d’Automne, les jours deviennent plus courts, c’est à dire que la clarté du soleil vu de la Terre, diminue pour atteindre son point le plus bas au Solstice d’Hiver mais contrairement à la spirale du Cancer, le soleil à partir du Solstice d’Hiver va commencer à se déplacer dans une direction ascensionnelle, c’est à dire que les jours vont rallonger, que la clarté va augmentée.

Traçons une ligne d’une boucle à l’autre pour mieux observer ce phénomène :

Cette ligne bleue coupe le zodiaque précisément en deux, c’est à dire d’égale moitié, elle traverse le Capricorne ( Solstice d’Hiver ) et le Cancer ( Solstice d’Eté ), nous constatons que les créateurs du Zodiaque de Denderah se sont basés sur la trigonométrie pour sculpter le bas-relief des personnages, c’est à dire que ceux-ci n’ont pas été sculptés au hasard.

Continuons le développement avec le nombre d’or, car il faut écarter toute coïncidence, nous allons en tenant compte de la verticale du milieu, voir si le nombre d’or se répète :

Nous observons que le Nombre d’Or, non seulement se répète bien mais qu’il continue d’indiquer la région du Cancer et du Lion, voyons si le Nombre d’Or se répète encore :

Nous observons que le Nombre d’Or se trouve par 3 fois indiqué sur le Zodiaque, tout hasard ou toute coïncidence est donc exclue, les créateurs du Zodiaque de Denderah ont donc réalisé avant de commencer à sculpter le bas-relief, un plan géométrique se basant sur le Nombre d’Or, ce qui démontre déjà que les Grecs ne sont pas les seuls à s’être servi de la trigonométrie.

Les Anciens Égyptiens se sont surpassés vis à vis des Grecs, puisque l’Ancienne Egypte s’est servie de la trigonométrie dans un contexte astronomique, ce qui pour l’époque Antique est unique, car nous étions habitués à l’utilisation du Nombre d’Or principalement dans un contexte architectural comme en témoigne les Pyramides et le Parthénon.

Continuons notre analyse et voyons si nous pouvons découvrir autre chose, car vous aurez remarqué que la forme du Nombre d’Or des deux côtés du Zodiaque, évoque un symbole que nous connaissons tous mais pour mieux, remarquer ce symbole, il nous faut rajouter un cercle de chaque côté et changer de couleur :

Nous obtenons le hiéroglyphe ou symbole du Signe du Cancer, mais certains nous dirons, ce symbole est à l’envers, ils ont raison de le préciser, mais ce sens est le résultat d’une lecture verticale, alors que le Zodiaque a une lecture circulaire, cela signifie que les hiéroglyphes astrologiques et astronomiques sont tous tournés vers le centre du zodiaque comme le sont les personnages du zodiaque de Denderah, superposons un zodiaque des 12 Signes/ Constellations afin de mieux observer l’explication :

Nous remarquons que les deux moitiés formant chacune la forme géométrique du Nombre d’Or forment en réalité le hiéroglyphe du Signe du Cancer comme nous l’observons sur le petit Zodiaque superposé.

Si nous traçons à nouveau une ligne bleue reliant les deux boucles du Nombre d’Or, nous observons qu’elle traverse aussi le Signe/Constellation du Cancer et le Signe/Constellation du Capricorne, nous remarquons que pour se faire, les créateurs du Zodiaque ont tenu en compte la Précession des Équinoxes qui a décalé de quelques degrés, mais cette ligne bleu coupe toujours parfaitement en deux moitiés égales le zodiaque de Denderah :

Si la ligne Bleue coupe le Capricorne presque vers la fin de celui-ci, c’est parce que le Nouvel an se fête aux environs du 19 Juillet, de fait, il est logique que la ligne bleue soit plus proche du Verseau car le Verseau est l’opposé du Lion, le Signe du Lion qui apparaît le 23 Juillet suit bien le Cancer.

Afin de mieux observer le cercle formé par le Nombre d’Or du Solstice d’Eté et du Nouvel An Égyptien, agrandissons cette partie du Zodiaque et nommons chaque personnage par le nom actuel de la constellation qu’il représente :

Voici la même configuration mais avec la version du logiciel d’astronomie Stellarium :

Les Constellations sont identiques et aux mêmes places, ainsi, la spirale du Cancer et le Nombre d’Or du Zodiaque insiste bien sur un seul sens de lecture.

Pour obtenir la forme géométrique du Nombre d’Or, nous avons du nous baser sur un seul sens du Zodiaque de Denderah, celui où le Cancer doit être à l’Est, c’est à dire à droite, avec les pinces vers le bas.

Pourtant le Musée du Louvre transmet ces explications en se basant sur le sens contraire vertical et horizontale comme en témoigne le panneau explicatif du Zodiaque Égyptien exposé.

Pour en savoir plus sur la Geométrie Egyptienne, cliquez sur la vidéo ci-dessous )

Pour découvrir le Zodiaque de denderah encore plus en détails, cliquez sur la couverture du livre ci-dessous :

Khépri est il réellement le Signe du Cancer ?

Selon le livre : « LE FABULEUX HERITAGE DE L’EGYPTE ANCIENNE » de Christiane Desroches Noblecourt ( inspecteur général des musées de France, conservateur en chef du Département des Antiquités égyptiennes au musée du Louvre et professeur d’épigraphie, puis d’archéologie égyptienne à l’École du Louvre, on peut lire :  » Le cancer qui est à l’origine le scarabée kheper, symbole du milieu de l’année à la période la plus chaude, l’éclosion des petits du bousier contenu dans la boule d’excréments qu’il pousse est en lien avec l’éclosion de l’astre solaire, le retour à la vie d’Osiris. »

Malgré que l’Egypte Antique doit beaucoup à cette illustre egyptologue, analysons ensemble ce qu’il en est du dieu Khépri et sa relation éventuelle avec le Signe du Cancer :

Khépri et le Cancer :

Khépri vient de kheperer qui signifie scarabée , et du verbe kheper « venir de ou à l’existence ».

Le dieu qui le représente est soit indiqué sous la forme d’un scarabée ou soit par homme dont la tête est coiffée d’un scarabée ou dont le visage est remplacé par un scarabée.

Mais on connaît aussi des scarabées à tête humaine, à tête de bélier ou de faucon.

kepri visage humain

Aucun attribut particulier ne lui est dévolu en dehors des traditionnels sceptre ouas et croix de vie ânkh.

Ses animaux sacrés sont le scarabée, mais aussi le bélier en raison de son lien avec Atoum.

Ses éléments sont la terre, l’eau et le feu et sa couleur est le noir, dans ses nuances métal (comme celles des scarabées).

On connaît Khépri depuis au moins la 5ème dynastie (2494-2345 av J-C) grâce aux  Textes des Pyramides, où l’on ordonne au soleil d’apparaître sous la forme de Khepri.

Selon les époques et les lieux, il prit de l’importance pour ensuite être assimilé à d’autres dieux, c’est la représentation matinale du dieu-soleil.

Khépri renaît tous les matins avant de devenir Rê, le soleil à son zénith puis Atoum lors du coucher du soleil, ce sont les représentation du cycle du soleil incarné par Amon.

L’astre grandissait d’heure en heure; parvenu à son Zénith, pouvait alors être associé à un taureau ou un homme dans sa force, il était Rê, la gloire de midi.

Le soir, sa stature s’affaiblissait, jusqu’à atteindre la posture courbée du vieillard, appuyé sur son bâton : on l’appelait alors Atoum de la racine verbale « ITEM » : « Parvenir à son terme ». Le nom d’Atoum décrivait verbalement la fin du cycle diurne du Soleil.

La boule d’excréments était considérée comme le symbole du soleil que le scarabée pousse devant lui.

Ainsi fut consacré le dieu Khepri-Rê-Atoum, dieu « trois en un » qui résume en sa personne les trois moments essentiels de la vie de l’astre du jour.

Khépri est représenté comme un dieu autogène, qui est venu au monde de lui même, le voici sculpté et visible dans le temple de Karnak :

Malgré l’importance du culte du scarabée, Khépri n’est pas le seul dieu à être assimilé à ce coléoptère, en effet, la déesse Iousaas ( ou Iousâas ou Ioussas ou Iusaas ) est aussi représentée avec un scarabée sur la tête ou une tête de scarabée symbole de renaissance éternelle comme le dieu Khépri :

La voici représentée ci-dessous sous la forme d’une femme à part entière dans le temple de Sethi à Abydos, dans l’un des 7 sanctuaires :

Son iconographie est aussi proche de celle d’Hathor, c’est-à-dire une femme, la tête surmontée des cornes lyriformes enserrant le disque solaire.

Iousaas se traduit de plusieurs manières :  » Elle est (ou elle vient) quand elle est déjà grande » ou encore  » Quand elle vient, elle est déjà grande ».

Elle est nommée aussi « Main du dieu »,